Miou tout le monde !
Me revoilà avec un chapitre plus court (parce que le découpage c'est pas facile) où on voit la fin de la journée de nos zamoureux.
Bonne lecture !
Disclaimer : je fait que piquer les persos à Himaruya parce qu'il refuse toujours de me les offrir
Vers dix-huit heures trente, ils étaient dans la grande roue du parc Gorki et Anya expliquait à Alfred quelques détails au sujet de l'écrivain russe qui avait donné son nom au parc. Voyant que celui-ci perdait un peu pied dans ses explications, elle sourit et décida de lui sortir une petite anecdote qui lui parlerait peut-être plus.
- Sinon tu connais le groupe Scorpions ?
- Yes ! Ils ont fait des musiques rocks vachement sympas !
- Et bien le morceau Wind of Change fait référence à ce parc, dans le thème des changements socio-politiques post-guerre froide en Europe de l'Est.
- Sérieux ?
L'américain ouvrait de grands yeux incrédules, au point que la russe pouff a devant la tête qu'il faisait. Toutefois, elle hocha la tête pour lui montrer qu'elle était quand même sérieuse. Puis elle lui montra de la main quelques points sur le contour du parc.
- Quand l'hiver est un peu plus avancé, les allées sont recouvertes d'eau et gèlent assez pour qu'on puisse faire du patin à glace dessus.
- C'est cool ça ! fit Alfred les yeux brillants.
- Si tu as l'occasion de revenir plus tard dans la saison, on pourra en faire, proposa la jeune femme avec un sourire.
- Pourquoi pas, répondit-il en souriant aussi.
À ce moment, un gargouillement d'estomac retentit et l'américain mit une main sur son ventre dans le but un peu inutile d'étouffer le bruit intempestif. Avec un sourire mesquin, Anya le regarda et se moqua gentiment.
- Tiens, c'est l'heure de nourrir le fauve ?
- J'ai juste pas mangé depuis ce midi, se défendit Alfred. D'habitude je prends au moins deux ou trois autres goûters avant de manger le soir.
- Et tu stockes tout ça où ? demanda la russe avec les yeux écarquillés.
- Ben... Là, fit-il en désignant l'ensemble de son corps.
- J'appelle pas ça stocker moi, commenta-t-elle.
- Oui ben j'élimine facilement, c'est pas de ma faute. C'est une capacité de héros, c'est tout !
- Bon, en attendant, je connais un restaurant pas trop loin d'ici si tu veux. Il est quasiment dix-neuf heures, fit-elle en regardant sa montre. On peut commencer à y aller avant que tu fasses une crise d'hypoglycémie.
- C'est quoi comme type de resto ?
- Cuisine du genre brasserie un peu gastro, très sympa.
- Ils font des burgers ?
- Ils doivent en avoir sur leur carte oui, si tu tiens à respecter le cliché du parfait touriste américain.
- Mais c'est bon les burgers !
- Peut-être pas à tous les repas quand même, nuança Anya.
L'américain grommela qu'il n'avait aucun problème avec ça pourtant, mais le sourire de la jeune femme le dégela rapidement. En sortant de l'attraction, ils se dirigèrent vers l'adresse indiquée par la jeune femme en marchant tranquillement, main dans la main.
-oOo-
Environ deux heures et demie plus tard, le couple sortait du restaurant, et se dirigeait vers une station de métro.
- Je constate en tout cas que la cuisine locale te convient aussi, déclara Anya avec un sourire en coin.
- Le burger était bon, oui, admit Alfred. Il me rappelle ceux que mon père fait de temps en temps.
- Il cuisine bien ?
- Pas assez sucré et calorique à mon goût, mais sinon c'est le meilleur que je connais et de très loin.
- Quelle chance, tu as dû très bien manger quand tu étais enfant !
- Heu... pas exactement, grimaça l'américain. Quand j'étais petit, c'était pas lui qui avait ma garde.
- Tes parents ont divorcé ? demanda-t-elle avec un air de sincère compassion.
- C'est plus compliqué que ça, soupira-t-il. Je te raconterai peut-être un jour.
- Ne te sens pas obligé.
La jeune femme avait parlé avec douceur avant de se serrer contre lui. Alfred lui rendit son étreinte avec chaleur en l'entourant de ses bras. Il se sentait bien. Juste bien.
- Tu sais comment retourner à ton hôtel ? demanda-t-elle finalement.
- J'ai l'adresse et un gps sur mon portable, donc oui. T'en fais pas, le héros pense toujours à tout !
- Un jour le héros va se retrouver avec la batterie complètement déchargée et sera perdu...
- J'ai toujours une batterie de secours et même sans ça je sais me repérer, alors t'en fait pas princesse.
- Pardon ?
- Ben quoi ?
- Comment tu viens de m'appeler ?
- C'est joli princesse... et puis ça te va bien.
Leur métro arriva, et Anya dû attendre qu'ils soient assis pour continuer à discuter.
- Je n'ai rien d'une princesse.
- Tu es belle, intelligente, avec du caractère, curieuse, tu sais te défendre, tu es adorable... et tu sors avec un héros, ça vaut au moins un super prince disney.
- Tu es ridiculement cliché.
Mais sous son air légèrement réprobateur, les joues de la jeune femme s'étaient teintées de rose.
- Ridiculement amoureux si tu veux, à la rigueur, murmura Alfred. Mais je pense ce que j'ai dit.
- Et je suis la combientième à avoir droit à ce compliment ? fit-elle pour cacher sa gêne.
- En toute honnêteté, tu es la première. Je n'ai jamais dit ça à personne avant toi.
En parlant, il avait posé sa main sur la joue de sa petite amie et la regardait comme si elle était la huitième merveille du monde. Anya sentit son souffle s'accélérer et son coeur s'emballer devant les yeux d'Alfred.
La voix robotique vint toutefois interrompre la magie de l'instant. L'arrêt suivant était celui de la jeune femme.
- Quand est-ce que je pourrai te revoir ? demanda Alfred.
- Je ne sais pas. Je ne sais vraiment pas. J'espère très vite.
- Moi aussi.
En sentant le wagon ralentir, ils s'embrassèrent avec passion, comme pour éloigner de leur esprit l'idée qu'ils allaient être de nouveau séparés pour un long moment. Finalement, le métro s'arrêta, et après avoir serré Anya contre lui et inhalé son odeur une dernière fois, Alfred la laissa sortir. Il retourna sans encombres jusqu'à son hôtel, mais avec un étrange poids sur la poitrine.
Anya quant à elle retourna dans son appartement officieux, et s'y transforma rapidement avant de s'obliger à un examen de conscience approfondi. Ivan le sentait, quelque chose allait de travers. Il n'aurait pas dû être aussi détendu et heureux. Il n'aurait pas dû avoir la sensation de passer un des meilleurs moments de sa vie en parcourant sa chère capitale avec son ennemi de toujours. Et pire que tout, il aurait dû feindre la démonstration d'émotions dans le métro, hors il n'en était rien. La sincérité et les sentiments évidents d'Alfred étaient désarmants, et tellement touchants. Assez pour ébranler l'iceberg émotionnel que le russe avait fini par devenir ? Ivan décida que non en secouant la tête. Il se prenait juste trop au jeu et avait apprécié de pouvoir enfin parler de son histoire à quelqu'un qui l'avait réellement écouté. Rien de plus. Il se força à se rappeler tout ce que l'américain lui avait fait subir. Toutes les humiliations, toutes les tortures physiques et psychologiques, jusqu'à la moindre défaite. Après avoir terminé, ses yeux flamboyaient de nouveau de leur haine glaciale si bien connue.
Voilà, alors je suis désolée d'avance, mais les vacances étant ce qu'elles sont, le prochain chapitre ne sortira pas avant samedi prochain... je vous fait encore plus de bisous et de trucs sucrés pour me faire pardonner. Laissez un ptit mot si le coeur vous en dit, je ferai de mon mieux pour y répondre.
Plein de tiramisù pour vous !
