Merci à tous ceux qui ont commenté, ajouté en fav ou suivent simplement cette histoire. Je vous embrasse tous !

Enfin, ma fic est passé de sketchs à superproduction avec maquillage et effets spéciaux, donc je me la pète série XD.


Dans les épisodes précédents de Virus et Antidote

[...] Dans le loft, après une réunion de meute, les héros viennent de s'embrasser :

_ Dis-moi, on... on va devenir un couple ? demanda Stiles

_ Si tu me veux moi et pas m'utiliser, répondit sobrement Derek.

_ Jamais. J'veux être ce que personne n'a réussit à être pour toi. C'est ce que je désire le plus au monde depuis le sauvetage de la piscine.

_ Alors on est un couple, c'est d'accord.

[...] Dans le loft, un vendredi soir du moi de mai, le couple est nu dans le canapé :

_ Je vais pas pourvoir me retenir Stiles, je vais te marquer. Il s'est encore rien passé et je suis déjà dans la difficulté de me retenir de le faire.

L'ado eut un sourire satisfait. Il offrit le creux de son coup avec plaisir.

_ T'es sûr ? demanda Derek, affaibli d'espoirs contradictoires.

_ Je suis presque en train de te violer tellement j'en ai envie et tu me demandes si je suis sûr ? Fais le.

[...] Dans le cabinet du docteur Deaton :

_ Les taches de couleur dans tes iris et les sombres marbrures autour de tes blessures signifient que l'infection est avancée Stiles. L'antidote ne sera pas suffisant. Tu dois être mordu par un alpha, intervint Deaton.

_ Non. Je vais être un loup-garou catastrophique. Je sais déjà pas être un humain normal.

_ Tu n'es pas normal parce que tu n'es pas un humain Stiles, dit le vétérinaire.

_ Qu'est-ce qu'il est s'il est pas humain, réclama Derek.


Maintenant


Derek berçait le corps de Stiles qui s'agrippait à lui avec un soulagement visible. Pourtant, l'un et l'autre n'étaient pas rassurés par la déclaration de l'émissaire. Deaton se recula d'un pas en arrière. La question de Derek l'avait percuté et il se rendit compte qu'il parlait sans savoir, qu'il faisait toutes ses déductions depuis le début, sans comprendre d'où lui venait la certitude d'agir comme il le fallait. Si Stiles n'était pas humain qu'était-il et pourquoi Allan n'avait pas plus tôt chercher à comprendre l'origine de cette intuition ? Il se mit à parler pour éteindre ses doutes. S'expliquer lui permettrait certainement de découvrir la logique de ses propres pensées.

_ Il ne peut pas être le compagnon d'un loup-garou s'il n'est pas lié à la magie de la lune. Les loup ont la capacité de s'accoupler avec toute sorte d'êtres différent d'eux, mais si un humain s'avère être le compagnon d'un loup, c'est qu'il est forcément plus qu'un humain, ça a toujours été une constante du monde lupin. En ce qui concerne Stiles, je crois qu'il est une muse.

Le vétérinaire fut surpris par ses propres mots et au moment même où il sortaient de sa bouche tout s'éclaira pour lui. Il su qu'il disait vrai. C'était comme s'il fallait qu'il l'exprime pour le comprendre. L'ado et le loup se regardèrent un instant et le plus vieux du couple parut plus déstabiliser quand il se retourna de nouveau vers l'émissaire.

_ Ça veut dire quoi concrètement ?

Derek semblait ne pas en croire ses oreilles, quant à Stiles il donnait l'impression de s'en foutre royalement. Pour lui, seul comptait la présence du garou de contre lui et il caressait ses joues barbues comme si elle étaient des trésors retrouvés. Allan évita de regarder le jeune pour ne pas perdre le fil de sa pensée en s'inquiétant pour son état mental.

_ Stiles est une muse, une créature rare et si peu étudiée qu'elles passent souvent inaperçues. Il a le pouvoir d'inspirer le génie à ceux qui l'entoure. Quand on y réfléchit, Scott en a largement profité, il est devenu un alpha naturel. Toute la meute a dans les faits, dépassé ses propres capacités et ça, simplement parce qu'il es parmi vous. Regarde Lydia, Jackson... Ils sont différents parce qu'il les as inspiré, en bien comme en mal. Le fait est qu'il se sont surpassés sous l'influence de sa personnalité. Et c'est exactement ce que je suis en train de vivre aussi, parce que je ne savais pas la moitié des choses que j'ai dites aujourd'hui. Je n'ai jamais rencontré un cas comme le sien avant, mais je suis certain de la manière dont il faut le résoudre. Mes dons d'émissaires changent quand il es là, il m'inspire des réponses nouvelles et différentes.

Allan Deaton se frotta le menton en racontant. Il comprit que Stiles exerçait ses pouvoirs en permanence, sans s'en rendre compte. D'ailleurs, quand il y pensa, il se dit qu'il semblait que depuis que Derek l'avait excessivement mordu, la puissance des inspirations qu'il déclenchait était décuplée. Il observa le loup de naissance qui répondait gentiment aux caresses de son compagnon et il attendit qu'il lui pose la fameuse question. L'autre ne se fit pas prier.

_ Si c'est vrai, en quoi son contact m'a changé ?

Derek ne comprenait pas alors que c'était pourtant évident. Le vétérinaire eut un sourire tendre.

_ Tu es amoureux de l'inspiration qu'il t'offre, tes pensées sont conjuguées au futur depuis que tu le connais. C'est ce qu'il y a de plus flagrant pour le moment. Pour le reste, tu le découvriras au fur et à mesure des années. Le fait est qu'un loup compagnon d'une muse, c'est une association très puissante, au potentiel quasi illimité. Il ne serait pas étonnant que tu développes de nouvelles capacités. Celui qui est sous l'influence permanente d'une muse devient fou ou se transforme en prodige. Ne t'inquiète pas, tu n'avais aucun moyen de te refuser à lui, aucun. Les muses orientent l'imagination des autres selon leurs l'envies, et Stiles l'a fait sauvagement avec toi, sans conscience de son don.

L'émissaire rassurait le loup qui oubliait de flatter son futur amant. Celui-ci se perturba de ne pas recevoir son attention et sembla s'enfermer dans des pensées négatives. Il n'écoutait pas vraiment ce que disait le docteur Deaton, savoir qu'il était probablement une muse ne lui faisait ni chaud ni froid. Il était focalisé sur le manque qu'il éprouvait et son corps dont la température augmentait de plus en plus. De gouttes de sueur perlèrent sur son front et il s'essuya sur le maillot de corps de son compagnon avant de gémir de frustration. Des idées effrayantes pour son jeune esprit s'imposèrent alors à lui et il ne put pas se retenir d'exprimer ses peurs.

_ Si je garde les tâches dans les yeux, mon père va forcément le savoir. Merde, tout le monde va le savoir. T'avais raison Baby Wolf, on fait que des conneries à seize ans. Excuse-moi, pardonne-moi, je... je voulais pas ça. Tu m'avais demandé de pas te manipuler, tu me l'as demandé quand t'a accepté d'être avec moi. Je suis un salaud, un putain de salaud. Derek, ne m'en veux pas, j'ai pas fait exprès, je te promets.

Stiles pleurait et son loup-garou enserra immédiatement sa silhouette pour lui baiser les lèvres. Le vétérinaire observa l'ado et se montra soucieux de le voir ainsi. Les veinules noires recouvraient à présent sa mâchoire et une partie de ses joues. Ça allait beaucoup trop vite. Mais combien de morsures avait-il exigé à son compagnon ? Derek murmura à l'oreille de son jeune amoureux pour l'apaiser.

_ Chut... t'es fiévreux. Scott va arriver, il arrive. T'inquiète pas, je t'en veux pas, je veux seulement que tu guérisses pour rester avec moi toute la vie. Je t'aime, tu es mon compagnon. C'est toi, tu as toujours eu raison, toujours.

Il baisa le front du jeune, le pressa contre lui et regarda le doc avec un désœuvrement ancien dans ses yeux d'émeraude. Quoi qu'il fasse, il était prisonnier de tourments plus forts que lui. Est-ce que seule une muse pourrait lui insuffler la force d'y croire ou serait-il toute son existence durant, sous l'emprise de regrets permanents ? Aurait-il toute sa vie, la sensation de gâcher la moindre chose qu'il touchait ? Stiles lui montrait ses remords, mais Derek n'arrivait pas à lui en vouloir, il était le plus jeune, il ne savait pas. Tout était sa faute à lui.

_ Oh Derek, excuse-moi. Mon père va nous tuer, Scott va me détester parce que je lui ai rien dit, je... je suis trop pas bien. J'ai envie de toi, Derek, je veux que toi. Je veux pas la morsure de Scott, elle va me faire mal et me changer, j'en suis sûr. C'est que tes crocs que je veux dans ma chair, mords moi s'il te plait.

Le jeune grimpa sur le garou et lui offrit son cou marbré, le suppliant de le mordre encore et encore. C'était à cause de ça qu'ils en étaient là et même si son compagnon lupin voulait le satisfaire, il se retint. Au lieu de cela, il imprima des petits bisous sur les plaies qu'il lui avait fait la veille. L'adolescent sentait la maladie et Derek avait envie de le guérir, mais il n'y avait aucune douleur à retirer de son corps, il ne souffrait que du manque. De son côté Allan s'activait à chercher des trucs dans ses armoires.

_ Il délire, ça empire malgré ta présence, il faut que Scott se presse. Ne le mords surtout pas, ça accélérerait les choses, dit-il en évaluant la couleur d'une des solutions dont il s'était saisi.

_ Derek je... s'il te plait, j'ai besoin de toi.

Stiles se plaignit et son homme le prit dans ses bras pour qu'il s'y délasse totalement. L'adolescent voulait l'odeur de Derek partout sur lui, il enfouissait son nez sous l'aisselle du loup et il prenait de grandes inspirations calmantes. Quand il releva la tête rêveusement, le garou remarqua un changement qui fit battre son cœur plus rapidement.

_ Son œil gauche a totalement prit la couleur de mes iris, s'inquiéta-t-il.

L'émissaire posa ses fioles et vint immédiatement constaté ce que le loup-garou avait remarqué. Il releva la tête en se mordillant nerveusement la lèvre. Il ne pouvait apparemment rien faire et cela le désolait. Il se retourna vers Derek et lui destina un regard impuissant.

_ Fais voir les tiens. Ils sont restés les mêmes. Il faudra que tu sois attentif au moindre changement que tu ressentira Derek, tu as bu une grande quantité de sang frai de muse. Le sang de chaque créature du bestiaire a des propriétés magiques. L'effet sera positif pour toi, c'était une offrande consentie, ça oriente la nature des conséquences.

Le garou de naissance fronça les sourcils d'incompréhension avant de bercer de nouveau son compagnon qui vibrait contre lui et avait replongé son nez sous son bras pour se noyer dans ses phéromones.

_ Vous voulez dire quoi par là ? demanda le loup-garou, perplexe.

Deaton se redressa pour repartir à ses fioles et parla en même temps.

_ Tu vas acquérir quelque chose, une nouvelle possibilité. Qu'est-ce que Stiles a fait avant que tu le mordes ?

Le vétérinaire se retourna pour réclamer l'explication qui orienterait le cours de ses suppositions.

_ Il s'est assuré la loyauté de mon loup, il l'a retourné contre ma volonté d'homme pour que je cède à ses avances.

Derek était mal à l'aise de dire ça. C'était comme s'il n'avait pas contrôler son instinct, comme s'il était incapable d'aller à l'encontre des désirs de Stiles et cela les avait amené à cet instant où tout était fragilisé d'incertitude.

_ Et il est parvenu à ses fins, soupira l'émissaire qui compatissait.

Stiles remua dans les bras de son compagnon loup et releva la tête. Il paraissait soul même si une étrange contrariété imprégnait sa bouille enfiévrée. Il avait du mal à tenir sa tête plus ou moins droite et ses paroles furent branlantes quand il se donna la force de dire ce qu'il pensait.

_ J'étais là, je peux le dire, j'ai pas fait ça. Derek, je me suis juste mis tout nu. Baby Wolf, s'il te plait recommence, mord-moi, fait comme hier.

L'adolescent avait les yeux brillant de maladie et recommençait à se plaindre. Il voulait être marqué, c'était la seule chose qui revenait dans ses désirs et il était incapable de combattre ça. Le garou était désarmé face à l'insistance de sa muse et il fit semblant de le satisfaire, griffant les morsures croûtées de ses canines humaines.

_ Je vais peut-être devoir lui donner un sédatif, intervint Deaton.

_ Non, il nous en voudra, il doit être conscient quand Scott fera ce que vous voulez qu'il fasse. D'ailleurs, il va boire du sang de muse, vous avez pensé à ça. Il y aura des conséquence, surtout si mon Stiles refuse, rétorqua Derek avec raison.

_ Il le voudra.

Échevelé, Scott venait d'arriver dans la salle et il paraissait plus sombre que jamais. Ses yeux s'allumèrent du rouge des alphas et le vétérinaire comme Derek semblèrent se soumettre à la force qui se dégageait de lui. Un malaise général contamina la salle d'intervention et le dominant se tourna vers son bêta qui n'en menait pas large.

_ Alors comme ça, Stiles est ton compagnon ? Si c'est vraiment le cas, pourquoi est-il dans cet état ?

Les questions étaient à la limite de l'agressivité, mais quand Scott remarqua le malheur dans le regard de son subordonné, sa compassion naturelle revint au galop et il s'adoucit. Il était abasourdi parce qu'il découvrait et en même temps, il ne pouvait pas s'empêcher d'être inquiet. Si on avait fait appel à lui pour qu'il exerce ses pouvoirs, c'est que l'heure était grave et la peur le submergea quand l'odeur maladive de Stiles vint frapper ses sens améliorés. Son presque frère n'avait même pas relevé la tête pour le regarder et il se laissait simplement choir dans les bras de Derek.

Le fils Hale fit un topo rapide à un Scott patient et compréhensif. Même s'il avait honte de lui, le loup de naissance ne cacha rien. Pendant ce temps, le vétérinaire décida d'allonger le malade sur la table d'opération. Le jeune ne tenait plus en l'air, il n'arrivait pas à maintenir une quelconque position. Suant et gémissant, il accepta de quitter les bras de son compagnon et se laissa faire par l'émissaire. Il baragouina mais personne ne compris ce qu'il voulu dire. Les deux loups s'expliquèrent en jetant des coups d'œils alarmés vers la muse. Le docteur Deaton retira la chemise de son patient pour le rafraîchir et évaluer par la même occasion l'ampleur de l'infection. Il avait les pectoraux bardés de morsures, il en avait au niveau des épaules, sur ses biceps, ses avant bras, ses abdominaux, ses flancs. Pratiquement pas un seul endroit de son buste n'était resté intact. Allan releva la tête, mal à l'aise.

_ Mon dieu, Derek, vous avez complètement perdu la raison, il en a absolument partout.

Les orbes noires de l'émissaire dévoilaient toute l'ampleur de son interdiction. A quoi avait ressemblé la soirée du couple qui était venu lui demandé son aide ce matin ? Le loup de naissance baissa les yeux. Il était mal de constater que Scott le jugeait. Le regard des deux autres lui était pesant, mais il avait tellement peur pour son Stiles qu'il réussit à relever la tête pour se justifier

_ Je vous l'ai dit, on ne pouvait plus s'arrêter. C'était fou... on se voulait tellement. J'ai fait tout ce qu'il désirait, tout... à part lui prendre sa virginité.

Il caressa le visage de son amoureux avec une tendresse coupable et se yeux s'embuèrent légèrement. Le jeune qui était allongé sembla se ranimer sous son touché et ses paupières se soulevèrent à moitié. Il sourit agréablement et se rendit compte de la présence des autres autour d'eux.

_ Derek, pourquoi ils sont là, je veux pas faire de partouze, c'est ma première fois. Je veux que toi.

Il tenta de se redresser pour s'agripper à son compagnon, mais il ne parvint pas à grand chose. Le loup-garou de naissance se pencha au-dessus de lui et baisa son front humide avant de parler tout bas, comme s'il cherchait à calmer un enfant.

_ T'inquiète pas Stiles, Scott est là pour t'aider, il doit t'aider.

Stiles tourna la tête en direction de l'alpha et il s'illumina de reconnaissance. Sa bouille était ahurie de toute l'affection qu'il ressentait pour son meilleur ami.

_ Oh mon Scottie boy de la forêt, t'as vu, je suis avec Derek ? C'est mon chéri et il m'a marqué.

Scott déglutit. C'était pas un marquage ça, c'était un carnage. Le corps de Stiles était entièrement marbré de noir. Il détourna les yeux pour interroger silencieusement l'émissaire qui était resté à côté de la table d'opération.

_ Sa main droite est encore seine, c'est la que tu dois mordre. Ou ses pieds ?

La demande d'Allan n'était destinée qu'à s'assurer que Scott pourrait faire d'autres morsures si une seule s'avérait insuffisante. Derek s'embrassa immédiatement et le cacha en s'occupant de détendre son compagnon, d'attirer toute son attention avec les touchers affectueux qu'il lui réservait.

_ Non, ces pieds doivent être contaminés aussi. Désolé, dit-il, le rouge aux joues.

_ Ouah les gars, pourquoi vous êtes tous là, y a que Derek qui aura le droit de me monter dessus pour me dépuceler, intervint Stiles avant de glousser d'anticipation. Parfois il paraissait somnolant, d'autres fois, complètement ivre. Son comportement était totalement imprévisible. Derek baisa ses lèvres avant de murmurer tendrement.

_ Bébé, je suis là.

_ Embrasse-moi encore, réclama la muse qui paraissait être sur le point de pleurer.

Son compagnon le fit et leur langue se mêlèrent timidement. Scott se raidit d'inconfort et se racla la gorge, mal à l'aise devant cette démonstration. Derek rompit leur échange et parla comme s'il voulait lui demander quelque chose de secret. Le jeune ne voyait que lui.

_ Laisse moi te marquer encore une fois .

_ Je ne veux que ça mon Baby Wolf.

La voix de Stiles était soudainement devenue frénétique.

_ Derek, intervint Deaton qui se tut immédiatement pourtant.

Quand Le garou de naissance le foudroya d'un regard très sérieux, l'émissaire comprit que Derek feintait pour que Stiles accepte la morsure de l'alpha. Le bêta regarda son chef de meute et le supplia du regard.

_ Prends sa main Scott, on va le mordre en même temps.

Les mots furent dit sur un ton si bas qu'il fallait posséder une ouïe surnaturelle pour déchiffrer ce qui venait d'être exprimé.

L'alpha se métamorphosa rapidement et s'approcha de la table d'opération. Le vétérinaire en profita pour prendre du recul et observer. De l'autre côté de la table, Derek prit sa forme de bêta et se pencha sur le cou de Stiles. Lui et Scott mordirent en même temps et Stiles gémit de bien être. Un odeur de pure délice s'échappa de lui et Derek lécha le sang. Scott en fit de même de son côté, mais il ne ressentait aucune excitation, seulement la satisfaction de comprendre que ça allait marcher. Son meilleur ami allait guérir.

_ Ouah, comment tu fais pour être à plusieurs endroits à la fois. J'adore les loups-garous, c'est mes préférés de toute la terre entière. Tous les loups sont mes amis et c'est mon Derek qui gouverne tous ceux qu'il peut être. Oh Scottie t'es encore là ? Ah toi aussi je te préfère. Toi, tu es le plus puissant des alphas, y a personne qui peux te détrôner. Deaton si t'es encore avec moi viens. Regarde, tu peux lécher le sang sur ma main si tu veux Scott vient de le faire. C'est Derek qui m'a mordu, je suis son compagnon.

L'émissaire se tendit imperceptiblement. Le fait que Stiles lui propose de gouter son sang se révélait être une tentation. Quel émissaire refuserait l'offrande d'une muse ? Les yeux de Scott reprirent une teinte vermeille et il s'approcha de son employeur qui parut s'engoncer de crainte, une première.

_ Faites-le, Stiles désire vous faire ce cadeau, commanda-t-il, comme s'il comprenait d'instinct le combat qu'Allan menait dans son esprit.

_ Scott.

Derek grogna son désaccord, mais l'alpha l'obligea à accepter d'un seul regard. L'émissaire s'approcha et prit la main de Stiles qui souriait, à moitié dans les vapes. Quand la bouche de l'homme toucha la morsure il ricana comme un gamin.

_ Ta langue, elle me chatouille, hihihi. Tu sais, t'es mon ami Allan, tu connais tout sur tout, tu m'apprends beaucoup de choses, et t'es trop sympa mec. Pour un adulte t'es cool, t'es toujours dans nos histoires à nous conseiller. T'es mon émissaire préféré.

_ Oh non, il utilise ses dons.

_ Tu vois y sait tout le gars, dit le malade en rigolant.

Il regarda son chérit avec un sourire béat et Derek posa une main cajoleuse sur sa joue. Allan recula d'un pas. Stiles avait dit qu'il savait tout et dans son esprit, il s'était opéré comme une ouverture immédiate qui faisait affluer la connaissance de nul part. C'était effrayant. A peine avait-il bu le sang et entendu la voix de la muse que déjà, son pouvoir faisait effet sur lui.

_ Donnez-lui un sédatif, il risque de nous inspirer à outrance.

Derek était intransigeant et le docteur Deaton se révéla entièrement d'accord avec lui. Il se saisit de la seringue qu'il avait préparé plus tôt et piqua le bras de Stiles qui ne réagit pas. Les morsures l'avaient peut-être habitué à la sensation de piqûre. L'homme à la peau brune posa son matériel usagé dans un écuelle en inox. Il revint vers les deux loups et Scott paraissait perturbé. Il n'avait pas eu la possibilité d'assimiler tout ce que cette histoire impliquait et il tentait de s'y faire. Il savait juste qu'il se sentait plus fort.

_ Si j'ai compris je risque de devenir un alpha encore plus hors-norme, mais toi j'ai absolument pas capté ce qu'il a voulu dire, dit-il à l'intention de Derek.

_ Stiles ne le sait même pas lui-même, il délire, intervint l'émissaire. Mais vu la quantité de sang que Derek lui a bu, et compte tenu de l'imagination débridée de son compagnons, il est possible qu'une fois qu'ils seront définitivement liés, Derek devienne un loup-garou aux pouvoirs étranges. Ils vont être un couple redoutable, jamais Beacon Hills n'aura eu autant de protecteurs puissants. Les muses vierges en chaleur sont les pires, elles n'ont jamais conscience des conséquences de leurs dons.

Le vétérinaire pestait et le jeune malade parut avoir un sursaut de conscience. Il parla comme un soulard qui refuse de s'endormir pour raconter des trucs incohérents.

_ Hé, non mais t'as pas le droit de dire ça , pourquoi...

Et il tomba raide endormi. Deaton regarda les deux lycanthropes avec gravité.

_ Si ce que je conçois est plausible, Stiles vient de créer un déséquilibre dans le monde surnaturel en nous inspirant une puissance nouvelle. Cela risque d'ameuter l'attrait des créatures avides de pouvoir. Derek, ton amoureux sera réveillé dans moins de vingt minutes, tu dois t'occuper de lui à présent, et tu me préviens au moindre changement te concernant. Ne t'inquiète pas, il va guérir, c'est à ça que sert la morsure de Scott, emmène le chez toi, reposez vous d'abord et va jusqu'au bout avec lui ensuite. Vous devez vous accoupler pour de vrai. Donne lui son antidote et scelle votre magie.

Le loup de naissance souleva Stiles pour le porter et commença à marcher avec le poids mort de son compagnon dans les bras.

_ Et qu'est-ce qu'on fait pour son père ? demanda-t-il, inquiet.

Tout le monde avait perdu de vu le problème qu'allait poser le shérif de Beacon Hills.

_ Scott et moi allons nous en charger, répondit Allan alors que l'Alpha paraissait dépassé par les événements.