Miou tout le monde !
Dobby est liiiiiiiibre ! Mes exams (enfin la quasi totalité) sont finis ! Je vais pouvoir repasser pleiiiiiin de temps à faire autre chose que réviser et stresser, genre écrire ;) pour preuve de ma bonne volonté à encore spammer des fanfics, voilà un nouveau chapitre (comment ça c'est juste parce qu'on est mercredi et que le mercredi c'est de base un jour où je poste ? Mais enfin ça n'a absolument rien à voir).
Bonne lecture !
Réponse à guest : encore et toujours merci pour ton j'aime encourageant ^^
Disclaimer : Himaruya n'a pas encore été exposé en musée mais ça ne devrait pas tarder.
En temps normal, c'est ce qu'il y aurait effectivement eu. Mais sur demande expresse de la présidente, quelques petites modifications avaient été apportées. Un énorme lit à baldaquins trônait contre un mur, des tapis moelleux recouvraient chaque centimètre carré du sol, une immense télé faisait face au lit et divers moyens de divertissements étaient mis à disposition un peu partout. La porte entrouverte de la salle de bain semblait démontrer que cette dernière avait eu droit au même chamboulement.
- What the...
Alfred avait l'air tellement surpris qu'il ne réussit même pas à terminer sa phrase. Quant à Ivan, il était tout aussi étonné mais sentit une colère sourde gronder en lui.
- Seulement modifiable sur volonté présidentielle, c'est bien ce que tu as dit ?
- Je comprends pas... Elle m'a jamais parlé de ça !
- Moi je comprends très bien. Et même si tu es un bon acteur, là ça ne prend plus.
- Mais de quoi tu parles, bordel !? J'étais pas au courant qu'Alice avait fait changer tout ça !
- Tu m'excuseras de mettre ta parole en doute. Mais je te conseille de l'assumer.
- Assumer quoi, holy shit !
- De t'envoyer en l'air avec ta présidente. Je te l'ai dit, tu n'es pas le premier et tu ne seras sûrement pas le dernier.
Les deux se fusillaient du regard, furieux.
- Pour la vingtième fois, je couche pas avec elle !
- Dans ce cas j'imagine que tu as une excellente explication pour tout ça ? répliqua Ivan en faisant un large geste du bras pour montrer la pièce.
- I - DIDN'T - KNOW ! hurla l'américain.
- Après tout, je suis peut-être fermé d'esprit, elle peut l'avoir fait pour faciliter tes précédentes conquêtes. Il y en a eu combien d'autres à part Mexique ?
Ce fut trop pour Alfred. Il se rua sur son adversaire pour le faire tomber, puis le plaqua au sol avant de lui bloquer les poignets et s'asseoir sur lui pour l'empêcher de bouger.
- Je couche avec qui je veux, quand je veux, où je veux et comme je veux. Rentre-toi bien ça dans le crâne.
- Si ça t'éclate de baiser avec le premier abruti qui bave devant ton cul, libre à toi.
- Qui te dit qu'il ne m'aime pas pour ce que je suis ?
Avec un soupir, Ivan laissa tomber sa tête sur le tapis.
- Matthew.
- Pardon ? fit l'américain choqué. Qu'est-ce que mon bro vient faire dans cette histoire ?
- Lorsque tu es revenu en meeting il y a quelques semaines, il m'a dit qu'il avait réussi à parler avec toi.
Le visage d'Alfred perdit toute trace de couleur et il s'éloigna immédiatement jusqu'à se retrouver assis dos au mur.
- Il m'avait promis... murmura-t-il. Il m'avait promis de ne rien dire à personne.
- Il a fait une exception pour moi, fit Ivan en se redressant pour s'asseoir et voir son interlocuteur.
L'expression de douleur pure qui animait le visage de l'américain le cloua sur place.
- Qu'est-ce... qu'est-ce que mon frère t'a dit ? put-il à peine chuchoter.
- La vérité, répondit Ivan laconiquement.
Nouvelle vague de douleur. Le choc était trop fort pour être supporté par Alfred dans l'état nerveux où il se situait depuis des semaines.
- Il... il t'a vraiment... tout dit ?
- Il m'a expliqué que tu n'étais pas intéressé par les abrutis qui te draguent. Que tu avais conscience qu'aucun n'était vraiment intéressé par plus que ton cul et le redressement de ton pays. Et autre chose aussi.
- Quelle autre chose ? insista Alfred.
- Pourquoi ça t'importe autant ?
- Il me semble que je suis un minimum concerné.
- Je pense pas que ce soit nécessaire de rappeler quelque chose qu'on sait déjà tous les deux.
Les yeux d'Alfred cessèrent de montrer leur colère pour se mettre à briller de larmes. Avant qu'elles ne deviennent trop visibles, il baissa sa tête pour la mettre entre ses genoux.
- Donc tu as adopté cette attitude... à cause de ce qu'il t'a dit ?
- Comment voulais-tu que je réagisse autrement !? répliqua le russe, les yeux brillants de colère. Qu'est-ce que tu aurais fait à ma place !?
L'américain ne répondit pas. Il n'en était pas capable, et de toutes façons il n'avait rien à répondre. Quant à Ivan, sa fureur se calma un peu devant l'étrange silence du plus jeune. Avec un soupir, il ferma les yeux et reprit plus doucement.
- J'ai encore du mal à admettre que j'ai pu être aussi naïf face à toi. Ce n'est pas un sujet très agréable à aborder.
- Naïf ? releva faiblement Alfred. De nous deux, tu penses que c'est toi qui a été naïf ?
- Jusqu'au bout tu as réussi à me faire croire qu'il existait une chance que tu me pardonnes. Que j'avais une chance avec toi. Et il a fallut que ce soit Matthew qui vienne m'ouvrir les yeux.
Les mains dans les cheveux, la tête baissée, Alfred se figea soudainement. Il ne comprenait pas ce qu'il entendait. Si son frère avait vraiment trahi sa promesse, les paroles d'Ivan n'avaient aucun sens. Une minuscule voix se fit entendre dans sa tête. Il la repoussa immédiatement et redressa son cou pour regarder son interlocuteur.
- Qu'est-ce que mon frère t'a dit exactement ?
- Pourquoi tu tiens tant que ça à le savoir ?
- ... Please.
Les yeux d'Ivan s'agrandirent sous la surprise. Il ne comprenait pas pourquoi il était si important pour Alfred de savoir ce que Matthew lui avait avoué. Il céda en détournant le regard.
- Il m'a dit qu'il avait appris autre chose, mais a refusé de me dire quoi exactement. J'ai compris que son silence ne pouvait signifier qu'une chose. Tu ne me pardonnerais pas ce que j'avais fait. Quand je lui ai demandé confirmation, il m'a dit mot pour mot que c'était plus compliqué que ça. J'ai pris ça pour un oui, je l'ai remercié de m'avoir enlevé ce doute et je suis parti. Mais je ne vois pas pourquoi c'est si... Alfred ?
Les yeux dans le vide, l'air hébété, le langage corporel de l'américain exprimait un état de choc particulièrement violent. Inquiet, Ivan se rapprocha de lui et le secoua par les épaules.
- Alfred ! Qu'est-ce qui se passe ?
En quelques secondes, il revint à lui et son regard exprimait toute la détresse de l'incompréhension.
- Pourquoi... Fuck !
Et il repoussa violemment le russe, qui se retrouva par terre sans trop comprendre ce qui se passait, alors qu'Alfred se levait, dans un mélange de colère et de... tristesse ?
- Pourquoi tu agis comme ça si tu sais que tu n'as aucune chance !? Qu'il ne se passera jamais rien entre nous !?
- Tu as quelque chose à reprocher à ma façon d'agir ? attaqua agressivement Ivan qui s'était relevé aussi.
- OUI ! C'est comme si même savoir que ça ne sert plus à rien n'avait eu aucune influence sur toi ! Tu me laisses pas tranquille ! Tu es toujours à m'observer et à donner l'impression que tu vas tuer tous ceux qui s'approchent de moi !
- Tu préfèrerais peut-être que je me taise, que je laisse faire et que je redevienne un iceberg émotionnel ? demanda Ivan sur un ton glacial.
- Bordel, c'est ce que tu es ! C'est comme ça que tu m'as eu, alors arrête de faire semblant maintenant que ça n'a plus de sens !
Ivan s'immobilisa, touché au coeur.
- Faire... semblant ? Semblant de quoi ? finit-il par articuler.
- De ressentir quelque chose pour moi.
Incapable de comprendre où l'américain voulait en venir, le russe ne put que difficilement répondre avec un sourire triste.
- Je ne fais pas semblant.
- Liar !
- Alfred... Je ne comprends pas où tu veux en venir. Vraiment.
- Tu ne peux pas ressentir quelque chose pour moi. Pourquoi tu n'arrêtes pas d'essayer de me faire croire le contraire ? Mon frère t'a dit que ça ne servait à rien.
- Et tu crois que juste parce qu'il m'a dit que tu m'étais à jamais inaccessible, je vais réussir du jour au lendemain à t'oublier ?
Alfred se bloqua devant le ton agressif de son interlocuteur, qui se relevait lentement.
- Tu n'as pas besoin de m'oublier.
- Alfred... S'il te plait, arrête deux minutes.
- Arrêter quoi ?
- Je vais être honnête. Une fois. Une seule. J'attends de toi que tu le sois en retour.
- De quoi tu parles ? fit l'américain dont le stress commençait à remonter en flèche.
Ivan s'approcha doucement de lui. Alfred recula. Ivan continua à avancer. Alfred se retrouva bloqué par le mur. Alors qu'il s'attendait à être immobilisé par son adversaire, l'américain eut la surprise de le voir prendre sa main et l'amener doucement contre sa joue. Puis Ivan passa son autre main sous son écharpe et en sortit le médaillon, sous le regard incrédule d'Alfred.
- Qu'est-ce que tu...
- Pour cette fois, laisse-moi parler.
Muet, l'américain hocha imperceptiblement la tête.
- Tu n'es pas le seul à être tombé sincèrement amoureux lorsque j'étais sous une autre apparence. Je me suis fait avoir comme un débutant et j'ai mis un temps fou à le réaliser. Le temps que je m'en rende compte, il était trop tard mais ça n'a rien changé pour moi. Je refuse de te laisser à un de ces imbéciles qui sont incapables de voir plus loin que les apparences. Je te veux, et pas seulement physiquement.
- Qu'est-ce que ça veut dire ? demanda Alfred dont le rythme cardiaque s'emballait.
- Je t'aime, espèce d'idiot.
- Tu...
- Ça ne va pas changer juste parce que ce n'est pas réciproque. Ce n'est pas comme si j'avais le choix.
- Mais...
- Maintenant, je te demande d'être honnête à ton tour. Si tu n'as pas changé d'avis et que tu me hais toujours autant, dis-le-moi. Mes sentiments à ton égard sont intacts, mais un mot de toi suffira à me réduire au silence.
- Je...
- Je veux te l'entendre dire. Si vraiment tout ce que tu ressens pour moi, c'est de la haine, j'arrêterai. Je te laisserai tranquille, je t'ignorerai en réunion, je serai indifférent à toutes tes conquêtes.
Les yeux baissés du russe exprimait mieux que les mots à quel point sa tirade lui coûtait. Et le rythme cardiaque d'Alfred ne redescendait pas. Quand Ivan arrêta de parler et leva son regard vers l'américain, les iris mauves brillaient d'une tristesse infinie.
Alors. Il faut savoir qu'après avoir fini de préparer le dernier chapitre, je me suis fait la remarque que j'étais pas hyper sympa de finir en suspense, et qu'il me semblait que - heureusement - je me rattrapais avec les suivant. Hum. Oups. Comment dire. Chuis désolée et en réalité je vous aime ?
N'hésitez pas à laisser un ptit mot (ça me fait toujours vraiment très beaucoup énormément plaisir, même si c'est juste pour dire que c'était trop rose, j'aime, j'aime pas, ou même patate, c'est vous qui voyez).
Plein de tiramisù pour vous ! (demande de Djodjocute)
