Miou tout le monde !

J'espère que vous allez bien, moi je commence à être un peu perdue au milieu de la météo aléatoire, de mes révisions dont je ne suis pas sûre qu'elles serviront, et du contexte social ultra tendu en France. Je m'offre donc quelques instants de pause dans un monde imaginaire, et je vous invite à m'y rejoindre !

Bonne lecture !

Réponse à Guest1 : Je comprends mieux^^ en même temps, il n'allait pas lui tomber dans les bras non plus, ce serait trop simple... mais ne t'en fait pas, les choses vont bouger entre eux.

Réponse à Guest2 : Alors je ne sais pas trop si tu es guest1 qui a laissé deux reviews ou quelqu'un d'autre... Mais dans tous les cas merci beaucoup, je suis contente que ça t'ai plu et j'espère que tu surkifferas la suite aussi ;)

Disclaimer : Il faut rendre à Himaruya ce qui appartient à César. Ou l'inverse.


Une demi-heure plus tard, et malgré les tentatives de sort des divers sorciers présents dans la salle, plus aucun ballon ne résidait dans les cartons. En revanche, une couche d'eau recouvrait tout le sol de la salle et les trois quarts des représentants étaient trempés et sortaient en rigolant de leurs abris respectifs. Francis prit la parole avant que les grincheux ne commencent à râler, son lapin en tête de file.

- On a prévu des fringues de rechange pour tout le monde !

- Elles sont juste dans le couloir, renchérit Antonio pour couper la parole à Lovino.

Derrière eux, Gilbert ricana en voyant l'air furieux des compagnons de ses amis, puis trouva le moyen de pâlir en entendant une voix menaçante dans son dos.

- Gilbert Beilshmidt...

- Heu... Birdie ? tenta-t-il avec son plus beau sourire en se retournant.

Devant l'air furieux du canadien, l'albinos recula de quelques pas vers ses complices qui s'écartèrent prudemment. Gilbert se demanda environ deux secondes pourquoi son petit ami avait l'air autant en colère, puis remarqua sa peluche. Son Kuma adoré avait visiblement été touché par une ou plusieurs bombes à eau et s'ébrouait en non-stop depuis, aspergeant copieusement son propriétaire.

- S'il te plait Birdie je suis désolé ! Je visais que toi, pas ta peluche, et puis...

- Parce qu'en plus tu me visais ?

- Heu alors en fait...

Le prussien s'aperçut que tout le monde les regardait d'un air hilare. C'était mauvais pour son awesome réputation. Il allait tenter une autre explication un peu hasardeuse, quand son chéri eut un grand sourire machiavélique.

- Tu as donc toi-même choisi de m'affronter lors de quelque chose qu'on peut qualifier de mélange entre un jeu et un sport.

- Scheiße... murmura l'albinos. C'était pas exactement un affrontement Birdie, nuança-t-il maladroitement.

- Chacun de nous a lancé des projectiles à l'autre dans un but de victoire évident, et c'est toi qui l'a initié. Notre accord à ce sujet est assez clair.

Gilbert eut l'air perdu pendant une ou deux secondes, puis céda et fusilla son ami du regard.

- Francis, un jour je vais te maudire pour avoir formé ton fils au droit, tu le sais ?

- Moi je suis très fier de mon trésor, répliqua le français qui rigolait déjà. Quel genre d'accord vous avez passé exactement ?

- S'il initie ce genre de choses, il me doit un temps équivalent en entraînement de hockey, sourit son fils.

- Donc si je calcule bien...

- Il en a pour deux heures ce soir à jouer contre moi.

Dans un magnifique ensemble, les nations firent une grimace de douleur compatissante. La plupart avaient eu l'occasion de voir le canadien à l'oeuvre sur une patinoire, et une vidéo où même Alfred ne réussissait pas à gagner contre lui avait longtemps fait le tour de leur réseau social. Même Arthur et Lovino en oublièrent momentanément leur propre mécontentement. La sanction était particulièrement dure et personne ne s'y trompait, aussi quand Gilbert sortit avec Matthew en essayant de négocier à grands renforts de supplications, nul ne l'en empêcha.

- Pfiouuuu... souffla l'espagnol. Il est redoutable ton fils !

- Je lui ai appris très tôt à manipuler les mots et leur pouvoir, répondit fièrement Francis. Pour le reste, Arthur a géré le côté fourbe et esprit tordu.

- Frog...

- Oui mon lapin ? Tu ne vas pas nier l'influence que ton éducation a eu sur nos enfants quand même ? demanda le français avec un grand sourire.

Piégé par la remarque, l'anglais se contenta de grommeler qu'il s'était simplement assuré que ses enfants sauraient se débrouiller dans le domaine de la stratégie. En entendant la remarque, Alfred se mit à rigoler avant de remarquer qu'une ou deux personnes commençaient à grelotter.

- Bon, ces fameuses fringues sèches, on va peut-être aller les chercher ?

- Ouaip. Il y a des serviettes aussi.

- Nickel. Je vais prendre les cartons, en attendant essayez de faire un semblant de vestiaire pour se changer, sauf si ça dérange personne d'être en sous-vêtement devant tous le monde.

Haussement de sourcil généralisé dans la salle. En soupirant, Ludwig résuma la pensée commune.

- C'est aimable de t'en inquiéter, mais je pense qu'on a tous déjà vécu ce genre de choses et que personne ne sera gêné. Au pire, on entassera un ou deux bureaux dans un coin pour ceux qui sont vraiment mal à l'aise, ajouta-t-il en voyant le visage rouge de Kiku.

- OK !

Quelques instants plus tard, trois bureaux avaient été relevés pour cacher un coin de la salle et l'américain revenait en portant deux cartons énormes, l'un contenant des serviettes, l'autre des vêtements. La distribution fut rapide, mais à l'exception du japonais qui fila vers le vestiaire improvisé, il y eut un instant de flottement lorsqu'il fallut commencer à se déshabiller.

Avec un haussement d'épaule et un sourire moqueur, Francis commença à enlever sa chemise, vite imité par Alfred qui ne se priva pas de faire un commentaire ironique.

- Je croyais que ça ne dérangeait personne ?

- Oh crois-moi, intervint Miguel, ça ne dérange pas du tout.

Le mexicain, comme plusieurs autres, dévorait du regard le torse désormais nu du représentant américain. Pour un peu, il aurait été possible de voir un filet de bave couler de certaines bouches lorsqu'Alfred passa sa main dans ses cheveux pour les ébouriffer un peu et enlever l'eau. Naturellement, celle-ci se mit à couler sur sa peau en suivant les courbes de sa musculature, ce qui augmenta considérablement son air d'Apollon. Lucia ne put s'empêcher de se mordre les lèvres et Gabriel eut quelques difficultés à déglutir, avant de commencer comme les autres à se déshabiller pour pouvoir se sécher.

Au bout de quelques minutes, tout le monde était en sous-vêtements et se séchait avec plus ou moins d'efficacité. Remarquant Ivan toujours immobile dans son coin, Alfred prit une serviette dans le tas et s'approcha de lui en souriant.

- Tiens, tu as oublié d'aller en prendre une il me semble.

- Mon manteau est imperméable et personne n'a tenté de m'atteindre, répondit-t-il en se forçant à sourire.

- Te fous pas de moi, dude, ton écharpe est trempée. Tu devrais l'enlever, sinon c'est l'assurance d'une bonne crève dans les jours qui viennent.

- Hors de question. Et il en faudrait un peu plus pour me rendre malade.

- Comme tu veux, répondit Alfred en haussant les épaules.

Et il repartit en laissant la serviette. Ivan dut se faire violence pour ne pas lui sauter dessus immédiatement. Simplement vêtu d'un boxer bleu sombre qui mettait parfaitement ses fesses musclées en valeur, l'américain marchait avec un très léger déhanché. Juste ce qu'il fallait pour révéler quelques érections sur son passage, et quelques nations féminines se retrouvèrent comme par hasard à prendre des poses aussi sexy que non pratiques lorsqu'il passait devant elles.

Incapable de se retenir davantage, Ivan se leva et se dirigea droit vers la sortie alors que ses yeux commençaient à révéler à quel point il était hors de lui. Tous ceux qui se trouvaient son chemin s'écartèrent immédiatement devant l'aura meurtrière qu'il dégageait. Une fois dans le couloir, il appuya sa tête contre un mur froid pour se calmer.

- Ivan ?

Le russe tourna un regard de fureur pure vers la personne qui l'avait appelé. Matthew, accompagné de Gilbert, saisit immédiatement le danger.

- Gil', va te sécher. Je te rejoins dans deux minutes.

Le ton était pressant, aussi le prussien ne fit-il pas d'histoires. Lui aussi savait à quel point le slave pouvait être dangereux.

En rentrant dans la salle, il se fit chambrer deux minutes avant de poser une question avec un regard sérieux.

- Vous lui avez fait quoi au psychopathe pour le mettre dans cet état ?

- De quoi tu parles ? demanda Antonio.

- Ivan. Je connais le regard qu'il avait. C'est déjà un miracle que personne ne soit mort.

- Personne ne lui a parlé...s'étonna Francis. Enfin à part Alfred, mais il allait juste lui donner une serviette et ils n'ont pas dû échanger plus de trois ou quatre phrases.

- Bizarre... résuma l'albinos en se tournant vers l'américain.

Alfred discutait tranquillement avec Thaïlande un peu plus loin. Enfin il parlait, et elle le bouffait des yeux. En haussant les épaules, Gilbert laissa tomber. Si l'évolution d'Alfred n'avait pas eu d'impact sur la tension qu'il y avait entre lui et Ivan, ce n'était pas son problème.

Dans le couloir, Matthew s'était approché d'Ivan, mais restait à une distance convenable. Il attendait simplement qu'il commence à parler.

- S'il continue comme ça, je jure de tuer tous ceux qui le regardent.

- Il en a fait des caisses pour se sécher ?

- Bel euphémisme.

- Il est venu t'allumer avant d'aller se faire draguer par quelqu'un ? devina le canadien.

- Plus ou moins.

Ivan se retourna et se laissa glisser contre le mur jusqu'à s'asseoir par terre, rapidement rejoint par Matthew.

- Même la tension qu'il y avait pendant la guerre froide ne m'a pas mis dans un état pareil, murmura le russe.

- Je vois ça.

- Et il ne va pas s'arrêter là.

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Tu l'as entendu ce matin.

- Tu penses qu'il va sérieusement aller jusqu'à avoir un plan cul avec eux juste pour te rendre fou ? résuma le blond.

- Ce serait bien son style. Sauf que ça pourrait aussi être simplement parce qu'il en a envie.

Malgré lui, Matthew se sentit profondément peiné par ce que vivait Ivan. Comment les autres pouvaient-ils ne pas voir à quel point il était torturé ? C'était à croire que seuls son frère et lui étaient dotés d'yeux. Instinctivement, il mit sa main sur l'épaule de son ami en signe de soutien.

- Il repart demain, ça devrait aller mieux pour toi. Et je vais essayer de lui parler ce soir.

Ivan lui lança un regard à la fois surpris et reconnaissant

- Merci.

- Je n'ai pas dit que j'allais réussir quoi que ce soit.

- Merci d'essayer de m'aider malgré ce que j'ai fait, précisa le russe.

- Oh. De rien, répondit Matthew. Ça se fait entre amis.

Le sourire qu'ils échangèrent sembla calmer un peu les envies meurtrières du slave.

- Je vais y aller, fit ce dernier en se relevant. Je préfère éviter de recroiser ton frère en sortant.

- Je comprends. Je te tiens au courant.

Ivan hocha légèrement la tête et se dirigea vers la sortie. Avec un soupir, Matthew rentra dans la salle pour un séchage rapide.

- Birdie, ça va ? s'inquiéta immédiatement Gilbert.

- Oui pourquoi ? s'étonna-t-il.

- Vu l'état du psychopathe, je préfère demander.

Le canadien haussa les épaules.

- Il ne s'en est jamais pris à moi.

- C'est pas une raison !

- Au fait, je décale l'entraînement à demain soir, annonça Matthew pour détourner la conversation.

- C'est vrai ? Merci Birdie !

- J'ai pas dit que je l'annulais !

- Au moins tu me laisses une chance de me rattraper d'ici là...

Le ton plus que tendancieux du prussien fit rougir son petit ami, avant que celui-ci lève les yeux au ciel dans un simulacre d'exaspération. Il se dirigea ensuite vers son frère, à présent habillé d'un jean et d'un t-shirt noir, et toujours en train de discuter.

- Al', tu as deux minutes ?

- Pour mon frangin, toujours ! On se reparle plus tard, Mei !

La ravissante thaïlandaise lui fit un sourire magnifique et un petit signe de la main, avant d'arborer une moue contrariée. Elle n'appréciait guère que sa conversation soit interrompue, fut-ce par le frère de celui qu'elle draguait. Elle ne se priva toutefois pas d'envoyer un regard triomphant à Lucia, qui la fusilla des yeux.

- De quoi tu voulais me parler ? demanda Alfred sans se soucier de la bataille de regards derrière lui.

- Comme tu repars demain, je me suis dit qu'on pouvait peut-être passer la soirée tous les deux ? On a pas eu beaucoup de temps pour se voir ces derniers mois.

- Super idée !

- On se retrouve dans ta chambre et on commande ?

- Ça marche ! On dit pizza et à dix-neuf heures ?

- On dit ça.

- À tout à l'heure alors Mattie !

Et l'énergique représentant retourna aider à remettre les bureaux et la salle en ordre, alors que le canadien soufflait un bon coup. Jusque-là, tout allait bien et son jumeau ne se doutait de rien. Plus qu'à espérer qu'il était toujours capable de le décrypter.


Avant toute chose, je plaide non coupable en cas de saignements de nez intempestifs suite à la lecture de ce chapitre en imaginant toutes les nations en sous-vêtements !

Pour le reste, j'espère que ça vous a plu, n'hésitez pas à laisser un p'tit mot pour le dire (ou pour exiger que je ne m'approche plus d'un quelconque moyen d'écriture pour les dix prochaines années) ou juste pour faire coucou. C'est bien aussi de faire coucou.

Plein de cornes de gazelles pour vous ! (demande d'Alpharius6)