Miou tout le monde !
Toutes mes excuses pour mon absence de samedi, mais le site était – hélas, trois fois hélas – inaccessible, a minima pour mon profil, donc pas moyen de poster. Je me prosterne devant vous et votre patience pour éviter de me faire répudier.
Bonne lecture !
Disclaimer : je me prosterne aussi devant Himaruya tant que j'y suis.
À Berlin, tout le monde s'ennuyait en écoutant vaguement Ludwig parler d'un sujet quelconque. Ou alors primordial pour l'avenir du monde, mais ça n'avait pas beaucoup d'importance moins d'une semaine après le nouvel an. Toujours est-il que la plupart des nations baillaient à s'en décrocher la mâchoire lorsque des bruits leur parvinrent du couloir. Le genre de bruits que fait un corps qui heurte un mur sans que ce soit de son plein gré. En moins de trente secondes, tout le monde s'était réveillé et avait relevé la tête, et même Ludwig avait arrêté de parler. Si quelqu'un essayait de les attaquer, ils devaient tous être prêts à se défendre. Finalement la porte fut ouverte par un éclat de pied monumental qui la fit à moitié sortir de ses gonds. Matthew entra dans la pièce, fou de rage, sa crosse de hockey à la main et l'air décidé à s'en servir.
- IVAN ! rugit-il en se dirigeant droit sur lui.
Pendant quelques instants, la salle crut à une hallucination générale. La vision du paisible, effacé et pacifique représentant canadien dans une fureur folle avec des intentions hostiles envers Ivan avait quelque chose de surréaliste. Le russe mit une fraction de seconde à comprendre pourquoi son Matve si adorable pouvait bien vouloir l'attaquer. Le temps qu'il fasse le lien qui s'imposait, Matthew était devant lui et lui balançait un coup de crosse. Droit dans les côtes. Sous l'impact, il fut propulsé de sa chaise et atterrit contre le mur. Le temps qu'il se relève, il se prenait un deuxième coup dans la mâchoire. Puis un troisième dans le ventre. Un quatrième. Un cinquième. Et il arrêta de compter.
Le reste de l'assistance était figée. Ce ne fut que lorsque Ivan commença à baigner dans une mare de sang que quelques nations sortirent de leur hallucination pour tenter d'arrêter le canadien.
- Birdie ! Arrête ! Qu'est-ce qui te prend !?
- Mattie, arrête, tu vas le tuer !
Mais rien n'y fit, et personne n'osa s'approcher pour l'arrêter physiquement. Finalement, ce fut Arthur qui immobilisa son fils avec un sort.
- Daddy, lâche-moi tout de suite ! cria-t-il.
- Pas avant que tu nous donnes des explications.
- Pour ça, demandez-LUI et on verra si vous voudrez toujours m'empêcher de l'atteindre après ! répliqua amèrement Matthew.
En silence, Ludwig s'était approché du russe et vérifiait son pouls. Mort. Il s'y attendait un peu. Gilbert lui avait déjà parlé de la force physique du canadien et de l'importance de ne pas le sous-estimer au combat.
- Pour l'instant, il est mort donc il va falloir attendre qu'il revienne si on veut des explications de sa part. Matthew, pourrais-tu... et bien...
- Nous dire pourquoi tu débarques comme ça en plein milieu d'un meeting européen pour tabasser Ivan ? compléta Antonio, toujours incrédule.
- Daddy, lâche-moi, s'il est mort ça n'a plus de sens que je lui tape dessus.
Après un regard vers Francis qui hocha la tête, Arthur annula son sort et regarda son fils. Jamais il ne l'avait vu dans une telle colère, et Francis non plus, il le savait. Peu de choses pouvaient le pousser à s'énerver, et rien à ce point. À moins que... Pris d'angoisse, il allait poser une question lorsque son amant, visiblement arrivé à la même conclusion, le devança.
- Mon trésor, où est Alfred ? Il va bien ?
Le visage du canadien se décomposa. Le désespoir que le couple lut dans les yeux de Matthew achevèrent de confirmer leurs craintes.
- Chez lui. Non. J'y retourne, il a besoin de moi, ajouta-t-il dans un murmure.
- On vient avec toi.
Le ton était sans réplique. Personne n'envisagea la possibilité de contredire le couple franco-britannique. Quand la sécurité ou le bonheur de leurs enfants étaient en jeu, il valait mieux les laisser tranquilles et même Gilbert ne dit rien. Il laissa les trois nations disparaître sans tenter de les accompagner. Matthew reviendrait vers lui quand il en aurait envie ou besoin, mais pour l'instant il lui semblait qu'il s'agissait d'une affaire à régler en famille. À la place, l'albinos se tourna vers Ivan et alla se poser à côté de lui. Quoi qu'il ait pu fait faire, ça devait vraiment, vraiment être grave pour mettre Matthew dans une rage pareille. Et il comptait bien avoir des explications. D'un regard, il consulta Siobhan, qui hocha la tête avant de l'aider à transporter le russe jusqu'à l'infirmerie. L'irlandaise aussi avait des questions à poser. Quand ils furent sortis de la salle, le reste des nations expira d'un coup, comme si la tension partait un peu.
- Bastardo, tu as bien vu la même chose que moi ? demanda Lovino qui frottait ses yeux pour la dixième fois en quinze minutes.
- Si tu parles de Canada qui est rentré dans la salle complètement furax pour tuer Ivan à coup de crosse de hockey, oui on a vu la même chose mi corazon. Ou alors on a fait une hallucination collective mais je jure que je n'y suis pour rien !
- Vu qu'on a absolument tous vu la même chose, je dirais que ça s'est vraiment passé, intervint Tino. Je crois que je n'avais jamais vu Canada en colère. Il fait peur.
- Mais pourquoi il s'en est pris à Ivan ? fit Matthias un peu perdu. Je croyais qu'ils étaient potes !
- Ivan a fait quelque chose à Alfred, et quelque chose de très, très mal.
Tout le monde se tourna vers la personne qui venait parler. Ukraine, que personne n'avait vu partir, venait de rentrer dans la salle, pâle comme un linge.
- Qu'est-ce que l'abruti vient faire là-dedans ? râla Lovino.
- C'est logique, expliqua Lukas calmement. Il faut quelque chose qui énerve Canada, et qui justifie que Francis et Arthur partent avec lui immédiatement après. Si tu ajoutes qu'il s'en est pris à Ivan, soit la personne qui doit le plus détester Alfred, ça donne une bonne idée de ce qui s'est passé.
La moitié de la salle le regarda avec des yeux ronds. En quelques phrases, il avait donné l'explication la plus simple et logique qui soit.
- Et... qu'est-ce qu'il a fait exactement ? Katya, tu le sais ?
La jeune femme était toujours très pâle, mais semblait en plus être un peu effrayée.
- J'ai peut-être une idée mais... mais je préfère attendre que les autres reviennent pour le confirmer. Je... j'espère sincèrement que j'ai tort, fit-elle en commençant à pleurer.
-oOo-
À l'infirmerie, Siobhan et Gilbert étaient parvenus aux mêmes conclusions que Lukas, et attendaient patiemment qu'Ivan sorte de l'inconscience. Quand finalement il revint à lui, ce fut pour croiser deux paires d'yeux qui le fixaient. Et ils n'avaient pas l'air spécialement contents.
- Parfait, il se réveille. Ivan, je crois que tu as des explications à nous donner.
- Moi ? demanda-t-il innocemment.
- Pas la peine de faire ce sourire, grinça Gilbert en serrant les poings. Birdie ne s'énerve jamais comme ça. T'as forcément fait un truc grave à son frère. Ou à sa copine. Mais dans tous les cas t'es dans la merde.
Ivan eut l'air légèrement surpris.
- Tiens, l'américain s'est senti mal au point d'appeler Matve ?
- Ivan, tu as trente secondes pour nous donner des explications. Après c'est moi qui m'énerve.
La rousse était intervenue et ses yeux prenaient déjà les teintes dorées annonciatrices d'un sortilège. Alfred était bruyant, un peu niais et souvent insupportable, mais il était son neveu. Et la famille, pour la reine des sorcières, était quelque chose de sacré. Peu enclin à mourir une deuxième fois en une matinée (c'était tout de même assez désagréable), le russe s'allongea confortablement sur le lit.
- Alfred devenait de plus en plus odieux et prétentieux. J'ai estimé qu'il avait besoin d'une leçon, alors je la lui ai donné moi-même.
- Oh bordel... fit Gilbert qui commençait à entrevoir la vérité. Me dis pas que t'as fait ça.
- Qu'il a fait quoi ? demanda Siobhan, dont les cheveux se mirent à voleter.
- J'ai pris une apparence féminine et j'ai fait en sorte qu'il tombe amoureux avant de lui annoncer qu'il s'était fait avoir comme un crétin, expliqua Ivan le plus tranquillement du monde avec un grand sourire.
Il savoura son effet de surprise une fraction de seconde en observant l'air abasourdi des deux représentants, puis disparu avant que le sort de l'irlandaise ne l'atteigne.
- Oh bordel... je comprend mieux pourquoi Birdie a débarqué.
- Tu remontes expliquer ça à tout le monde, ordonna Siobhan. Moi j'appelle tout de suite Arty pour avoir des nouvelles d'Alfred.
Le prussien ne se le fit pas dire deux fois et remonta expliquer rapidement ce qui s'était passé aux autres. Devant le deuxième choc que cela causa, Ludwig abandonna – encore – l'idée de poursuivre sa réunion et laissa tout le monde rentrer. Comme d'habitude, Féli resta un peu avec lui après le départ de tous les autres.
- Vee... je suis inquiet pour Alfred.
- Ses parents et son frère sont avec lui, je suis sûr que ça va aller.
- Pas moi. Il avait l'air très amoureux quand même... Il a vraiment dû avoir mal. Canada ne se serait pas autant énervé autrement.
Pensif, Ludwig aquiesça. L'argument de Féli se tenait. Et il avait du mal à imaginer ce que l'américain avait pu ressentir. D'un point de vue totalement rationnel, ça lui ferait peut-être se remettre en question et l'aiderait à avoir une vision plus réaliste du monde. Toutefois, le point de vue moral ne pouvait pas être écarté dans ce cas de figure, et Ivan était clairement allé trop loin dans la cruauté. Donner une leçon, d'accord, briser émotionnellement quelqu'un, c'était autre chose.
Voilà voilà... J'avais prévenu que j'aimais Mattie et qu'il pouvait être badass. Sinon la FACE family est au complet au prochain chapitre. Par ailleurs, merci FrauleinMathilde de ta recommandation auprès de tes lecteurs ;)
Pour finir, Dulanoire, j'ai peur que juste un truc aux myrtilles, ce soit un peu léger comme description de dessert... place donc à la demande de FrauleinMathilde qui veut voir des chocolatines en fin de chapitre. Et comme d'hab, n'hésitez pas à laissez un ptit mot pour donner votre avis ou la pâtisserie/sucrerie/dessert que vous aimeriez avoir au prochain chapitre !
Plein de pains au chocolat pour vous ! (faut pas déconner non plus)
