Miou tout le monde !

On devait avoir un temps de merde mais finalement il y a du soleil, il y a un magnolia en fleur en bas de chez moi, et cet aprèm c'est goûter-lecture... La vie est belle ! J'espère que ce chapitre vous plaira aussi, je vous remercie encore pour tous vos commentaires (record de Sugar Sugar Hetalia battu !) et je vous fais plein de gros bisous ensoleillés (si si c'est possible).

Réponse à guest : merci pour ton j'aime !

Bonne lecture !

Disclaimer : Les personnages appartiennent à Himaruya et il a pas l'air prêt à accepter de céder ne serait-ce que la mèche d'Alfred...


À Paris, Francis fut réveillé en sursaut par sa sonnerie de portable, provoquant les grognements de son amant.

- Stupid frog, turn it off immediatly !

- Tout de suite mon lapin... Attends une minute c'est Mattie.

- So what ?

- Mattie ne m'appelle jamais aussi tôt sans une bonne raison.

Alors que l'anglais, dans un geste très mature, cachait sa tête sous son oreiller, Francis décrocha en baillant.

- Allô ?

- Papa ? Désolé d'appeler si tôt.

- C'est rien mon trésor, qu'est-ce qui t'arrive ?

- Juste une impression... Tu trouves pas que Al' est bizarre en ce moment ?

- Il y a un problème avec ton frère ?

Aussitôt, Arthur sortit sa tête de sa cachette. S'il était question d'Alfred, ça changeait la donne. Après un regard échangé, le grand blond mit le haut-parleur et prévint Matthew que son daddy l'entendait.

- Pas un problème, juste une intuition.

- Mais encore ?

- Eh bien... Vous trouvez pas qu'il a beaucoup changé depuis... sa rupture ?

Encore une fois, le couple se concerta du regard.

- Qu'est-ce que tu entends par changé ? intervint Arthur.

- Je sais pas... Il a l'air plus fatigué, il bosse comme un dingue, il s'arrange au maximum pour éviter les meetings, il ne s'appelle plus du tout le héros, il mange beaucoup moins aux fast-food et j'ai l'intuition très nette qu'il nous cache quelque chose.

- Se plonger corps et âme dans autre chose, c'est assez classique après une déception amoureuse, répondit l'anglais en repensant à sa propre expérience.

- Et je trouve assez logique qu'il n'ait pas envie de revoir Ivan, ajouta Francis.

- Ça se défend, concéda Matthew à contrecoeur.

- Mais dans le doute, on peut essayer de le tenir à l'oeil, proposa Arthur.

- Pourquoi pas. Bon, désolé de vous avoir réveillé, je vous laisse.

- Pas de souci mon trésor.

À Toronto, Matthew raccrocha sans être satisfait. Ses parents ne prenaient pas assez au sérieux l'état de son frère, il en était persuadé. Alfred s'était relevé trop vite et donnait trop l'impression de bien se remettre pour que ce soit honnête. Sauf que personne ne semblait s'en inquiéter. Les autres nations remarquaient à peine son absence aux meetings et avaient tout au plus manifesté leur sympathie à Francis et Arthur quand Alfred avait eu le coeur brisé. À croire qu'il était le seul à comprendre qui était son frère, et encore.

-oOo-

En mai, Alfred réussit enfin à achever son plan. Tout était prêt jusqu'aux moindres détails, il ne restait plus qu'à le mettre en place. Il était trois heures du matin quand il l'acheva en se renversant dans sa chaise de bureau. Enfin, il était prêt à donner à l'Amérique le changement dont elle avait besoin. Il n'avait plus qu'à régler le lancement, ce qui se ferait sans trop de problème.

-oOo-

En début de semaine, l'américain appela Gilbert.

- Ici l'awesome Gil' !

- Salut, ça va ?

- Alfred ! Depuis le temps que tu fais silence radio... Comment tu vas ?

- Un peu fatigué avec la tonne de boulot que j'ai mais je m'en sors toujours.

- Ouais Mattie m'a dit que ton abruti de dirigeant te donnait quinze fois trop de travail à faire.

- Justement, rebondit Alfred, à ce sujet j'ai un service à te demander.

- L'awesome moi aide toujours ses potes quand il peut ! C'est quoi qu'il te faut ?

- Matthew s'inquiète trop pour moi ces derniers temps, je pense que des vacances lui feraient du bien, mais si c'est moi qui lui dit...

- ... il va se braquer et penser que tu lui caches quelque chose, compléta le prussien, alors que si c'est moi ça passera tout seul.

- Voilà.

- C'est cool de ta part de penser à lui. Je l'invite de suite à passer une semaine avec son awesome copain en rando dans les Alpes !

- Merci Gil'.

- De rien héros !

Première étape réussie, pensa Alfred en raccrochant. Son frère ne douterait jamais d'une proposition de vacances de son compagnon, et en plus ça lui ferait effectivement le plus grand bien. Quant au reste... il attendit d'être de retour à la maison blanche pour solliciter un entretien auprès du président, ce qui lui fut naturellement accordé en moins d'une demi-journée.

- Bonjour monsieur le président, fit-il en entrant.

- Ah, Jones ! On m'a dit que vous vouliez un entretien, c'est ça ?

- Oui monsieur. J'ai des nouvelles pour vous.

- Des bonnes j'espère, pas des fakes news haha !

- Je pense avoir trouvé une solution commune aux principaux dossiers que vous m'avez donné, annonça Alfred avec un sourire de vainqueur.

- Non !? Mais vous êtes génial ! réagit Trump avec son manque d'élégance habituel. Et c'est quoi cette solution ?

- Si vous le permettez, je pense qu'il vaudrait mieux carrément en profiter pour renforcer votre popularité auprès des grandes entreprises de tous horizons et organiser un gala des PDG.

- Mais c'est une idée formidable ! Votre annonce vaut le coup ?

- Croyez-moi, elle le vaut largement. Les lobbies seront ravis.

- Dans ce cas, je vous charge de l'organiser pour cette semaine ! Disons jeudi soir, d'accord ?

- Je vais mettre tout le service d'organisation de la maison blanche sur le coup monsieur, ce sera fêté en grandes pompes.

- Il faut que ça en jette, haha ! Make America great again, pas vrai ! Il faut que tout le monde le voit !

- Vous avez parfaitement raison...

Deuxième étape réussie, songea-t-il en sortant. Il s'autorisa un sourire dur, puis transmit l'information au service concerné qui s'arracha les cheveux en voyant la date. Après une excuse de la nation principalement basée sur le fait que Trump n'en faisait jamais qu'à sa tête sans prendre en compte la logique ou le protocole, il leur donna une liste d'invités en leur demandant de lui transmettre le moindre changement.

-oOo-

Dans la nuit de mercredi à jeudi, Alfred envoya un message à Ivan. Comme d'habitude.

„Réveillé ?"

„Vu l'heure qu'il est chez moi, ça n'a rien d'anormal."

„Très drôle"

„Je sais. Il paraît que tu as une solution commune à un paquet de projets de Trump ?"

„Les bonnes nouvelles vont vite on dirait"

„L'imbécile l'a twitté en invitant publiquement un bon nombre de dirigeants de lobbies à l'évènement."

„Quel con..."

„Toi, tu prépares quelque chose"

Alfred hésita avant de répondre. S'il s'en tenait à leurs conversations habituelles, il devrait s'arrêter là. Mais pour une fois, il avait envie de continuer. Que quelqu'un sache ce qu'il s'apprêtait à faire, sans pour autant essayer de l'en empêcher. Il tapa trois lettres sur son clavier et envoya le message.

„Oui."

Immédiatement après, il reçut un appel du russe. Il eut un sourire triste et décrocha.

- Salut.

- Ça faisait un moment que je n'avais plus entendu ta voix, initia Ivan d'un ton joyeux.

- J'ai un peu tendance à éviter les meetings.

- J'ai remarqué. À cause de moi ?

- Plutôt des autres. Toi je m'en fiche.

À Moscou, Ivan sentit une petite pique désagréable s'enfoncer en lui. Il réprima aussitôt la sensation. Peu lui importait ce qu'Alfred pensait de lui. Il l'avait battu et c'était tout ce qui importait. Du moins c'est ce dont il essayait de se convaincre depuis des mois.

- J'apprécie la remarque, répondit-il simplement.

Alfred sourit en entendant la réplique. Il n'était pas dupe du ton neutre qu'avait pris le russe et fit un deuxième test pour s'assurer de ce qu'il soupçonnait.

- Les autres m'auraient jugé faible et fragile si j'étais revenu avant une action forte. Toi, je sais que tu aurais compris que le simple fait de revenir prouvait ma revanche.

- Oh.

Dans ce simple oh, il y avait une myriade de messages et Alfred ne s'y trompa pas. Le russe était compréhensif et flatté, mais avant toute chose il était heureux de l'entendre. L'américain eut un faible sourire. Il avait une dernière question à poser.

- Ivan ?

- Da ?

- Tu penses vraiment que je ne suis qu'un gamin idiot et prétentieux qui pourrit le monde ?

- ...

Le russe resta silencieux pendant trois secondes et raccrocha sans répondre.

Alfred contempla quelques instants son portable qui lui indiquait froidement la fin de la conversation téléphonique. Il eut un sourire triste en repensant à la logique de leurs échanges habituels. Une absence de réponse signifiait oui. Quelques larmes perlèrent aux coins de ses yeux. Il en avait la confirmation à présent, personne ne le prenait au sérieux, pas même son adversaire. Il ne lui restait donc plus qu'une option, qu'il exécuterait dans quelques heures. Il n'avait qu'à espérer que le complice qu'il avait appelé ne lui ferait pas défaut, mais il n'y avait pas de raison. Il lui avait fait miroiter une récompense plus que satisfaisante. Pour la première fois depuis deux mois, il s'autorisa à pleurer avant d'aller dormir.


Aloooors ça se sent peut-être un touuuuut petit peu, mais Alfie a une idée en tête. J'aimerais bien voir vos théories sur la question, histoire de voir si c'est prévisible ou pas trop :p (celleux qui savent, vous ne dites rien sinon c'est pas drôle)

Bisous à tous et plein de macarons pour vous ! (demande de Freyja Manga)