Miou tout le monde !

Il fait beau ! Et ça c'est cool ! Aujourd'hui, je vous file un chapitre un poil violent mais pas trop (j'essaie de passer sur le plus gros des détails parce que c'est pas mon truc). Sinon je vous fais des gros bisous au chocolat parce que j'aime le chocolat et les bisous.

Réponse à Guest : merci beaucoup, j'espère que la suite te plaira autant !


Ils mirent moins d'une journée à trouver l'emplacement d'Ivan. Les traces magiques ne trompaient pas, mais Arthur flairait l'entourloupe. Le russe devait se douter qu'il serait cherché et savait que des sorciers étaient sur sa trace, mais c'était comme s'il n'avait même pas essayé de se cacher. Il était selon toutes vraisemblances dans sa résidence officielle la plus connue, et n'avait pas bougé de là sur les dernières vingt-quatre heures. Autrement dit, il devait les attendre.

Quelques heures plus tard, le groupe était devant l'entrée.

- On fait quoi, on sonne poliment pour qu'il vienne nous ouvrir ? demanda Alistair ironiquement alors qu'ils attendaient depuis vingt secondes sans se décider.

- Il pourrait avoir mis des pièges, rétorqua Arthur.

- Aucune nouvelle trace d'énergie magique dans le coin à part le sort auquel il est lié, déclara laconiquement Sean.

- C'est pas une raison pour pas être prudents, fit Siobhan, et d'ailleurs...

Un bruit de sonnette les interrompit. Lassé, Francis avait appuyé sur le bouton. Le temps que la fratrie britannique ferme la bouche, un Raivis à l'air encore plus terrorisé que d'habitude vint leur ouvrir.

- B... Bonjour.

- On vient voir Ivan. Je te conseille sincèrement – comme à tes frères s'ils sont là d'ailleurs – de ne pas rester dans le coin.

- I... Ils sont déjà p... partis. Et j... je dois faire pareil après vous avoir accueilli.

- Alors file, fit sèchement Alistair.

- Tout de suite. Porte de gauche au fond du couloir, indiqua le Balte en s'éloignant après avoir pris de quoi se couvrir.

Et il fila sans demander son reste. Pourquoi est-ce que c'était toujours à lui de se retrouver dans ce genre de cas... Sans un regard en arrière, il se demanda si la maison serait encore debout le lendemain matin. En attendant, il allait aller retrouver Feliks et Toris, chez qui il dormirait.

Pendant ce temps, le groupe était entré, lentement, et se dirigeait vers la porte indiquée par Raivis. Finalement, ils arrivèrent devant et après une vérification sommaire, ils l'ouvrirent sans aucun problème. Ivan les attendait, tranquillement assis dans un fauteuil, un verre de vodka à la main. Il avait tout du parfait hôte qui attendait ses invités, même un sourire presque accueillant.

- Je pensais que vous seriez plus rapides que ça. Et j'ai droit à tout le clan anglais, quel honneur.

Immédiatement, les Kirkland se raidirent. Deux insultes en deux phrases, plus leur énervement déjà conséquent, c'était proche de suffire pour que le russe se prenne un combo magique des plus désagréables dans les cinq secondes. Mais Francis, meilleur connaisseur d'Ivan, prit la parole pour poser quelques questions avant que l'atmosphère n'explose.

- Je croyais que la magie n'avait pas d'effet sur toi. Comment as-tu fait ? Et pourquoi est-ce que tu nous attendais aussi tranquillement ?

Avec un petit sourire en coin, le russe fit tourner la boisson dans son verre avant de répondre.

- Toujours aussi indiscret, Francis... Mais après tout l'information est déjà connue. Je ne suis immunisé que contre les formes de magies aggressives, dangereuses pour ma santé ou tout simplement celles que je ne souhaite pas recevoir. Le sort que j'ai reçu n'entrait dans aucune de ces catégories, par conséquent ça n'a pas posé de problème. Et pour répondre à ta deuxième question, je me doutais que vous ne lâcheriez pas l'affaire. Ce qu'Alfred m'a confirmé, d'ailleurs.

- ALFRED A QUOI !?

Le hurlement avait été général. Ivan sourit devant le résultat du mélange des voix. Il aimait toujours autant surprendre les gens. Il avala une gorgée du liquide transparent avant de reprendre, un air innocent sur la figure.

- Oh, il ne vous l'a pas dit ? Il m'a informé de votre petit accord, comme quoi vous ne pouvez vous en prendre à moi qu'une seule fois avant de... classer l'affaire, termina-t-il suavement.

Arthur serra si fort les poings que ses jointures en devinrent blanches. Il était à deux doigts d'atomiser le russe. Il était peut-être insensible aux sorts directs, mais il ne faisait aucun doute que la magie élémentaire et les bonnes vieilles méthodes physiques fonctionneraient parfaitement. Sa fratrie était dans un état semblable au sien. Ivan sentit l'atmosphère s'alourdir et décida de leur donner le coup d'envoi. Plus vite il en aurait fini avec ça, mieux ce serait. Il n'avait pas l'intention d'y passer la soirée. En une seconde, il termina son verre et le posa à côté de lui.

- Je crois, ajouta-t-il en souriant, que cette expérience lui a été particulièrement bénéfique.

Comme prévu, ce fut la phrase de trop. Pour un peu, il aurait pu distinguer les différentes couleurs de magie utilisées par les sorciers. Sauf que seuls trois d'entre eux en usèrent, et que les autres sortirent des armes à feu plus conventionnelles. Son éternel sourire de nounours sur les lèvres, il ne bougea pas de son fauteuil et laissa chaque attaque l'atteindre.

-oOo-

Moins de cinq minutes plus tard.

- Je crois que ça ne sert à rien de faire plus.

Effectivement, le fauteuil était réduit en charpie, les murs autour comportaient un nombre conséquent de trous de diverses grandeurs et le sol portait les traces successives d'une tornade, d'un incendie et d'une inondation. Quand au russe lui-même, son corps avait pris de plein fouet toutes les attaques et il lui faudrait sans doute plusieurs heures avant de se recomposer complètement. Certains de ses membres manquaient et pas plus Francis que les Kirkland n'auraient pu dire qui avait porté le coup ou le sort fatal. Ils étaient à peine essoufflés, toujours en colère, mais quelque part un peu apaisés. Pas beaucoup, mais assez pour souffler quelques instants et remettre leurs pensées en ordre.

- Dommage qu'on ne puisse pas recommencer dès son réveil, regretta Arthur.

- Et pourquoi on pourrait pas ? demanda Sean dont les doigts le démangeaient.

Comme Cymru, il avait choisi de ne pas utiliser de sort mais une bonne vieille arme à feu de gros calibre. Sauf que maintenant, il était très fortement tenté de retuer Ivan une fois avec un de ses sorts élémentaires ou en l'étranglant avec des plantes magiques.

- On a fait une promesse à Alfred, répondit Francis d'un air sombre. Une fois, pas plus. Pour le reste, on pourra prendre notre revanche sur le plan politique.

- Au pire, il en saura rien... tenta Cymru.

- Cym ! intervint Siobhan. Il est hors de question de briser une promesse de plus envers Alfred. Il nous a accordé sa confiance alors qu'il ne va vraiment pas bien, la moindre des choses c'est de respecter sa demande !

Le gallois se tut et se recroquevilla après avoir bredouillé une excuse à sa soeur. Avec un dernier regard noir, ils repartirent tous de la résidence et rentrèrent chez Arthur à la demande de celui-ci. Une fois arrivés, il alla chercher une vieille bouteille dans sa cave. Très vieille. Un authentique scotch écossais qui datait de l'époque où celui-ci avait commencé à en produire et en entreposait un peu partout où il était susceptible de passer. Ce qui incluait le manoir de son frère.

Alistair siffla en reconnaissant la bouteille pendant que l'anglais servait un verre pour chaque personne.

- Il t'en reste encore ?

- Je n'y touche quasiment jamais. Je te rappelle que je suis plutôt rhum moi.

- Dans tous les cas t'es torché en trois verres, alors pour ce que ça change...

- Shut up ! Je propose qu'on lève nos verres, fit-il en donnant l'exemple, à l'importance de la famille, aussi tordus que soient nos liens.

- À l'importance de la famille, reprirent-ils tous en choeur avant de les vider d'une traite.

Il y eut quelques instants de silence, puis chacun y alla de son commentaire.

- Eh ben il envoit hein...

- On sent bien les siècles de maturation en tout cas.

- Y a pas à dire, c'est du costaud.

- C'est sûr que c'est pas le truc à sortir pour n'importe quelle occasion...

- Il a du corps.

- Même à l'époque je faisais déjà du super bon boulot !

- Après, toi et l'alcool hein...

Ils discutèrent encore un peu, puis chacun repartit, non sans garantir que s'il y avait de nouveau besoin d'eux, ils étaient dispos. Quand Arthur leur rappela qu'il avait justement besoin de leur aide pour le brexit, ils grimacèrent et s'empressèrent de préciser qu'ils parlaient de disponibilité pour botter des culs. Après diverses chamailleries, chacun rentra chez soi à l'exception de Francis. Il ne se sentait pas plus de rentrer seul à Paris que de laisser Arthur seul ou de retourner voir Alfred.

En revanche, ils appelèrent Matthew pour lui demander des nouvelles.

- Papa, daddy ! Vous allez bien ?

- Nous oui. On a fait ce qu'on avait à faire et on tiendra notre parole, tu pourras le transmettre à ton frère ?

- Je vous ai mis en haut parleur, il vous a entendu.

- Alfie, comment tu te sens ? demanda Arthur un peu inquiet.

- Mieux, vous en faites pas, leur répondit l'américain. Je reprend un peu de sport demain.

- Ne force pas trop mon trésor, d'accord ? intervint Francis.

- Je ferai gaffe. Juste un peu de footing et de muscu légère pour reprendre.

Le couple se regarda, assez étonné. Alfred qui parlait d'être raisonnable, de reprendre en douceur, c'était clairement différent de ce à quoi il les avait habitués.

- D'accord... Tu nous tiens au courant et tu nous appelle s'il y a le moindre problème ? On s'arrangera pour passer te voir demain.

- Ça marche.

- On vous aime les enfants.

- Nous aussi on vous aime, à demain.

À New York, les jumeaux discutèrent encore un peu avant de se coucher. Comme la nuit précédente, Alfred ne trouva pas le sommeil. Et comme la nuit précédente, il finit par envoyer un message à Ivan. Il faisait complètement confiance à ses parents, mais une précaution supplémentaire n'était pas de trop. Plus aucune précaution supplémentaire ne serait jamais de trop.

„Toujours mort ou tu t'es enfin réveillé ?"

„Réveillé depuis peu. Mes félicitations, ta famille a réussi à me tuer à six contre un"

„Ils voulaient une vengeance, pas un combat à la loyale"

„J'ai cru comprendre oui. Ils ont tous pensé à te consoler au moins avant de venir me tuer ?"

„Mes parents oui. Ma tante a pris de mes nouvelles. Les autres n'ont pas pris contact avec moi"

„Il faut croire que c'est plus simple de taper sur le coupable que de consoler la victime"

„C'est toujours plus simple."

Ivan pouvait presque entendre le ton de l'américain, ironique et amer. Après tout, lorsqu'il avait rencontré sa version féminine, c'était à peu près ce qui s'était passé.

„Sinon, pourquoi tu me demandes de mes nouvelles ?"

Assis dans son canapé, Alfred se posa la question en même temps qu'il lisait le message. Une réponse vint automatiquement : pour être sûr que ses parents avaient respecté leur parole. Après... parler à quelqu'un qui ne soit pas sa famille ou qui soit disposé à lui parler d'autre chose que de vengeance, ça lui faisait du bien aussi.

„J'arrive pas à dormir, je me suis dit que te parler pourrait remplacer un somnifère."

„Tu retrouves déjà ton piquant, moi qui espérait que tu serais calmé pour au moins quelques semaines... Et sinon ?"

L'américain hésita. Et céda en soupirant. Il avait des questions sans réponses, autant les poser rapidement, ça lui faciliterait la tâche.

„A défaut de te casser la gueule, j'ai deux trois questions."

„Tu peux toujours les poser, mais je ne garantis pas que tu auras des réponses."

„Tu as vraiment tout inventé de l'histoire d'Anya, ou il y a des trucs que tu avais vécu ?"

Ivan hésita également. Mentir ou le laisser dans le doute était tentant, mais quelque chose le retint, sans qu'il sache trop identifier quoi. Peut-être le fait qu'Alfred avait déjà eu sa dose de mensonges venant de lui ces dernières semaines.

„Je me suis servi de ce que j'avais vécu pour une bonne partie du personnage. Par exemple, je n'ai jamais rien compris au baseball. Trop américain pour moi."

-oOo-

Le lendemain matin, à New York, Matthew se leva encore à moitié endormi avec Kuma dans les bras. Il eut à peine le temps de s'inquiéter de l'absence de son jumeau qu'il trouvait un mot lui disant qu'il était allé courir. En baillant, le canadien se lança donc dans la préparation de ses fameux pancakes de petit-déjeuner au sirop d'érable. Son frère aurait sûrement faim en rentrant, son appétit revenait progressivement depuis la veille.


Et voilà, normalement je crois qu'aucune âme sensible ne devrait être en PLS, en tout cas je l'espère.

Passez un bon weekend, moi je vais filer me balader au soleil. Comme toujours, ça me ferait vraiment énormément plaisir que vous laissiez un ptit mot (promis je réponds), et n'hésitez pas à continuer les suggestions de sucreries !

Plein de niniches de quiberon pour vous ! (demande de Dulanoire)