Hello beautiful people! Alors je publie celui là rapidement pour combler la longue attente du 20ème chapitre!


Merci à UneFan, Harkeinsy, PchMignon, PetitKiwie et Randomly Spice Ça fait toujours plaisir de savoir ce que vous pensez de ma fanfic et aussi de connaître vos réactions face aux nombreux plot twist qui ont lieu haha! Ah et Randomly Spice bienvenue et merci pour ta review. T'inquiète pas si vous voulez du RosyxDylan vous serez servis. :)


BONNE LECTURE


Correction en cours...


Cela faisait déjà quelques heures que la réunion était finie. Les soldats avaient tous rejoint leurs appartements tandis qu'une horde spéciale accompagnait Donnah à ses nouveaux appartements.

Le Commandant Erwin lui avait demandé d'emmenager dans l'immeuble le plus enfoncé du QG, mais également le plus sécurisé. La jeune femme savait ce que tout cela allait entraîner.

Ils allaient très certainement lui empêcher de sortir comme elle le voudrait et très probablement lui empêcher de travailler pour un temps.

Elle se sentait inconfortable. Elle n'était pas habitué à ce qu'autant de personnes portent d'importance à sa vie... Elle regrettait presque le temps où elle n'était que seul avec Livaï...

Livaï... son amant... Depuis la fin de la réunion elle ne l'avait vu qu'une fois. Il avait suivit le commandant et elle pour demander des renseignements sur le départ pour la mission d'éclaireur qu'il avait été confié.

Il n'avait pas un seul instant levé le regard vers elle. À son grand dam. Elle se mourait de savoir ce qu'il pensait de tout ça... si il ne voulait plus d'elle, elle voulait une conclusion précise. Pas juste des regards hostiles ou de compassion.

Tout ce qu'elle savait pour le moment était que le caporal ne la détestait pas au point de vouloir la laisser tuer son propre frère. Il était prêt à achever Dylan à sa place et cela en disait long sur cette fausse conclusion qu'elle s'était faite qu'il la détestait.

Alors qu'ils arrivaient devant son nouvel appartement, la neurochirurgienne contempla les plafonds immaculés semblables à ceux dans l'appartement du Caporal.

《 Mince... je vais penser à lui tout le temps avec ça》 pensa t-elle en pénétrant dans la chambre, suivit de ses nouveaux gardes du corps.

Lentement, la jeune femme s'engouffra à l'intérieur de l'immense appartement, c'était grand, beaucoup plus grand que celui de Livaï et Dieu seul savait à quel point le sien était imposant.

C'était beaucoup trop grand pour une petite femme solitaire comme elle. Cela ne ferait qu'amplifier cette solitude qu'elle tentait oh tant bien que mal de dissimuler à travers ce faux sourire.

- Madame, où voulez vous que l'on dépose vos bagages? Demanda un jeunot au physique bien musclé.

- N'importe où je ferais le reste moi-même merci... répondit-elle avant de s'approcher de la grande fenêtre vitrée qui donnait vue sur tout le territoire du QG. Et heureusement pour elle, elle pouvait voir très clairement la terrasse de l'appartement de Livaï.

La jeune femme lança un soupir en entendant les gardes refermer la porte derrière eux.

Cette soi-disant nouvelle vie devenait de plus en plus compliquée. Elle n'était même plus sûre de ses objectifs dans la vie. Au départ elle était venue pour laver le nom de son père grâce à son travail mais désormais avec toutes ces découvertes, elle se rendait bien compte que ce devoir filial pouvait attendre.

Elle devait tenter par tous les moyens de raisonner son frère et de tenter de le sauver. Si il se rendait ou se rangeait du côté de l'armée, il ferait simplement de la prison mais resterait tout de même en vie.

L'idée de le perdre durant cette guerre était affreuse. Elle se refusait de se faire à l'idée qu'il l'avait trahi et s'était lié à des criminelles... Elle se refusait d'imaginer un tel scénario.

Il y avait forcément une explication. Le Dylan qu'elle connaissait depuis toujours ne ferait jamais cela... sans raison légitime...

Alors qu'elle fixait toujours à travers la fenêtre elle entendit quelqu'un cogner à la porte.

- Oui?

- Madame... Il y a quelqu'un qui veut vous voir...

- Qui? Demanda t-elle en se tournant avec l'espoir que se soit celui qu'elle attendait depuis bon nombre d'heures.

Mais tout espoir se brisa en voyant Rosalia rentrer avec ce même sourire.

- J'avais à vous parler. Lança t-elle postée devant la porte.

Donnah fit signe au garde de la laisser entrer et la jeune femme ne se fit pas prier. Elle prit place dans un fauteuil dans l'énorme salon aux meubles marron. Et posa sa malette sur la table sous le regard curieux de Donnah qui s'assit tout de même en face d'elle.

- Alors... Comment vous sentez vous? Demanda la scientifique en levant les yeux vers la jeune femme.

Son sourire c'était curieusement effacé. Elle avait l'air plus humain, pas cet air de psychopathe dérangée qu'elle arborait bien trop souvent depuis son arrivée au QG.

Donnah fixa la malette quelques secondes avant de répondre.

- Ça pourrait aller mieux... Je suis à bout avec tous ces secrets... cette guerre... ces dons... finit-elle en fixant sa main en imaginant la main d'un titan.

Rosalia ouvrit sa malette avant de soupirer.

- il serait peut-être difficile de me croire mais, je vous comprend...

Donnah lui lança un regard rapide.

- Ah bon?

- Oui... J'ai été dans cette même situation quand j'avais plusieurs années de moins que vous... On m'a apprit que toutes ces formules que mon grand-père m'apprenait depuis toujours étaient en fait un poison très important pour Frost... Je n'ai rien compris moi même... Puis ils m'ont capturé, torturé, battu pour me faire cracher le morceau... Je n'ai pas tenue plus de 2 jours vous vous rendez compte... lança t-elle avant de rigoler légèrement.

Donnah remarqua son air renfrogné. Cette expression elle la maîtrisait comme personne donc elle pouvait clairement dire que tout cela n'était pas des mots sortis de juste nulle part.

- Je suis désolée... Finit-elle par ajouter.

Rosalia leva les yeux vers Donnah. Avant de les baisser.

- Mais pourquoi... ça fait des années que...

- Pas pour ça... ajouta t-elle d'un air plus sérieux.

Rosalia la fixa sans comprendre.

Donnah continua

- Pas pour cela... Pour... pour votre fausse couche... finit-elle par ajouter en se forçant de ne pas quitter Rosalia des yeux.

Prise d'une mer d'émotions douloureuses et de souvenirs tragiques, la jeune femme émit un rire plein de tristesse avant de détourner le regard.

- Qu'est-ce qui vous fait croire que c'est vrai je...

- Je le sais... C'est tout... Vous n'avez pas à me mentir... Je ne vous jugerais pas. Vous êtes quelqu'un qui compte beaucoup pour mon frère et cela je le respecte...

- ...je...

- ...Mon frère... n'est pas quelqu'un qui devient intime avec juste n'importe qui... et si vous avez réussit un tel exploit je sais que je peux vous faire confiance...

Pendant plusieurs secondes, les deux jeunes femmes se fixèrent sans dire mot.

Rosalia n'en revenait tout simplement pas de la beauté qu'était Donnah, une femme ravissante, douce et si gentille... Elle ressemblait beaucoup à son frère physiquement mais clairement ce charisme ils l'avaient également en commun.

Alors qu'elle était perdue dans ses pensées, Donnah la ramena à la réalité en questionnant le contenu de sa malette.

- Oh ça... Ce sont des soins que j'ai mis au point pour vous. Quand Dylan se transformait, c'était juste affreux, il pleurait, se griffait, hurlait... Juste un cauchemard et, grâce à ça il arrivait à éviter ces crises douloureuses.

Donnah hocha la tête lentement avant de lui lancer un sourire

- Merci!

Rosalia resta une nouvelle fois figée. Éblouie par le sourire innocent de la jeune femme.

- ... Je... Je reviendrais demain pour vous expliquer comment vous devez les utiliser... Je ne me sens pas trop bien...

Donnah se leva pour l'accompagner à la porte.

- Très bien... Alors je ne toucherais à rien jusqu'à votre retour. Lança t-elle en en lui lançant un nouveau sourire.

Cette fois, Rosalia tenta d'éviter son regard au maximum. Avant de poser la main sur le poignet de porte quand, en ouvrant elle tomba sur une figure masculine bien trop familière...

Livaï et la scientifique se lancèrent des éclairs vite fait tandis que le cœur de Donnah tamborinait follement dans sa poitrine.

Rosalia se tourna vers elle.

- Passez une bonne nuit Donnah. Lança t-elle avant de disparaître derrière les gardes.

La main sur la porte, la jeune femme ne quittait pas son amant des yeux. Il lui avait terriblement manqué.

Le jeune homme fit signe aux gardes de s'éloigner un peu de la porte et pénétra dans l'appartement calmement.

Un silence de cimetière demeura pendant plusieurs minutes tandis qu'il observait les nouveaux appartements de la neurochirurgienne.

La jeune femme se frottait nerveusement les mains à la recherche de quelques mots à dire pour briser la glace mais il n'y avait véritablement rien qu'elle pourrait faire pour qu'il soit moins froid avec elle en cet instant.

Déçue et complètement découragée, la jeune femme s'assit mollement sur un canapé tandis que le jeune homme reluquait son appartement avec indifférence.

Et quand elle le vit se tourner vers elle, elle se redressa brusquement attentive à la moindre parole qui pourrait sortir de sa bouche.

- Erwin m'a dit qu'il vous fera vous entraîner dans ma salle personnelle d'entraînement, au sous sol du QG. Je suis venu vous remettre les clés...

- Je...

La jeune femme ne savait réellement pas quoi répondre. Le choc était bien en place. Clairement elle avait bien entendu Livaï Ackerman la vouvoyer et cela ne présageait rien de bon...

Il mettait encore plus de distance entre eux et elle ne pouvait se contenter d'ignorer cette douleur qui lui pesait au fond de son cœur.

Livaï la fixa un instant avant de tourner le dos. Il posa des clés sur un des meubles près de la porte avant de se diriger vers celle-ci

Donnah s'affola. Elle cherchait clairement quelque chose à dire ou faire pour l'empêcher de s'en aller. Le convaincre de la laisser s'expliquer... Mais rien... rien ne lui venait à l'esprit.. quoique...

La jeune femme se leva avant courir vers le jeune homme et alors qu'il s'apprêtait à poser une main sur le poignet de la porte, il sentit deux mains l'enlacer dans le dos et la tête de son amante reposer dans son dos.

Une bouffée de chaleur prit possession de lui mais il la refoula aussi bien qu'il le pouvait.

- Je t'en... prie... Reste... supplia t-elle tandis que des larmes roulaient déjà sur ses joues.

Elle savait qu'il détestait quand elle se mettait dans tous ses états mais pour aujourd'hui elle ferait absolument tout pour qu'il reste et qu'il accepte de l'écouter.

Livaï soupira longuement, les yeux fermés, il savourait secrètement l'odeur énivrante de son amante.

Elle souffrait et il le savait. Elle avait besoin de lui et il le savait mais pendant toutes ces heures loin d'elle, il avait eu le temps de réfléchir.

Il était vrai qu'elle n'avait pas complètement cherché à lui mentir, c'était pour sa sécurité à elle. Quant à cette histoire de titans muraux et de frangin traître... Clairement elle n'était pas au courant de la moindre...

Et cela le déroutait au plus haut point. Il avait douté d'elle pendant une minime fraction de seconde. Et très étrangement il avait apprécié cette sensation... La voir agoniser à cause de quelque chose qu'elle aurait fait... Cela lui procurait un soulagement égoïste.

Il n'était pas le seul à avoir menti dans cette relation. Il n'était pas le seul... Même si c'était dans un contexte plus ou moins différent pour ne pas dire parfaitement différent, la culpabilité d'avoir touché une autre se dissipait peu à peu...

Mais, là, comme ça... aussi près de lui, il ne pouvait se refuser à profiter de cela... Cette bonne femme là juste pour lui... Cette bonne femme prête à tout pour le garder... Il prendrait bien un coup avant d'aller à la guerre...

Le romantisme? Pas pour lui... Il appréciait beaucoup la jeune femme mais pour lui cela s'arrêtait là. Il se savait maniaque de contrôle. Plonger dans une situation aussi complèxe que l'amour il n'en conviendrait jamais... Alors il se contentait de se convaincre que ce n'était rien d'autre qu'un coup banal... De cette manière, pas de regret, pas de culpabilité... 《et puis merde... À qui tu te mens Livaï!》 Lui sonna sa conscience.

Sur ce, le jeune homme se tourna et posa une main sur la mâchoire de la jeune femme avant de la forcer à le regarder.

Elle pleurait, à chaudes larmes elle pleurait. Il se détestait de la faire pleurer, il se détestait d'apprécier la voir pleurer pour lui... il se détestait de la trouver absolument magnifique même en pleurant.

Toujours la main sur sa mâchoire, le jeune homme plaça son autre main sur sa taille avant la faire reculer sans la quitter des yeux.

Il fixait ses lèvres avec appétit. La jeune femme fixait son amant avec confusion. Que faisait-il, elle n'était pas sûre de savoir ce qu'il cherchait en cet instant mais, la direction dans laquelle tout cela penchait la ravissait. Elle ne désirait que ça... qu'il la prenne de nouveau...

Le Caporal fit glisser la manche de chemise de la jeune femme avant de faire glisser l'autre côté. Elle le fixait sans rien dire... Elle était tout simplement ravie qu'il la reprenne...

Livaï posa une main sur la fesse de la jeune femme avant de glisser son autre main de son cou à sa poitrine... Elle fermait déjà les yeux... toute heureuse.

Elle sentit le souffle du jeune homme dans son cou quand l'un des gardes cogna à la porte.

- Caporal? Le Commandant vous demande à son bureau.

Donnah rouvrit lentement les yeux en sentant le Caporal la quitter. Il s'éloigna sans un dernier regard... et la laissa là, dans sa faim de lui...

La jeune femme ôta le reste de ses vêtements, détacha sa haute queue de cheval et se hâta sous la douche. La nuit allait être courte pour elle... Et demain également...ainsi que le jour d'après...


- Tu veux quoi? Lâcha Livaï en ouvrant la porte du bureau d'Erwin.

Celui-ci ne leva même pas les yeux de ses plans.

- Penses tu réellement que nous devons faire confiance à Rosalia Heïner? lança t-il soudainement

Livaï, quelques secondes surpris par la question referma la porte et s'approcha de son supérieur d'un air sérieux.

- Depuis quand tu demandes mon avis dans tes missions?

Erwin rigola

- Depuis que nous sommes en guerre.

Le Caporal lança un coup d'oeil rapide aux plans étalés sur la table.

- C'est quoi tout ça...

- Des plans de la Forteresse de Frost...

Livaï roula les yeux au ciel.

- Rosalia je suppose?

Le commandant sourit

- Si tu ne doute pas de tes alliés comme trouver le traître? lança t-il en entourant plusieurs endroits en rouge.

Livaï prit place dans le fauteuil du commandant nonchalament.

- Je sais pas... moi j'ai pas d'alliés.. Je suis un loup solitaire...

Erwin lui lança un regard moqueur.

- Tu sais que les loups solitaires meurent dans la majorité plus vite que l'âge normal d'un...

- Arrêtes ton bla-bla et dis moi pourquoi je suis ici... lâcha t-il, ennuyé.

Erwin posa ses plans et se tourna vers son subordonné.

- Très bien... alors... Je veux que tu tues Rosalia Heïner...

Livaï leva des yeux choqués vers lui...

- Attends quoi?!


Dans les couloirs des cellules de la Forteresse de Frost, une horde de gardes et Rosalia se dirigeaient vers la cellule du fond que la jeune femme connaissait parfaitement.

Les gardes surveillant les cellules lui ouvrirent la cellule pour en faire sortir Dylan.

Le jeune homme avait reprit des couleurs depuis la dernière fois qu'elle l'avait vu.

Les mains nouées dans son dos, le jeune homme s'avança au niveau de Rosalia en se forçant de garder une expression neutre même si au fond de lui il était absolument ravi de revoir la jeune femme.

La jeune femme replaça ses lunettes avant de le scruter et d'ordonner à sa horde de le conduire à son laboratoire. Comme chaque Mercredi, c'était le jour de l'analyse de son sang.

Arrivé devant le laboratoire, la jeune femme notifia aux gardes de surveiller l'entrée et de les laisser seuls tandis qu'elle allait prendre son sang. Elle ne se fit pas prier.

Dès que la porte d'entrée se referma, la jeune femme se tourna vers le sudien qui ne l'avait pas quitté des yeux, il souriait désormais.

Cela faisait déjà bien des mois que cette tension amoureuse s'était installée entre eux et les deux l'avaient bien compris.

La jeune femme sortit la clé et détacha lentement les menottes du Kira.

À peine elle l'eut détaché, le jeune homme se tourna et posa deux mains sur sa taille.

La scientifique en rougit alors que le jeune homme se penchait déjà pour l'embrasser...

Lentement, elle sentit les lèvres du jeune homme se presser contre les siennes tandis que sa langue cherchait déjà à se frayer un chemin.

Elle posa une main sur son torse et l'autre dans son cou en répondant aux baisers du jeune homme avec plaisir.

Après plusieurs minutes de longs baisers et de tripotement, elle sentit le sol la quitter alors que le jeune homme la soulevait déjà avant de la déposer sur sa table de travail.

Ses lèvres et sa langue se baladaient déjà dans son cou tandis qu'elle levait les yeux au ciel, savourant ce ravissement.

C'était déjà la 6ème fois qu'il la prenait sur cette table et elle ne s'en lasserait jamais. Cette dangereuse sensation d'attirance, cette situation risquée de se faire prendre en pleine action. Tout rendait leurs rapports excitants et magiques.

Dylan lui enlevait déjà sa blouse quand elle posa une main sur la sienne. Il leva les yeux vers elle. Elle souriait.

Mais pourquoi souriait-elle encore?

- Qu'est-ce qui se passe?

La jeune femme posa un baiser sur sa joue avant de sourire de nouveau.

Elle avait hâte de lui dire. Hâte de lui annoncer que ce petit bonheur allait leur arriver. Avec la permission de Meryl peut être elle aurait le droit de garder ce cadeau du ciel, ils pourraient peut être, être heureux ensemble si le jeune homme et elle se soumettaient à ce nouvel ordre mondial qu'il cherchait tant à créer.

Dans un monde où ce cinglé régnerait, ils seraient peut être compensés de leur fidèlité par des titres et des biens... Un avenir meilleur pour leur enfant...

Mais ces prunelles brillantes d'espoir disparaissèrent honteusement en ce rappelant la dévotion que le jeune homme avait pour sa sœur.

Jamais il n'accepterait de se plier à la volonté de Meryl et accepter que Meryl utilise sa sœur comme il l'utilise lui... Elle savait que se mentir à elle même ne mènerait à rien.

La jeune femme s'éloigna rapidement de lui en replaçant ses vêtements avant de fouiller dans ses placards.

- Quoi? Qu'est-ce qu'il y a? J'ai fais quelque chose de mal?

La jeune femme posa discrètement une main sur son ventre avant de sortir des papiers d'une enveloppe

- J'ai fais les recherches que tu m'a demandé...

Le regard de son amant s'aggrandit alors qu'il s'empressait déjà de la rejoindre. Il lut la lettre pendant plusieurs minutes avant de se tourner vers elle

- Tu es sûre? demanda t-il.

- Certaine. C'est bien la raison pour laquelle il a originalement confié cette mission à Annie. Eren Jaeger possède le pouvoir de contrôler les titans... Avec un tel allié dans ses rangs Meryl pourrait contrôler tout. Absolument tout...

Dylan détourna le regard

- Avec un allié pareil je suppose que Meryl va gagner cette guerre sans réel effort. Si il arrive à contrôler et les déviants et les sans consciences et les titans muraux ce monde est parti pour être le sien

- Il ne peux pas contrôler les muraux... lâcha t-elle subitement

- Quoi?

- Les titans originels sont spéciaux. Ils ne peuvent pas être contrôlés par autre que leur familier humain.

- Familier?

- Oui... Une sorte d'allié à long terme pour eux sur qui ils reposent toute leur confiance...

Alors qu'elle finissait à peine sa phrase, le jeune homme posa deux mains sur ses épaules le regard plein d'espoir.

- Dans ce cas il y a la possibilité qu'on réussisse à défaire ses plans. Soit ma familière! On..

- Je le suis déjà Dylan...

Le jeune homme se figea

- Quoi? Comment ça se fait?

La jeune femme lui sourit tendrement avant de lui montrer une tache en forme de symbole spiral sur le côté droit de son ventre.

- Je suis ta familière depuis...

Le jeune homme passa ses doigts sur le ventre de la jeune femme avant de sourire.

- Mais je ne me souviens...

- Tu ne peux pas... Ça ne se fait pas de manière formelle... Ça repose sur ton cœur... La personne à qui tu penses le plus... la personne que tu souhaites le plus à tes côtés... ce genre de truc... Il choisit et s'impose...

Le sudien la regarda droit dans les yeux avec le sourire.

- Ça veut donc dire que tu es à moi...

- Pas du tout... Lâcha t-elle en riant.

- Mais si... Et à personne d'autre... pour toujours... Ensemble nous allons défaire ce monde des griffes de Meryl...

Sur ces derniers mots il la serra dans ses bras, la jeune femme lui rendit son étreinte avec tout le regret du monde.

Il était bien décidé, il avait choisi son camp et elle devait le respecter même si son cœur le refusait. Au moins en temps que son familier... Elle devrait toujours soutenir ce qu'il désirait...


La brune essuya les larmes versées sur ses joues avant d'avaler tout le contenu de son verre de rhum.

Elle avait été tellement stupide d'espérer qu'il choisisse une vie indigne d'aristocrate pour le compte de Meryl Frost juste pour l'avenir de leur enfant.

Elle avait était folle de penser à une idée pareille. Elle qui avait détesté cette organisation toute sa vie était prête à plaider allégence juste pour le ridicule espoir d'une vie de foyer avec un enfant et peut être un homme à ses côtés...

Et c'était bien la raison pour laquelle le ciel lui avait reprit ce cadeau. Elle avait beau agoniser, pleurer, crier... Jamais elle ne l'aurait récupérer.

Sa conscience d'athée lui sonna que peut être là haut dans le ciel un Dieu y demeurait et cherchait à la punir pour désirer laisser un tel sacrilège se produire juste pour son propre sort.

La jeune femme sourit avant de se déshabiller et de plonger dans la baignoire d'eau brulante.

Ses tristes pensées la menèrent à contempler cette marque près de son ventre. Cette forme spirale qui lui rappelait que plus jamais elle ne pourrait se permettre de trahir Dylan. Il souhaitait qu'elle soit son ennemi, qu'elle l'achève... et bien c'est ce qui allait arriver tôt ou tard...

Leur lien était irrémédiable. Ils étaient enchaînés, elle avait un devoir, celui de sauver l'humanité. Car c'était ce que son homme lui avait fait jurer de faire... Il s'était abandonné à Frost pour lui permettre de sauver ce monde... Il l'avait abandonné elle pour sauver ce monde, ces gens, sa sœur...

Dans trois jours, la guerre commencerait. Elle contre lui...


Assit dans une chaise, Eren vit Meryl Frost faire son entrée dans la salle dans laquelle on l'avait placé depuis plus de 30 minutes.

Le vieillard extravagant se plaça en face de lui avant de sourire.

- Alors petit bonhomme? Comment ça se passe? J'ai eu rapport que mes hommes te traitaient de la meilleure façon qui soit. Il paraît que tu es très docile ce qui est remarquable. J'avais pourtant entendu dire que tu étais assez coriace comme bonhomme avais-je mal entendu?

Eren leva des yeux noirs sur le vieillard avant de cracher sur sa chaussure.

- L'heure viendra où, je serais délivré de votre poison et je ne me ferais pas prier pour vous étripper.

Meryl rigola avant de lever les yeux au ciel.

- J'ai hâte de voir ça. Quoi qu'il en soit j'espère que tu as eu le temps de réfléchir. Tu as vu mon armée. Littéralement l'armée la plus puissante jamais vu. Composée de titans, à mon avis, ton armée de petits humains tomberont en quoi? 2 heures? haha je ne sais pas mais j'ai hâte de voir cela...

- L'humanité ne tombera jamais face à vos pions!

- Tu crois ça? C'est marrant. Je crois savoir que ta mère est morte face à un titan non?

Le regard d'Eren s'aggrandit tandis qu'il fixait le vide, prêtant attention à chaque parole.

- Le même scénario aura lieu sous peu. Et que tu le veuilles ou non, sous mon contrôle tu guideras tous les titans à ma victoire.

- Jamais...

- Allons, ne veux tu pas d'un monde meilleur pour toi et ta fiancé? Un nouvel ordre mondial où tu pourras peut être même gouverner à mes côtés. Ta future belle maman est pourtant d'accord non?

- Quoi?! Lâcha t-il en levant des yeux pleins de choc vers lui.

- Tu es bien naïf Jaeger. La couronne actuel n'a plus d'alliés, les seuls encore fidèles à la couronne sont ceux qui contrôlent votre misérable armée... Ce Erwin Smith semble malin mais malheureusement il ne suffit pas de ça pour gagner une guerre. Dans vos propres rangs j'ai 239 espions qui me tiennent informé de chaque plan.

Eren baissa des yeux pleins de choc vers le sol.

- D'ailleurs ils en sont arrivés à un très bon plan. Cette miséreuse de Rosalia Heïner leur a donné toutes les informations possible pour gagner je le reconnais... Utiliser la petite Kira pour nous vaincre est une bonne idée mais quelle stupidité de croire que je laisserais cela se passer.

- Qu'est ce que vous voulez dire.

- À ton avis... Avec mes 239 espions quel est le pourcentage de réussite d'un assassinat?

- Vous n'exécuterez pas la Kira parce que vous avez besoin d'elle. Sans elle vous avez moins de titans muraux et sans elle vous n'avez plus le soutient de Dylan.

- Vous avez raison... Mais que faire? Mes hommes ont déjà reçu l'ordre... Pour qu'ils reçoivent le message d'annuler cette requête cela prendrait des heures... Dommage... finit-il avec un sourire sadique.

Le regard d'Eren s'aggrandit tandis que son cœur s'emballait déjà...


Après plusieurs heures à essayer de s'endormir, Donnah rejeta la couverture une nouvelle fois avec un long soupir. Il était déjà 3h du matin et elle n'arrivait toujours pas à fermer l'œil.

Elle ne cessait de penser à son frère, quelque part là dehors entrain de comploter pour nuire à l'armée.

La jeune femme soupira tristement pour la énième fois.

Elle n'en revenait toujours pas qu'elle devrait se battre contre son propre frère. Elle savait que son frère détestait l'armée depuis petit.

À cause de l'armée leur père s'était fait exiler, à cause de l'armée ils n'avaient vécu que dans l'ombre. Leur père ne demeurerait dans les mémoires de l'armée que comme un sale traître, un criminel, un assassin...

En prenant du recul, il y avait mille et une raisons pour eux deux de se liguer contre le QG.

Mais comment passer au dessus du fait que la vie de milliers de personnes était en jeu? Plusieurs milliers d'enfants là dehors risquaient de devenir orphelins à cause de cette guerre, créee sous l'excuse d'une vengeance banale. Elle ne pouvait pas permettre ce genre de fléaut.

Même si là tout de suite, elle se sentait toujours parfaitement humaine, et qu'elle doutait pouvoir maîtriser sa forme titanesque elle se jurait de faire tout ce qui était en son pouvoir pour se battre, pour ces enfants là dehors, pour l'humanité, pour son père.

Alors qu'elle fixait le plafond, la jeune femme ressentit comme une mauvaise impression d'être observée.

Son cœur se mit à battre fort alors qu'une aura menaçante planait dans l'énorme appartement.

La jeune femme ne se sentait pas en sécurité, là toute seule, d'autant plus que les lumières étaient éteintes.

C'était ridicule de penser que quelqu'un avait pénétré dans l'appartement, elle avait 6 gardes devant la porte et plusieurs autres surveillant tout l'étage. Mais...

Cette tension elle ne pouvait tout simplement pas l'ignorer, et alors qu'elle se battait pour calmer le rythme affolé de son cœur celui-ci rata un battement en reconnaissant une sorte d'ombre dans un coin de la chambre.

D'un bond la jeune femme se releva. Tentant d'analyser correctement l'ombre derrière le mur en essayant de se convaincre que ce n'était peut être qu'un meuble mais, clairement, l'ombre était là, et bougeait imitant des mouvements de respiration calme.

Après avoir remarqué cela, la jeune femme se leva de son lit en resserant sa chemise de nuit avec peur.

- Qu-qui est là!... G-Garde!? J-Je...

Alors qu'elle reculait déjà pour aller chercher un feu pour éclairer la salle, elle remarqua que la silhouette se déplaça et sortie de l'ombre. Elle se rapprochait de plus en plus d'elle...

- Je... Non... N'approchez pas! Qui êtes vous!? Gardes! Gardes!

Alors qu'elle s'apprêtait à crier une nouvelle fois, l'individu sortit de la pénombre et se planta devant elle.

- Crier ne servirait à rien. Tous ces gardes là dehors sont vos ennemis ma belle... lâcha t-il en sortant quelque chose de sa poche

Ce n'est qu'en reconnaissant la lueur brillante d'une lame que Donnah se retourna prête à déballer.

- Courir ne servirait à rien non plus... Vous êtes seule Kira.

La jeune femme se rua dans la cuisine et referma la porte à clé, elle poussa tous les meubles possible pour caller la porte et quand elle se sentit assez isolé, elle alla à la recherche d'un couteau de cuisine ou n'importe quoi pour se défendre.

Elle hâletait, sa respiration était sourde, la peur la paralysait. Elle ne voulait pas mourir... cet individu était là pour la tuer... Ses gardes faisaient parti de ce plan endiablé.. Elle était seule, cernée et impuissante.

Le cœur de la sudienne rata en battement en entendant la porte résonner. Il émettait des coups de pieds très puissants, à cette allure, il entrerait en moins de temps.

La neurochirurgienne sortit de sa cachette pour aller à la recherche d'une bougie et du feu, après plusieurs secondes de galère à tenter de trouver ces objets et en se battant pour ignorer le danger cognant derrière la porte, elle trouva un briquet.

La jeune femme reluqua autour de la cuisine et remarqua une grande vitre, elle s'en approcha et regarda les alentours, elle ne pouvait pas passer par là pour s'enfuir. Il n'y avait pas d'endroit où elle pourrait poser pied.

L'immeuble était haut et elle ne pourrait jamais arriver au bas de l'immeuble en sautant, vivante.

Une idée lui vint, elle chercha l'appartement de son amant. Il n'y avait toujours pas de lumière, soit il était dehors, soit il dormait...

Elle sortit le briquet rempli d'espoir, peut être il verrait son signal... peut être elle ne mourrait pas aujourd'hui... mais... même si il voyait son signal... ne serait-il pas trop tard?

La jeune femme trembla de nouveau en entendant la serrure de la porte entrain de céder.

Elle alluma le briquet plusieurs fois dans l'espoir que quelqu'un la voit. Mais à une heure pareille, même elle semblait avoir perdu tout espoir...

Elle entendit la porte s'ouvrir et se mit à crier à l'aide, crier aussi fort qu'elle le pouvait mais elle entendait bien l'homme s'approcher et ce n'est que lorsqu'elle sentit la main de l'homme sur son ventre la repoussant en arrière qu'elle su... qu'il n'y aurait pas de lendemain.

Couteau sur la gorge, Donnah fermait déjà les yeux, en priant à son père et sa mère de la sauver... De lui donner la force...


À SUIVRE


JAWRELL