Miou tout le monde !
Je sais, je retarde le baseball comme je peux, ne m'en veuillez pas sivouplé. Mais en écrivant ce chapitre, j'avais eu une idée beaucoup trop bête après une image sur fb et j'ai voulu la caser donc bon... Je vous envoie des bisous en chocolat pour me faire pardonner.
Bonne lecture !
Disclaimer : Himaruya possède Hetalia et pis c'est tout d'abord !
Fort heureusement, le sujet du jour portait sur le développement des nouvelles technologies en terme d'énergies propres, et la façon dont elles pouvaient être adaptées aux pays en voie de développement. Le but était d'aider lesdits pays à effectuer une transition énergétique qui ne passerait pas par les énergies fossiles. Alfred sortit bon nombre de bêtises, mais fut dans l'ensemble bien plus coopératif que la veille. La Silicon Valley fourmillait de chercheurs et inventeurs en tout genre, et de plus en plus de sociétés se lançaient dans le prometteur marché des énergies renouvelables. Aussi, il fournit quelques indications fiables et intéressantes sur divers projets en cours d'élaboration, ce qui permit de faire un peu avancer les débats et les planifications théoriques. En dehors de cela, il resta relativement tranquille et chacun lui en fut gré après son exténuante performance de la veille.
A midi, Ludwig décréta la pause déjeuner habituelle et la plupart des nations allèrent manger au restaurant de l'hôtel. A la simple vue d'Antonio, Gilbert et Francis assis à la même table, tout le monde comprit qu'une bêtise se préparait pour l'après-midi. La plupart des groupes habituels s'étaient formés, et Alfred embarqua Matthew de force à une table, afin de passer un peu de temps avec leur cousine Seychelles et leur cousin Australie. Ce dernier était comme toujours accompagné de son koala psychopathe, mais le marsupial semblait toutefois plutôt bien s'accommoder de la présence de Kumajiro et aucun accident notable ne fut à déclarer.
Le bad touch trio fut le premier à quitter la salle, ce que tout le monde ou presque interpréta comme un mauvais présage. Car qui disait départ préventif, disait préparation, et plus la préparation était longue, plus dangereuse était la blague. Cependant Ludwig n'en était plus à sa première surprise, ou même à sa centième, et retourna courageusement dans la salle de réunion à l'heure convenue. Il était suivit plus prudemment par les autres, notamment Féliciano qui avait l'air prêt à s'enfuir au moindre risque.
Une fois dans la pièce, il constata rapidement qu'à part les trois suspects, rien n'avait l'air d'avoir changé. Cela le rendit d'autant plus soupçonneux, mais il fit comme si de rien n'était et alla s'asseoir pendant que les autres faisaient de même, également méfiants. Tout un chacun vérifia discrètement si sa chaise ou son bureau n'avait pas subi quelque transformation, mais rien de visible n'apparaissait. Seul le grand sourire innocent des trois représentants garantissait qu'il allait se passer quelque chose.
Ce fut quand Ludwig recommença à projeter ses diaporamas qu'il comprit ce qui s'était passé. A la place d'une carte du monde toute simple, sur celle-ci était tracé en gros traits un dessin visant à faire de profil la forme d'un chat qui jouait avec une balle. L'Australie faisait figure de balle, l'Amérique du Sud et l'Afrique représentaient les pattes, la Chine était au niveau des yeux, l'Europe de l'ouest au niveau du coeur, et les Etats-Unis...
- Tiens, on dirait qu'on a une preuve définitive qu'Alfred est bien le trou du cul du monde ! lança quelqu'un.
Le susnommé se mit à fortement protester, à hurler qu'il était un héros, que la carte était ridicule et qu'elle ne lui rendait pas hommage. Pendant que tout le monde rigolait et que l'américain accaparait l'attention, plusieurs cartons sortirent des bureaux et Alfred reçut un projectile sur le crâne, projectile qui tomba ensuite au sol et roula quelques instants sous les regards médusés. Quelqu'un venait d'agresser le représentant des Etats-Unis d'Amérique avec une pelote de laine. Une parodie de miaulement se fit entendre et tout le monde remarqua enfin que les membres du bad touch trio se tenait tous devant un énorme carton rempli des mêmes pelotes, et semblaient prêts à lancer une offensive de plus grande ampleur. Francis notamment fit mine de se préparer à lancer, en regardant fixement Arthur. Celui-ci comprit et répliqua instinctivement.
- N'y pense même pas, bloody fr...
Le reste de sa phrase fut interrompu par un vol de pelote qui vola droit sur son épaule et qu'il fut forcer d'esquiver. En se redressant, ses yeux lancèrent des éclairs avant de remarquer un autre carton pas loin.
- Très bien. Si tu veux la guerre, tu l'auras !
Et ainsi commença une des batailles les plus mémorables que le bâtiment de l'ONU ait jamais connu. Plusieurs diplomates entendirent d'ailleurs des cris en passant dans les couloirs, et alertèrent la sécurité. Le responsable nota le numéro de la salle, se déplaça en soupirant jusqu'à la pièce dédiée aux nations et se prit une boule de laine dans la figure moins de deux secondes après avoir ouvert la porte. Renonçant à comprendre, il se contenta de signaler par la suite que tout allait bien, que personne ne craignait rien et qu'aucune attaque n'était en cours dans le bâtiment.
A l'intérieur de la salle, quatre camps distincts s'étaient formés. Trois s'étaient retranchés derrière des bureaux avec un carton de munitions et bombardait les deux autres camps, et le dernier était constitué d'un bastion de bureaux retranchés, afin de protéger ceux qui avaient refusé de prendre part au combat. Suisse et Liestenstein étaient à l'origine de cette quatrième installation et en étaient également les seuls utilisateurs.
Au gré des premiers affrontements, les alliés et les puissances de l'axe s'étaient retrouvés face à face, mais cette fois le reste du monde se battait contre eux deux en même temps, et pas à leurs côtés. Seuls Gilbert et Matthew s'étaient ralliés à leur famille respective et se visaient joyeusement en rigolant. Résultat, des vols colorés remplissaient toute la salle sans vraiment s'arrêter puisque les munitions étaient rapidement récupérées par le camp le plus proche. On entendait également régulièrement des accusations de trahisons diverses et variées, la plus notable ayant été celle suivant l'union de la fratrie Kirkland contre leur benjamin.
- Tu peux toujours rêver pour ton autonomie, Alistair !
- Je la prendrai tout seul, sorcier à deux balles !
- Roddy, comment tu oses trahir l'awesome moi !?
- Si tu lâches pas mon chéri, je ressors ma poêle !
- Océane, pourquoi t'es pas venue avec nous ?
- C'est plus drôle de vous canarder d'ici !
Dans les divers camps retranchés, l'organisation et la réflexion militaire allaient bon train entre les assaillants.
- Prusse-san, calmez-vous je vous prie et écoutez la stratégie de votre frère.
- Veee ! Doitsu, comment je peux faire, j'ai pas de drapeau blanc !
- L'awesome moi va leur mettre la misère !
- Il vaut mieux d'abord définir un adversaire prioritaire...
Du côté du camp dit "le reste du monde" la stratégie mise en place consistait purement et simplement à déborder les deux autres camps grâce à la supériorité numérique.
Quant aux alliés...
- Il faut viser les plus dangereux-aru !
- Je vais pourrir mes traîtres de frangins !
- Gilbert va regretter d'avoir choisi l'autre camp... prêt Kuma ?
- Parfait mon trésor, je me charge d'Antonio !
- I'm the hero !
- Kolkolkol... Tu n'as encore touché personne.
- Tu veux que je propose à ta soeur de venir, ruskof ?
- NON !
Un hurlement général avait accueilli la proposition d'Alfred. Lui-même ne pensait pas sérieusement le faire, mais c'était une des menaces les plus efficaces qu'il avait trouvé. Dans le camp d'en face, Natalya les fusillait du regard et il était clair que si elle pouvait approcher, ils seraient probablement déjà tous morts. Elle avait très mal pris l'éloignement de son frère pendant la bataille, et les visait depuis avec une précision diabolique. Même pendant les semblant d'accalmie où chacun récupérait des pelotes dans les cartons, elle trouvait le moyen de continuer à bombarder tout ce qui bougeait en hurlant des "grand-frère, revient tout de suite !".
Dans un des rares moments où ils rechargeaient en même temps, Alfred lança un mot à Ivan.
- Elle est complètement tarée ta soeur !
- Tu crois vraiment que tu m'apprends quelque chose ? répliqua le russe en souriant.
- Tu vas te décider à l'épouser un jour pour qu'elle se calme enfin ? fit l'américain en envoyant une pelote sur un de ses oncles.
- Je suis pas fou à ce point. Et puis l'inceste franchement, c'est moyen... Enfin de mon point de vue, après je connais pas très bien les moeurs capitalistes.
- Connard ! C'est dégueulasse !
- Pour une fois qu'on est d'accord sur quelque chose...
Et la bataille reprit de plus belle.
Trois heures plus tard, le combat cessa faute de munitions. En effet, toutes les pelotes s'étaient complètement déroulées et il était devenu impossible de lancer quoi que ce soit, même un gros tas de fils réunis n'allait pas assez loin. D'un commun accord, ils convinrent donc de cesser les hostilités et sortirent de leurs bastions en rigolant. Du moins jusqu'à ce que Lovino s'empêtre les pieds dans les fils, se raccroche à Antonio, qui se raccrocha à la personne la plus proche de lui, qui en fit autant, et au final presque tout le monde se retrouva par terre à tenter de se démêler d'une sorte de toile d'araignée géante en laine. Ils en sortirent – définitivement cette fois – une demi-heure plus tard, et les responsables furent forcés de tout remettre dans les cartons et d'empiler ce qui restait dans un coin de la salle, avant de décider ce qu'il conviendrait d'en faire.
Ludwig avait failli râler davantage et exiger la poursuite de la réunion, mais il s'était rappelé que tout le monde avait fait preuve de bonne volonté et plutôt bien travaillé le matin. Aussi, il annonça que la réunion ne serait pas rattrapée et qu'il n'y aurait donc plus que celle du lendemain matin pour clore la semaine, et faire un résumé général de tout ce qu'ils avaient produit. La plupart ne se le firent pas dire deux fois et filèrent vers d'autres occupations, en remerciant discrètement les trois perturbateurs pour leur intervention. Ceux-ci étaient absolument ravis de leur effet et ne s'en cachaient pas, même si Francis et Antonio se firent copieusement enguirlander par leurs compagnons. Le tout sous le regard moqueur de Gilbert qui câlinait Matthew – et par conséquent Kumajiro avec – le canadien étant venu observer la scène dans ses bras.
Voilà, c'était idiot, mais j'ai pas pu résister. J'espère que ça vous aura au moins un peu fait sourire, et promis le baseball arrive rapidement ! Si vous avez de dire quelque chose, il y a la place alors sentez-vous liiiiiiiiibres !
Plein de cheesecakes aux fruits rouges pour vous !
