Miou tout le monde !

Bon, alors pour ceux qui ont déjà lu d'autres trucs de moi, je sais que ça va faire répétition, mais c'est comme ça.

Oui le rating M se justifie dans ce chapitre (entre autres), et non je ne suis toujours pas à l'aise pour écrire des lemons donc il se peut très fortement que ce ne soit pas parfait à tous égards. Voilà, maintenant que c'est dit, je vous laisse lire ;)

Bonne lecture !

Disclaimer : Je pense qu'Himaruya ne serait pas d'accord pour éditer ce genre de scène...


Il était presque dix-neuf heures quand ils y parvinrent, ce qu'Anya ne manqua pas de faire remarquer alors qu'ils rentraient.

- Chez moi ça fait plus de quinze minutes.

- Quand le héros rentre d'habitude il ne met qu'un quart d'heure ! protesta l'américain.

- Oui mais tout le monde ne marche pas aussi vite que toi !

- Mouais.

Entre deux grommellements, il la débarrassa de son manteau et lui indiqua où ranger ses chaussures. Ensuite, il lui fit faire rapidement le tour de l'appartement.

- Donc là c'est le salon.

- Jolie télé.

- Merci. Ça c'est les toilettes, fit-il en lui désignant simplement la porte, et ça c'est la salle de bain.

- D'accord.

- Là c'est la cuisine.

Devant celle-là, la jeune femme marqua un instant de surprise en voyant l'équipement complet qu'il y avait.

- Tu vas me faire croire que toi, l'accro au fast-food et aux livraisons à domicile, tu te sers vraiment de cette pièce ?

- Hey ! Le héros sait parfaitement se faire à manger !

- Et en vrai ? fit Anya d'un air plus que sceptique.

- ... Mon père et mon frère ont insisté pour que j'ai au moins le minimum de leur point de vue, au cas où ils passent, admit-il d'un air boudeur. Mais je sais vraiment m'en servir !

- Je demande à voir.

- Maintenant ?

- Non pas forcément maintenant, mais un jour il va falloir que tu me démontres tes compétences en cuisine. Et de préférence pour faire autre chose qu'un burger...

- Le héros relève toujours tous les défis !

- J'ai hâte de voir ça alors, déclara la jeune femme en rigolant.

Ils continuèrent quelques chamailleries le temps de sortir, puis traversèrent un petit couloir jusqu'à une porte sur laquelle était affichée un poster de Star Wars.

- Et là c'est ma chambre, fit Alfred en poussant la porte.

Anya entra et marcha quelques pas, pour pouvoir embrasser l'entièreté de la pièce du regard. Un énorme lit au centre, un bureau près de la fenêtre, deux enceintes, des étagères avec quelques livres et des figurines, un ou deux posters et une penderie. Le tout dans des tons qui allaient du blanc au bleu. Elle jugea l'atmosphère apaisante, mais un peu impersonnelle, comme s'il ne passait pas tant de temps que ça sur place.

- Tu ne passes pas beaucoup de temps ici, non ?

- On va dire que c'est pas ma résidence principale.

Chose rare, il avait attendu en silence qu'elle finisse son petit examen et qu'elle lui dise ce qu'elle en pensait.

- J'aime bien, déclara-t-elle simplement. C'est... apaisant.

- C'est l'effet voulu.

- C'est réussi.

Ils se tenaient à peine à un mètre l'un de l'autre, mais sentaient une légère tension monter, accentuée par le silence qui s'était installé. Pour la briser, Alfred lança une playlist aléatoire et une musique douce résonna dans la pièce.

- Tu as l'air nerveux, remarqua Anya.

Elle s'assit au bord du lit et tapota sur la couette à côté d'elle pour lui faire signe de la rejoindre.

- Le héros n'est jamais nerveux, dit-il en s'asseyant à côté d'elle.

Elle posa une main sur la sienne, et avec l'autre repoussa une des mèches folles de l'américain.

- Tu sais, j'ai remarqué que plus tu es nerveux, plus tu t'appelles le héros.

- Je suis pas nerveux, reprit-il en se mordant la lèvre.

Elle observa ce petit geste et lui parla avec un ton légèrement réprobateur.

- Tu ne devrais pas faire ça.

- Faire quoi ? demanda Alfred sans voir à quoi elle faisait allusion.

- Te mordre la lèvre.

- Pourquoi ?

Anya resta silencieuse, se rapprocha doucement de son petit ami et l'embrassa passionnément. Elle répondit après s'être lentement détachée de lui, en le regardant avec des yeux brûlants.

- C'est sexy.

De son côté, Alfred avait pris un teint légèrement plus rouge au niveau des joues. La situation était terriblement tentante, mais il ne voulait pas aller plus loin sans être certain qu'elle le souhaitait aussi. Il se décida donc à entamer une conversation qui lui permettrait de détourner le sujet.

- Si tu veux, on peut aller manger...

La jeune femme s'éloigna immédiatement et lui lança un regard à la fois déçu et contrarié.

- Je ne te plais pas ?

- Hein ? Pas du tout ! Enfin je veux dire si, bien sûr que tu me plait, beaucoup même, mais...

- Alors où est le problème ? demanda Anya en croisant les bras sur sa poitrine.

- Je veux juste pas que tu te sentes forcée ou quoi que ce soit du même genre.

Un sourire réapparut aussitôt sur le visage de la russe, qui soupira en secouant légèrement la tête. S'il n'était question que de son consentement, elle pouvait rapidement faire disparaître les doutes de son petit ami. De rassuré, son sourire devint provocateur alors qu'elle fixait les yeux bleus d'Alfred, qui semblait encore un peu hésitant sur l'attitude qu'il devait adopter. Anya se leva complètement du lit et marcha vers la porte, devinant un léger regret chez son blondinet. Jusqu'au moment où elle ferma la porte, se retourna et enleva son pull, sous lequel elle ne portait qu'un léger débardeur noir. La jeune femme se délecta de la surprise qu'elle lut sur le visage d'Alfred, avant d'avancer droit vers lui, toujours assis sur le bord du lit. La russe le poussa d'une main pour le faire tomber sur le dos, et s'installa à quatre pattes au-dessus de lui après avoir libéré ses cheveux. Elle se pencha sur lui et lui murmura quelques mots à l'oreille.

- J'ai envie de le faire, maintenant et avec toi. C'est plus clair comme ça ?

- Limpide.

Alfred avait répondu dans un souffle, et sa main passa naturellement dans la chevelure blond argent pour rapprocher leurs lèvres. Son autre bras s'enroula rapidement autour des hanches d'Anya pour passer sous le tissu et venir caresser son dos. Il la repoussa légèrement pour qu'elle tombe sur le lit à son tour, et enleva le léger pull qu'il avait endossé sous sa veste d'aviateur, dévoilant un T-shirt noir qui comportait comme motif des traces de griffes rouges. Incapable de résister à une provocation aussi facile, la russe se redressa et eut une moue moqueuse.

- Envie de jouer les fauves ?

- Pourquoi pas ?

L'américain avait répliqué avec les yeux brûlants de désir. Il retenait depuis longtemps l'envie de découvrir davantage le corps de sa chère et tendre. Goûter plus que ses lèvres, caresser plus que ses joues et honorer chaque centimètre carré de sa peau comme elle le méritait. En voyant l'air de défi de la jeune femme, qui gardait le menton relevé, il enleva aussi son T-shirt après s'être posté à genoux sur le lit, ventre légèrement contracté pour faire ressortir ses abdos. Alfred était plus que bien fichu, il le savait, et il savait aussi quelles positions mettaient le plus son corps en valeur. En voyant le nouvel air, plus admiratif, de sa petite amie, il la taquina à son tour.

- La vue te plait ?

- J'ai vu pire, déclara Anya en haussant les épaules.

- Hey ! protesta Alfred très vexé.

- Cependant...

Elle se rapprocha de lui, ôta à son tour son haut pour ne garder que son soutien-gorge, et plaqua son buste contre le sien d'un souple mouvement de bassin.

- J'admets ne pas être sûre d'avoir vu mieux, murmura-t-elle à son oreille.

Alfred eut d'un coup l'air bien moins vexé et fondit sur elle pour un baiser passionné. Leurs langues se trouvèrent bientôt, jouèrent ensemble et ne se séparèrent plus que pour se retrouver très vite. Quand enfin leurs lèvres se séparèrent dans un soupir de plaisir en les laissant haletants, ils étaient de nouveau allongés et enlacés.

- J'ai l'impression... que tu dois être un peu serré en bas maintenant, fit Anya.

En parlant, elle avait rivé ses yeux dans ceux d'Alfred, et caressé la bosse de son pantalon à travers le tissu. Ce simple contact, aussi léger soit-il, fut à deux doigts d'arracher un gémissement de plaisir à l'américain, qui se contint de justesse. À la place, il se débarrassa des derniers vêtements qui lui restaient, pour ne garder que son caleçon. Avec un sourire ensorceleur, il caressa du bout des doigts le ventre et le bassin de la jeune femme, fit semblant de buter sur les vêtements qu'il lui restaient et parla d'un ton ironique.

- J'ai l'impression... que tu dois avoir un peu chaud maintenant.

Anya comprit parfaitement le message à peine déguisé et se débarrassa à son tour des vêtements qu'elle portait toujours, à l'exception de ses deux derniers sous-vêtements. Avec un faux air innocent, elle se glissa sous la couette et fit mine de ne venir vers Alfred que pour un câlin sage. Celui-ci envoya valser d'un geste la couche de tissu qui les séparaient, posa ses mains sur le bas de son dos et sa nuque pour l'obliger à être proche de lui et le regarder.

- Ne joue pas trop avec moi... la prévint-il.

- Sinon quoi, le héros va devenir méchant ? fit-elle d'un air provoquant.

- A ta place, je voudrais pas connaître la réponse dès la première nuit.

- Mmm... Intéressant. Mais moi aussi je pourrais te réserver quelques surprises tu sais ?

- Quel genre de surprises ? demanda-t-il avec douceur en commençant à balader ses mains.

Il n'obtint qu'un rire pour seule réponse, alors qu'il commença à sentir des caresses de plus en plus insistantes sur son entrejambe, venant à la fois des mains de sa petite amie et d'autres parties de son corps, comme ses cuisses ou la partie plus centrale de son bassin. Anya initia un nouveau baiser, et commença à onduler sensuellement son ventre pour que l'érection d'Alfred soit forcée de se retrouver à quelques millimètres de sa peau, seulement séparées par deux bouts de tissus. Alfred tint deux minutes avant d'interrompre leur baiser pour la regarder intensément, et enlever son caleçon pour l'envoyer balader à l'autre bout de la pièce.

- Qu'est-ce que tu dirais d'en faire autant ?

Anya ne put s'empêcher de se mordre légèrement la lèvre en contemplant enfin le corps complètement nu de son amant. Tout en muscles mais sans en faire dans l'excès, il y avait de quoi faire se retourner tout le monde sur les plages de la côte ouest... Mais c'était elle qu'il dévorait du regard en cet instant et elle s'en sentit – non sans surprise – flattée et jalousement heureuse. Elle prit tout son temps pour l'imiter, et ils se rallongèrent aussitôt l'un contre l'autre, plus aucun obstacle ne se posant entre leurs intimités respectives. Un peu hésitants au départ à s'aventurer sur les zones sensibles de l'autre, leurs gestes se firent vite plus assurés et des gémissements de plaisir vinrent envahir la pièce et couvrir la musique.

Anya hoqueta de surprise lorsque les doigts d'Alfred glissèrent vers l'intérieur de ses cuisses, ne laissant aucun doutes sur ses intentions immédiates. Elle eut un regard légèrement inquiet pendant une fraction de seconde, n'étant pas spécialement habituée à l'amour d'un point de vue féminin. Un baiser détourna ses pensées, et les premiers frôlements d'un point particulier de son anatomie envoyèrent une onde de plaisir dans tout son corps, éloignant définitivement toute inquiétude. Refusant d'être en reste, elle entreprit de saisir le membre dressé de son amant pour lui rendre la pareille, et prit plaisir à trouver ses différents points sensibles.

Toutefois, la jeune russe fut incapable de se concentrer au bout de quelques minutes de ce duel, son partenaire ayant décidé d'intensifier ses assauts jusqu'à ce qu'elle soit incapable de faire autre chose que profiter de chaque vague de plaisir montant. Une ultime déflagration nerveuse l'envoya dans les étoiles, et il lui fallut plusieurs instants pour être de nouveau capable de raisonner. Entre deux regards de désir pur vers Alfred, elle eut le temps de penser que les orgasmes masculins faisaient bien pâle figure à côté du ressenti féminin.

- Ça t'a plu ? demanda innocemment l'américain.

- Il faut vraiment que je réponde ? répliqua-t-elle en le dévorant des yeux.

- Si tu ne réponds pas, menaça Alfred, je recommence jusqu'à ce que tu me le dises.

- Désolée, mais j'ai autre chose en tête, fit la jeune femme avec un sourire taquin.

Elle se positionna de façon à empêcher l'américain de pouvoir recommencer à la distraire et commença toute une série de caresses et de va-et-viens sur son sexe. Hors de question pour la jeune femme de laisser tout le contrôle de leur première fois à son petit-ami. Celui-ci se laissait d'ailleurs faire et s'était totalement allongé pour mieux profiter de ce que sa partenaire lui faisait. Après un mouvement particulièrement aguicheur, il se remit à balader une main dans les cheveux et sur le corps d'Anya. Elle remarqua le geste et eut un petit sourire mutin, avant de mettre en oeuvre l'idée qu'elle venait d'avoir. S'il pensait pouvoir reprendre la direction de leurs ébats, il se trompait lourdement et elle allait le lui faire savoir très vite. La russe se positionna de façon à davantage le coller, et entreprit de déposer une série de baisers papillons sur le cou et le torse d'Alfred, en se dirigeant vers des zones de plus en plus bas.

Un premier coup de langue sur son sexe fit frissonner l'américain. Il ne pensait pas qu'elle voudrait faire ce genre de choses dès la première nuit, mais il n'allait certainement pas refuser. Sauf que deux minutes plus tard, il comprenait de quelle genre de surprise sa petite amie avait parlé. Elle jouait avec son plaisir comme un chat avec une souris, le rendant tour à tour haletant et fou de désir, sans jamais complètement le prendre en bouche, mais en lui faisant parfaitement comprendre qu'elle pouvait le faire n'importe quand.

- Please... finit-il par dire.

- Mmm... envie d'avoir la suite ?

- Yes !

Un fin sourire étira les lèvres d'Anya. Elle avait réussi à le rendre assez désireux pour qu'il lui demande carrément d'aller plus loin. Pas tout à fait encline à céder facilement, la jeune femme joua encore une vingtaine de secondes avant de prendre d'un coup tout le membre dressé. Le gémissement de plaisir surpris qu'elle arracha ainsi à Alfred la ravit, et elle s'appliqua à en obtenir d'autre en initiant des montées et descentes plus ou moins profondes. Ou plus ou moins serrées. Ou plus ou moins rapides. Tout ce qui comptait était son imprévisibilité pour que son amant ne puisse jamais deviner quel type de plaisir allait arriver. L'américain en question prenait son pied comme rarement et – bien qu'essayant de s'en empêcher – gémissait régulièrement de plaisir. Il fut tout juste capable de la prévenir en sentant monter son orgasme, et même là Anya ne se retira qu'au dernier moment pour ne pas avoir le sperme en bouche. Néanmoins, elle s'essuya symboliquement les lèvres avant de retourner s'allonger à côté de lui.

Alfred attrapa rapidement un mouchoir pour essuyer les traces restantes, et prit sa petite amie dans ses bras avant de l'embrasser fougueusement.

- Ça t'a plu ? demanda-t-elle avec un soupçon d'ironie dans la voix.

- You're gonna kill me.

- Quelle idée... à moins que tu ne parles de ta petite mort, ajouta-t-elle pour le taquiner.

- Et après c'est moi qui suis prétentieux !

- Je me mets au niveau, voilà tout, pouffa Anya avant de l'embrasser tendrement.

L'américain grogna vaguement pour la forme, puis se tut quelques instants pour profiter du câlin.

- Dis... finit-il par demander.

- Moui ?

- Tu serais partante pour un deuxième round ?

- Avec plaisir, déclara Anya les yeux plein de feu.

Elle aussi avait envie de plus, et elle se mit immédiatement à reprendre des séries de caresses pour rallumer son partenaire, à qui il ne fallut d'ailleurs que quelques minutes pour bander de nouveau. Ils continuèrent à s'allumer mutuellement pendant quelques minutes avant qu'Alfred se rappelle in extremis d'un petit détail et grimace.

- Heu... désolé de couper le moment mais... tu prends un contraceptif ?

- Pilule et je fais régulièrement des analyses de sang.

- Moi aussi pour les analyses.

Petit mensonge, mais c'était plus pratique qu'expliquer qu'une nation ne connaissait pas vraiment le problème des MST, et que son absence de rapport sur les dernières semaines garantissait qu'il ne pouvait en aucun cas être porteur de ce genre de choses.

- Donc... pas besoin de préservatif ? demanda-t-elle en hésitant.

- En théorie non, mais ça me dérange pas d'en mettre si tu veux.

- S'il te plait. Je préfère être... prudente avec ça.

- Pas de soucis princesse !

Et il tendit le bras pour ouvrir un tiroir de sa table de nuit et attraper ce qu'il fallait. Il l'enfila rapidement et se positionna au-dessus de la jeune femme qui écarta légèrement les cuisses pour qu'il puisse venir se poser plus facilement. Alfred se pencha doucement jusqu'à pouvoir embrasser sa partenaire, et commença lentement à la pénétrer. Il mourait d'envie d'y aller plus fort, mais se contenait pour lui laisser le temps de s'habituer. Quand enfin il fut entièrement entré, il dut encore se retenir pour commencer à bouger doucement. Il n'était pas habitué à ce que ce soit aussi serré autour de son sexe et si ça n'en était que meilleur pour lui, ce n'était pas forcément aussi simple que ça pour Anya. Celle-ci était totalement fixée sur son ressenti, et se demandait quelle tête aurait fait l'américain si elle lui avait annoncé que c'était sa première fois en tant que femme... Et bordel qu'est-ce que c'était bon. Un peu douloureux au début, mais terriblement bon après. Les lents allers-retours d'Alfred en elle étaient autant de décharges nerveuses et de vagues d'endorphines. La russe eut très vite envie d'accélérer le mouvement, mais visiblement ses mouvements de bassin pour accompagner son amant n'étaient pas des messages assez explicites.

Une main sur la nuque, l'autre sur le dos, Anya plaqua son américain contre elle en l'embrassant pendant que ses jambes s'accrochaient autour de ses hanches.

- Tu pourrais... mmm... te lâcher un peu plus... tu sais...

- Pas envie de te faire mal...

- Please ?

Après tout, au diable son complot pour l'instant, songea-t-elle. Elle allait simplement être une personne en train de faire l'amour avec un mec attentif à ses envies, foutrement bien gaulé et délicieusement doué... Le mec en question en se fit pas davantage prier et accéléra son rythme. Alfred se redressa un peu, et inclut quelques modifications dans leur position afin de trouver plus facilement un moyen de lui rendre le plaisir qu'elle lui donnait en l'accompagnant dans ses mouvements.

Pendant un temps dont la durée leur sembla très floue, ils continuèrent à s'embrasser, se découvrir, se toucher, s'explorer, essayer d'autres positions et finalement s'allonger ou plutôt s'affaler après un dernier orgasme. Ils se réfugièrent bien vite dans les bras l'un de l'autre, et profitèrent des instants de bonheur magiques que sont les moments partagés juste après l'amour. Alfred regarda en silence Anya se blottir contre lui, visiblement en train de s'endormir. Elle avait les cheveux complètement emmêlés, les yeux rougis et brillants, quelques marques ici et là et ils étaient tous les deux en nage, mais il la trouvait encore plus belle que d'habitude. Sans se poser plus de questions, il la serra dans ses bras et l'embrassa sur le sommet du crâne, avant de murmurer une phrase si bas qu'elle ne l'entendrait certainement pas.

- I love you.

Qu'elle ait entendu ou pas, elle se blottit encore davantage contre Alfred et il fut rapidement évident que la jeune femme s'était endormie. Avec un sourire à la fois attendri et fier, il la câlina quelques minutes avant de sortir discrètement du lit. Une fois sorti, il attrapa la couette et la posa doucement sur Anya pour qu'elle n'ait pas froid, avant de récupérer un caleçon propre et d'aller prendre une douche. Il en sortit rapidement et observa l'homme qui lui faisait face dans le miroir. Pour la première fois depuis un moment, malgré les marques de sommeil soigneusement maquillées et les quelques traces violettes un peu partout sur son corps, il vit quelqu'un d'heureux et put se sourire sincèrement à lui-même. L'américain passa vite fait grignoter deux ou trois choses en cuisine et retourna dans sa chambre à pas de loup. Le spectacle qui l'attendait le fit sourire plus largement encore. Anya avait agripé un oreiller en mode peluche et s'était enroulée dans la couette. Le plus doucement possible, il alla la rejoindre. Elle grogna un peu quand il récupéra sa part du tissu protecteur, mais il la prit dans ses bras et elle se calma aussitôt, retrouvant un sommeil paisible. L'américain ne tarda d'ailleurs pas à sombrer dans les bras de morphée à son tour.


Voilà... Bon je suis pas hyper hyper à l'aise, j'espère que ça vous a plu (pensez à vous protéger, on rigole pas avec ça). Si vous avez des conseils pour m'aider à m'améliorer dans ce registre, je suis preneuse, mais j'avoue que sur celui-là en particulier je veux bien savoir ce que vous en avez pensé.

Plein de crumbles pour vous !