Miou tout le monde !
Ce soir c'est l'eurovision ! Autant vous dire que je prévois une soirée de franche rigolade en perspective, surtout si on a d'aussi belles performances que l'an dernier (coucou Féli). Sinon ça fait deux jours que je passe mon temps à écrire et franchement c'est le bonheur, j'en suis presque à vomir des papillons licornes pailletés (si si ça existe je vous jure) tellement ça m'avait manqué pendant mes révisions.
Bonne lecture !
Disclaimer : J'aime le chocolat, je veux un evoli, je possède Hetalia, j'ai des chaussettes noires, je suis classée dans la catégorie humain. Une de ces affirmations est fausse.
Quelques instants passèrent, pendant lesquels un silence parfait s'installa. Finalement, Alfred tenta de parler, la gorge nouée.
- Je... je peux pas... tu es...
- Je te laisse un moment, fit le russe en s'éloignant lentement.
Alors qu'Alfred essayait toujours de rassembler ses pensées, Ivan se rapprocha de ce qui ressemblait à un minibar et jeta un coup d'oeil à l'intérieur avant de saisir une bouteille de vodka. Il grimaça légèrement en voyant qu'il n'y en avait que trois. Insuffisant pour lui, il allait être obligé de compléter avec d'autres alcools pour vraiment obtenir le résultat qu'il souhaitait. Il nota en la débouchant qu'il s'agissait d'une bonne marque, ce qui lui donna vaguement l'illusion de lui remonter le moral. Le russe la portait à ses lèvres quand une main attrapa son poignet à mi-chemin pour le bloquer. Sans un regard vers l'américain, Ivan soupira.
- Tu serais gentil d'au moins me laisser ça.
- Non.
- Je t'assure que je vais en avoir besoin.
- J'aime pas le goût de la vodka.
- D'où l'intérêt de me laisser la boire.
- D'où l'intérêt de ne pas te laisser la boire.
Agacé, Ivan reposa la bouteille avant de se tourner vers Alfred. Le regard à la fois dur et inquiet du plus jeune le surpris, mais il n'était pas d'humeur à écouter un sermon quelconque sur l'alcoolisme. Après s'être assuré que la vodka ne tomberait pas de l'endroit où il l'avait posée, il poussa brutalement l'américain contre un mur et lui bloqua les poignets avant de parler.
- Je vais être très clair. Que tu ne daignes même pas me donner une réponse, je m'y attendais. Mais si tu essaies de m'empêcher de me mettre une cuite, là, je vais très mal le prendre.
Alfred détourna le regard à son tour. Au bout de quelques secondes, Ivan estima que le message était passé et le lâcha, non sans méfiance. Bien lui en prit puisque l'américain tenta immédiatement de reprendre le dessus et de l'immobiliser contre le mur. Ses premières attaques ayant été esquivées ou parées, Alfred usa d'une autre méthode très efficace, qui consistait à surprendre son adversaire par un mouvement qui n'avait a priori aucun sens. Il se laissa donc tomber par terre dans une parfaite imitation d'une perte de connaissance. Par réflexe, Ivan alla immédiatement le rattraper pour éviter que sa tête heurte le sol trop violemment. À la seconde où il le prenait dans ses bras, Alfred rouvrit les yeux et le déséquilibra pour le faire tomber sous lui.
Ils se retrouvaient donc dans la même position qu'un peu plus tôt, Ivan allongé sur le dos avec Alfred assis sur lui de façon à l'empêcher de bouger les jambes, pendant qu'il utilisait ses mains pour bloquer ses poignets au sol.
- Sorry dude, mais je te laisse pas boire ce soir.
- Je vois mal ce qui va m'en empêcher.
- Je t'ai dit que j'aimais pas le goût de la vodka.
- Et alors ? C'est moi qui la boit.
- Justement.
- Justement quoi ? Tu n'es pas concerné.
- Moi qui pensais que j'étais clair, fit Alfred en levant les yeux au ciel.
- Qu'est-ce que ça peut te faire que je boive de la vodka alors que tu n'aimes pas ça ?
Ivan était franchement agacé par l'attitude de son adversaire.
- Laisse tomber, déclara soudainement Alfred en se levant.
- Pardon ? Tu ne crois pas que tu peux au moins m'expliquer ?
- Pas la peine. Je te laisse faire, ajouta l'américain en haussant les épaules. Après tout, tu connais tes limites. Mais si possible, j'aimerais que tu utilises un verre.
Le russe l'ignora et lui tourna le dos pour aller chercher la bouteille et un contenant approprié. Son cerveau enregistra mécaniquement qu'Alfred faisait un peu de bruit derrière lui, il était probablement en train de bouger ou de chercher quelque chose. Ivan se servit un premier verre et en profita pour reposer sa question.
- J'aimerais quand même avoir une explication, commença le russe. En temps normal, ajouta-t-il en se tournant, il me semble que ma consommation d'alcool te laisse plutôt indiffé...
Le mot se bloqua dans sa gorge. À quelques pas de lui, Alfred lui tournait le dos, sa chemise dans une main qui traînait nonchalemment le long de sa jambe alors que l'autre se baladait dans ses cheveux. Il n'avait conservé que son pantalon noir, et de dos celui-ci permettait de se faire une parfaite idée de la forme de ses fesses. Il avait des allures de gravure de mode. En plus musclé et plus sexy. L'américain se retourna lentement en envoyant valser sa chemise un peu plus loin, et fit jouer ses muscles en se dirigeant vers le lit.
- Tu n'as pas fini ta phrase, remarqua-t-il innocemment en s'allongeant lascivement sur les draps.
Ivan se força à reposer calmement son verre.
- Je ne te savais pas sadique à ce point, remarqua-t-il en fermant les yeux.
- Je ne te savais pas aussi long à la détente, répliqua Alfred en se levant silencieusement.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
En quelques mouvements souples, l'américain le rejoignit et s'arrêta à moins d'un mètre.
- Tu sais, tu peux garder les yeux ouverts.
- Quand tu te seras rhabillé.
- Pas envie, il fait chaud ici.
Ivan se détourna et déglutit difficilement en imaginant la silhouette d'Alfred à moitié nu aussi proche de lui. Il ne rouvrit les yeux que lorsqu'il fut certain de ne pas pouvoir le voir.
- Alfred...
- Oui ?
- Arrête ça. Reste dans ton coin, et je resterai dans le mien jusqu'à ce qu'on vienne nous sortir d'ici, fit-il en reprenant son verre.
D'un geste sec, Alfred stoppa de nouveau le mouvement du russe. Mais cette fois, il se colla à lui en même temps et lui murmura une phrase à l'oreille.
- J'aime pas la vodka, je t'ai dit.
- Qu'est-ce que ça peut me faire ! s'énerva Ivan. Et arrête de te coller à moi.
- Si tu en bois, ça sera moins agréable pour moi.
Dans un soupir d'exaspération, le russe reposa son verre et se tourna avec la ferme intention de repousser le plus jeune avant de l'obliger à lui donner une explication. Il n'en fit rien.
Parce qu'au moment où il ouvrait la bouche pour parler, Alfred l'embrassa. Pas en effleurant ses lèvres comme il l'avait fait auparavant, un vrai baiser, profond et passionné, qui affola les sens d'Ivan. Incapable de résister à un tel déferlement, le russe se laissa emporter sans chercher à comprendre, jusqu'à ce qu'Alfred s'éloigne. Ce ne fut qu'à ce moment-là qu'il remarqua que l'américain avait une main sur sa nuque et l'autre sur ses fesses.
- C'est assez évident cette fois ? demanda-t-il en souriant.
Ivan le regarda sans rien dire. Il n'osait pas espérer. Il n'osait pas se fier aux étoiles qui brillaient dans ces yeux trop bleus. Il enleva lentement l'une puis l'autre main d'Alfred et les garda dans les siennes. Il ignora complètement la question rhétorique du plus jeune et le regarda droit dans les yeux.
- Pourquoi fais-tu ça ? Je n'ai pas envie d'une coucherie sans lendemain où tu te forces pour mieux me voir aller mal après.
- Moi non plus.
- C'est-à-dire ?
Alfred hésita, soupira, puis alla s'allonger de nouveau sur le lit en faisant signe à Ivan de le rejoindre. Ce dernier s'assit sur l'extrême bord, le plus loin possible de son interlocuteur qui regardait le plafond, les bras croisés derrière la tête.
- Tu penses que je ne te pardonnerai jamais, pas vrai ?
- Ça me semble assez évident.
- Et tu te bases sur ce qu'a dit mon frère.
- En effet.
- Ou plutôt sur ce qu'il n'a pas dit.
- Où tu veux en venir ?
- Est-ce que mon bro t'a clairement dit que tu n'avais aucune chance avec moi ?
- Non, fut obligé d'admettre le russe. Mais pour ce que ça change...
- Ça change beaucoup de choses.
- Par exemple ? demanda Ivan ironiquement.
- Tu ne sais pas ce que je lui ai avoué ce soir-là, pas vrai ?
- Non. J'imagine que je vais avoir droit à la version détaillée ?
- C'est l'idée.
Le plus grand ferma les yeux. Un discours détaillé sur les raisons qui poussaient Alfred à le détester ne l'enchantait pas spécialement.
- Ce soir-là, il a beaucoup insisté pour que je sois honnête avec toi et que je t'annonce franchement que tu pouvais oublier l'idée de m'avoir.
- Formidable.
- Je lui ai répondu que ce n'était pas possible. Et là il s'est vraiment mis à insister pour savoir pourquoi.
- Si tu peux écourter la liste des raisons de pourquoi tu ne veux pas de moi, j'apprécierais, maugréa Ivan en se tournant vers l'extérieur.
- Je ne pouvais pas honnêtement te dire ça, reprit Alfred en murmurant. Parce que c'était faux.
Le russe se figea. Et se retourna lentement pour voir son interlocuteur qui continuait à parler.
- Tu as mis trop de toi dans Anya. Quand je te vois, je vois la personne dont je suis tombé amoureux. Peu importe la forme que tu prends. Crois-moi, ajouta-t-il en souriant, j'ai tout essayé pour m'en défaire.
- Ça a marché ?
- Que dalle. Même pendant la guerre froide j'en ai pas autant chié pour me débarrasser de toi.
Avec un sourire incrédule et heureux, Ivan se rapprocha d'Alfred qui tourna la tête vers lui. Le russe caressa son visage d'une main, avant de relever son menton pour permettre à leurs lèvres de se retrouver. Ce baiser, plus doux, était plein d'espoir.
- Et maintenant, tu ne veux plus te débarrasser de moi ?
- Plus vraiment. Trop fatiguant et pas franchement efficace.
- Désolé, je suis du genre tenace.
- Je suis au courant. Au fait, je sais que tu préfères le froid, mais ici il fait plutôt chaud... tu ne crois pas que tu pourrais au moins enlever ton manteau ?
- Tu as monté le chauffage exprès pendant que j'avais le dos tourné ?
- Et je l'assume complètement, répliqua Alfred avec un sourire taquin.
- Je l'enlève si tu vires ton pantalon, négocia Ivan.
- Si je vire mon pantalon, toi aussi, contra l'américain.
- Pas vraiment intéressant comme échange, s'amusa le russe en se levant.
- Moi aussi j'ai le droit de me rincer l'oeil.
Avec un sourire malicieux, Ivan se dirigea vers la salle de bain et laissa tomber des vêtements au fur et à mesure.
- Je crois surtout, fit-il en arrivant à la porte sans se retourner, qu'après toutes ces émotions et ces heures de voyage, j'ai besoin d'un bain...
Et il entra en repoussant légèrement la porte, juste assez pour ne pas pouvoir être vu du lit. Cinq secondes plus tard, son pantalon valsait depuis l'intérieur, vite suivi par son boxer. La bouche ouverte avec une expression faciale entre désir et frustration, Alfred se leva d'un coup en enlevant également ses derniers vêtements avant d'entrer dans la salle de bain, qu'il trouva déserte.
- What the...
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'une main se plaquait sur sa bouche pendant qu'une autre le tirait en arrière par la hanche.
- Tu croyais vraiment que ce serait aussi simple ? murmura suavement Ivan à son oreille.
L'américain rougit rapidement en sentant l'érection naissante contre ses fesses.
- Tu n'as même pas vérifié si tu entendais l'eau couler, continua-t-il.
Tout en parlant, il glissa sa main vers l'entrejambe d'Alfred pour une série de caresses. Son autre main quitta la bouche pour venir se perdre sur son torse et sa hanche.
- Dude... c'est déloyal.
- Je sais. Mais si ma mémoire est bonne, tu aimes ça.
- Et c'est moi qui suis sadique.
- Je n'ai jamais dit que je ne l'étais pas...
Pendant qu'il parlait, Ivan se mit à embrasser et mordiller le cou d'Alfred, qui se laissa faire un moment avant de comprendre le réel objectif de la manoeuvre.
- Attends, qu'est-ce que tu fais là ?
- Je m'assure que tu ne me feras pas d'infidélités... Au moins pour les prochains jours, répondit le russe en souriant.
- T'es sérieux ? Oh shit... fit-il en s'approchant du miroir.
Il avait une énorme marque violette sur le cou. Aucun doute possible sur ce que c'était, elle allait se voir à des kilomètres pendant au moins une semaine.
- Ivan... reprit-il d'un air menaçant.
- Da ?
- Tu t'en tireras pas comme ça.
- Oh vraiment ? répliqua celui-ci sans cesser de sourire. J'ai hâte de voir ça.
- Hors de question que je sois le seul avec un suçon.
- Pourtant ça te va bien.
- Menteur, tu veux juste t'assurer que personne n'osera venir me draguer.
- Exact. Tu ne vas pas me le reprocher après avoir joué les Don Juan comme tu l'as fait, quand même ? attaqua malicieusement le russe.
- Je suis quand même furax, là !
- On peut régler ça au lit, si tu veux...
Il avait à peine fini sa phrase qu'Alfred se jetait sur lui pour l'embrasser et l'entraîner jusque dans les draps.
Si je vous dis que le prochain chapitre va être tout en pureté et en innocence, vous me croyez ? (si oui, je peux plus rien pour vous mais sachez que la naïveté peut avoir quelque chose de tout à fait charmant).
Comme d'habitude, je vous fais un arc-en-ciel en guimauve avec des paillettes en chocolat si vous prenez quelques secondes de votre présssssssssieux (gollum style) temps pour me dire ce que vous pensez de cette page pleine de mots beaucoup trop roses et fleur bleue (que voulez-vous, je suis irrécupérable).
Plein d'oursons en guimauve pour vous ! (demande d'Alpharius6)
