Miou tout le monde !

Vous avez envoyé cette fic dans le club des plus de 200 reviews. Plus. De. Deux. Cent. Reviews. Gwakajgkfblaourg. Je vous raconte pas comment mon cerveau a planté en voyant ça. C'est juste complètement dingue. Je sais pas comment vous remercier, je suis juste super heureuse d'avoir droit à autant de retours, et surtout aussi positifs. Je me perds un peu dans mes mots, mais l'idée c'est que je vous fais un énorme merci sincère qui vient du fond de mon petit coeur d'evoli.

Bonne lecture !

Réponse à guest : encore merci pour ton j'aime, je suis contente que ça continue à te plaire^^

Disclaimer : Je me prosterne devant le génie divin et absolu du créateur d'Hetalia, Maître Himaruya.


Trois semaines plus tard, la présidente américaine envoyait une invitation officielle au président russe. L'équipe de communication de la maison blanche était unanime : il fallait marquer le changement entre Trump et Anderson au niveau international. Et ce changement passait nécessairement par une rencontre avec Poutine. Par ailleurs, le besoin de revanche ressenti à cause des dernières visites américaines en Russie était assez fort.

Moins de vingt-quatre heures après, Moscou répondait par l'affirmative à l'invitation et annonçait la venue d'une délégation russe une semaine plus tard. Matthew fut également invité, le Canada ayant une forte histoire commune avec les deux pays. Il était également prévu qu'il serve de tampon entre les deux autres représentants si jamais les choses tournaient mal, ce dont personne ne doutait.

Les dernières rencontres des deux nations s'étaient systématiquement mal terminées. Dans le meilleur des cas, un froid glacial se dégageait de leurs rares échanges.

Tout avait commencé quand Alfred avait remarqué qu'Ivan semblait ne plus être affecté par ses actions. Désarçonné au début, il avait rapidement réagi en usant d'une méthode radicale. Et un matin, Ivan était comme par hasard tombé sur l'américain en train d'embrasser passionnément Miguel, qui avait l'air de particulièrement profiter du moment. La porte avait explosé dans les trois secondes, et les sarcasmes avaient fusés, rapidement suivis par les insultes. Puis par les coups. Et depuis, ils avaient gardé l'habitude de se battre. Si Alfred restait séduisant et efficace en réunion, il ne se privait désormais plus d'envoyer des piques au russe, qui lui rendait la pareille. D'une certaine façon, leur relation était retournée au point de départ, du moins c'est ce que tout le monde en déduisait.

Sauf Matthew. Le canadien s'arrachait les cheveux à chaque fois qu'il les voyait. Si aucune autre nation ne faisait la différence, lui en était capable. Il voyait les marques dissimulées des larmes nocturnes de son frère, et les taches d'alcool nettoyées sur le manteau d'Ivan. Il voyait, mais ne pouvait rien faire sans risquer de plonger l'un des deux dans le désespoir ou la paranoïa. Et il détestait ça. En conséquence de quoi, il était secrètement allé voir la présidente de son frère pour lui demander un service. Par chance, elle aussi avait observé le changement sur Alfred et souhaitait le voir aller mieux. Elle garantit au canadien un soutien total et fit en sorte de régler les détails techniques de son plan elle-même, malgré la tonne de travail qu'elle abattait déjà quotidiennement.

Le jour J, en début d'après-midi, tout était prêt pour accueillir la délégation russe dont Ivan faisait naturellement partie. Seule la garantie que son ami serait présent avait réussi à le convaincre de faire le déplacement. Ça et le besoin de respecter le protocole international pour des questions de crédibilité nationale. Sans le moindre enthousiasme, il avait fini par céder. En descendant, son président et lui furent accueillis par Alice Anderson et Alfred Jones en personnes, ainsi que quelques personnages officiels.

- Quel plaisir d'être attendu par la présidente elle-même ! lança Poutine.

- Entre dirigeants, rien de plus normal, répondit-elle avec un sourire. Il aurait été honteux de ma part de vous faire accueillir par un simple officiel.

Le sourire du président russe disparut immédiatement devant la remarque. La critique courtoise n'était rien de moins qu'une insulte déguisée sur la façon dont il avait reçu l'ancien dirigeant américain. De toute évidence, celle-ci ne serait pas aussi simple à manipuler.

Derrière Alice, Alfred faisait un grand sourire. Il était fier de sa nouvelle élue et était persuadé qu'elle serait de taille face à l'intimidant président soviétique. Ivan en revanche était sombre et silencieux. Il n'avait aucune envie d'être là et ne s'en cachait pas. Même son sourire avait disparu et il avait l'air prêt à balancer un direct du droit au premier qui l'agacerait.

Dans un échange poli de banalités qui dissimulait une véritable joute verbale, les délégations se rendirent aux voitures pour être directement conduites à la maison blanche. Fort heureusement, les deux nations furent séparées pendant le trajet. Matthew arriva au bâtiment officiel quelques minutes après son frère et alla directement le voir.

- Alfie !

- Mattie ! Si tu savais comme ça me fait plaisir de te voir !

- À moi aussi. Ça va ? Tu as encore l'air d'avoir mal dormi...

- Une insomnie, ça m'arrive.

Le canadien se retint de répliquer qu'apparemment, ça lui arrivait presque toutes les nuits. Il avait un plan parfaitement organisé, tout ce qu'il avait à faire était de le suivre à la lettre. L'après-midi se passa dans un calme relatif, les deux présidents occupant suffisamment l'espace verbal pour empêcher une intervention extérieure. Par ailleurs, une âme charitable avait placé chaque nation entre plusieurs membres de sa délégation. En fin de journée, alors qu'un débat particulièrement houleux sur l'exploitation de l'uranium se terminait, les deux dirigeants se levèrent en même temps, signifiant ainsi la fin de la séance. Alors que tout le monde se préparait à partir en se félicitant qu'aucun incident ne soit arrivé, Alice s'adressa à son représentant.

- Alfred, puisque nous étions dans ce débat, peut-être pourriez-vous montrer à vos collègues Williams et Bradinsky notre abri anti-nucléaire ? Je suis sûre que ça les intéressera. N'y prenez pas ombrage, Vladimir, ajouta-t-elle en s'adressant au dirigeant russe, je suis certaine que vous avez d'autres préoccupations à l'heure actuelle. Par ailleurs, votre représentant saura sans nul doute vous en faire un rapport détaillé.

Contrarié par la demande plutôt incongrue, Alfred se leva de mauvaise grâce et invita d'un geste son frère et Ivan à le suivre. Ils choisirent tous de rester silencieux durant la quasi totalité du parcours. Après avoir descendu de nombreux escaliers et emprunté des couloirs interminables, ils arrivèrent enfin devant deux ou trois énormes portes blindées. En fait, ça ressemblait même plutôt à des portes de coffre-fort qu'à des portes normales et Matthew ne se priva pas de le faire remarquer.

- C'est normal, on les a commandées à Vash, répondit Alfred en rigolant. Bon, vous voulez voir lequel ?

Matthew se remémora le dernier message d'Alice. Le premier à droite.

- Je sais pas, celui-là ? fit-il en désignant la porte concernée. De toute façon c'est tous les mêmes non ?

- En théorie oui, mais ils peuvent être modifiés sur demande présidentielle et je crois qu'Alice en a fait changer un ces derniers jours... Bah, au pire je prendrai deux minutes de plus pour vous montrer les autres, ça prendra pas trop de temps.

- Formidable, intervint Ivan. Moi qui me réjouissait de rentrer à l'hôtel...

Alfred se tendit, mais une main de Matthew sur son épaule le convainquit de garder son calme encore quelques minutes. Il posa tranquillement sa main sur le lecteur et fut surpris de voir son accès refusé pour cause de non-reconnaissance des empreintes digitales.

- Doit y avoir un bug... Deux secondes.

Il sortit son portable et appela sa présidente.

- Alice ? C'est moi, il y a un bug avec les abris, il ne reconnait plus ma main...

- ...

- Ah d'accord, t'inquiètes pas c'est pas grave.

- ...

- Ok attends je me met devant pour le code manuel. C'est bon je t'écoute.

Il y eut une série de touches enfoncées, puis un déclic retentissant et la porte se déverrouilla.

- C'est bon merci.

- ...

- Yep, à tout de suite pour le debriefing.

Il raccrocha, rangea son téléphone puis se retourna avec un sourire.

- Tout va bien, il y a juste une grosse mise à jour du service info pour l'identification et ils ont oublié de me prévenir vu que je devais pas en avoir besoin tout de suite. Du coup Alice m'a donné le code, c'est bon on va pouvoir entrer.

- Tu as l'air vraiment proche d'elle en tout cas, le taquina son frère.

- En même temps je l'avais repérée dès le début. Elle est efficace, motivée, elle a une super image médiatique et elle tient vraiment à faire de son pays une nation d'avant-garde, énuméra Alfred en souriant.

- Et puis elle est jolie aussi... pas vrai ? lança Matthew avec un clin d'oeil rieur.

- Très jolie, mais il ne faut pas le dire sinon d'autres gens vont s'en rendre compte !

Et ils rirent tous les deux pendant que l'américain ouvrait la porte. Du coin de l'oeil, Matthew observait Ivan. Le canadien n'avait pas fait ces remarques au hasard et pouvait presque sentir son aura meurtrière. Parfait, songea-t-il.

- Allez-y, fit Alfred après avoir entrouvert la porte vers un premier sas.

- Son jumeau entra, vite suivi par Ivan qui évita soigneusement tout contact visuel, puis Alfred repoussa la porte sans pour autant la refermer.

Simple mesure de précaution, expliqua-t-il alors qu'il enlevait ses chaussures. Vu que l'identification des empreintes ne marche pas et que ce n'est pas le même code pour entrer que pour sortir, il ne faudrait pas qu'on se retrouve coincés à l'intérieur.

À côté de lui, Matthew acquiesça et se mit d'un coup à frénétiquement fouiller ses poches.

- Un problème bro ?

- Je trouve plus mon portable.

- Merde, tu veux que je t'appelle ?

- Ça servira à rien il est en silencieux... J'ai dû le faire tomber en chemin. Je retourne vite fait checker par où on est passés, continuez sans moi. Au pire, je les verrai la prochaine fois que je viens.

- Ok, tu me tiens au courant ?

- Comme d'hab ! fit le canadien en sortant.

Alfred soupira légèrement. Il n'avait aucune envie de rester seul avec Ivan pendant plus d'une minute. Il allait ouvrir la deuxième porte lorsqu'un déclic familier retentit. L'américain pâlit immédiatement et fonça vers la porte blindée. Qui ne s'ouvrit pas.

- FUCK ! Mattie, qu'est-ce que tu fous !?

- Vu l'épaisseur, je ne pense pas qu'il va t'entendre, fit ironiquement Ivan.

- Shut up ! Mon bro nous a enfermé ! On est coincés jusqu'à ce que quelqu'un vienne nous ouvrir ! Même moi je peux pas défoncer un truc pareil !

Le russe garda une expression neutre, mais son regard s'assombrit davantage.

- Je suis certain que ta chère présidente s'inquiètera lorsqu'elle verra que tu n'es pas à votre rendez-vous.

- De quoi je me mêle, ruskof ?

- Tu crois peut-être que je suis aveugle ?

- What !?

- Après tout, tu n'es pas le premier à te taper un de tes dirigeants. Et vu son allure je comprends très bien que tu lui accordes plus facilement tes faveurs qu'à Trump.

Le coup de poing partit comme un boulet de canon. Ivan ne l'esquiva que de justesse et vit le mur à côté de sa tête s'enfoncer sur plusieurs centimètres.

- Aurais-je touché juste ? demanda-t-il avec un grand sourire.

- C'est si dur que ça d'envisager que je peux juste l'apprécier ? gronda Alfred.

Ses yeux habituellement bleu océan s'étaient assombris au point de faire penser à une mer en pleine tempête. Avec la désagréable sensation qu'il s'enfonçait lui-même un poignard en plein coeur, Ivan dut admettre que ça le rendait encore plus désirable que d'habitude.

- Vu comme tu en parles, oui. Mais après tout vous êtes célibataires tous les deux... Sauf si tu as déjà trouvé un remplaçant à ce cher Miguel bien sûr.

- Dude, t'es mort.

La remarque avait fusée. Impossible de s'y tromper, l'américain était hors de lui. D'une certaine façon, Ivan aimait ça. D'une part, ça le rendait terriblement sexy, et d'autre part... il ne s'intéressait qu'à lui dans ces moments-là.

- Peut-être qu'on pourrait passer à côté alors, proposa-t-il. On aura plus de place.

- Pour moi ça change rien, dans tous les cas dans cinq minutes tu baignes dans une flaque de sang.

En levant les yeux au ciel, le russe se décala légèrement pour atteindre la poignée de la porte et l'ouvrir avant d'entrer. Si l'intérieur ressemblait aux siens, il devrait y avoir une énorme table, des chaises, des réserves de denrées qui se conservaient bien et de quoi constituer des lits de fortune.


Alors suspense... à votre avis, à quoi ressemble l'intérieur du bunker ? Et que va donner la confrontation qui arrive ? Je suis curieuse de voir vos théories^^

Encore merci à tous les lecteurs de France, de Navarre et d'ailleurs de lire, de suivre et/ou de commenter cette fic. Je vous envoie des ondes de bonheur nymphaliennes (parce que plus précisément qu'un evoli, je suis un nymphali en fait) et je vous fais plein de bisous.

Plein de chocolats liégeois pour vous (demande de moi-même, parce que c'est ma coupe de glace préférée)