Miou tout le monde !

J'ai l'impression que le premier chapitre a émoustillé votre attention, j'en ai été très agréablement surprise. Chose promise, chose due, je poste donc le deuxième aujourd'hui.

Bonne lecture !

Disclaimer : Himaruya est toujours le boss ultime d'Hetalia


L'américain se baladait dans le plus célèbre parc de New York, profitant des couleurs de l'automne. Il adorait voir tous les arbres passer du vert à l'or puis au rouge, et se promenait ou allait beaucoup courir à cette période de l'année. En plus il n'y avait pas trop de monde vu que les premiers froids commençaient à arriver, sans compter qu'il savait où aller pour être encore plus tranquille. Il regrettait juste ne plus pouvoir marcher avec quelqu'un ces derniers temps. Ses parents passaient le plus clair de leur temps ensemble en dehors des dates clés (anniversaires et noël principalement), et Matthew était quasiment scotché à son albinos de petit-ami. Non pas qu'Alfred n'aimait pas Gilbert, bien au contraire, mais du coup il ne voyait plus grand-monde. Contrairement à l'Europe, il y avait bien moins de nations en Amérique du Nord, et en Amérique du Sud il n'était – en règle générale – pas spécialement le bienvenu. Et puis il faisait partie des dernières nations encore célibataires, et il devait bien l'admettre, ça lui pesait un peu à la longue. Le truc était qu'il ne se sentait attiré par personne dans les nations, et aucun humain ne lui avait jamais fait assez d'effet pour qu'il ressente l'envie de faire durer une relation plus d'une semaine. Il en était à ce point de ses réflexions lorsqu'il cru entendre quelque chose d'inhabituel derrière un groupe d'arbres. Il s'avança discrètement et put observer la scène.

Une jeune femme ravissante était assise sur un banc, un livre refermé dans les mains, les jambes serrées et l'air mal à l'aise. Autour d'elle se tenaient cinq ou six hommes aux intentions visiblement hostiles. Elle venait de leur dire de la laisser tranquille, et c'était sa voix qu'Alfred avait entendue. Mais la petite bande n'avait pas l'air de vouloir accéder à sa requête.

- Pourquoi une jolie fille comme toi veut pas passer du temps avec nous ?

- Tu verras, on te traitera bien...

- J'suis sûre que sous tes airs de coincée t'es une vraie tigresse !

Les joues de la demoiselle s'étaient colorées sous la colère et la gêne.

- Laissez-moi tranquille, je ne suis pas intéressée, répéta-t-elle.

- C'est pas très sympa ça.

- J'crois qu'on lui plait pas.

- On devrait lui montrer ce que des hommes, des vrais, peuvent faire !

- Tu l'as dit !

- Allez poupée laisse-toi faire, tu le regretteras pas tu verras...

L'un d'entre eux s'approcha d'elle et fit mine de vouloir lui attraper le menton. Ce fut le moment que choisit Alfred pour intervenir. Il s'avança de quelques pas et parla distinctement.

- Je crois qu'elle a dit non, les gars.

Ils se retournèrent comme un seul homme pour détailler celui qui venait d'entrer en scène, et parurent tous soulagés quand ils comprirent qu'il était seul. Comme d'autres avant eux, ils le sous-estimaient. Ils s'adressèrent quelques rictus entendus avant de lui répondre.

- Tu veux ta part aussi, c'est ça ?

- T'as qu'à attendre qu'on ait fini et on te laissera te servir...

S'ensuivit une série de rires gras qui firent frémir la jeune femme. Elle n'avait pas bougé mais restait sur la défensive. La nation lui jeta un coup d'oeil avant de déclarer d'un ton ferme.

- Ce que je veux, c'est que vous lui foutiez la paix et que vous dégagiez.

- Sinon quoi, petit malin ? répliqua celui qui devait être le chef.

Alfred ne répondit pas, mais il eut un regard si noir que les hommes les plus proches de lui reculèrent d'un pas sans s'en rendre compte. L'intrus dégageait une aura menaçante, mais pas assez pour qu'ils renoncent à leur proie alors qu'ils étaient largement en surnombre.

- Je crois plutôt que c'est toi qui va partir.

- Je vous laisse le choix, répliqua l'américain sans se démonter. Ou vous partez maintenant en un seul morceau, ou c'est une ambulance qui viendra vous récupérer.

Il connaissait ce genre de types. Il en voyait souvent en marchant dans ses villes. Trop souvent. Il avait l'habitude de les comparer à une meute de loups. S'il soumettait l'alpha avant qu'une bagarre commence, il pouvait désamorcer le problème sans trop de risques. Mais là c'était mal parti, et ils étaient trop proches de leur cible pour qu'il lance les hostilités tout en garantissant la sécurité de la victime. L'option qui avait le plus de chances de réussite à l'heure actuelle était sans doute de tous les battre via une attaque par surprise, en espérant qu'ils n'aient pas le temps de s'en prendre à elle.

Sauf que leur chef avait l'air de comprendre que le mec qui s'était incrusté était fort. Cependant, il voulait sauver la fille. Avec un sourire mauvais, il attrapa d'un coup son poignet et la força à se retrouver devant son corps, face à Alfred. Celui-ci se mit en position d'attaque mais s'immobilisa en voyant l'homme sortir un couteau et le poser contre le cou de la jeune femme, avant de venir renifler ses cheveux, ce qui provoqua un air dégoûté sur la figure de celle-ci. La nation voyait de moins en moins comment sortir d'un pétrin pareil, puis il regarda la victime dans les yeux et eut une énorme surprise. Son regard n'exprimait pas spécialement de peur. Il exprimait de la colère. Elle dégagea discrètement sa main qui n'était pas retenue et lui fit comprendre qu'elle attendait son signal.

- Alors, pauvre con, tu te barres maintenant ?

Alfred s'accroupit légèrement, prêt à bondir. Il fit un grand sourire carnassier à l'adresse des agresseurs, puis prononça une phrase.

- Promis, j'appellerai une ambulance.

Et il sauta sur l'adversaire le plus proche, l'assommant en un coup de poing avant de se tourner vers un autre pour lui décocher un direct meurtrier. Celui-ci avait à peine fini de tomber qu'il balançait un revers du pied droit dans l'estomac du suivant. En moins de cinq secondes, il avait mis KO trois adversaires sur six. Les trois derniers s'étaient figés, et deux avaient l'air choqué des gens qui ne comprennent pas ce qui vient de se passer. Le chef se concentrait sur lui et tentait de ne pas montrer sa peur. Il indiqua à ceux qui restaient d'attaquer le mec qui venait d'assommer ses potes, et pour ce faire éloigna la lame du cou de la jeune femme.

Celle-ci réagit immédiatement, se retourna de façon à tordre la main de son agresseur pour lui faire face, et lui balança un high-kick droit dans le menton. L'homme tomba par terre, inconscient. Le temps que les deux restants comprennent que leur leader venait de se faire battre par la fille, Alfred leur avait respectivement adressé un coup de poing dans l'estomac à chacun. Ils se plièrent en deux sous la douleur et se recroquevillèrent au sol. La nation regarda la jeune femme, et leva les mains bien haut pour montrer qu'il n'avait pas d'intention hostile à son égard.

- Ça va aller ? demanda-t-il.

- Je... Je crois.

- Vous devriez retourner sur les chemins plus fréquentés et vous asseoir sur un banc, expliqua-t-il doucement. Quand le contre-coup arrivera, il vaudrait mieux que vous soyez assise.

- D'accord... fit-elle en hésitant après avoir récupéré son livre et son sac.

- Vous me laissez vous accompagner ?

- Pourquoi ?

La question avait fusé. Visiblement, l'adrénaline remontait vite chez elle, nota-t-il impressionné. Peu de gens étaient capables de tenir deux coups de stress d'affilé de ce niveau sans tomber dans les pommes ou au moins avoir des vertiges visibles.

- Juste m'assurer que vous n'allez pas vous évanouir en chemin.

- Je vais bien.

- Je n'en doute pas, mais je préfèrerais éviter que vous fassiez une deuxième rencontre comme celle-là.

La demoiselle eut l'air surprise. Manifestement, elle n'avait pas envisagé cette possibilité. Son visage se radoucit un peu, et elle hocha la tête avant de le suivre pour retourner sur les passages plus fréquentés. Quand il lui désigna un banc, elle s'assit lentement tandis que lui restait debout, à un mètre de distance d'elle.

- Vous ne voulez pas vous asseoir ? demanda-t-elle intriguée.

- Je viens de mettre cinq mecs par terre sans le moindre problème, je comprendrais que ça vous fasse peur, expliqua Alfred avec un sourire.

- Etant donné que vous l'avez fait pour moi et vu le genre d'hommes que c'était, répondit-elle avec une moue dégoûtée, ça ne me pose pas vraiment de problème. Et puis moi aussi j'en ai envoyé un au tapis.

- C'était impressionnant d'ailleurs. Vous faites un sport de combat ?

- J'en ai essayé quelques-uns, fit-elle en haussant les épaules. Disons que je suis capable de me défendre la plupart du temps.

- Mais vous n'avez pas souvent subi ce genre d'agressions, pas vrai ? devina-t-il.

- Non. Mais d'habitude...

Elle s'arrêta soudainement dans sa phrase, comme si elle allait dire quelque chose qu'il ne fallait pas dévoiler. Devant l'air étonné de l'américain, elle reprit de façon un peu maladroite.

- D'habitude, je sais quels endroits éviter.

- Vous n'êtes pas de New York ?

- Pas vraiment non.

- Je comprends. Au fait, fit-il en réalisant qu'il ne s'était pas présenté, je m'appelle Alfred.

- Anya, répondit-elle simplement.

- Tiens, vous êtes russe ? demanda-t-il en se rembrunissant légèrement.

- Ca vous pose un problème ? tiqua la jeune femme devant le ton employé.

- Non non, pas du tout, se reprit-il en agitant les bras. C'est juste que...

- Oui ?

Il se passa la main dans les cheveux et hésita. Cette fille avait l'air sympa. Il hésita une minute, puis répondit en retravaillant la vérité.

- Ces derniers temps, je dois travailler avec des gens de plusieurs nationalités, et mon collègue russe n'est pas vraiment... quelqu'un d'agréable. Il est même assez détestable.

- J'ai le même souci avec un américain, répliqua-t-elle avec un sourire amusé.

- Il ne doit pas être un héros, lui !

- Parce que vous en êtes un peut-être ?

- Je viens de vous sauver d'un groupe de méchants après être arrivé de façon inespérée, ça fait de moi un héros non ?

Elle laissa échapper un petit rire devant la pose qu'avait pris Alfred. Celui-ci aima son rire. Il repassa sa main dans ses cheveux et finalement la lui tendit.

- Est-ce que ça vous dirait qu'on aille prendre un café ? Je connais une super adresse pas loin.

Anya hésita quelques instants, puis posa sa main dans la sienne avec un sourire et lui répondit.

- Pourquoi pas.

La réponse enchanta la nation plus qu'elle n'aurait dû. Il ne savait pas pourquoi il lui avait proposé ça, mais il était heureux qu'elle ait accepté. Il l'emmena donc jusqu'à la fameuse adresse, et au passage remercia mentalement son père français de faire des minis guides gastronomiques à l'attention des nations. Une fois arrivés, ils commandèrent et se mirent à parler d'un peu de tout et de rien, des résultats sportifs comme de l'actualité cinématographique en passant par quelques sujets politiques et artistiques variés. Et les yeux bleus d'Alfred pétillaient.


Je ne vais même pas faire semblant d'avoir mis du suspense sur l'identité siiiiii mystérieuse de cette demoiselle ^^

J'espère que ça vous a plu, laissez un p'tit mot si vous avez envie, et à samedi !

Plein de tartes aux pommes pour vous !