Miou tout le monde !

Je vous présente mes excuses d'avance, ce chapitre est particulièrement cours par rapport aux autres, mais le prochain sera bien plus long (encore et toujours les fameux problèmes de découpage, vous allez comprendre). Sinon je vous informe que j'ai déjà chopé mes premiers coups de soleil de l'année et que je souffre. Au passage, je fais de gros bisous d'encouragement et de réconforts à tous/toutes les français/françaises allergiques au pollen (et aussi aux gens d'autres pays hein, mais comme on est en alerte rouge partout en ce moment...).

Bonne lecture !

Réponse à guest : Merci beaucouuuup ! Serait-ce en revanche abuser que te demander en quoi Alfred t'énerve ? (rien d'agressif ou de négatif dans ma question, c'est juste de la curiosité^^)

Disclaimer : Tout est à Himaruya. Sauf peut-être les idées du BFT quand c'est mon cerveau qui les produit.


Le lendemain, Alfred fut présent à l'heure dans le même genre de tenue que la veille, mais prévint poliment qu'il ne pourrait pas être présent aux réunions suivantes car son gouvernement avait besoin de lui sur place. Personne ne trouva rien à redire.

Si possible, il se montra encore plus séduisant et intéressant que la veille. Une dizaine de représentants donnaient l'impression littérale de boire ses paroles, d'autant plus qu'il s'efforçait de regarder tout le monde. À la pause, alors que le BTT s'éclipsait discrètement en donnant tous les signes avant-coureurs d'une bonne bêtise, il alla tranquillement à la machine à café. En moins de trois minutes, il fut rejoint par Mexique.

- Salut Alfred !

- Tiens, Miguel, ça va ?

- Beaucoup mieux depuis que tu n'as plus un abruti qui veut mettre un mur entre nous ! lança joyeusement le jeune homme.

L'américain eut un grand sourire.

- Il en aurait chié de toute façon, mes états se préparaient déjà pour en faire un cauchemar d'organisation. Mais ça me fait un bien fou qu'il ne soit plus là.

- Ça fait un bien fou à tout le monde.

- Tu veux un café ? proposa le blond.

Miguel secoua la tête en grimaçant et les deux retournèrent vers la salle.

- Je sais même pas pourquoi ils appellent ça du café. C'est juste de la flotte.

- C'est pas les pires que j'ai bu, après tout j'ai été élevé par Arthur !

Ils rentrèrent dans la salle en rigolant.

- Mon pauvre... Faudrait que tu viennes chez moi un de ces quatre, là il y en a du bon. Du café bien sûr.

- Aux dernières nouvelles Miguel, lança une jolie brune, c'est chez moi qu'on trouve le meilleur... Alfred, mon invitation vaut aussi, tu es le bienvenu si tu veux découvrir les charmes de la Colombie, ajouta-t-elle avec un clin d'oeil.

Le mexicain fit une légère grimace. La ravissante Lucia, représentante de la Colombie, avait visiblement elle aussi envie de se faire remarquer par l'américain.

- Sinon, intervint Gabriel, j'attends toujours que tu viennes confirmer que j'ai le plus beau carnaval du monde...

L'intervention de la nation brésilienne avait fait monter la tension déjà élevée. Les trois pays se regardaient avec des éclairs dans les yeux. Eux qui détestaient cordialement Alfred depuis plus de cinquante ans se retrouvaient d'un coup à le trouver bien plus attirant. Et comme ils présentaient l'avantage d'être plus ou moins sur le même continent, chacun y allait de ses méthodes pour obtenir les charmes du blond. Celui-ci laissa passer quelques secondes, jeta un petit coup d'oeil discret dans un coin de la salle, et répondit en riant.

- Trop d'invitations à la fois ! Plus sérieusement, ce serait avec plaisir mais en ce moment je suis surbooké.

Les trois autres firent des mines quelque part entre la déception et le soulagement de ne pas être le seul évincé.

- Après, reprit l'américain avec un sourire enjôleur, il faudra qu'on se voit pour rediscuter de certains traités, donc je suis sûr de pouvoir dégager un peu de temps pour chacun d'entre vous d'ici les prochaines semaines...

- Ce sera avec plaisir, répondit suavement Lucia dont les yeux brillaient. Tu me tiens au courant, que je puisse me mettre à ta disposition quand tu me rendras visite.

- Ça va de soi.

- Il en va de même pour moi, intervint Gabriel avec un clin d'oeil taquin. De toute façon je suis presque toujours dispo quand il s'agit d'ouvrir des négociations avec toi.

- Pas de soucis.

- Pas la peine de me prévenir, lança Miguel avec un sourire triomphant. On est voisins après tout, je te sentirai immédiatement entrer dans mon territoire.

- J'imagine, fit Alfred avec un sourire ravageur. Je vous tiendrai au courant, ajouta-t-il en retournant à sa place.

Trois regards déshabillèrent sa silhouette avec un manque de discrétion particulièrement évident pendant les quelques instants où il leur tourna le dos.

À côté de lui, Matthew retenait son souffle. Il avait comme tout le monde suivi l'échange entre son jumeau et les trois autres nations, dont les allusions étaient aussi subtiles qu'un tractopelle sous ecstasy. Mais plus que tout, il avait observé en parallèle l'attitude séductrice de son frère et les expressions d'Ivan. À la lumière de ce que le russe lui avait révélé la veille, le comportement d'Alfred prenait un tout autre sens. Et il était forcé d'admirer le self-contrôle du russe, dont la rage contenue semblait invisible à tout le monde sauf lui.

Ivan était immobile. Il se forçait à l'être. Si jamais il bougeait ne serait-ce qu'une infime partie de son corps, il sentait qu'il allait massacrer trois nations dans les secondes qui suivaient. Et ce petit regard en coin qu'Alfred lui avait envoyé pendant leur échange. Une provocation comme tant d'autres. Sauf que cette fois, il était vraiment en train de se laisser draguer et ne dirait peut-être pas non à un plan cul avec une des nations de son continent. Alors le russe s'était figé. Tout son corps était contracté à l'extrême pour ne pas bouger, ce qui donnait l'impression extérieure qu'il était simplement en train de s'ennuyer. À l'intérieur, il bouillait comme rarement et il était presque certain que son seul regard aurait pu faire mourir de peur le premier qui s'approchait de l'américain.

La réunion reprit juste après le retour d'Antonio, Francis et Gilbert. Les trois avaient une mine si innocente que chacun se douta qu'il y avait anguille sous roche. Au bout de dix minutes de débat, il durent fort opportunément chacun aller aux toilettes à moins de deux minutes d'intervalles. Les gros bruits dans le couloir achevèrent de convaincre tout le monde d'être prêt à se mettre à l'abri sous les tables. Chose surprenante, quelqu'un toqua poliment à la porte et après que Ludwig ait répondu un oui très formel, ce fut la tête du représentant écossais qui apparut.

- Oh, excusez-moi pour le retard. J'ai manqué beaucoup de choses ?

- Alistair, qu'est-ce que tu fous ? lança Arthur de plus en plus méfiant.

- Les gars avaient besoin d'un coup de main pour trimballer deux ou trois trucs, répondit-il innocemment.

La moitié des nations reculèrent leurs chaises en entendant ça, prêt à se protéger de toute attaque imprévue. Personne n'avait oublié la magistrale bataille de pelotes de laine. Finalement, l'écossais entra, suivi par les trois amis comploteurs, tous trois les mains derrière le dos, dans la plus parfaite file indienne. Spontanément, trois personnes se levèrent de leur siège avec un air menaçant.

- Frog...

- Gil'...

- Bastardo...

Et aucune des trois n'eut le temps de terminer sa phrase, pour cause d'attaque aérienne immédiate par projectile aquatique. Alistair finit de lancer son sort presque au même moment. Cette fois ce furent non pas trois mais six cartons remplis à ras bord de bombes à eau – tiède, après tout l'eau froide en plein mois de novembre c'était vraiment sadique – qui apparurent un peu partout dans la salle.

Et comme de bien entendu, moins de vingt secondes plus tard la bataille était générale. La seule différence notoire par rapport à la dernière consistait en une répartition géographique et non pas historique des différents camps. Autrement dit, chaque personne s'était alliée de facto avec celles qui étaient les plus proches d'elle et du même carton. Les alliances étaient donc... assez étranges pour la plupart.

- Bordel Vash tu es le meilleur tireur d'entre nous ! hurla Lovino. Tu vas te décider à t'y mettre ?

- Même pas en rêve ! Ma neutralité avant tout !


- C'est pas du jeu, les nordiques étaient à côté et Tino est le meilleur sniper du monde !

- Hahaha ! Allez vous faire foutre on va tous vous poutrer !

- Matthias, tu te calmes.

- Désolé Nor, fit le danois d'un air contrit.


- Frog, si tu arrêtes pas de me viser ce soir c'est canapé !

- Tu vas vraiment tenir une menace pareille ? souffla Cymru avec des yeux ronds.

- Non mais comme ça il se calmera peut-être.

- Redoutable...


- Les gars, je vais viser un autre camp !

- Mais Franny tu es le meilleur pour repérer le rosbif !

- T'as entendu ce qu'il a dit ? Tu ferais quoi si Lovi te menaçait de ça ?

Antonio grimaça.

- Ouais en fait je comprends. Tu vises Lovi, je vise Arthur ?

- Vendu !

- EEEEEEEH ! Qui vise Birdie dans ce cas ?

- Ben... Toi ?

- Hors de question ! Il tient autant d'Arthur que de toi, je prends aucun risque ! Alistair, tu peux te charger de lui ?

- Si tu t'occupes d'Alfred on échange sans problème.

- Ça marche !


Voilà voilà, c'est court mais j'avais prévenu hein *bouille de chaton désolé*

Sinon merci à vous, j'ai de nouveau plein de sucreries à mettre en fin de chapitre (et des idées pour cuisiner aussi, c'est cool de cuisiner).

Et puis je voulais vous dire encore merci à tous de lire, de favoriter, de follower et/ou de reviewer, vous n'imaginez pas à quel point ça m'est précieux. Donc voilà, je vous aime et je vous remercie du fond du coeur.

Plein de gâteau basque aux cerises pour vous ! (demande de Dulanoire)