Miou tout le monde !

J'ai rien de spécialement intelligent à dire, donc ben... voilà. Petit remerciement spécial à Heaven-Sama qui me laisse utiliser sa suggestion de phrase que je trouve mieux que la mienne^^

Bonne lecture !

Disclaimer : Flemme d'avoir de l'imagination aujourd'hui. Hetalia=propriété de Himaruya.


Le temps passait vite et Alfred se surprit plus d'une fois à sourire bêtement pour rien, juste en voyant qu'il réussissait à la faire rire. Discrètement, il avait entrepris de la détailler un peu plus que lorsqu'il était intervenu pour la secourir. Sous un trench beige, elle portait un chemisier blanc et un léger gilet noir, ainsi qu'un jean gris. Elle avait de long cheveux d'un blond quasiment cendré et des yeux splendides, d'un bleu presque violet assez incroyable. Et en plus elle était sympa et savait se défendre. Et elle l'écoutait. C'était peut-être ça qui lui plaisait le plus, réalisa-t-il au bout d'un moment, elle l'écoutait vraiment, et pas juste parce qu'elle n'avait rien d'autre à faire ou parce que personne d'autre ne prenait la parole.

Cependant, elle finit par regarder sa montre et fit une expression de surprise.

- Il est déjà dix-huit heures passées ! Il va falloir que je file, dit-elle d'un air d'excuse.

- Oh d'accord, répondit-il l'air déçu, désolé de t'avoir retenue aussi longtemps.

La jeune femme ne tiqua pas au tutoiement et répondit sur le même modèle en attrapant sa veste pendant qu'Alfred réglait leurs consommations.

- Ce n'est rien, j'ai passé un très bon moment. Merci pour le café au fait.

- C'est rien.

Ils sortirent du café et réalisèrent vite qu'ils prenaient des directions opposées. Ils restèrent donc quelques minutes devant une vitrine, sans trop savoir quoi se dire. Finalement, Alfred prit les devants.

- Est-ce que ça te dirait qu'on se revoit ?

- Ce serait avec plaisir, mais je ne reste que jusqu'à la fin de la semaine pour le travail, après je rentre en Russie et je ne sais pas quand j'aurai l'occasion de revenir.

- Ça laisse quelques jours, fit-il en positivant avec un sourire. Demain, seize heures, dans le même café qu'aujourd'hui ?

- Seize heure trente, je finis mon travail plus tard demain, répondit Anya en souriant également.

- Ça marche ! Fais attention en rentrant, le héros ne peut pas toujours être partout !

- Je serai prudente, promis, répliqua-t-elle en riant devant son air bravache.

Ils se séparèrent enfin, et se firent un petit signe de la main avant de s'éloigner. Alfred rentra directement chez lui et commanda un McDo au passage, avant de se vautrer sur son canapé devant un film de super-héros. Pourtant, pour une fois il n'avait pas la tête aux explosions et aux super-pouvoirs. Il repensait à cette fille. Elle était chouette, elle était jolie, elle savait se battre, elle l'écoutait et il était presque sûr qu'elle avait comprit qu'il n'était pas un abruti fini malgré ses blagues. Il avait hâte d'être au lendemain pour la revoir.

Anya ne retourna pas tout de suite chez elle. Elle entra d'abord dans des toilettes publiques, faisant fi de la crasse qui recouvrait tout, se changea rapidement, et ressortit. En revenant à sa chambre d'hôtel, Ivan se sourit à lui-même dans le miroir, satisfait de son oeuvre. Il avait piégé Alfred en beauté. Toutefois, il devait reconnaître que la facilité avec laquelle il avait pu se mettre dans les ennuis en tant que femme avait quelque chose de déprimant. Quelque part, il comprenait mieux pourquoi Natalya était devenue ce qu'elle était. Il avait beau savoir que le monde était plus dur pour les femmes que pour les hommes, l'expérimenter soi-même était bien différent et certaines de ses réactions n'avaient pas été feintes. Il sentait encore le dégoût et la fureur l'envahir en repensant à l'homme qui l'avait plaqué contre lui. Pour un peu, il l'aurait tué avant même qu'il finisse son action, et il ne s'était retenu que de justesse.

Le russe sortit une bouteille de vodka du minibar, et se servit un verre. Plus qu'à revoir l'américain quelques fois, faire monter son désir et le rendre amoureux, après quoi il dévoilerait la supercherie. Restait encore à décider s'il le ferait en public ou non... Il prit quelques instants pour repenser à quel point Alfred s'était montré pathétique. Il avait un tel besoin d'attention qu'il ne s'était pas méfié une seconde, n'hésitant pas à confier des informations personnelles à une parfaite inconnue. Mais il avait réussi à capter suffisamment son attention pour le pousser à vouloir le revoir dès le lendemain. Par ailleurs, Ivan devait admettre avoir ressenti une petite pointe de déplaisir quand l'américain l'avait qualifié de personne détestable. Depuis le temps qu'ils s'affrontaient et se connaissaient, il méritait quand même mieux comme description ! Il fallait également qu'il fasse attention à ses paroles. Il avait faillit se trahir en disant "D'habitude, on agresse pas les russes de deux mètres armés d'un tuyau" et devait s'assurer que cela ne se reproduirait pas.

Il descendit au restaurant de l'hôtel et croisa Matthew et Natalya justement, qui discutaient tranquillement devant un apéritif. Se joignant à eux, il leur demanda poliment comment s'était passé leur après-midi après avoir commandé leurs plats.

- Tu avais disparu, grand-frère, accusa aussitôt la biélorusse, alors je t'ai cherché.

- Tu sais petite soeur, tu pourrais faire autre chose que passer ton temps à me suivre... Et toi Matve ?

- J'ai passé l'aprèm avec Gilbert, on s'est baladés un peu partout dans la ville. D'ailleurs c'est bizarre, murmura-t-il avant de s'interrompre.

- Da ?

- Non, rien, se reprit-il.

- Mais si Matthew, tu allais dire quelque chose, l'encouragea Natalya.

- C'est juste que... Normalement, Alfred trouve toujours un moyen pour nous croiser et ne pas rester seul tout le temps, et là on ne l'a pas vu du tout.

- Tiens tiens, l'américain était occupé ? s'amusa Ivan.

- J'imagine. Je lui demanderai demain pendant la réunion.

Leurs plats arrivèrent et les trois se mirent à discuter d'autres choses avant de retourner dans leurs chambres.

-oOo-

A la réunion du lendemain, Matthew arriva un peu en avance en espérant croiser son frère. Il avait réfléchi inconsciemment un bon moment sur le fait de ne pas l'avoir croisé la veille et en déduisait qu'il avait effectivement dû se passer quelque chose. Bien qu'il ne le montre jamais, Alfred se sentait seul depuis longtemps. Seul parce qu'il était devenu le roi de la montagne et que personne ne pouvait plus le battre, seul parce qu'il n'avait personne avec qui partager sa vie, et encore plus seul depuis que la totalité de ses proches étaient en couple et passaient fatalement de moins en moins de temps avec lui. De ce fait, quand il avait l'occasion de passer du temps avec Gilbert et lui, il passait toujours systématiquement les voir, même pour quinze ou trente minutes seulement. Qu'il ne l'ait pas fait alors qu'ils étaient en quartier libre dans la même ville relevait effectivement de l'étrange.

Alfred arriva justement, en avance de deux ou trois minutes, comme à son habitude quand il préférait dormir chez lui plutôt qu'à l'hôtel. Le canadien se planta donc en travers de sa route avec son sourire le plus naturel.

- Salut Al', ça va ?

- Salut Mattie ! Le héros va toujours bien ! Et toi ?

- Très bien aussi. Dis, cet aprèm, on va aller se balader sur Ellis Island avec Gil, tu crois qu'on peut t'avoir comme awesome guide ?

- Depuis quand tu dis awesome bro ? fit l'américain surprit.

- Je citais le concerné, répondit Matthew en rigolant. Du coup, tu pourrais ?

- J'aimerais bien, mais j'ai déjà un truc de prévu cet aprèm.

- Oh... Trump fait encore des siennes ? demanda le canadien d'un air compatissant.

- Hein ? Bah pas plus que d'habitude, pourquoi ? fit Alfred étonné.

- Oh rien, c'est juste qu'en général... tu te joins à nous quand on te propose ce genre de visite.

- Désolé, je tiendrai pas la chandelle cette fois ! répliqua-t-il en tirant la langue avec un air amusé.

- C'est pas du tout le but ! se défendit son jumeau.

- T'inquiètes bro, je plaisante.

Et ils allèrent s'installer à leurs places réservées pendant que les autres représentants arrivaient et faisaient de même. Le canadien, situé entre Gilbert et Ivan, était devenu franchement suspicieux. La réplique de son frère était très révélatrice pour lui, et pouvait signifier deux choses. Soit c'était une façon de lui dire qu'il en avait effectivement assez d'être de trop quand il sortait avec eux, soit... soit ça voulait dire qu'il allait voir quelqu'un d'autre avec qui il ne tiendrait pas la chandelle. Et vu sa tête, il y avait plus de chances pour que ce soit la deuxième option. Après, si Alfred était heureux, c'était le principal et ça ne pouvait que le faire aller mieux. Sans compter que si par le plus grand des hasard il tombait amoureux et passait par la période de papillonnage, il y avait de sérieuses chances qu'il se calme un peu en réunion.

Quatre heures de réunion plus tard, il regrettait profondément d'avoir pensé ça. Son jumeau s'était montré encore plus enthousiaste qu'à l'accoutumée, et avait sorti un nombre quasiment incalculable d'aberrations sur le climat et la science en général. Même ses parents et Ludwig avaient fini par craquer et le laisser parler dans le vide, le principal de la réunion se finissant en conversation privée et groupée sur leur réseau social. Ils en sortirent tous exténués et sur les nerfs, certains jugeant même que l'américain faisait vraiment tout son possible pour les empêcher de travailler correctement. Ledit américain partit rapidement de l'hôtel avec un grand sourire satisfait scotché sur le visage, au grand contentement de ceux qui le fusillaient du regard depuis plusieurs heures.

Il se balada un moment dans sa ville, et se rendit au café avec cinq minutes d'avances sur l'horaire prévu, juste au cas où. Bien lui en prit, car Anya arriva moins de deux minutes plus tard.

- Je suis en retard ? demanda-t-elle en s'asseyant.

- Pas du tout, c'est moi qui suis un peu en avance. Tu vas bien ? s'enquit-il.

- J'ai eu une réunion absolument épuisante mais c'est tout.

- Tiens, moi aussi !

- Ah bon ? Je ne suis pas sûre que tu puisses faire pire que moi.

- Raconte ? la défia-t-il avec un clin d'oeil.

- Comme je te l'ai dit hier, je bosse en traduction pour une entreprise russe qui fait pas mal de commerce avec d'autres entreprises, notamment américaines.

- Oui, j'avais retenu, fit Alfred en hochant la tête.

- Et ce matin, puis tout le début d'après-midi, expliqua la jeune femme, les représentants des entreprises américaines étaient juste insupportables. Ils essayaient de prendre des données non fiables, voulaient à tout prix tout faire selon leurs conditions sans écouter personne, enfin je te passe les détails. Et il fallait que je traduise tout ça dans les deux sens de façon diplomatique. Un vrai cauchemar, résuma-t-elle, j'ai l'impression que ma tête va exploser.

- Dur... En plus j'avoue que tu as le poste le plus compliqué. Bon je suis plus certain de te battre du coup, c'est pas très héroïque.

- Raconte toujours ? demanda-t-elle en souriant.

A ce moment, un serveur s'approcha avec la carte. Anya prit un thé vert, Alfred un coca, et ils commandèrent quelques petits gâteaux avec. Leurs commandes passées, ils reprirent leur conversation.

- Bon... Je te l'ai pas vraiment dit hier, mais en gros je bosse dans les relations politiques internationales.

- Effectivement, tu ne me l'avais pas dit. Pourquoi tu as voulu le cacher ?

- Ça aurait pu t'impressionner et je préférais qu'on reste sur un pied d'égalité, expliqua-t-il en rougissant légèrement.

- C'est très prévenant de ta part.

A ce moment, leurs commandes arrivèrent. Quand le serveur se fut éloigné, Ils sirotèrent chacun quelques gorgées avant de se remettre à parler.


Miou ! J'ai toujours pas d'idée de quoi dire mais il me faut une excuse pour mettre des sucreries à la fin, donc je mets des bêtises. Comme d'hab, reviewez si vous voulez, moi je vous envoie des bisous jusqu'à mercredi.

Plein de brioches (au sucre ou au chocolat, comme vous préférez) pour vous !