Miou tout le monde !

Aujourd'hui je poste assez tôt parce que ma journée va être chargée, j'ai pas beaucoup de temps pour écrire mes messages de début/fin alors je vous fait plein de bisous et je m'en vais vagabonder dans la pampa à la recherche d'une licorne arc-en-ciel qui me ferait des cookies.

Bonne lecture !

Disclaimer : Si Himaruya trouve une licorne, ça me fera un truc de plus à lui piquer.


À la machine à café – rapidement désertée à l'arrivée du russe – Matthew tentait de raisonner Ivan en douceur.

- Tu y es peut-être allé un peu fort avec Alfred.

- Tu trouves ? répliqua l'autre avec son gentil sourire.

- Je plaisante pas, il y a déjà tout le monde qui lui tombait dessus à cause de sa relation... tu n'étais pas obligé de t'y mettre aussi.

- Au contraire Matve, je me devais de lui faire également des félicitations. Sans compter qu'apparemment sa dulcinée vient de chez moi. De quoi aurais-je eu l'air si j'étais resté sans rien dire ?

Évidemment, songea Matthew, il fallait encore que leurs foutus egos d'adversaires ressortent dans ce genre de moment.

- Tu sais... je pense qu'Alfred ressent quelque chose d'assez fort avec cette fille, et que c'est pour ça qu'il réagit aussi mal. C'est la première fois en plusieurs décennies qu'il s'attache autant à quelqu'un, alors s'il te plait, laisse-le être heureux.

- Comment veux-tu que je le laisse tranquille quand il me fait un cadeau pareil ?

- Peut-être... hésita le canadien. Peut-être que ça te permettrait de complètement tourner la page de votre affrontement.

Ivan se tendit imperceptiblement. Matthew avait ce don de deviner juste lorsqu'il se mettait à sonder une personne. Il détourna donc légèrement le sujet.

- Le problème vois-tu, c'est que ton frère refuse autant que moi de passer à autre chose et ça ne m'a pas l'air près de changer.

- Je pense qu'avec Anya, il devrait y arriver.

- Tu as déjà rencontré sa chère et tendre ?

- Une fois oui.

- Elle est aussi jolie que Gilbert le prétend ? s'enquit le russe avec un sourire.

- Franchement, fit Matthew gêné, je trouve qu'elle est très mignonne. Et puis ils ont vraiment l'air heureux ensemble. Il suffit de voir comment chacun des deux regarde l'autre quand ils ont le dos tourné.

- Voyez-vous ça... Il sait ce qu'il risque à sortir avec une humaine ?

- Je pense que oui, et puis s'il avait le moindre doute, ajouta le canadien en pouffant, daddy l'a noyé de recommandations en apprenant la nouvelle. Mais je pense qu'il ne va pas tarder à lui révéler son statut de nation.

- Il me tarde de voir ça, murmura Ivan.

Et les deux amis se turent, chacun retournant à ses pensées. Sans le savoir, Matthew venait de donner une idée à Ivan. Si Alfred révélait vraiment sa nature à sa bien-aimée, ça signifierait qu'il lui accordait une confiance quasi totale. Ce qui ferait une occasion parfaite pour révéler la supercherie et faire le maximum d'effet. Il empêcha de justesse un sourire cruel de se dessiner sur son visage et recomposa rapidement son adorable allure de nounours. Il entra dans la salle de réunion en écrasant impitoyablement la petite étincelle de bonheur mental que la phrase de Matthew avait fait naître dans son esprit. Il n'avait eu ce regard attendri pour l'américain que parce qu'il devait jouer le rôle de la petite amie parfaite aux yeux de son frère. En aucun cas il n'avait ressenti quoi que ce soit de sincère. Il n'y avait qu'Alfred qui était sous son charme sans s'en rendre compte, leur relation était bâtie sur un mensonge et les sentiments de l'américain ne trouvaient aucun écho en lui. Ils ne pouvaient pas en trouver.

-oOo-

La fin du mois de décembre approchait, et avec elle l'habituelle frénésie des préparatifs de Noël. Même des êtres agés de plusieurs siècles n'y coupaient pas, et les nations comme les humains se ruaient dans les magasins, commandaient en ligne et prévoyaient leurs listes de courses diverses et variées. Le nombre de blagues et divertissements aussi variés qu'improbables augmenta également de façon significative pendant les réunions, si bien que les trois derniers jours précédant la fêtes furent déclarés plus ou moins fériés. Alfred n'avait toujours pas présenté Anya à ses parents, mais évoquait de plus en plus à son frère la possibilité de lui révéler sa nature un peu particulière.

Le couple avait communément décidé de fêter Noël chacun de son côté dans sa famille, mais de se retrouver à New York pour le nouvel an, Alfred insistant sur le fait qu'il n'y avait pas mieux que Time Square pour fêter la nouvelle année. Finalement, la russe se laissa convaincre et ils convinrent d'en profiter pour s'offrir leurs cadeaux à ce moment-là.

-oOo-

Aperçu du Noël côté Alfred.

Océane (horrifiée) : C'est super bon Francis, mais pourquoi tu as encore mis des escargots ?

Francis (amusé) : Des fois qu'un d'entre vous se mette à aimer ça.

Arthur (ronchon) : Personne n'aime ce genre d'horreur, frog !

Alfred (mort de rire) : Daddy, c'est l'inventeur de la jelly qui dit ça ?

Gilbert (moqueur) : Sinon on reparle carrément de tes scones, rosbif.

Matthew (blasé) : ça vous dit qu'on passe au plat principal ?

Aperçu du Noël côté Ivan.

Natalya (énervée) : Comment ça tu n'es pas là pour le nouvel an grand frère ?

Katya (fatiguée) : Pour une fois qu'il va aller passer un bon moment avec d'autres personnes que nous, laisse-le faire petite soeur.

Ivan (décidé) : De toute façon c'est déjà organisé !

Eduard (gêné) : Si tu veux on peut le passer ensemble Natalya ?

Raivis (terrorisé) : ça vous dit qu'on passe au plat principal ?

-oOo-

New York, Time Square, 31 décembre, 22h30. Encore plus illuminé et blindé de monde que de coutume, le quartier new-yorkais débordait de rires et de joie à l'approche du changement d'année. Le couple ne faisait pas exception et ils s'amusaient beaucoup à se raconter comment leurs Noëls respectifs s'étaient déroulés. Ils déambulaient un peu partout, s'immergeant dans l'ambiance festive sans même vraiment ressentir le froid. Vers onze heure et demie, Alfred réussit par miracle à trouver un coin moins fréquenté et moins bruyant que l'avenue principale, avec en plus un endroit où s'asseoir de façon presque correcte. Après encore quelques échanges sur la démesure américaine dès qu'il s'agissait de fêter quelque chose, ils échangèrent leurs présents. Alfred découvrit avec surprise une ravissante boîte de biscuits à l'air très appétissants et interrogea sa petite amie du regard en en croquant un.

- Ils sont typiques de mon pays, expliqua-t-elle en rougissant légèrement. Je ne savais pas trop ce qui te ferait plaisir, alors je me suis dit que si je te faisais un assortiment de biscuits maisons, tu pourrais en profiter sans te demander quoi en faire...

- C'est super bon ! Merci beaucoup, ajouta-t-il en l'embrassant.

Anya sourit en voyant que le cadeau avait vraiment touché Alfred. Elle essuya rapidement quelques miettes au coin de ses lèvres. Puis la jeune femme se pencha sur son propre cadeau, une petite boîte joliment enveloppé. À l'intérieur, elle trouva un écrin renfermant un pendantif argenté, avec une petite améthyste incrustée au centre.

- Il est magnifique... souffla-t-elle.

- Il peut s'ouvrir sur le côté, ajouta Alfred en rougissant à son tour.

La russe fit jouer un petit mécanisme et découvrit deux photos d'eux, une de chaque côté. L'une avait été prise à Moscou, et l'autre à New York. Sur celle de droite, ils s'embrassaient sous la neige, et sur celle de gauche ils regardaient l'appareil en riant.

- Ça te plait ?

- Il est absolument superbe. Merci beaucoup.

- Un héros fait forcément un super cadeau à sa chérie !

- Le héros a visiblement eu peur que ça ne me plaise pas, le taquina-t-elle.

- Absolument pas, menti Alfred. Un héros n'a jamais peur !

- Mais bien sûr...

Ils se chamaillèrent encore quelques instants, puis Alfred prit une grande inspiration avant de se lancer.

- Au fait, avant qu'on retourne sur l'avenue principale... J'ai quelque chose d'important à te dire.

- Ah ? Quoi ?

- Je... ça concerne ce dont le héros n'a normalement pas le droit de parler, mais je te fais confiance.

- Tu me fais un peu peur là... Je t'écoute.

- Alors, tu vois toutes les nations dans le monde ?

- Jusque là je te suis, répondit-elle avec ironie.

- Et bien, chaque nation est incarnée par un représentant, expliqua Alfred un peu nerveux. En gros, une personne qui va être la nation. Ça confère un statut un peu spécial, comme une guérison d'à peu près n'importe quoi ou être immortel tant que son territoire et son peuple existent.

- Je vois... Et donc ?

- Ben... je suis l'incarnation des Etats-Unis d'Amérique. C'est pour ça que je suis aussi proche du pouvoir alors que j'ai encore l'air vachement jeune. Et les autres gens avec qui je bosse sont les incarnations des autres pays du monde.

Anya resta silencieuse quelques instants. L'occasion qu'elle attendait était là. Le moment fatidique était arrivé.

- Je vois... déclara-t-elle lentement. Donc tout ce que tu m'as raconté sur tes collègues étrangers, concerne en réalité les autres nations.

- C'est ça. Ça... ça te pose un souci que je sois un peu... spécial ?

- Oh, à moi ça ne m'en pose aucun, répondit-elle avec lenteur.

Son ton se faisait plus doux, presque trop calme. Dans la tête d'Alfred, une alarme se mit inconsciemment à sonner. Quelque chose clochait dans sa réaction.

- J'imagine que le russe est vraiment comme tu l'as décrit ?

- Mot pour mot... du moins selon moi, nuança-t-il. Pourquoi tu me demandes ça ?

- Pour savoir, tout simplement... Tu m'embrasses ? demanda-t-elle avec un grand sourire.

Il refusa de réfléchir et l'embrassa. Pourtant, son alarme mentale sonnait de plus en plus fort. Le ton, le sourire, ce regard qu'il était sûr d'avoir vu ailleurs tout d'un coup.

- Anya... je... j'ai l'impression qu'il y a quelque chose de bizarre.

- Oh voyons, qu'est-ce qui peut te faire penser ça ? demanda-t-elle d'une voix suave.

Ces intonations. La façon de formuler la phrase. Son instinct lui hurlait qu'il y avait un danger.

- Je sais pas... ta façon de parler, elle a changé tout d'un coup... ton regard aussi... Il est différent.

- Il te rappelle quelque chose ? Ou... quelqu'un ?

Devant le silence de l'américain, elle pouffa, mais son rire sonna différemment. Un peu déformé. Assez proche d'un rire qu'il connaissait. Le cerveau d'Alfred fit le lien trop rapidement pour qu'il réalise ce qui se passait sous ses yeux, et son corps exprima des signaux de peur sans qu'il en ait conscience.

En voyant le léger voile d'inquiétude dans les yeux bleus de l'américain, Anya décida qu'il était temps d'assener le coup de grâce, avant qu'il ne comprenne complètement ce qui lui arrivait. Heureusement, elle avait prévu le coup et enfilé ses vêtements masculins, parfaitement cachés par son long manteau. Avec un grand sourire de nounours, elle prononça un mot en roumain.

- Prelucrare.

Et la transformation s'opéra.


Voilà voilà, bon ben comme j'avais dit j'ai pas le temps de rester (non non je suis pas en train de fuir du tout).

Je vous aime très fort et promis je suis presque pas du genre sadique en temps normal. Je vous ai dit que je vous aimais ?

Plein de cookies arc-en-ciel pour vous !