Miou tout le monde !

Je poste plus tôt que d'habitude, à la demande expresse d'une certaine personne qui se reconnaitra... Sinon c'est de nouveau un petit chapitre (désolée) mais le découpage de cette partie de l'histoire a été quelque peu délicat.

Bonne lecture !

Réponse à FreyjaManga : Son nouveau style est juste en dessous ;) Je comprends ta réaction pour Ivan, et ne t'en fait pas, pour le voir, il va le voir...

Disclaimer : Je crois pas qu'Himaruya ait une peluche licorne qui s'appelle Aliénor. Moi oui et elle vous fait des câlins.


Comme convenu, l'annonce du retour d'Alfred en réunion fit rapidement le tour des nations, et la plupart manifestèrent autant de soulagement que de curiosité. Qu'il revienne pour une séance exceptionnelle où presque toutes les nations d'Europe, d'Amérique et d'Asie seraient présentes, ne faisait que renforcer l'impression d'un retour triomphant.

Le jour de son retour, par un espèce de miracle, tout le monde était là à l'heure à l'exception de l'américain. Alfred avait envoyé un message à son père français, chez qui se tenait la réunion, pour le prévenir qu'il aurait quelques minutes de retard à cause de ses transports en commun. Tous les représentants sans exception considérèrent qu'il en avait donc au moins pour un quart d'heure à arriver, ce qui provoqua quelques protestations de Francis. En conséquence, Ludwig suggéra d'attendre cinq minutes avant de commencer, afin qu'il ait le temps d'arriver ou ne manque pas trop de choses.

Les cinq minutes étaient écoulées depuis quelques secondes et l'allemand avait réclamé et obtenu un silence relatif, quand des pas dans le couloir se firent entendre. Immédiatement, tout le monde tourna la tête vers la porte. Celle-ci s'ouvrit sur le représentant des Etats-Unis.

Pendant quelques instants, l'assemblée des nations se transforma en assemblée de poissons rouges. Ils s'étaient attendus à retrouver en Alfred la caricature de l'américain décontracté, avec sa veste d'aviateur, ses burgers, son milkshake toujours en main et l'air perpétuellement ailleurs. À la place, ils avaient devant eux un jeune homme blond, sûr de lui et souriant, pantalon et veste ouverte de costume d'un noir sobre, avec une chemise blanche légèrement entrouverte. Et malgré le sur mesure évident, l'ensemble réussissait l'exploit de donner un équilibre parfait entre chic et détente. Il alla s'asseoir tranquillement à sa place dans une posture décontractée mais sérieuse, prêt à travailler.

- Sorry pour le retard, mais bon, le métro parisien...

- Mes transports en commun fonctionnent parfaitement, mon trésor, et il n'y avait pas de grève aujourd'hui, déclara Francis avec un sourire ironique.

Un léger clin d'oeil lui répondit, accompagné d'un petit rire amusé de la part de Matthew et Arthur. Chacun des trois s'étaient douté de la volonté d'Alfred de ménager un petit effet de surprise pour marquer son retour.

Dans le reste de la salle, la plupart des représentants commençaient à refermer la bouche, et la quasi-totalité des célibataires le regardaient comme s'ils venaient juste de s'apercevoir à quel point il était sexy.

Ludwig lui-même eut besoin de quelques secondes pour se remettre de la surprise causée par le changement radical d'apparence de l'américain. Il se reprit rapidement, mais ne put s'empêcher d'espérer que le reste de son attitude avait connu la même évolution. Il toussa deux ou trois fois pour ramener l'attention, et commença sa présentation.

-oOo-

Une heure et demie plus tard, ils faisaient une première pause et l'allemand était ravi. Alfred avait visiblement également changé de façon de raisonner, et ses interventions avaient presque toutes été intéressantes bien qu'un peu trop teintées d'humour à son goût. Son pays semblait également se lancer sur une voie nettement plus favorable à une évolution vers le développement durable. Quand l'américain sortit de la salle avec son frère et Gilbert en leur proposant d'aller prendre un café, la moitié de la salle le suivit des yeux... voire le dévora du regard dans certains cas. Hongrie ne se priva pas d'en faire la remarque à haute voix lorsqu'il fut hors de vue.

- Je suis la seule à réaliser seulement maintenant qu'Alfred est diablement sexy ?

- T'inquiète, moi c'est pareil, répondit Brésil en souriant. Qu'est-ce que ça le met en valeur cette tenue bordel...

- Tu l'as dit, renchérit Thaïlande. Je sais pas comment j'ai pu ne pas remarquer qu'il était aussi bien foutu.

- Et vous avez vu comme ça fait ressortir ses yeux ? lança Mexique.

La discussion continua entre les nations, hommes comme femmes, qui semblaient d'un coup tomber sous le charme de l'américain. Personne ne remarqua la porte claquer d'un coup.

Aux toilettes, Ivan se passa un coup d'eau sur le visage pour essayer de se calmer. S'il était resté une minute de plus dans la salle à les entendre baver sur Alfred, il aurait craqué et se serait mis à tuer tout le monde. Le russe tenta de se reprendre. Il était stupide d'être jaloux et possessif envers quelqu'un qui était libre. Et encore, le pire était sans doute de les voir se rendre compte seulement maintenant qu'Alfred était fascinant. Sans compter qu'ils ne s'arrêtaient qu'à son apparence physique, alors que l'américain avait tellement plus que ça pour lui.

Ivan jeta un coup d'oeil à son reflet dans la glace. Un homme dont les yeux violets lançaient des éclairs lui renvoya son regard. Il ne pouvait pas retourner dans la salle comme ça. Il avait une image impitoyable à tenir, malgré la revanche de ce fichu blondinet qui s'était une fois de plus débrouillé pour transformer sa défaite en victoire. Oh, il l'avait bien vu ce petit regard discret quand il était entré. Ce petit regard qui était destiné au russe et à personne d'autre. Un signe de plus que ses sentiments à lui étaient réciproques, ou juste une façon de le saluer comme un égal ?

Ivan s'appuya contre une des portes et regarda le plafond. Pendant la guerre froide, il aurait pu parier que l'attitude agressive de son adversaire cachait un puissant désir sexuel. Lorsqu'il l'avait séduit dans une autre apparence, il avait su avec certitude qu'il avait réussi à conquérir son coeur. Et maintenant, Alfred faisait tout pour maintenir le doute, en calculant chaque action pour qu'elle puisse être interprétée des deux façons. Un sourire se dessina sur ses lèvres. Il reconnaissait bien dans cette façon d'agir l'intelligence de celui qu'il aimait.

Sa pensée s'arrêta un instant. Ça avait beau faire des mois qu'il avait osé se l'avouer à lui-même, il était toujours un peu surpris de l'admettre. Comme à chaque fois, il alla chercher sous son écharpe le médaillon qu'Alfred lui avait offert et regarda les deux photos. Dire qu'au départ, il avait pris l'habitude de le porter pour pouvoir garder un symbole de sa victoire à portée de main...

Le russe garda le bijou en main quelques secondes avant de le refermer d'un coup sec et de le cacher sous son écharpe. Il ferma les yeux un instant, et en les rouvrant il regarda une deuxième fois son reflet. Il avait de nouveau son sourire habituel et son regard était parfaitement normal.

De son côté, Alfred discutait à la machine à café avec son frère et Gilbert qui n'en revenait toujours pas de sa transformation.

- Là j'avoue que tu fais franchement awesome... Bon pas autant que moi, mais quand même pas mal.

- Enfin Gil, on sait très bien que de nous deux c'est moi le plus génial ! plaisanta l'américain avec un air de défi.

- Jamais de la vie ! Pas vrai Birdie ?

- Heu... je me vois mal choisir entre mon copain et mon frère, esquiva le canadien.

Les deux autres se regardèrent, l'air de penser que l'argument était recevable.

- Sinon, reprit Matthew en sentant venir une bêtise, on peut dire que vous l'êtes tous les deux mais pas de la même façon... ?

Encore une fois, l'américain et le prussien se consultèrent du regard. Matthew reprit la parole en comprenant que les deux allaient probablement sortir une énorme connerie du type défi stupide pour déterminer lequel des deux étaient le meilleur.

- Au fait Gil', il paraît que Tonio, papa et toi n'avez pas prévu de bêtises pour aujourd'hui ?

- Hein ? Ah non, Franny nous a convaincu de laisser au moins une journée pour le retour d'Alfred. Mais on devrait se rattraper rapidement dans les semaines qui viennent, t'en fais pas pour ça !

- Vous avez trouvé quelque chose de mieux que la bataille de pelotes de laine ? fit Alfred.

- Cette idée-là était particulièrement awesome, mais on a quelques plans sympas...

Avec un léger soupir, Matthew recommença à tranquillement câliner sa peluche. La crise était évitée. En retournant dans la salle, il nota discrètement toutes les têtes qui se tournaient sur le passage de son frère. Celui-ci n'aurait probablement aucun mal à retrouver quelqu'un s'il le souhaitait... Au moins pour coucher. Mais Alfred n'avait pas trop l'air de penser à ça en ce moment, avec son pays en plein redressement. Du coin de l'oeil, le canadien remarqua Ivan, tranquillement assis sur son siège, qui avait l'air de légèrement s'ennuyer en attendant la reprise de la réunion. Il allait passer à autre chose, quand un détail attira son attention. Son esprit avait remarqué quelque chose d'inhabituel chez le russe, comme si son attitude n'était pas exactement celle qu'il avait en temps normal. Sans avoir l'air de s'en préoccuper, il l'observa plus attentivement. Et il trouva enfin ce qui clochait dans sa posture. Ivan avait nonchalamment posé ses coudes sur la table, et sa tête reposait sur ses mains, légèrement dissimulées par son écharpe. Mais ses jointures étaient bien trop blanches par rapport à la couleur naturelle de sa peau. Étonné, Matthew en conclut que son ancien ami était dans une colère monstrueuse mais s'efforçait de le cacher.

Très intrigué par ce qui pouvait pousser le représentant à être dans un tel état, le canadien se promit de trouver un moment pour tirer ça au clair.


Et ben vous savez quoi ? Vous m'avez fait remarquer que j'avais été sadique avec Alfred. Maintenant, c'est au tour d'Ivan d'en chier ! (comment ça c'est une justice de merde ?) Sinon je vous fait plein de bisous à la fraise (parce que c'est bon les fraises) et si vous avez envie de donner votre avis sur ce chapitre ou dire quel est votre pokemon préféré, sentez-vous libre !

Plein de meringues pour vous ! (demande de FreyjaManga)