Miou tout le monde !
Décidément mes chapitres 17 sont pas joyeux hein... Sinon on a dépassé les 100 reviews. Enfin on. Surtout vous quoi. Je donne peut-être l'impression d'être calme en l'écrivant, mais je vous jure que dans ma tête c'est un grand huit incrédule et heureux^^' Alors merci merci merci merci et si j'écris pas 105 merci parce que c'est un peu long, sachez que le coeur y est. Pour la peine, je vous annonce officiellement que l'on a pas encore atteint la moitié de cette fic ! Donc vous allez encore en avoir pour un moment mwahahaha !
Tant que j'y suis, Freyja tu étais en guest donc ta réponse arrive ici : Je suis presque pas sadique (j'approuve le jeu de mot au passage). Presque. Et la suite... est là ^^
Bonne lecture !
Disclaimer : Pour autant que je le sache, Himaruya est toujours le seul, le grand, l'unique, le merveilleux, le fabuleux possesseur d'Hetalia.
Quelques secondes plus tard, Ivan se tenait face à Alfred, les yeux flamboyants et un sourire cruel sur le visage. L'américain était figé. Alors que le russe ricanait, il finit par articuler un mot.
- Pourquoi ?
- Pourquoi ? répéta Ivan.
Il plaqua Alfred contre le mur le plus proche sans que celui-ci, sous le choc, esquisse la moindre défense. Le russe rapprocha leurs corps, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus qu'un minuscule espace qui sépare leurs visages.
- Parce que je ne pardonne jamais une humiliation. Parce que tu m'as traité d'incapable et traîné dans la boue. Parce que tu m'as défié de pouvoir te tromper à nouveau. Et surtout, surtout, parce qu'au fond tu n'es qu'un gamin idiot et prétentieux qui pourrit le monde.
Il garda le contact visuel quelques instants supplémentaires pour être certain que chacun de ses mots s'était gravé dans la mémoire du petit capitaliste. Puis il s'éloigna d'un ou deux pas, savoura le regard de détresse infinie dans les yeux bleus et ricana de nouveau.
- Ça fait mal, pas vrai ?
Il n'eut aucune réponse. Pas grave, il n'en attendait pas. Un dernier regard de cruelle satisfaction et il tourna les talons pour rejoindre la foule, non sans une dernière réplique.
- Au fait, n'oublie pas tes biscuits et bonne année !
-oOo-
Alors qu'Ivan s'éloignait, Alfred restait dans un état second, plaqué contre le mur froid et humide à cause de la neige. Son corps et son cerveau étaient bloqués en état de choc. Il avait mal. Terriblement mal. C'était la seule chose qu'il arrivait à penser. La douleur, partout, déchaînée, hurlante, violente, destructrice. On lui aurait arraché le coeur de la poitrine qu'il aurait moins souffert. Finalement il tomba à genoux dans la neige boueuse du trottoir. Et dire qu'il croyait avoir connu le pire pendant la guerre de Sécession. Quelle douce illusion. Comment avait-il pu croire qu'il serait à jamais épargné par une peine de coeur ou la trahison d'un être cher ? La simple image d'Ivan se superposant à Anya lui donna envie de hurler. À la place, il se mordit le poing jusqu'à voir des gouttes rouges tomber par terre. Et même là, il fut incapable de ressentir une quelconque douleur physique. Il ne sentait que son coeur déchiré, broyé et piétiné en continu, laissant un vide béant et douloureux dans sa poitrine. Finalement, il se retrouva à vomir, son corps tentant vainement d'expulser physiquement le mal être immense qu'il ressentait intérieurement.
En sourdine, il entendit les gens crier une suite de chiffres. Un compte à rebours. Puis des hurlements, de joie, de fête, de bonheur partagé. Dans un soubresaut, son corps régurgita une deuxième fois en imaginant comment Anya et lui auraient dû se retrouver au milieu de la foule, à rire ensemble au passage de la nouvelle année. Et au lieu de ça... Alfred réalisa soudainement que des larmes ruisselaient sur ses joues. Il était à côté d'un boulevard blindé de gens, dans une ville avec plus de huit millions d'habitants, dans un des pays les plus peuplés du monde, mais jamais il ne s'était senti aussi seul. Seul avec une douleur tellement forte que son poing en sang et ses brûlures d'estomac ne représentaient que des broutilles. Il avait mal. Atrocement mal.
-oOo-
Loin de là, dans une ville canadienne, Matthew eut un étrange pressentiment. Quelque chose n'allait pas. Il ne savait pas pourquoi ni comment mais il sentait qu'il y avait un problème avec son frère. Gilbert n'étant pas disponible, il avait choisi de passer son nouvel an avec son peuple pour ne pas embêter Alfred, qu'il savait être avec sa petite amie. Et pourtant, il ne pouvait se défaire de son espèce de frisson dérangeant. Il tenta de se raisonner, puis envoya un message de bonne année à son jumeau. Si tout allait bien, il lui répondrait rapidement vu qu'il devait le passer à Time Square. Et puis Alfred répondait toujours rapidement. Cinq minutes passèrent. Puis quinze. Puis trente. Incapable de se défaire de son inquiétude, le canadien sauta jusqu'à New York pour rejoindre le couple.
Il avait juste besoin de se rassurer, de voir le sourire éclatant de son frère et celui plus doux d'Anya à côté de lui. Il pourrait toujours prétendre avoir eu envie de leur souhaiter la bonne année en vrai avant de s'éclipser. Une fois dans Time Square, il s'efforça de ressentir la présence de son jumeau et le chercha un peu partout. Au bout d'une heure, il commença à vraiment s'inquiéter. Alfred n'apparaissait nulle part et même avec leur lien particulier il n'arrivait pas à le sentir dans la foule. Mais il n'avait toujours pas répondu à son bonne année. Ni à ses deux autres messages.
Finalement, il s'engagea dans un coin de rue un peu à l'écart de l'artère principale pour souffler un peu. C'est là qu'il aperçut un homme par terre, en train de vomir tout ce qu'il avait dans les tripes. Encore un qui a trop forcé sur la bouteille, songea-t-il en grimaçant. Il allait repartir quand un détail attira son attention. Un mec qui a trop bu et qui vomit, c'est normal un soir de nouvel an. Avec le poing en sang, c'était déjà moins banal. Il pouvait au moins prendre deux minutes pour aller lui faire un bandage sommaire et éviter une infection. En se rapprochant, il sentit monter une vague de panique. L'homme par terre ne lui était pas inconnu. Pas avec ces cheveux blonds, cette veste d'aviateur et ces lunettes.
Matthew se rua vers son frère pour le prendre dans ses bras.
- Alfie ! cria-t-il en le prenant par les épaules.
Alfred fut incapable d'aligner deux syllabes cohérentes.
- Mais... Mais comment t'as fait pour être dans un état pareil ? Je croyais que tu étais avec Anya ?
Il n'eut pas le temps d'en dire plus que son frère s'effondrait dans ses bras en pleurant à gros sanglots. Choqué, Matthew le tint contre lui un moment, lui répétant des mots calmes. Puis il l'emmena le plus discrètement possible jusqu'à son appartement, et l'installa tant bien que mal sur le lit après l'avoir un peu nettoyé et lui avoir enlevé le gros de ses vêtements. Une bassine à côté du lit, le chauffage remonté, un gant frais à côté pour son front si jamais il en avait besoin, Matthew prépara tout ce dont son jumeau aurait pu avoir besoin. Jamais il ne l'avait vu dans un tel état. Quoi qu'il s'était passé, Alfred avait été dévasté.
Pendant deux jours, le canadien veilla sur son frère, qui alternait mauvaises périodes de sommeil avec crises de larmes et de vomissements. Il avait à peine pu boire et manger ce qui lui aurait fait un goûter en temps normal. Il n'avait pas parlé, ou presque pas, et les seuls mots qu'il avait prononcés n'avaient aucun sens. Finalement, l'américain revint un peu plus à lui le troisième jour. Suffisamment pour regarder son frère plus de trois secondes et articuler correctement.
- Mattie...
- Je suis là Al'.
- Mattie...
- Là, ça va aller, fit-il doucement en lui tenant l'épaule. Je suis là. Tout va bien.
- Non, répliqua Alfred alors que les larmes se remettaient à briller dans ses yeux.
- Alfie... qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui t'a mis dans un état pareil ?
- J'aurais jamais dû lui faire confiance, Mattie, répondit Alfred entre deux sanglots.
Jamais dû faire lui confiance, répéta mentalement Matthew. Faisait-il allusion à Anya ? La jeune femme lui avait-elle fait du mal ? Elle l'aurait quitté comme ça, du jour au lendemain ? Il mit de côté l'ensemble de ses questions pour n'en poser qu'une.
- Pourquoi tu dis ça ?
- Anya... elle existe pas. Elle a jamais existé ! reprit Alfred en criant presque avant d'enfouir sa tête contre le buste de son frère.
Le canadien ne comprit pas immédiatement. Elle n'existait pas ? Mais ça n'avait absolument aucun sens, il l'avait même rencontrée et était certain qu'elle existait en chair et en os !
- Qu'est-ce que tu veux dire par elle a jamais existé ? Pourtant tu es bien sorti avec elle non ?
- Non...
- Al', je dois être bouché mais je ne comprends pas. Tu peux m'expliquer ?
- Anya existe pas... c'était qu'une apparence !
Matthew prit soudainement peur. Peur de ce que son frère allait dire. Peur de ce qu'il allait lui annoncer. Il se força à poser la question en voyant qu'Alfred repartait dans ses sanglots et ne dirait rien de plus s'il ne lui demandait pas.
- Tu veux dire que quelqu'un a pris l'apparence d'Anya ?
L'américain ne répondit rien mais acquiesça, les joues baignées de larmes et les yeux rouges.
- Qui ? réussit-il à demander en serrant les dents.
Alfred mit un moment à répondre, comme si les mots lui brûlaient la gorge. Au bout de plusieurs minutes, il prononça un nom dans un souffle.
- Ivan.
Le nom fut prononcé si faiblement que Matthew eut du mal à l'entendre et mit une seconde ou deux à le comprendre. Puis ses yeux se voilèrent de rage. Il sentit l'ensemble de son corps se contracter sous la tension et la fureur. Il se mettait rarement en colère. Très rarement. Si rarement que personne ne devait être capable de dire à quoi il ressemblait dans cet état. Une grande respiration. Son frère avait besoin de lui. Deux grandes respirations. Il ne pouvait pas le laisser seul maintenant. Trois grandes respirations. Il devait se contrôler.
- Je vois, se força-t-il à dire calmement sans pouvoir effacer totalement la colère de sa voix.
Et il resta à s'occuper de son frère pendant encore une heure ou deux, jusqu'à ce que celui-ci arrive à s'endormir. Il lui laissa un mot pour dire qu'il serait absent quelques heures maximum pour faire des courses. Et sauta jusqu'à Berlin où une réunion européenne se tenait, en faisant un rapide passage chez lui pour prendre quelque chose.
Voilà... vous vouliez savoir comment Alfred allait réagir, maintenant vous le savez (patapé sivouplait).
Si vous voulez laisser un mot pour dire que je suis pas cool avec mes persos, allez-y, vous aurez raison. Sinon si quelqu'un a une idée de dessert/sucrerie qu'iel souhaite voir apparaître à la fin de mes chap, allez-y aussi. Et toujours rien à voir, FrauleinMathilde, si tu passes ici aujourd'hui, bonne fête chère homonyme ;)
Plein de chocolats fourrés pour vous !
