Miou tout le monde !
Il neiiiiiiiige chez moi ! Comme à chaque fois, je perds environ dix ans d'âge mental mais on va dire que c'est pas grave. Et puis j'ai un chocolat chaud et des madeleines, donc tout va bien.
Bonne lecture !
Disclaimer : Je suis pas certaine qu'Himaruya soit du genre à aller faire le papillon dans la neige.
Le lendemain matin, Anya se réveilla la première, et se demanda franchement où elle était et ce qu'elle faisait dans ce lit qui n'était pas le sien. Quand elle se rappela les raisons de sa première question, sa deuxième pensée fut qu'elle était dans la merde. Et finalement, une inquiétude surpassa tout le reste. Combien de temps d'affilée pouvait-elle rester sous sa forme féminine ? En essayant d'attraper son portable, la russe se rendit compte qu'elle n'y arriverait pas, principalement parce que son téléphone était dans son sac, lui-même situé hors de la chambre. L'autre raison était qu'elle servait visiblement de peluche à un Alfred encore bien endormi. En se tortillant, la jeune femme finit par se retrouver face à l'américain et ne put s'empêcher de le trouver adorable.
Il avait l'air si détendu, si tranquille quand il dormait, qu'il aurait pu paraître inconcevable d'imaginer la même personne ultra énergique une fois réveillée. Sans réfléchir, elle voulut remettre en place une des nombreuses mèches folles qui cachaient ses yeux mais s'arrêta à la moitié de son geste en se rendant compte de ce qui se passait. Hors de question de s'énamourer du jeune imbécile hyperactif qu'elle devait ridiculiser. Alors oui ils avaient couché ensemble, oui elle avait adoré, mais c'était facilement explicable par l'excitation liée à la découverte d'une nouvelle sexualité. Un autre amant aurait fait le même effet. Russie ne tomberait pas dans un piège pareil, c'était bon pour les romans à l'eau de rose et les plans d'Hongrie. Le plus urgent était de savoir combien de temps elle pouvait rester dans son apparence féminine, et pour ça il fallait se lever sans réveiller le blondinet qui était à côté d'elle.
Trois minutes plus tard, elle était de retour dans la chambre après avoir envoyé un message pressant à Vlad. En voyant qu'Alfred dormait toujours paisiblement, Anya décida d'aller prendre une bonne douche avant de le rejoindre. Une fois sortie de l'eau chaude, elle découvrit que son américain s'était à peu près réveillé et l'attendait dans le lit. À peine fut-elle revenue qu'elle dut subir une attaque matinale connue sous le nom de câlin surprise.
- Bien dormi princesse ?
- Et toi marmotte ? le taquina la russe.
- Le héros n'est pas une marmotte ! protesta Alfred. Et puis c'est toi qui t'es endormie dans mes bras hier soir.
- Quand je me suis réveillée ce matin, tu te servais de moi comme d'une peluche !
- Je vois pas le rapport !
Le couple continua à se chamailler jusqu'à ce qu'une série d'embrassades y mette fin. Suivie d'assez près par un gargouillement d'estomac, lui-même suivi d'un rire moqueur puis d'un lever pour une mission petit-déjeuner.
-oOo-
Quelques heures plus tard, ils se baladaient de nouveau dans New York. Alfred mettait un point d'honneur à démontrer à Anya que la culture américaine était la meilleure du monde, quitte à remettre le nez dans ses vieux bouquins pour se rafraîchir la mémoire. Ils étaient retournés à Central Park, qu'ils connaissaient mais que les deux adoraient voir sous la neige, et étaient montés sur un petit pont en se tenant la main quand une voix les interpella.
- Tiens, salut Alfred !
Celui-ci eut juste le temps de penser "et merde" qu'un albinos plein d'énergie arrivait à leur hauteur, suivi d'un canadien plus modéré qui portait un ours en peluche aussi blanc que la neige environnante.
- Gilbert, Matthew, qu'est-ce que vous faites ici ? demanda-t-il un peu gêné tandis qu'Anya se rapprochait de lui.
- Franny et son rosbif sont venus squatter chez Birdie, donc on a préféré s'éloigner le temps qu'ils se réconcilient, ricana le prussien.
- Salut Al', fit Matthew embarrassé également.
- Salut bro...
- Hum hum... L'awesome moi voudrait pas être indiscret, mais qui est la charmante demoiselle qui se cramponne à ton bras ?
Gilbert avait l'air ravi de celui qui tient un scoop et veut avoir plus d'informations avant de le balancer au maximum de monde possible. Avec un soupir, Alfred prit les devants pour ne laisser filtrer que le minimum nécessaire avec des présentations sommaires.
- Gil', Mattie, le héros vous présente sa petite amie, Anya. Anya, mon frère Matthew et son copain Gilbert.
- J'aurais deviné pour Matthew, vous vous ressemblez vraiment beaucoup, fit-elle en souriant. Enchantée de vous rencontrer.
- Moi de même, fit Mattie en lui rendant timidement son sourire. Alfred m'a beaucoup parlé de toi.
- Oh vraiment ?
En parlant, elle s'était tournée vers l'intéressé qui trouva d'un coup un certain intérêt héroïque aux nuages qui passaient.
- Je m'offusque, l'awesome moi n'a pas été informé !
- Gil', on a tous le droit d'avoir une vie privée, Al' comme les autres, le raisonna le canadien.
- Mouais... Et donc, ça fait combien de temps que vous êtes ensemble ?
- Qu'est-ce qui n'était pas clair dans vie privée exactement ? répliqua Alfred.
- Hey, j'ai le droit de poser des questions !
- Oui, mais là non !
Alors que les deux continuaient à s'affronter tranquillement, Anya et Matthew les regardaient en souriant. Finalement, les deux couples se séparèrent sur un éclat de rire et très peu d'informations réellement échangées. Une fois éloignés, le canadien lança un regard à la fois consterné et agacé à son compagnon.
- Quoi ? demanda ce dernier.
- Laisse mon frère gérer son histoire comme il veut, d'accord ?
- Mais Birdie, j'ai rien fait de mal...
- Ose nier que tu comptais en parler à tout le monde.
- Ben...
- Voilà. Al' est heureux avec elle et c'est le principal, pas besoin d'en faire le scoop de la semaine. Et accessoirement, c'est une humaine, donc mieux vaut rester prudent.
- D'accord... Désolé Mattie, fit Gilbert avec un air de chiot abandonné.
Le canadien résista environ cinq secondes avant de rigoler et de l'embrasser, Kuma profitant de se retrouver au milieu pour récupérer un câlin.
- Je peux au moins en parler à Franny et Tonio quand même ? demanda innocemment l'albinos.
- Gil... autant me demander si tu peux le crier sur les toits.
- De toute façon ça se saura.
- Oui mais Al' le décidera lui-même et... Oh non.
- Quoi ?
- Je connais cet air sur ton visage.
- Quel air ?
- Ne me dis pas que c'est déjà fait.
- Que quoi est fait ?
- Gilbert, je te suggère d'arrêter immédiatement de me prendre pour un idiot. Tu as déjà envoyé un message à Papa et Antonio, pas vrai ?
- Ils ont le droit d'être au courant quand même ! Je pouvais pas leur cacher un truc pareil ! protesta le prussien.
- Al' va te tuer tu sais ?
- Il oserait pas... et puis Anya a l'air adorable, elle l'en empêchera, affirma Gilbert le plus sereinement du monde.
Matthew allait répliquer lorsque son portable vibra, lui indiquant un message qu'il ouvrit avant de le lire rapidement et de le faire lire à son compagnon.
- Alors... "La prochaine fois que je croise ton copain, il est mort". Heu...
- Tu disais donc ?
- Tu le laisserais pas faire, pas vrai ?
- L'empêcher de te tuer, oui. Par contre, laisser passer un ou deux coups parce que tu as révélé sa relation alors qu'il ne voulait pas encore en parler, là c'est autre chose... menaça le blond.
- Pitié Birdie, tu sais bien que je pouvais pas résister et qu'un seul de ses coups peut foutre un bison par terre ! fit Gilbert en se mettant à genoux dans la neige.
- J'y réfléchirai... Si tu arrives à te rattraper pour cette bourde.
- Tu peux compter sur l'awesome moi !
-oOo-
Un peu plus tôt, Francis et Arthur étaient en pleine engueulade lorsque le français reçut un message de Gilbert et s'interrompit un instant pour regarder son téléphone.
- Bloody frog ! How dare you !? Look at me when I speak to you !
- Deux minutes mon lapin, juste le temps de... Oh !
Il eut un air si ébahi qu'Arthur arrêta de crier pendant trois bonnes secondes.
- Alors là pour du scoop... Alfred est en couple !
- QUOI ? rugit l'anglais. Qui ose s'en prendre à mon bébé !?
- D'après Gilbert, c'est une humaine qui s'appelle Anya, qui a un léger accent russe et qui est très jolie.
- Une... humaine ? Alfred sort sérieusement avec une humaine ?
La colère avait nettement fait place à la surprise dans la voix de l'anglais.
- Il semblerait, pouffa le grand blond. Je lui demande tout de suite confirmation, ajouta-t-il en pianotant sur son portable.
- Si c'est le cas, il va falloir le briefer sur le danger des relations nation/humain, et vérifier s'il est vraiment sûr de cette fille, et s'il lui a déjà parlé de son statut de nation, et...
- Thuthur, mon lapin en sucre adoré que j'aime, on va d'abord juste vérifier que ce n'est pas une blague de Gil.
- Mouais. And I'm not your bloody rabbit !
- Mais oui mon lapin. Tiens j'ai une réponse.
- Qu'est-ce qu'il dit ?
- Qu'il va tuer Gilbert et qu'il espère qu'on ne va pas lui faire un sermon à la Ludwig sur les relations nation/humain, rigola Francis.
- Grmbl... Il faudra quand même qu'on la rencontre.
- Laisse-lui le temps, mon chéri. Il nous la présentera quand il se sentira prêt.
- Mouais. Je vais quand même lui faire quelques rappels, déclara le mage en sortant son propre portable.
- Si tu veux, en attendant je vais nous faire de quoi manger pour ce soir.
- On a pas fini notre dispute, stupid frog !
- J'ai plus très envie de la continuer après une nouvelle pareille, je préfère être heureux pour notre fils.
- C'est fourbe ça, grinça l'anglais.
- Digne de toi, mon lapin, répliqua le grand blond en lui envoyant un baiser.
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui^^
Comme d'habitude, j'espère que ça vous a plus, laissez un ptit mot pour le dire ou dire que vous aimez les chatons, et on se retrouve mercredi.
Plein de madeleines pour vous !
