Miou tout le monde !
J'ai des révisions à faire et comme j'aime pas ça, je procrastine. En plus il fait beau, c'est pas motivant du tout. J'espère que vous allez bien et que cette fic vous plait toujours (les deux derniers chaps ont un poil dégringolé au niveau des stats du coup je m'inquiète un peu). Oui je sais il en faut peu pour inquiéter le petit evoli que je suis (j'adore les evolis, c'est trop mwenion comme pokemon).
Bonne lecture !
Disclaimer : Hetalia appartient à Himaruya. Exclusivement. Et même en croisant les doigts très forts ça ne sera jamais qu'à lui.
En sortant de la salle, quelques nations félicitèrent l'américain pour son changement et lui souhaitèrent bon courage pour sa nouvelle constitution. Celui-ci les remercia en souriant joyeusement, fit un au revoir général à tout le monde et mit ses écouteurs dans les oreilles avant de s'éloigner de son côté. Pour éviter la cohue des gens qui partaient tous aux mêmes horaires, Alfred prit le parti d'utiliser les escaliers de secours. Pas vraiment autorisé normalement, mais tellement plus tranquille. Sans entendre son frère qui le suivait à quelques mètres de distance pour le rejoindre, il se retrouva face à Ivan qui sortait d'une autre pièce et s'arrêta.
- Ivan.
- Alfred.
- La sortie c'est plutôt de l'autre côté tu sais, lança l'américain ironiquement.
- Trop de monde. J'allais passer par les escaliers.
- Quelle coïncidence, moi aussi. On descend ensemble ?
Pendant une poignée de secondes, la tension sembla presque palpable et Matthew se décala volontairement hors de leur champ de vision.
- Je ne crois pas, répondit finalement le russe. Tu étais en train d'écouter de la musique.
- Oh tu sais, j'aime bien Scorpions mais je peux quand même interrompre Wind of Change le temps de descendre quelques marches, déclara Alfred avec un sourire éblouissant.
Ivan accusa le coup. Encore un espoir dilué dans la possibilité d'une coïncidence. Il poussa donc la porte et les deux nations s'engagèrent dans les escaliers, rapidement suivis par Matthew qui avait lancé à fond sa capacité à effacer sa présence. Une chance que son daddy ait insisté pour lui apprendre à utiliser sa capacité dans les deux sens. Ainsi, il pouvait écouter les deux parler sans se faire remarquer. Il n'aimait pas espionner les autres, mais la situation lui semblait clairement anormale.
- Pour un premier jour, tu t'es surpassé, commença Ivan.
- Je tenais à ce que tout le monde comprenne qu'à partir de maintenant, il va falloir me prendre au sérieux.
- Voire te prendre tout cours, pour certains.
- Oh, vraiment ? fit innocemment l'américain.
- Tu ne me feras pas croire que tu n'as pas remarqué que tout le monde bavait en te voyant.
- Pas toi ? demanda Alfred d'une voix suave.
- Je ne pense pas que la question se pose, répondit prudemment Ivan.
- En effet, elle ne se pose pas.
Et il plaqua Ivan contre la rambarde, ne lui laissant pas d'autre choix que se rapprocher de lui pour ne pas tomber. Les deux puissances se défiaient du regard alors que leurs visages étaient à moins de dix centimètres l'un de l'autre.
- La question ne se pose pas, reprit Alfred en murmurant, parce que ton corps parle pour toi.
- Tu devrais arrêter de jouer avec le feu, Jones.
- Je ne compte pas le faire indéfiniment, rassure-toi.
En parlant, l'américain avait passé ses mains sur la rambarde dans le dos du russe, de façon à ce que leurs corps soient complètement collés l'un à l'autre. En voyant la petite étincelle d'espoir se rallumer dans les yeux mauves, Alfred se pencha pour déposer un baiser sur les lèvres d'Ivan. Une seconde plus tard, il s'était éloigné et semblait prêt à continuer son chemin. Avant de remettre ses écouteurs, il adressa une phrase au russe.
- J'arrêterai quand tu ne ressentiras plus rien pour moi.
Et il recommença à descendre les marches, laissant Ivan toujours immobile contre le rebord.
Quand Alfred fut hors de vision, Matthew se rendit de nouveau visible et descendit le demi-étage qui le séparait du russe. Celui-ci ne bougea pas en le voyant arriver, les yeux toujours dans le vague.
- Ivan ?
- Ah, c'est toi Matve, fit Ivan après un temps de surprise. Je ne t'ai pas entendu arriver.
- Je suivais mon frère.
- Oh, je vois. Donc tu as tout vu.
Ce n'était même pas une question.
- Oui. Et j'avoue qu'une explication serait la bienvenue.
- Tu peux en demander une à ton frère.
- Je ne pense pas qu'il acceptera de me la donner.
- Tiens donc ?
- Il a refusé de nous dire de quoi vous avez parlé le soir où il nous a annoncé qu'il avait pris sa revanche, expliqua Matthew en haussant les épaules.
Sans répondre, Ivan sourit. Il n'aurait pas cru qu'Alfred aurait tenu sa parole au point de ne pas en parler à son frère. Sans doute avait-il préféré garder le plaisir de sa revanche pour lui.
- J'imagine qu'il a une bonne raison.
- Ivan, je t'en voudrai toujours pour ce que tu lui as fait, mais là il se passe vraiment des choses bizarres entre son changement radical depuis ce soir-là et ton attitude aujourd'hui.
- Toujours aussi observateur à ce que je vois.
- L'avantage de n'être remarqué par personne. Et j'ai très bien vu tes mains quand mon frère est rentré dans la salle après la pause ce matin.
- Vraiment ?
- Je te connais, attaqua Matthew. Et tu avais clairement l'air furieux.
- Je crois que tu es le seul à avoir vu ça, contra le russe avec légèreté.
- Et je suis aussi le seul à avoir vu Alfred te plaquer contre une rambarde, t'embrasser et repartir comme si de rien n'était. Alors ?
Ivan prit un instant pour peser le pour et le contre. L'amitié du canadien lui manquait et il avait une occasion inespérée de passer un moment avec lui. Mais admettre ce qui s'était réellement passé entre Alfred et lui ce soir-là ne lui plaisait pas. Après, son Matve était particulièrement discret quand il le décidait.
- Alors si on en discute, c'est dans un endroit plus approprié qu'au milieu des escaliers de secours d'un immeuble.
- Je connais un café à trois rues d'ici, proposa Matthew.
- Parfait.
Quelques minutes plus tard, ils étaient tous les deux installés à une table discrète au fond d'une salle. Si l'arrivée d'un géant russe et d'un blondinet qui portait une énorme peluche d'ours avait étonné le serveur, il ne les en avait pas moins installés et servis.
- Ça me fait plaisir de pouvoir repasser un moment avec toi.
- Ce n'est pas exactement pour ça qu'on est là. Je ne compte pas lâcher le morceau, Ivan.
Le russe soupira. Et raconta. Le canadien ne l'interrompit pas une seule fois et fit de son mieux pour contenir ses questions et ses expressions d'incrédulité. Quand Ivan s'arrêta, Matthew inspira un grand coup, posa ses mains sur la table et tenta de remettre en ordre ses pensées pour coordonner ce qu'il savait avec ce qu'il venait d'entendre.
- Donc, si j'ai bien compris, tu es tombé amoureux de mon frère après l'avoir séduit, mais tu ne t'en es rendu compte que lorsqu'il s'est mis en danger de mort, et pour se venger de son coeur brisé il te maintient dans un doute perpétuel sur ses sentiments pour toi.
- C'est un résumé correct, fit le russe.
Il aurait pu être gêné si l'air incrédule de Matthew n'avait pas été aussi drôle. Le canadien avala une grande gorgée de son chocolat, puis le reposa doucement dans sa soucoupe, son regard concentré sur le contenu de sa tasse.
- Bien. Donc on en est là. J'imagine qu'en plus, ce que tu ressens pour lui va plus loin qu'une simple inclination ou un désir purement physique ?
- Si c'était juste ça, il ne s'en servirait pas contre moi, ironisa le russe. Et je n'aurais pas autant envie de tuer tous ceux qui se retournent pour mater son cul.
Matthew sourit un instant, avant de noter les flammes dans les yeux du russe. Il était on ne peut plus sérieux et avait visiblement du mal à se contenir. Les réactions que les autres nations avaient eu toute la journée sur Alfred et son charme l'avaient rendu hors de lui.
- Je vois... Qu'est-ce que tu comptes faire ?
- Moi, rien. Quelle que soit mon attitude envers lui, la sienne ne changera pas.
- Comment ça ?
- Quand je dis qu'il me maintient tout le temps dans le doute, ce n'est pas une façon de parler. Il passe son temps à m'envoyer des signaux, juste ce qu'il faut pour que je ne puisse pas me dire une bonne fois pour toutes que je n'ai aucune chance.
Il y eut un moment de silence. Matthew connaissait bien mieux Ivan que la plupart des nations et savait repérer quand il était vraiment sur les nerfs. Son état de tension ne laissait aucun doute sur la sincérité de ce qu'il avait dit. Et puis tout se combinait trop bien avec les propres déductions du canadien. Ce qui le mettait dans une belle impasse. Il hésita un instant, maudit son intuition, puis fit une proposition au russe.
- Je peux essayer d'en apprendre un peu plus si tu veux. Al' est un excellent manipulateur, mais je pourrais peut-être l'amener à baisser sa garde.
Le regard d'Ivan s'éclaira soudainement.
- Tu ferais ça ?
- Et bien, hésita Matthew, je t'en veux toujours pour ce que tu lui as fait. Mais d'un autre côté, si tu es amoureux au point de te mettre dans cet état pour lui, ça change la donne.
- J'apprécierais que tu gardes ça pour toi. Je tiens à conserver ma réputation.
Son interlocuteur acquiesça avant de se lever. En sortant du café, ils discutèrent encore un peu avant de se séparer.
- Alfred ne va pas changer de mode opératoire, le prévint le plus jeune. Son apparition d'aujourd'hui était calculée pour faire tourner les têtes, et je suis prêt à parier qu'il va recommencer à chaque meeting. Entre sa nouvelle apparence et l'évolution qu'il est en train de donner à son pays, tous les yeux vont se tourner vers lui à chaque réunion.
- Pourquoi tu me dis ça ?
- Pour te mettre en garde. Mon frère peut être extrême dans sa façon de se venger, et je ne serais pas surpris de le voir flirter avec une ou deux personnes, si possible devant toi.
Ivan se renferma. Il n'avait pas envisagé la possibilité qu'Alfred aille jusque-là. Il salua brièvement Matthew après l'avoir remercié, et repartit pour son hôtel. Sur le chemin, il essaya d'imaginer Alfred en train de flirter avec une des nations célibataires qui le dévorait des yeux. Et il sentit la fureur lui tordre le ventre. Il refusait tout bonnement l'idée de le voir en couple avec une de ces nations incapables de l'apprécier à sa juste valeur. Si le lendemain, l'américain recommençait son manège ou allait plus loin, Ivan pressentait qu'il aurait besoin de passer la nuit dans les quartiers mal famés de Paris pour se défouler.
Promis on retrouve un peu d'action au prochain chapitre. Si vous voulez me laisser une review pour donner votre avis, ça me ferait très très plaisir et j'enverrais des licornes magiques saupoudrer votre route de pétales arc-en-ciel et de paillettes. Et continuez à me laisser des demandes de gâteaux, j'aime bien et en plus j'en découvre que je ne connaissais pas dans le lot^^
Plein de croustades aux pommes pour vous ! (demande de Djodjocute)
