Miou tout le monde !

Je sais pas vous, mais moi je le sens moyen ce premier jour du printemps... Mais après tout la vie continue, les oiseaux chantent et j'ai toujours du chocolat dans mes placards, donc au final ça va. Et puis au pire on refera des raclettes en avril (thug life tavu tmtc).

Au passage, Guest : merci pour le j'aime, ça fait plaisir !

Bonne lecture !

Disclaimer : peut-être qu'en invitant Himaruya à manger une raclette, il acceptera de m'offrir Hetalia.


À New York, la famille franco-britannique était réunie et Matthew avait briefé ses parents quelques minutes avant d'entrer dans l'appartement de son frère. Leurs regards s'étaient alors extrêmement durcis avant de revenir à de l'inquiétude. L'état de leur fils passait avant une quelconque vengeance.

Installés chacun d'un côté du lit, ils attendirent qu'Alfred se réveille. Quand l'américain émergea, il fut surpris mais accepta rapidement l'idée de se laisser épauler par ses parents. Quelques minutes plus tard, Matthew arriva à son tour dans la chambre.

- Daddy, ton portable sonne. Je crois que c'est Sio.

- J'y vais, fit l'anglais. Remplace-moi une minute.

Arthur se doutait de la raison pour laquelle sa soeur l'appelait. Elle avait dû comprendre et venait aux nouvelles, ou alors avait elle-même des informations à lui donner. Il décrocha.

- Oui ?

- Arty ? Comment va Alfred ?

Il soupira, cherchant le meilleur moyen de décrire la situation sans dramatiser.

- Mal.

- À ce point ?

- Je crois qu'il n'y a que pendant sa guerre civile que je l'ai vu dans un état pareil, déclara amèrement le britannique.

- Le temps de retrouver Ivan et je vais le tuer.

- Tu seras gentille de m'attendre pour ça. Et comment ça le retrouver ?

- Il s'est barré dès qu'il a fini de nous raconter ce qu'il a fait.

- Réunion Kirkland demain.

- Je préviens les autres et on se retrouve chez toi dans l'aprèm.

- Parfait.

Arthur ferma les yeux et se concentra avant de retourner voir Alfred. Hors de question qu'il aille voir son fils avec des envies de meurtre dans les yeux. Alistair et Sean n'avaient pas intérêt à l'emmerder quand ils se verraient.

- Ça va mon lapin ?

- Réunion Kirkland demain, je te laisserai t'occuper d'Al'.

- Pas de soucis. Tu me tiens au courant, énonça le français comme si c'était une évidence.

- Ça va de soi.

- Daddy, intervint Alfred qui se redressa. C'est pour quoi ta réunion ?

- Tout va bien, Al, fit Arthur en allant immédiatement s'asseoir sur le bord du lit. On va juste retrouver un russe qui a fui comme un lâche.

- Pourquoi Ivan aurait fui ? demanda-t-il en se redressant.

Devant le silence gêné qui lui répondit, il eut un sourire fatigué.

- Evidemment. Mattie, t'étais pas du tout allé faire des courses, pas vrai ?

- Je voulais pas que tu t'inquiètes, s'excusa le canadien en serrant sa peluche.

- Pas grave. Daddy, papa, je sais que vous êtes furax. Mais c'est moi l'abruti dans l'histoire. C'est moi qui aurait dû faire gaffe et être plus méfiant. Ivan avait au moins raison sur ce point-là. Je suis qu'un gamin idiot et prétentieux qui pourrit le monde, ajouta-t-il dans un murmure.

- Jamais de la vie ! s'offusqua Francis.

- Ah ouais ? Alors va falloir m'expliquer toutes les fois où vous m'avez dit de la fermer dans un meeting en me balançant que j'agissais comme un gosse, balança Alfred avec un regard noir.

Arthur grimaça. Il ne s'était pas attendu à ce genre de réaction aussi vite. Son fils était en train de lancer toutes les bases d'une bonne dépression en se dévalorisant auprès de ceux qui l'aimaient.

- Al', tenta-t-il pour le calmer, tu n'es pas un imbécile, et on sait que la plupart de tes dernières interventions... farfelues, doivent d'une façon ou d'une autre être liées à ton abruti de président. Toi, tu vaux mieux que ça et on le sait tous très bien.

L'américain esquissa un sourire qui s'élargit beaucoup trop rapidement pour être totalement naturel. L'instant d'après, il commençait à partir dans un rire aux accents hystériques et une lueur de folie brilla dans son regard. Finalement, Matthew intervint en lui mettant une grande paire de claques, sous les regards surpris de ses parents. L'américain eut encore quelques hoquets et s'arrêta avant d'expliquer.

- Dire que ces derniers mois tout le monde crachait dans mon dos... Il faut que je touche le fond pour enfin entendre autre chose.

- Alfred... murmura Francis.

- Tout va bien papa. J'y vois enfin un peu plus clair.

- De quoi tu parles ? demanda Arthur inquiet.

- De rien. Mais par contre... je vais vous demander un truc.

- Tout ce que tu veux mon trésor, répondit le français après un regard aux deux autres.

- Laissez Ivan tranquille.

- WHAT ? hurla l'anglais. No way ! Ce qu'il t'a fait est impardonnable et je refuse qu'il s'en sorte...

- Daddy ! coupa Alfred, le regard dur. C'est comme pendant la guerre froide. Il a joué, et j'ai perdu. C'est tout. Vous n'avez pas à vous en mêler.

- Mon trésor, expliqua calmement Francis, ni Arthur ni moi ne pourrons tenir une promesse pareille. C'est tout bonnement impossible. On n'est plus pendant la guerre froide.

L'américain soupira. Il se doutait que ses parents seraient difficiles à convaincre. Il n'avait plus qu'à leur proposer une alternative qu'ils jugeraient acceptable.

- Dans ce cas, vous ne le faites qu'une fois. Une seule agression, et après c'est fini. Je ne veux pas de vengeance éternelle en mon nom.

Après un moment d'hésitation et quelques grimaces expressives, le couple franco-britannique finit par céder, puis le sujet de discussion changea. Ce soir-là, ils mangèrent en famille et Matthew resta passer la nuit avec son frère pendant que Francis et Arthur repartaient en Europe, le français ayant finalement décidé de se joindre aux recherches.

Vers deux heures du matin, Alfred ne dormait toujours pas. Avec un soupir, il attrapa son portable et envoya un message. Il avait perdu, soit. À lui de montrer qu'il savait se relever, tourner la page et devenir plus fort.

À quelques milliers de kilomètres de là, Ivan reçut un message sur une carte dont il ne pensait plus avoir besoin.

„Tu vas avoir mes parents sur le dos. S'ils t'ont une fois ils te foutront la paix après. Bonne chance."

Le russe ne cacha pas son étonnement. Il avait pourtant cru comprendre que l'américain avait été dévasté par sa tromperie, la colère de Matthew ne trompait pas. Qu'il le prévienne, et même qu'il ait obtenu de ses parents qu'ils ne l'attaquent qu'une fois... C'était franchement anormal. Pas du tout le genre de réaction à laquelle il s'attendait. Enfin, il pouvait toujours essayer. Dans tous les cas, le couple franco-britannique allait vouloir le tuer au moins une fois, donc il ne perdait rien à les laisser faire.

„Merci. Pourquoi m'avoir prévenu ?"

La réponse ne tarda pas. Vu le décalage horaire, l'américain devait faire une belle petite insomnie.

„Pour que tout ça soit vite fini."

Ivan sourit. Ça, ça ressemblait déjà plus au Alfred qu'il connaissait.

„Hâte que ta défaite soit oubliée ?"

Alfred ne sourit même pas à la réception du message. Il ressentit juste une énorme lassitude. On le prenait encore uniquement pour un gamin avec qui jouer. En voyant son frère endormi à côté de lui, il se leva le plus discrètement possible pour passer dans le salon, où la lumière de l'écran ne risquerait pas de le réveiller.

„J'ai juste envie de passer à autre chose et je pourrai pas le faire si tout le monde est après toi à cause de ce qu'il s'est passé."

Le russe haussa un sourcil. L'américain ne prenait même pas la peine de nier le fait qu'il avait subi un affront et ne faisait pas de promesse de vengeance.

„Ne me dis pas que te faire plaquer par moi t'a fait gagner en maturité..."

En recevant le message, Alfred hésita, écrit trois débuts de messages, puis laissa tomber avant d'éteindre son portable et de retourner dormir. Ou du moins essayer.

-oOo-

En Angleterre, au début de l'après-midi, Arthur attendait chez lui avec Francis que sa fratrie veuille bien arriver. Siobhan se présenta la première, et ne fit aucun commentaire quant à la présence du français. À circonstances exceptionnelles, actions exceptionnelles. Une demi-heure plus tard, ils virent par la fenêtre une voiture arriver en crissant sur le gravier et les représentants de l'Ecosse, de l'Irlande du Nord et du Pays de Galles en sortir. En entrant de la pièce, Alistair siffla de surprise.

- Qu'est-ce que tu fous à une réunion Kirkland, Franny ?

- Invité exceptionnel, répondit Arthur laconiquement.

- Ouais, ben je suppose que ça veut dire qu'il y avait pas besoin de nous convoquer... j'y vais perso.

- Je te suis, ajouta Sean.

- Bon ben je rentre avec vous, compléta Cymru en rigolant.

Ils avaient à peine atteint la porte qu'une tornade rousse leur barrait le passage. Les yeux d'un doré étincelants, Siobhan s'adressa à ses frère en criant à moitié.

- Bordel, y en a pas un pour rattraper l'autre ! C'est trop dur d'aligner deux neurones pour vous dire que si Francis est là, c'est parce qu'il est aussi concerné que nous !? Alors maintenant, vous allez poser vos fesses et vous écoutez pourquoi Arty et moi on vous a convoqué !

Soufflés par l'attitude de leur soeur, aucun des trois incriminés n'osa dire un mot de protestation et ils allèrent tous s'asseoir avec un verre ou une tasse. Si Siobhan était déjà autant énervée, c'était probablement que le sujet du jour était un poil plus important que ce qu'ils pensaient.

- Bien, commença Arthur. Vous êtes au courant de ce qui s'est passé hier à Berlin ?

- Mattie est allé démolir Ivan, répliqua l'écossais. Si c'est ça le sujet, je vois pas bien l'intérêt de faire une réunion entre nous.

- Est-ce que vous savez pourquoi il l'a fait ? demanda l'anglais en ignorant complètement la remarque de son frère.

Un éclair passa dans le regard des trois britanniques. Visiblement, aucun ne s'était vraiment posé la question, et ils ne sautaient que tardivement à la conclusion qui s'imposait.

- Holy shit... murmura Cymru. Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Vous voyez Anya, dont Alfred était tombé amoureux ? répliqua Arthur en se contrôlant de son mieux pour ne pas trembler de rage.

- Yes. So what ?

- Il s'avère qu'il n'y a jamais eu d'Anya. Juste Ivan qui a pris une apparence féminine pour l'humilier.

Scotty cracha son cigare, Sean avala son thé de travers et Cymru ouvrit des yeux assez grands pour rendre jaloux un merlan frit. Le temps qu'ils jurent un bon coup, l'irlandaise en profita pour redemander des nouvelles à son frère.

- Il a l'air d'aller vaguement mieux, aujourd'hui il s'est levé et il a un peu mangé. Mattie s'occupe de lui et il nous tient informés.

- Comment ça, il a un peu mangé ? s'étouffa Alistair pour la deuxième fois.

- Et bien sur les derniers jours, intervint Francis glacial, c'est à peine s'il avalait un peu d'eau, et ce midi il a pu manger des pâtes. Et ça faisait au moins trois jours qu'il n'était quasiment pas sorti de son lit.

Nouvel étouffement, de Sean cette fois-ci. Son hyperactif de neveu était notoirement connu pour être incapable de se calmer ou de rester plus de deux minutes sans bouger. Même enfant, parvenir à le faire s'endormir relevait parfois de l'exploit tant il était agité, alors qu'il reste allongé plusieurs jours de suite...

- Il va si mal que ça ? demanda Cymru.

- Oui.

Parfois, les réponses les plus courtes sont les meilleures. Une petite flamme de colère commençait déjà à s'allumer dans les yeux de Cymru. Lui non plus n'aimait pas qu'on s'en prenne à sa famille.

- Bon... déclara Alistair en faisant craquer ses doigts. Par quoi on commence p'tit frère ?

- De quoi tu parles ? lui demanda Sean.

- Alfred m'a toujours cassé les couilles et il est chiant en plus d'être idiot, mais s'en prendre à quelqu'un du même sang que moi, même éloigné...

- C'est la garantie que la personne qui s'y est pris va le payer et cher, coupa Siobhan.

- On est d'accord, appuya Cymru. Et puis c'était de la cruauté gratuite. Alfred est chiant mais il méritait pas qu'on lui brise le coeur.

- Alors au boulot, on a un russe à retrouver, termina Arthur avec un sourire cruel.


Oui je sais, j'aime voir tout le monde en mode badass. Confrontation diplomatique musclée au prochain chap (au cas où c'était pas assez obvious).

Comme d'hab, laissez un ptit mot pour donner votre avis si vous avez le temps/l'envie/des chaussons/200g de sucre/une licorne/rayer les mention inutile.

J'ai longuement hésité entre deux suggestions de reviews pour les sucreries/desserts. And the winner is...

Plein de tir d'érables pour vous ! (demandé par Djodjocute)