Miou tout le monde !

Hetalia c'est bien, les révisions c'est chiant. Je vous laisse deviner vers quoi mon cerveau se tourne donc en ce moment...

Rien à voir mais j'aime les chats. Et le chocolat. Je propose donc de faire des chats en chocolat pour apporter la paix dans le monde.

Bonne lecture !

Disclaimer : Himaruya est le dieu qui a inventé et possède Hetalia, je ne suis qu'une prêtresse de cette religion.


Alfred grinçait des dents en continu ou presque alors qu'il recevait des messages d'à peu près toutes les nations qui demandaient la confirmation de sa relation. À côté de lui, Anya semblait beaucoup s'amuser de ses réactions. Elle avait elle-même reçu un message après lequel elle avait poussé un léger soupir de soulagement. Au bout du quinzième message, Alfred commença pour sa part à crier un bon coup.

- Bordel mais qu'est-ce qu'ils ont tous à vouloir savoir si oui ou non je suis avec quelqu'un !

- Il faut croire qu'un héros séducteur qui se case, ça surprend pas mal de gens, glissa la jeune femme en souriant.

- Mais c'est ma vie privée !

- Tant qu'il ne s'agit que de dire officiellement que tu es avec moi, ça ne devrait pas te poser de problèmes non ?

- Non, bien sûr que non, mais j'aurais préféré choisir moi-même quand et comment je l'annonçais, protesta l'américain boudeur.

Avec un sourire attendri, la russe saisit son menton et l'embrassa avec douceur.

- Tout va bien se passer. C'est pas plus grave que mettre l'option en couple sur un réseau social. Et puis ce n'est pas comme si je devais faire un repas avec ta famille le weekend prochain, rigola-t-elle.

- Heu... alors à ce sujet...

- Dis-moi que tu plaisantes.

- Ben... mes parents... sont très curieux de te rencontrer.

- Tout de suite ça change la donne... ça ne fait même pas trois mois qu'on se connaît, ça me semble un peu précipité.

- Je te le fais pas dire. T'inquiète princesse, le héros s'occupe de le retarder jusqu'à ce que tu te sente prête !

- D'ici un siècle ou deux ça devrait être bon, j'imagine, ironisa Anya.

Après quelques minutes de discussion supplémentaires, ils décidèrent de rentrer chez Alfred.

- Bon, on a le choix entre jouer, regarder un film, ...

- Jouer m'irait bien.

- Jouer à quoi alors ? demanda l'américain.

- Un jeu un peu spécial auquel on a joué hier soir, qu'est-ce que tu en penses ? fit-elle en le tirant par le col pour l'attirer vers la chambre.

- Je crois, répondit-il en se dégageant pour la prendre dans ses bras, que ça fera parfaitement l'affaire...

Et il referma la porte d'un coup de pied.

-oOo-

Quelques jours plus tard, alors qu'Anya était rentrée à Moscou, un nouveau meeting international avait lieu. Le premier depuis l'annonce que l'américain était en couple, et il s'attendait au pire. Rien que l'arrivée dans la salle le lui confirma, quand il vit que sa place avait été repeinte en rose et des petits coeurs dessinés sur sa table. Il hésita une minute entre le BTT ou Pologne comme coupable possible, et finalement fusilla tout le monde du regard avant de s'asseoir ostensiblement sur la chaise voisine. Son attitude indiquait clairement que la première personne qui tenterait de l'emmerder davantage se prendrait une grosse baffe en pleine figure. Ayant appris la veille que Trump avait officiellement lancé la construction de son foutu mur sans le consulter l'avait déjà pas mal énervé, et le fait de savoir qu'il allait devoir rejouer les abrutis avait achevé son reste de bonne humeur. Gilbert s'avança vers lui, mal à l'aise et poussé par une crosse de hockey très menaçante dans son dos.

- Salut Alfred, alors heu Birdie m'a forcé... enfin demandé... enfin je veux dire que je suis censé présenter... Fin bon c'était pas awesome de parler d'Anya à tout le monde.

- T'inquiète Gil, je comptais en parler bientôt de toute façon.

- Cool que tu le prennes comme ça, Mattie avait l'air de penser que tu...

Le reste fut interrompu par un magistral coup de poing dans l'estomac qui envoya l'albinos valser à l'autre bout de la pièce. Debout, des éclairs dans les yeux, Alfred s'adressa à la cantonade avant que quiconque réagisse.

- Mais la prochaine personne qui se mêle des affaires privées d'un héros se prendra bien pire que ça. Là j'y suis allé cool parce que tu es le copain de mon bro, la prochaine fois je me retiendrai pas.

La totalité des personnes présentes dans la pièce déglutirent difficilement en se rappelant qu'elles avaient quasiment toutes voulu savoir si la rumeur était fondée. Après un hochement de tête approbateur, Matthew alla redresser Gilbert qui se tenait les côtes. Lui n'avait clairement pas eu l'impression que l'américain avait retenu son coup, mais préféra ne pas insister. Un Alfred énervé, ça peut faire beaucoup de dégâts en très peu de temps, et il n'y a quasiment qu'une seule personne qui ose le provoquer quand il est dans cet état.

- Kolkolkol... On dirait que ça ne t'a pas calmé de te trouver une fille de chez moi. Enfin, peut-être que sur long terme elle arrivera à te dresser.

Une moitié de salle eut de nouveau du mal à déglutir, tandis que l'autre devenait toute blanche. Alfred eut un sourire déformé, et s'exprima calmement. Très calmement. Trop calmement.

- Je conseille à tout le monde de changer de salle. Maintenant.

En moins de deux minutes, la salle était évacuée et même Ludwig attendit d'être dans le couloir pour protester de la complexité de trouver une autre salle disponible.

-oOo-

Quand une heure plus tard Alfred et Ivan sortirent de la salle, les deux nations avaient du sang un peu partout sur leurs vêtements et plusieurs fractures. Sans compter des regards fous de rage qui indiquaient qu'ils auraient bien continué, si un groupe militaire armé n'était pas intervenu en pensant à un attentat. Il avait alors fallut expliquer que non ils n'étaient pas des terroristes, oui ils étaient des représentants, et que seul l'autre avait besoin de soins. Une fois franchie la porte de l'infirmerie spéciale que le bâtiment mettait à disposition des nations, les deux réussirent à se taire quelques instants pour être examinés. Ou plutôt Siobhan, qui avait dû venir exprès pour s'assurer qu'ils se laisseraient soigner, leur cria dessus bien plus fort jusqu'à ce qu'ils se calment un minimum. Aucun des deux n'était assez fou pour énerver trop longtemps l'ancienne reine des sorcières qu'était la représentante irlandaise. Manque de chance ou petite vengeance de la seule femme de la fratrie Kirkland, ils furent obligés l'un comme l'autre de rester immobiles pendant une heure, le temps que la majorité de leurs fractures se remette et que le sang perdu se reconstitue. Pour s'assurer qu'ils resteraient bien allongés sur les lits de l'infirmerie, elle leur avait carrément lancé un sort d'immobilité et était retournée en réunion avec un petit sourire satisfait. On ne lui faisait pas quitter un débat sur les droits de l'enfance sans en payer le prix fort, non mais.

Par contre, ils pouvaient parler. Alfred rompit le silence au bout d'une demi-heure.

- T'es un enfoiré, ruskof.

- Tu n'es pas vraiment un enfant de choeur non plus.

- Au moins moi je respecte la vie privée des autres !

- Dixit celui qui remettait une vingtaine de caméras chez moi toutes les semaines dans les années soixante-dix...

- On était en pleine guerre froide abruti, ça compte pas. En plus tu les virais.

- Si tu avais tant que ça envie de me voir, tu pouvais venir dans mon bureau.

- J'avais pas envie de te voir. J'ai toujours pas envie de te voir.

Le russe soupira. Comment un seul individu pouvait-il à la fois être un gamin prétentieux et arrogant avec qui il était impossible d'avoir un débat construit, et un ange de patience, d'écoute et de réflexion ?

- Et dire que c'est une russe qui t'a tapé dans l'oeil... La vie est toujours pleine de contradictions.

- Laisse ma copine en dehors de ça, menaça Alfred.

- Je n'avais pas l'intention de lui faire du mal. Trop facile et franchement pas assez drôle.

- Vaut mieux pour toi que tu lui foutes la paix.

- Mais c'est qu'il est vraiment amoureux, le petit capitaliste...

- Moi j'ai plus de coeur qu'un iceberg, dude. Ou qu'un caillou.

Ivan se sentit piqué au vif par la remarque. Pas de coeur ? Bien sûr que si, simplement il le protégeait bien. Les rares fois où il avait ressenti plus que de l'attirance dans une relation lui avaient appris que mieux valait enfouir ses sentiments. Aimer, c'était mettre en danger deux personnes.

- Félicitations, tu t'es créé tout seul une faiblesse inutile, répliqua-t-il.

- Le genre de faiblesse inutile qui a déjà fait gagner des guerres, si j'en crois les cinq derniers siècles...

- Par exemple ?

- Si Tino a réussi à te botter le cul pendant la guerre d'hiver, ça a été en bonne partie grâce au soutien de Berwald, répondit Alfred avec un sourire moqueur.

- Je te rappelle qu'à la fin j'ai gagné et que c'est lui qui a cédé à mes exigences, fit Ivan après une légère grimace.

- Oh c'est vrai, il a juste montré que tes tactiques étaient mauvaises, et tes pertes ont été cinq fois supérieures aux siennes alors qu'il n'était pas préparé. Sans parler des prisonniers, des chars, des avions, des blessés...

- Et quatre ans plus tard, on était dans le même camp toi et moi pour mettre l'Allemagne à genoux. Sachant que ce sont mes soldats qui ont dû reconquérir toute l'Europe de l'Est.

- Tu parles d'un cadeau, ricana l'américain. Ils ont juste changé de dictature.

- Une dictature, comme tu y vas, sourit Ivan en se remémorant ses années de gloire. Et ne vas pas me faire croire que tu n'as pas aimé t'opposer à moi dans les années qui ont suivi.

- Sur la fin c'est devenu trop facile, dude. Tu devenais trop prévisible et tes dirigeants tenaient plus la route.

- Tu veux qu'on parle de Trump et de sa charmante visite à Poutine ? lança Ivan du tac au tac.

Alfred grimaça. Il oubliait constamment qu'il ne pouvait plus se moquer des dirigeants des autres avec celui qu'il avait.

- Nan, lui je suis toujours convaincu que c'est une mauvaise blague de mon pote extraterrestre.

- On verra ça quand il se fera réélire.

- Hors de question que ce trou du cul fasse un deuxième mandat. Je le buterais moi-même.

- Comme si tu allais vraiment le faire, sourit Ivan. Remarque, c'est vrai que tu as tellement besoin que tout le monde te regarde. Ce serait un magnifique moyen d'attirer l'attention.

- Va te faire foutre.

- Décidément c'est une idée récurrente chez toi.

- Y a qu'à toi que ça fait envie, ruskof.

- Il y a au moins à moi, tu veux dire, nuança le russe.

- Même pas en enfer.

- Allons... on sait tous les deux que le désir et l'affrontement sont très liés. Et je t'assure que tu adorerais t'envoyer en l'air avec moi.

- Je te foutrais une beigne avant que tu poses un doigt sur moi. Va vraiment falloir que tu te trouves quelqu'un d'autre pour tes fantasmes.

- Oh tu sais, rien que trouver quelqu'un qui n'a pas peur de moi, c'est déjà un exploit alors je reste raisonnable. Et puis je suis beaucoup plus calme depuis quelques années.

- Je suis pas une récompense pour tes efforts ou ta bonne conduite, espèce de taré !

C'est à ce moment que Matthew entra, accompagné de Siobhan qui venait vérifier que la majeure partie des problèmes médicaux était bien réglée. En tant que seule personne ou presque qui ne serait pas blessée par les deux autres, le canadien avait proposé de l'accompagner pour remettre les deux en liberté. Il soupirait déjà dans le couloir en les entendant. Lui savait qu'Ivan avait énormément désiré son frère après la seconde guerre mondiale. Le fait qu'ils aient été les deux grands de cette planète et leur affrontement inévitable n'avait fait que renforcer cette attirance. Mais Alfred avait ri quand finalement Ivan était tombé. Il avait ri de sa défaite, piétinant par là la moindre chance que le russe lui pardonne jamais vraiment cette humiliation. Matthew se souvenait s'être interrogé plus d'une fois sur les réels sentiments de son frère pour le russe. Autant pour Ivan, il était certain, autant Alfred... il doutait. Lui qui connaissait son jumeau par coeur, il ne savait pas trop comment son frère voyait son ami sous la couche de mépris, de colère et d'amusement qu'il arborait quotidiennement. Avec le temps, les choses auraient pu s'améliorer, mais ni l'un ni l'autre n'avait pu ou voulu se détourner de l'image d'ennemi qu'ils avaient gardé.

Siobhan prit deux secondes pour les fusiller du regard avant d'annuler son sort. Elle les avertissait silencieusement mais clairement de ne pas recommencer à se battre dans l'immédiat. Dès qu'ils furent libre, Matthew joua son rôle de diversion parfaite.

- Al', daddy et papa t'attendent en haut, ils veulent voir si tu vas bien. Ivan, tu as deux minutes pour un café ? On ne reprend la réunion que dans vingt minutes.

L'américain s'en alla rassurer ses parents – et probablement tout l'immeuble avec – et le russe accompagna calmement Matthew à la machine à café, sous le regard appréciateur de la rousse. Elle avait moins de mal à remarquer la présence de son neveu ces derniers temps et s'émerveillait de le voir épanoui... et aussi bon manipulateur. Le sang Kirkland, ça ne ment pas ! Alors combiné avec la séduction et le charme naturel de Francis, pas étonnant qu'il ne manquait à ce petit que de l'assurance pour devenir quelqu'un de redoutable. Et puis, songea Siobhan en rangeant deux ou trois choses machinalement, qui pourrait sincèrement se méfier de cette adorable nation qui se promenait partout avec un ours en peluche dans les bras ?


Voilà voilà... ça se sent que j'adore Mattie ?^^

Sinon je sais que je ne le dis pas souvent, mais un immense (genre giga énorme) merci à tous ceux qui prennent le temps de lire/reviewer/follower/favoriter (barrer mentions inutiles) les bêtises qui sortent de mon cerveau. Je vous aime.

Plein d'éclairs au chocolat pour vous !