Miou tout le monde !
C'est une terrible chose d'avoir des examens qui se dressent entre soi et ses vacances. Surtout avec une convention dans sa ville la veille d'un triple partiel.
Mais je m'égare. Je vous laisse sur un nouveau chapitre qui ne révèlera toutefois pas ce que notre cher américain a dit à son frère...
Bonne lecture !
Réponse à guest : merci pour ton j'aime !
Réponse à Freyja manga : Merci ^^ mais Alfred m'a menacée, j'ai pas le droit de le répéter. Enfin pas tout de suite.
Disclaimer : J'ai essayé d'attraper Himaruya avec une pokeball mais ça n'a pas marché.
Le lendemain matin, l'absence d'Alfred se fit de nouveau cruellement sentir et les bâillements en série reprirent. Ivan avait l'air de manquer de sommeil et se montrait encore plus hostile que d'habitude envers tout le monde.
À la pause, Matthew resta avec Gilbert pour discuter tranquillement, et fit semblant d'ignorer tous les commentaires de couloirs sur son frère. Il espérait sincèrement qu'Ivan ne les entendrait pas avant qu'il puisse aller lui parler discrètement. D'ailleurs, il allait avoir du mal à trouver quoi lui dire. Les explications de son frère lui posaient un énorme problème d'ordre moral et il n'avait personne à qui demander conseil sans griller immédiatement son secret.
- Birdie, ça va ? s'inquiéta Gilbert. Tu as l'air complètement ailleurs depuis ce matin.
- Juste un peu fatigué.
- Pourtant tu as bien dormi cette nuit.
Matthew soupira. Il adorait son chéri mais quelques fois il était compliqué de lui expliquer qu'il avait mis les pieds dans une famille particulièrement bordélique dès qu'il s'agissait de sentiments et de relations. En parlant de ça... le canadien eut une idée.
- J'ai un truc à demander à daddy en fait, mais comme tu peux imaginer c'est le genre de chose qui va prendre trois plombes.
- Oh je vois. Dans ce cas vas-y maintenant, comme ça ce sera fait. Et si vraiment ça te fatigue trop, ajouta-t-il à son oreille, je pourrais toujours trouver un moyen awesome de te remonter le moral après...
En rougissant, Matthew s'éloigna pendant que Gilbert pouffait. Le prussien adorait voir son petit ami rougir, c'était tout bonnement adorable.
En rentrant dans la salle, le canadien alla retrouver sa peluche avant d'aller voir son père anglais, en pleine conversation avec Norvège par rapport à leurs licornes respectives.
- Daddy... fit-il d'une petite voix.
- Oui Mattie ? Excuse-moi Lukas, on continue plus tard ? fit-il en voyant la tête de son fils.
Le calme norvégien hocha simplement la tête avant de retourner voir ses collègues nordiques.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Je voulais juste te demander un truc à propos de papa et toi.
- Mais encore ? s'inquiéta l'anglais qui se mit à prier.
Tout, songea-t-il, mais pas l'histoire de leur rencontre ou de la conception des jumeaux...
- Tu étais vraiment persuadé que papa ne pouvait pas t'aimer ?
Arthur fut surpris. Il s'attendait à beaucoup de choses mais clairement pas à ça.
- Oui, répondit-il simplement.
- Qu'est-ce qui t'a fait changer d'avis ?
- Et bien...
Le mage avait l'air assez gêné.
- Ton père est... assez démonstratif et plutôt tenace.
- Mais ça, il l'a été pendant huit siècles et tu étais quand même sûr que vous vous détestiez, contra Matthew.
- Bon, soupira Arthur, c'est juste qu'il s'est passé certaines choses entre nous qui font que... avoir des doutes n'était plus possible.
- Quelles choses ? insista son fils.
- Pour ça, tu demanderas à ton père !
Le canadien eut beau insister avec ses plus beaux yeux de chaton Kirkland, rien n'y fit et Arthur resta catégorique alors qu'une légère rougeur s'installait sur ses joues.
De guerre lasse, Matthew attendit la pause déjeuner pour aller demander à Francis le reste des informations. Une fois qu'il lui eut répété la conversation, celui-ci fit un grand sourire.
- C'est bien mon lapin, ça... Toujours un peu dans le déni, même après des années de relations !
- Comment ça ?
- Dans les choses en questions, il y a un ou deux détails qui viennent de lui.
- Tu veux dire des fois où daddy a fait un pas vers toi ? s'étouffa le canadien devant l'improbabilité de la chose.
- Et oui ! Je crois que ce qui m'a le plus marqué dans ce registre, se remémora Francis, c'est la fois où il nous a tous les deux enfermés pour qu'on se hurle dessus pendant des heures. À la fin je lui ai clairement demandé pourquoi il avait fait ça et il m'a avoué qu'il avait juste envie de passer du temps avec moi. C'était tellement touchant de sincérité... J'étais tellement surpris que j'ai foncé vers lui pour l'embrasser, il s'est laissé faire et ça a fini au lit avec...
- Stop ! l'interrompit Matthew. C'est bon papa, je veux pas savoir la suite !
Le français rigola devant les joues en feu de son fils. Ses deux enfants tenaient d'Arthur pour ça, ils étaient si facilement gênés dès qu'il fallait aborder un sujet sexuel en public.
- Et sinon, pourquoi tu voulais savoir ça mon trésor ?
- En fait, je me suis souvent posé la question de comment daddy a réussi à passer au-delà de sa fierté pour admettre qu'il était amoureux.
- Probablement quand il a commencé à accepter l'idée d'être sincère avec lui-même, de prendre un risque sentimental... Et surtout, évidemment, quand il a enfin réalisé qu'il était impossible de me résister éternellement !
Les deux rigolèrent encore un peu, puis changèrent de sujet jusqu'à la fin du repas. Après être sorti, Matthew retourna en avance devant la salle en envoyant un message à Ivan. Moins de trois minutes plus tard, le russe arrivait devant la porte.
- Ça va ? demanda le canadien en voyant les cernes.
- Paris compte quelques agresseurs de moins. Mais j'imagine que ta question était rhétorique.
- En fait, je voulais surtout te dire que j'ai pu parler avec mon frère.
- Et ?
Une étincelle d'espoir s'était aussitôt allumée dans les yeux violets.
- Et j'ai au moins quelques informations.
- Je t'écoute.
- Il n'est pas intéressé par les nations qui le draguent. Il les laisse faire pour s'amuser, mais je peux te garantir qu'il n'a pas prévu de s'envoyer en l'air avec l'un ou l'une d'entre eux.
Ivan soupira de soulagement. C'était déjà ça, au moins Alfred ne se retrouverait pas avec quelqu'un incapable de l'apprécier à sa juste valeur. Cette seule information lui ôtait déjà un poids énorme.
- Merci.
- De rien, c'était pas compliqué de savoir ça. Ça ne lui ressemblait pas comme comportement.
- Possible, mais merci de t'en être assuré. Tu as réussi à savoir... autre chose ?
Et là, Matthew hésita. Parce que oui, il avait effectivement appris autre chose. Mais il n'était pas du tout certain qu'il était sage de dire à son ami de quoi il s'agissait.
- En fait... oui. Mais je ne peux pas vraiment t'en parler.
- Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il t'a dit ?
- Je... vraiment, je t'assure que j'aimerais pouvoir t'aider et te le dire, mais là... c'est juste impossible.
Le visage du russe se rembrunit immédiatement. Le silence forcé du canadien ne pouvait signifier qu'une seule chose.
- Il ne me pardonnera jamais, c'est ça ?
- C'est plus compliqué que ça, tenta d'expliquer Matthew.
- Je prends ça pour un oui. J'aurais dû m'y attendre. Quel imbécile pardonnerait à quelqu'un qui lui a brisé le coeur juste pour le plaisir de l'humilier...
- Ivan, attends, c'est pas ce que tu cr...
- Merci de m'avoir au moins éclairé sur ça, Matve, le coupa Ivan avec un sourire. Maintenant je vais rentrer à Moscou, je ne pense pas qu'il y ait besoin de moi pour la suite des réunions.
- Ivan, attends !
Mais le russe avait déjà disparu. En jurant, Matthew essaya de l'appeler. Et laissa tomber au bout de la troisième tentative qui tombait directement sur le répondeur. De toute évidence, Ivan avait éteint son portable et ne souhaitait pas être dérangé. Le canadien pouvait presque le visualiser en train de sortir une bouteille de vodka. Il sortit un nouveau chapelet de jurons fleuris jusqu'à ce que ses parents, son petit ami et le couple italo-espagnol débarquent en le regardant avec des yeux ronds.
- Eh ben... Mi corazon, on dirait que tu as de la concurrence !
- Ta gueule bastardo ! En plus il y en a qui sont de moi !
- Je me disais bien que je les avais déjà entendus quelque part...
- Mattie, pourquoi tu hurles comme ça tout seul au milieu du couloir au fait ? s'interrogea Francis.
- Parce que j'en ai marre des gens !
Devant la réponse, le petit groupe de spectateurs resta coi un instant, avant que Gilbert explose de rire et aille enlacer son compagnon.
- Birdie, tu es génial.
- Je rigole pas, Gil'.
- Plus sérieusement, fit Arthur, qu'est-ce qui s'est passé ?
- Je commence à comprendre à quel point papa et toi avez dû être insupportables pour ceux qui vous connaissaient.
- Pardon !?
- Quelqu'un a parlé d'Arthur insupportable ? intervint Alistair en arrivant avec un grand sourire.
- Toi, tu restes en dehors de ça ! imposa l'anglais.
- Certainement pas ! Pour te répondre Mattie, mon cher petit frère a été assez idiot pour penser que déclarer la guerre à l'objet de son coeur était une excellente méthode de séduction. Et encore, ce n'est que le début de son histoire de déni... Je crois que même Lovino ne peut pas le battre sur ce terrain.
- Vee ! Il y a quelqu'un qui veut battre fratello dans le déni ? demanda Féli qui arrivait.
Trois minutes plus tard, la discussion était générale et plus personne ne se rappelait du sujet initial. Ludwig eut toutes les peines du monde à clore le débat involontaire et n'y parvint finalement qu'en menaçant de rattraper chaque minute perdue. Sur son siège, Matthew exaspéré tentait vainement de contacter Ivan, sans succès.
Dans sa chambre, le russe avait complètement oublié l'existence de son téléphone. Il contemplait d'un oeil triste une bouteille de vodka presque vide, dont le cadavre irait bientôt rejoindre celui d'une dizaine d'autres qui jonchaient le parquet. Son autre main était refermée sur le médaillon argenté. Avoir finalement une réponse ne l'apaisait pas comme il l'avait espéré, loin de là. Sans réfléchir, il vida ce qu'il restait de la bouteille avant de la laisser tomber par terre.
Voilà voilà, je vous laisse là-dessus... Vous m'en voulez pas, pas vrai ? Tant que j'y pense, il y aura une petite ellipse temporelle au prochain chapitre. Et si quelqu'un sait où s'inscrire pour une réorientation vers un CAP chat option maison, je suis preneuse.
Sinon vous pouvez quand même laisser une review, même ceux qui n'en laissent pas d'habitude, je vous vois, je sais que vous êtes là, j'ai des stats miahahaha ! *s'étouffe dans son rire de grand méchant*
Plein de méga desserts chocolat framboises pour vous ! (demande de Djodjocute, fallait pas me tenter comme ça)
