Miou tout le monde !

Alors avant toute chose, non je n'ai pas oublié de poster ce weekend mais FF a fait des siennes et je n'ai rien pu uploader (croyez-moi j'ai essayé, grrr).

Pour le reste, le titre vous aura sans doute mit la puce à l'oreille, mais dans le doute... Je ne connais rien au baseball, je ne comprends rien au baseball, et les courtes explications présentes dans ce texte résument vaguement ce que j'ai pu comprendre (aka pas grand-chose) après une demi-heure de recherche sur trois sites différents. Donc pitié, soyez indulgent avec une française dont le courage a des limites x)

Bonne lecture !

Disclaimer : de toutes façon je suis sûre que Himaruya non plus n'y comprend rien.


Alfred en revanche était parti rapidement et marchait dans les couloirs, les yeux rivés sur son portable. Il envoyait à Anya un long message pour lui expliquer où se retrouver, et s'efforçait d'être assez clair et précis sur le lieu exact. Toute son attention focalisée sur l'appareil, il ne remarqua pas une Natalya passablement énervée qui fonçait dans le sens opposé et la percuta de plein fouet.

- Hey, fait attention où tu vas ! fit-il après l'avoir involontairement envoyée par terre.

- Où est mon frère ? cria-t-elle pour seule réponse.

- Qu'est-ce que j'en ai à foutre ?

- Il arrête pas de disparaître en ce moment et on est chez toi, donc c'est forcément de ta faute ! Je suis sûre que tu le retiens quelque part !

- Mais t'es complètement tarée ! J'en ai rien à battre de cet enfoiré !

A ce moment-là, Ivan passa dans le couloir et se fit immédiatement remarquer par la biélorusse, qui entreprit de le courser en lui hurlant de l'épouser. Le russe prit immédiatement ses jambes à son cou et piqua un sprint digne des jeux olympiques, sous le rire moqueur de l'américain. Celui-ci reprit son message où il en était et l'envoya rapidement. Un petit quart d'heure plus tard, il avait une réponse qui lui confirmait que la jeune femme serait normalement présente en temps et en heure au lieu désigné.

-oOo-

Dans les gradins, Alfred hurlait après le home-run splendide d'un joueur new-yorkais. Comme souvent, il supportait à fond l'équipe de la ville dans laquelle il se trouvait. Assise à ses côtés, Anya se bouchait les oreilles à cause du vacarme général qui avait retenti dans le stade. Quand la clameur retomba, l'américain se rassit, piocha une grosse poignée dans le gigantesque pot de pop-corn qui se trouvait sur son accoudoir et se tourna vers la jeune femme. Il nota vite son air perdu et rigola avant de lui demander si ça allait.

- Il s'est passé quoi là ?

- Il a fait un home-run !

- Traduction s'il te plait.

- Après avoir renvoyé la balle, il a fait un tour complet de toutes les bases et il est revenu au point de départ avant que l'équipe adverse le stoppe.

- D'accord... Et ça rapporte beaucoup de points ?

Alfred se lança dans une longue explication sur les différents types de comptage de points au baseball, en rappelant le système des neuf manches jouées en demi, ainsi que l'importance de si les bases étaient pleines ou non au moment du lancer, ainsi que des différents types de home-run qui existaient, ainsi que leurs différents noms et ce qu'ils impliquaient. À la fin, Anya avait l'air à la fois incrédule et déprimée devant la complexité de l'ensemble. Déjà qu'elle avait fait un gros effort pour comprendre et retenir les règles de base de ce sport qui n'était pratiqué qu'aux Etats-Unis, il ne fallait pas trop lui en demander non plus. Et dire que ce n'était rien par rapport au football américain, ou pire encore, au cricket ou au bridge anglais... Elle finit par hocher la tête et parla avec un grand sourire destiné à cacher le fait qu'elle n'avait rien compris aux explications du blond.

- Je ne suis pas sûre d'avoir tout saisi mais j'ai compris que c'était super.

- Je t'avais dit que le héros allait tout rendre clair !

- Après ça reste un sport compliqué pour les non-initiés, nuança-t-elle.

- Mais non, on s'y fait au bout de quelques matchs !

- Si tu le dis...

- La prochaine fois on ira voir un autre sport si tu veux, fit Alfred avec un clin d'oeil.

- Parce que tu penses qu'il y aura une prochaine fois ?

La réplique, sortie naturellement, doucha l'enthousiasme de l'américain. Il n'avait pas envisagé une seconde qu'elle ne veuille pas le revoir. La jeune femme remarqua son air et se reprit rapidement.

- Je veux dire que ce n'est pas sûr que je revienne, ou quand je reviendrai.

- Ben... Moi j'aimerais bien te revoir quand tu reviendras.

Anya se tut et ils se reconcentrèrent sur le match, et bien qu'il y ait plusieurs belles actions qu'Alfred expliqua du mieux qu'il put, il n'était plus vraiment dedans. D'une certaine façon, il prenait conscience qu'il ne la reverrait peut-être – voire même sans doute – plus jamais. Et ça lui déplaisait. Oh que ça lui déplaisait.

Finalement, la match se termina sur une victoire nette de New-York, au grand plaisir de la majorité des spectateurs. Anya et Alfred quittèrent lentement les gradins, et se joignirent à la foule grouillante qui quittait progressivement l'immense stade. Ils marchèrent encore un moment jusqu'à rejoindre une avenue majeure où des taxis passaient régulièrement, et s'arrêtèrent sur le trottoir sans en héler un pour autant. Un léger malaise s'installa alors qu'aucun des deux ne prenait la parole. Après presque trente secondes de silence, Anya se lança.

- Bon... j'imagine que c'est le moment où on se dit au revoir.

- Tant que c'est au revoir et pas adieu, ça me va, répliqua Alfred en souriant.

La jeune femme ne sut quoi répondre sur l'instant. Les lumières des phares, des panneaux publicitaires et des immeubles en général illuminaient la rue, mais elle avait l'impression que la lumière la plus brillante venait des yeux de celui qui la regardait. Il y avait tellement d'espoir et d'envie sincère dans le regard d'Alfred qu'elle ne savait pas trop comment réagir. À ce moment, un couple passa dans la rue et ils entendirent une bribe de conversation.

- ... parce que la règle, c'est de s'embrasser au troisième rendez-vous, pas au deuxième tu vois, et ...

- Anya eut un sourire et les indiqua du coin de la tête à Alfred. Celui-ci la regarda d'un air interrogateur.

- J'imagine qu'aujourd'hui représentait notre deuxième rendez-vous.

- On peut dire ça, j'imagine que tu ne comptes pas le café du jour où le héros t'a sauvée des malfaiteurs.

- On peut se dire qu'on essaie d'organiser le troisième pour quand je reviendrai ? fit la russe en ignorant l'intervention.

- J'adorerais ! Tu as une idée de quand ce serait ?

- Quelques semaines à quelques mois, je ne peux pas vraiment être plus précise, fit-elle en grimaçant.

- Le héros attendra ton message alors.

- On peut quand même se parler avant mon retour je pense...

- Tu en aurais envie ? demanda-t-il avec des étincelles dans les yeux.

- Disons que ça ne me déplairait pas, déclara-t-elle avec un sourire faussement innocent.

Tout en parlant, ils s'étaient légèrement rapprochés l'un de l'autre. Suffisamment pour que la main d'Alfred effleure celle d'Anya. Elle entremêla ses doigts à ceux de l'américain et posa sa main libre sur son torse avant de se blottir contre lui, qui mit instinctivement son bras dans son dos dans un geste à la fois tendre et protecteur. Le coeur de l'américain battait la chamade sans qu'il réussisse vraiment à le calmer. Il était un héros, c'était normal qu'il lui plaise, il était formidable après tout ! Concentré sur le contrôle de son rythme cardiaque, il faillit ne pas entendre la phrase que la jeune femme prononça.

- Je pensais que c'était juste un cliché, le coup du baiser après trois rendez-vous.

- Pas tant que ça, en tout cas aux Etats-Unis, répondit-il en haussant légèrement les épaules.

- D'accord... mais moi...

- Oui ?

- Je suis russe, fit-elle en relevant son visage.

De cette façon, les lèvres de la jeune femme se situaient à quelques millimètres seulement de celles de l'américain. Celui-ci comprit immédiatement le sous-entendu et ne prit même pas la peine de réfléchir. Il baissa son visage du peu qu'il manquait pour rejoindre le sien et l'embrassa. Au début, il ne fit que poser ses lèvres contre les siennes, savourant leur douceur. Puis de chaste, il devint un peu plus entreprenant et commença à conquérir plus ardemment cette partie d'elle-même qu'elle lui offrait. La main qui était dans son dos raffermit sa prise pour la rapprocher de lui, pendant que son autre main lâchait celle d'Anya pour venir se lover sur sa nuque. La jeune femme fit glisser ses doigts de façon à les placer identiquement, et répondit au baiser avec un plaisir non dissimulé, en se laissant diriger.

Ils s'arrêtèrent seulement lorsqu'ils furent tout deux hors d'haleine, et posèrent leurs front l'un contre l'autre en attendant de retrouver leur souffle. Les yeux brillants, ils se regardaient comme s'ils refusaient que la réalité les sépare.

- Comme ça je suis sûre que tu m'attendras, murmura Anya.

- Ne me dis pas que tu ne l'as fait que pour ça !

Elle rit devant son air offusqué, de son rire si innocent et si adorable. Rien qu'à l'entendre, Alfred souriait.

- Je ne l'ai pas fait que pour ça, promis.

- Alors pour quelle raison ?

- Parce que j'en avais envie, tout simplement. Ais-je vraiment besoin de faire tout un argumentaire pour expliquer mon désir de t'embrasser ?

- C'est tentant de répondre oui.

- C'était une question rhétorique, tu n'avais pas à y répondre, répliqua-t-elle en faisant la moue.

- Dommage, le héros aurait adoré qu'on lui explique longtemps à quel point il est attirant...

- Vantard !

En s'exclamant, elle fit semblant de lui donner une tape sur le ventre, ce qui fit rigoler l'américain.

- Va falloir y aller un peu plus fort que ça si tu veux que je le sente !

- Ne me tente pas...

Et ils se chamaillèrent gentiment pendant quelques minutes, jusqu'à ce qu'Anya arrête le tout en redevenant plus sérieuse.

- Tu m'attendras vraiment ?

- Oui.

- Même pour plusieurs semaines alors que tu as l'air d'un dragueur invétéré ?

- Hey, je suis pas un connard ! Si je m'engage envers quelqu'un, je tiens ma parole.

- On verra ça. Et je note le mot que tu as employé.

- Lequel ? demanda l'américain avec un grand sourire.

- Tu as dit que tu t'engageais envers moi.

- Ça c'est si tu acceptes l'idée d'être avec moi.

- Et si je l'accepte ?

- Tu pourras te vanter d'avoir un héros américain comme petit-ami !

Anya soupira devant la réplique improbable. Avec un léger éclair de malice dans le regard, elle répondit.

- Très bien, je considère avoir un américain vantard comme petit-ami.

- Tu as oublié héros, coupa le susnommé.

- Mais si jamais tu vas voir ailleurs, je te castre avec un couteau rouillé.

L'américain déglutit difficilement devant la menace, et rigola un bon coup afin de cacher son malaise. Elle ne devait pas parler sérieusement. Pas vrai ? En voyant l'étincelle sérieuse dans les grands yeux innocents, il préféra ne pas chercher à avoir la réponse. Il n'avait qu'à espérer que tous les humains de Russie ne ressemblaient pas à leur représentant. Finalement, il la prit dans ses bras, entourant sa taille avant d'enfouir sa tête dans ses cheveux. Ils sentaient un parfum indéfinissable, quelque chose de frais mais néanmoins puissant. Avant qu'il réussisse à le définir, elle se retourna et lui vola un deuxième baiser du bout des lèvres en prenant son visage dans ses mains.

Surpris, il se laissa faire sans protester et se contenta de profiter du plaisir de goûter une seconde fois à ses lèvres. Quand elle s'éloigna doucement, il en ressentit aussitôt le manque.

- Il faut que je rentre.

- Je comprends... Tiens-moi au courant de quand tu pourras revenir.

- Je n'y manquerai pas.

Elle fit un signe pour appeler un taxi, et presque aussitôt une des fameuses voitures jaunes s'arrêta à côté d'elle. Avec un dernier sourire et un petit signe de la main derrière la vitre de la portière, elle s'éloigna. Dans un soupir teinté de surprise, Alfred réalisa qu'elle lui manquait déjà. Il se força à se reprendre en appelant à son tour un taxi et se morigéna tout le long du trajet de retour. Il était impossible de s'attacher autant à quelqu'un en si peu de temps, il le savait. Il était juste un tout petit peu en manque de vraie attention ces derniers temps, ça expliquait tout. On ne devient pas accro en moins de trois jours à une quasi-inconnue rencontrée dans des circonstances pareilles.


Voilà, je vous fait plein de bisous, laisser un mot si vous voulez (voire même une phrase entière si vous êtes foufous) et encore désolée pour ce retard ! Je publierai la suite mercredi comme d'habitude.

Plein de donuts pour vous !