Salut tout le monde j'espère que ça va? PetitKiwie ,Howdy Aamy ,Harkeinsy Merci pour vos commentaires. Je poste vraiment tard ces temps-ci à cause du manque de temps. Mais je ferais un effort de poster 2 chapitres au moins par mois.


VOTRE ATTENTION!

Il y a quelques mois je vous avais notifié d'une potentielle fanfiction sur Levi et un OC. Bah c'est posté, allez sur mon profil pour les interessés! :) Bisous.


" Ma mère était une femme mystérieuse... Impossible de la comprendre... Elle posait constamment des actes sans sens sans en expliquer la raison, parlait souvent dans une langue étrangère à notre région. Souvent, en plein repas, elle pouvait cesser de manger et réciter des mots incompréhensibles... Elle n'était pas folle... Juste beaucoup trop encrée dans sa culture ethnique... Les Kira

Ce peuple qui a été isolé et traqué par les plus malfaisants pendant plusieurs siècles... Elle savait que l'héritage qu'elle nous avait légué en nous mettant au monde allait très certainement nous conduire au tombeau... Voilà pourquoi elle n'avait jamais rien dit. Espérant qu'en laissant demeurer notre nature dans le tombeau avec elle, elle nous épargnerais le tragique destin qui suit tous les Kira qui osent user de leur puissant mais destructeur don...

Elle me faisait souvent chanter des prières en Nihirdihv, la langue ethnique des Kira que seuls quelques cultivés connaissaient encore à ce jour. Cette petite mélodie exotique était censée éloigner tout malheur... Tout mauvais esprit et mauvaise force... Elle ne jurait que de cela lorsque dans la rue, les gens nous toisaient hostilement en nous ordonnant de quitter leur ville... Ma mère n'était pas bizarre... Non plus était-elle folle... Je viens de le comprendre... "


Traduction du chant qu'elle chante en Nihirdihv:

Toi là haut, entre les nuages

Guettant le danger de ma personne

Toi là haut, l'être sage

Libère moi de leur vergogne

Le venin de mes ennemis

Qu'il s'écoule sur ton bouclier

Le dessein de leur perfidie

Qu'il s'annule en ta volonté


La jeune femme avait les yeux fermés, intérieurement, elle chantait ce chant aussi rapidement qu'elle le pouvait. En cette situation, elle n'en avait que faire du ridicule. Penser qu'un chant ne la sauverais pas d'une mort potentielle ne la freinerais pas. Elle n'avait plus rien à perdre... Cet homme était bien là, dans son dos, cette dague en main, menaçant sa gorge...

Elle n'était pas prête à mourir, elle n'avait rien accompli dans cette vie, son père, il ne lui resterais rien. Le laisser à un monde qui le considère comme un traître lui et son unique fils, cela était un déshonneur qu'elle s'était donnée la mission de laver.

Alors même que son coeur promettait d'éclater, la raison de la jeune femme lui sonnait de se réveiller. Lui sonnait de ne pas prier, de ne pas compter sur qui que ce soit d'autre qu'elle même. Il n'y avait ni Livaï ni Dylan ni Erwin Smith dans les parages. Aucun ne pouvait la sauver en cet instant... Appart elle même... Elle devait se sauver...

Alors même que le couteau commençait à fissurer sa chair, la jeune femme le saisit de ses mains avec une force surhumaine et inexplicable avant de constater que sa main en sang, sa grosse coupure se refermait et la salle était déjà éblouie par une énorme lumière.

Sans comprendre, la jeune femme se sentit perdre connaissance et la seconde d'après ce fut brouillard. Elle ne voyait plus rien... Elle ne pouvait plus bouger. Juste une énorme sensation de chaleur qui la consumait avec une infâme odeur de sang. Partout, qui la recouvrait de toute part.

Du sang... Curieusement, alors que toute sa vie elle avait dérouté la vue de celui-ci, voilà qu'elle ressentait une faim monstrueuse et effrayante de sang...

"Mais qu'est-ce qui m'arrive!?"


Une porte s'ouvrit violemment accueillant Livaï Ackerman encore plus furieux qu'il n'avait l'air l'habitude. Il se planta devant les 7 hommes qui lui faisaient face, à genoux, enchaînés. Erwin Smith le fixait avec un air bien sinistre. Il savait bien ce qui attendait ces traîtres du jeune homme. Mais cela n'était jamais agréable à regarder pour tous.

Livaï se posta devant le premier en rang, le regard noir. On ne pouvait deviner ce qu'il pensait mais clairement, d'ici la fin de cette conversation, tous les 7 allaient y laisser la vie... On ne touchait pas ce qui était à lui, encore moins tentait-on de l'assassiner.

- C'est lequel. Lâcha t-il avec une voix calme qui présageait une furie sous peu.

Le soldat en face de lui, le dévisagea longuement avant de baisser les eux nerveusement. Il connaissait cet homme. Il présageait parfaitement sa mort dans les pires agonies qui puissent exister et là encore faudrait qu'il soit indulgent à lui laisser le temps de crier douleur.

Il se savait damné, mais il ne voudrais définitivement pas se voir accorder le sort qu'il réservait à son camarade qui avait osé tenter de tuer sa bien aimée.

L'espion de Frost se tut tout en fixant une personne en particulier dans le rang.

Lentement, Livaï se tourna vers le jeune homme posté en dernier dans le rang; Avec choc, Livaï remarqua l'état mortuaire dans lequel il se trouvait. Il était pâle, suant, couvert de sang et une oreille lui manquait. Son visage était couvert de meurtrissures qui semblaient douloureuses et profondes. Mais ce qui le choquait le plus était que ses blessures ressemblaient à des morsures... Cela était absolument effrayant...

Alors qu'il était face à sa future victime prêt à ajouter des meurtrissures sur c visage défiguré, Erwin s'interposa devant les deux avec un regard dur.

- On ne connait pas son véritable nom, ils étaient tous des imposteurs qui ont volé l'identité de soldats qu'ils ont tuer avant de déclencher cette mascarade. Ce jeune homme prétend s'appeler Marco Fronduur mais en fait ce n'est que le nom de sa victime... Il est ici depuis plus de 2 ans, sous mon service... va à la guerre avec mes hommes et... met un point d'honneur à comploter contre nous depuis le tout début... Je comprend ta colère Livaï mais ces hommes sont des hommes de Frost. Ils peuvent tous nous servir, nous donner des informations... Nous ne pouvons pas les...

- Cela ne servirait à rien. Lâcha Rosalia en pénétrant la salle déjà remplie de soldats.

Erwin la scrutait avec curiosité tandis qu'elle approchait et se planta devant les soldats, les fixant un à un.

- Que voulez vous dire? Lança Erwin en l'observant analyser les prisonniers.

Après de longues minutes, Rosalia se tourna vers lui.

- Frost n'est pas un homme qui agit sans en planifier les conséquences, même si vous n'exécuté pas ces hommes aujourd'hui, vous les trouverez morts demain même...

- Dans ce cas je devrais me dépêcher de les corriger... lâcha Livaï en saisissant le soldat en face de lui par le col, sous les yeux effrayés de la foule.

Erwin posa rapidement une main sur le bras du jeune homme en lui faisant signe de se calmer avant de se retourner vers Rosalia.

- Qu'est-ce qui vous fait dire cela

- Je connais Meryl, il est rusé, et sans scrupule mais je connais également ses hommes... Ils sont doués, très doués... Ils ne se feraient pas prendre comme cela si ce n'était pas le plan... Ceci était un signal Smith. Qu'il est là, qu'il voit tout et qu'il entend tout sans même être présent... Il vous met au défi...

- Je m'en doutais... Mais cela n'explique pas pourquoi nous ne devrions pas garder ces hommes en vie pour leur soutirer des informations.

- Je vous croyais aussi malin que Meryl... à votre avis? Des hommes qui, la mission accomplie découpent et avalent leurs propres langues... Pourquoi ne l'ont-ils pas fait encore?

Erwin resta quelques moments à les fixer avant de se tourner vers la jeune femme.

- Vous pensez qu'ils ont un autre plan?

Rosalia sourit sinistrement.

- Oui... Ils ont très certainement des informations à faire passer à leurs petits compagnons qui se trouvent en ce moment même dans ce QG, attendant la moindre opportunité pour recevoir ces...

Alors qu'elle allait continuer, l'un d'entre eux éclata de rire. C'était celui qui était face à elle. Un blond aux allures lugubres.

Il la toisa d'un air arrogant et narcissique.

- Vous parlez beaucoup et agissez moins... Cela causera votre perte... Humains. Lâcha t-il avec une voix grave et presque inhumaine.

Alors même qu'il venait de finir sa phrase, un énorme flot de sang décorait déjà la salle. Livaï, debout derrière lui, les mains trempées de sang et le regard noir fixait son corps sans vie retomber mollement au sol. Sous les yeux choqués de la foule.

- Il parlait trop... Pour un humain...

Rosalia fixa le cadavre du jeune homme en réfléchissant avant de se tourner vers Livaï.

- Je crois qu'il se prépare quelque chose...

- Quoi?

- Je crois que Donnah, est plus en danger que jamais... Si il y a déjà 7 membres de Frost qui couraient entre vos murs depuis plus de 2 ans dans l'ombre, il doit y en avoir beaucoup plus, qui sont là depuis beaucoup plus longtemps et qu serve les mêmes desseins avec la même ferveur. Allez à Donnah... Vous êtes le seul, en qui le commandant à le plus confiance, vous êtes celui que je doute le plus qui pourrait servir Frost. Allez à elle... Protégez la... Elle a besoin de vous...

Livaï la fixa pendant un instant avant de se tourner vers les prisonniers. Il aurait voulu les démembrer, os par os, les vider de leur sang, les observer avec ravissement se vider de toute vie dans une horrible et délicieuse agonie... Mais son rêve de vengeance pouvait attendre... La binoclarde avait raison... Il était réellement le seul en qui il faisait lui même confiance pour protéger son bout de femme.

Un regard rapide à Erwin, le caporal disparu derrière la porte sans un regard...

Erwin avait bien compris sa menace. Il devrait s'occuper de ces salauds à sa place.


Donnah était réveillée depuis plusieurs minutes déjà, à vrai dire. Elle doutait même avoir fermé l'oeil depuis la veille. Elle ne se rappelait plus de rien après qu'elle ait empoigné ce couteau... Tout était flou. Mais ce qui l'inquiétait le plus était que depuis, elle se sentait différente. Elle entendait mieux, voyait mieux, sentait mieux... Un certain changement s'imposait en elle.

La jeune femme n'avait pas bougé de son lit d'hôpital depuis la veille. A vrai dire elle était simplement effrayée. La veille, en saisissant cette arme blanche elle aurait jurer sur tout ce qu'elle aimait qu'elle s'était coupée. Et là... fixant sa main avec peur, c'est avec stupeur que la jeune femme remarquait qu'elle n'avait plus aucune cicatrice.

Les médecins n'avaient eu besoin de lui offrir des soins tant elle était en parfaite santé, ce qui n'avait aucun sens vu la quantité de sang qu'elle se souvenait vaguement avoir perdu lors de l'agression la veille...

Après un dernier soupir, la jeune femme abandonna ces mauvais souvenirs avant de fixer la fenêtre qui lui faisait face. Il faisait beau aujourd'hui, et cela l'attristait amplement vu la guerre qui guettait cette ville...

Elle n'était pas prête à voir du sang couler, elle n'était pas prête à affronter cette nouvelle identité bestiale qui s'imposait en elle, elle n'était pas prête à affronter son frère. Car, peu importe les dires elle savait au fond qu'il n'était pas mauvais. Et juste pour cela, elle n'allait pas le laisser tomber... Elle allait le sauver, pour elle, pour lui, pour leur père...

Alors qu'elle arborait un sourire triste, perdue dans la contemplation du ciel, la jeune femme sentit une présence devant la porte. Et avant même qu'il n'ouvre la porte elle se levait déjà, le coeur battant, le sourire aux lèvres, au bord des larmes...

Il lui avait terriblement manqué, la veille, elle avait prié pour qu'il vienne l'aider, elle avait prié pour qu'il soit là, avec elle malgré tout. Elle voulait juste qu'il soit là.

Alors même qu'il entrait dans la salle, Livaï sentit la jeune femme se jeter dans ses bras. Malgré sa surprise, le jeune homme referma automatiquement ses bras autour d'elle. Il savait qu'elle souffrait, il savait qu'elle avait eu peur. Il se doutait qu'elle avait dû crier son nom... qu'elle l'avait prié près d'elle...

Elle pleurait déjà dans ses bras... Il ne l'entendait pas, mais il savait qu'elle pleurait. Le jeune homme ramena son visage vers le sien et l'admira avec toute la peine du monde. Oui... Livaï Ackerman était peiné. Son amante avait vécu un cauchemar la veille et tout ce qu'il avait fait était de bouder dans son coin et se réjouir de ses regrets envers lui alors qu'il aurait dû la protéger...

Le coeur du jeune homme rata un battement en voyant les yeux amandes de la femme qui le faisait tant brûler de désir, le dévisager avec un sourire triste. Elle était belle... Non... Elle était magnifique... Un ange. Une femme qui valait le monde... Le jeune homme ne se porterait jamais en ridicule à le lui dire mais il le savait maintenant...

En apprenant aujourd'hui que son amante avait faillit perdre la vie il s'était rendu compte que jamais... Jamais il ne pourrait s'abandonner à une autre, jamais il ne pourrait la quitter et encore moins pourrait-il permettre à qui que ce soit de la toucher.

Elle était sienne. Entièrement, corps et âme. Ce jour là, au haut de cette terrasse loin de tout regard elle avait signé ce pacte avec lui. Elle était à lui... Et lui... désormais à elle.

Les deux se fixèrent pendant plusieurs minutes, limite tentant par le regard de confirmer leur amour pour l'autre. Et alors que Donnah s'apprêtait à dire les trois mots fatidiques, Livaï prit son visage en coupe avant de fermer les yeux en un lourd soupir...

Plusieurs secondes passèrent et la jeune femme sentait le coeur de son amant s'affoler. Elle s'inquiétait déjà, loin de se douter de l'énorme combat émotionnel qui avait lieu en ce moment dans la conscience du froid caporal.

Et une nouvelle fois, alors qu'elle allait lui demander ce qui n'allait pas, le jeune homme ouvrit les yeux. Et... Ce regard... La jeune femme sentit le soldat changé... Quelque chose venait de se briser mais quoi? Pourquoi avait-il l'air si sérieux tout d'un coup?

Le soldat caressa la longue chevelure de son amante avant de reprendre son visage en coupe et de longuement soupirer.

Il colla son front au sien avant de fermer les yeux.

- Maintenant tu vas m'écouter... Sans m'interrompre... Si tu m'interrompt je risque de ne jamais pouvoir te le dire un jour... d'accord?

Quelques secondes passèrent et il sentit avec ravissement un hochement de tête de sa petite femme.

Il sourit discrètement avant de soupirer de nouveau, tentant de calmer les battements affolés de son coeur.

- Je suis un salaud... le pire des salauds... à vrai dire... je ne sais pas comment réagir face à une situation autre que de l'hostilité, de la violence ou je sais pas moi du sex? Ce sont les seuls domaines que j'ai fréquenté dans ma vie... Du coup autre chose j'en ai rien à foutre... l'amitié, la loyauté... ça a jamais fait parti de ma vie jusqu'à ce que je devienne un soldat... mais... J'apprend... lentement mais j'apprend...

- ...

Un silence pesa le moment tandis que le caporal tenait toujours le visage de son amante, face à lui, front contre front. Donnah, confuse, ne comprenait pas vraiment ce que le jeune homme cherchait à lui faire comprendre mais elle savait que pour lui, dire plus que des insultes et râler demandait le monde...

Le jeune homme posa un baiser contre le front de la kira tandis que son coeur ne cessait d'accélérer.

- Je... à vrai dire... J'ai jamais compris l'amour ou peu importe le nom que les gens donnent à cette connerie... Mais je crois... ouais... Je crois déjà avoir aimé une femme un jour...

Le coeur de Donnah se serra tandis qu'elle ouvrait les yeux, prête à entendre un potentiel rejet de son amour... ou quoi d'autre? Que pouvait être pire que de savoir son amoureux en aimer une autre?

- Du coup... elle est morte... et le dégoût me consumait à chaque fois qu'une femme me montrait les mêmes réactions trop niais à mon goût... du coup j'ai décidé de m'amuser... niquer deux ou trois pouffes dès que l'envie me prenait... Profiter...

Le choc se lisait sur son visage, elle aurait voulut voir son expression mais il tenait fermement son visage pour qu'elle évite justement de l'observer...

- ... Je suis un connard oui, mais ça tu le sais déjà... mais comme je t'ai dit... je change... et même si tu me fous beaucoup trop souvent l'envie de te faire souffrir et de te voir pleurer à cause de tes niaiseries... Je ne doute plus que... voir quelqu'un d'autre être la cause de ton malheur me rend fou... T'es... à moi...

La jeune femme l'écoutait calmement parler, elle semblait maintenant savoir où il voulait guider la conversation et, un sourire sur les lèvres, la jeune femme laissa cette sensation de bonheur la submerger tandis que son amant continuait...

- Je sais pas si c'est "cette connerie" (l'amour)... mais tout ce que je sais c'est que... je veux être le seul qui te touche, qui t'embrasse et qui te fait l'amour... je veux être le seul à qui tu souris, le seul que... que tu appelles lorsque tu es en danger... alors euh... voilà... Je te demande pas ton avis... tu es à moi.

Alors même qu'elle levait les yeux vers lui, elle sentit ses mains dans son dos, la ramener contre lui tandis qu'il rapprocha d'une main son visage. Et, en un dernier regard fiévreux en sa direction, il s'empara de ses lèvres. Ce baiser était le plus chaud et le plus tendre baiser qu'ils se fut jamais échangé. Il caressait simplement ses lèvres avec les siennes avant d'aller plus sérieusement en suçant celles-ci une à une.

La jeune femme rougissait déjà tandis qu'elle sentait la langue du jeune homme doucement provoquer la sienne avant de l'entraîner dans une danse fiévreuse et passionnelle. La kira savait que son amant était beaucoup plus physique que bavard mais aujourd'hui... Oui aujourd'hui elle le constatait encore plus.

Il l'aimait... Même si il ne l'avait pas dit de la manière la plus romantique qui soit, elle n'en demanderait pas moins ou plus... C'était parfait... authentique. Elle ne l'aimait qu'encore plus. Et maintenant qu'il venait de lui "signifier qu'elle était sienne", elle s'en réjouissait...

La guerre guettait les portes du QG, dans quelques jours... tout allait commencer... et finir... C'était bien qu'il l'ait rassuré qu'il l'aimait avant d'aller affronter le mal... elle mourrait heureuse...


Loin de là, en face de la forteresse de Meryl Frost. Des hommes étaient postés à l'entrée, accueillant un invité familier de l'organisation et sa fille. Lady Wright et sa fille Vanessa. C'était bien la première fois que la jeune femme mettait les pieds à la forteresse et bien qu'elle semblait désintéressée, l'intrigue la consumait.

Sa mère l'avait une fois de plus dupé. Lui faisant croire qu'elles iraient faire les boutiques alors qu'en fait elle l'avait convié à un échange avec ses soit disant alliés... La jeune femme n'en avait que faire de la situation actuelle de leur maison. Mais la maison Wright était alliée à la royauté depuis des siècles, bien que les manigances de sa mère contre la couronne lui semblaient injustifiées, elle ne pouvait nier s'en faire pour son propre intérêt dans cette situation.

Alors qu'elles rejoignaient l'intérieur de la forteresse, accompagnée de gardes, la jeune femme s'approcha discrètement de sa mère.

- Mère... Vous savez que visiter la forteresse de Meryl Frost alors que juste cette semaine il a annoncé que le Roi lui retirait ses titres et ses terres à Sina peut être considéré comme un acte de trahison n'est-ce pas? murmura t-elle en toisant les gardes qui l'accompagnaient avec crainte

- Du calme ma chérie... personne ne peut atteindre Meryl Frost... et tant que nous l'avons comme allié il ne nous arrivera rien..

- Mais il n'est pas le roi! chuchota t-elle avec crainte

- Le roi n'a plus d'alliés... Il est vieux... seul... et sans défense...

- Mère il a des millier d'hommes à travers ce pays qui partiraient pour Sina pour le protéger...

Sa mère sourit avant de s'arrêter devant une porte tandis que deux gardes vinrent l'ouvrir. A l'intérieur, tous les membres de la noblesse et de la cour royale assise à la même table. Et à son centre... Meryl Frost.

Sa mère se tourna vers elle, elle sourit en remarquant le choc sur le visage de son enfant.

- Le roi n'a plus d'alliés... les alliés sont riches et assurent des hommes pour se battre pour sa cause... Mais si il n'est plus qu'un obstacle à une certaine révolution? Si plus personne n'offre d'hommes pour le protéger... qui crois-tu... Protégera le roi face à une armée aussi grande et aussi puissante qu'est la notre...

- Une guerre se prépare... lâcha Vanessa en fixant les nobles avec choc.

Sa mère sourit.

- Attends moi là... je ferais vite...

Et sur ce, la dame disparu derrière la porte.

Vanessa resta plusieurs minutes là, à fixer le vide avant de se ressaisir. Elle se mit à poiroter dans les couloirs avec une tête déconfite. Si sa mère réussissait ses plans... serait poser sur le trône? Qui serait roi? Son rêve avait toujours été celui d'être la Reine de ce pays et voilà que, elle risquait de perdre tout.

Eren était un parfait candidat pour le trône, le Roi semblait malgré tout lui faire assez confiance, il aurait pu... peut être... Mais sa mère le détestait et semblait maintenant détester son Roi...

Elle était outrée...

Alors qu'elle marchait dans un couloir qu'elle ne connaissait absolument pas, elle entendit un cri strident résonner. La jeune femme, quelques secondes, fige et effrayée fixa la porte qui lui faisait face. Clairement le bruit venait d là.

Elle s'approcha mais plus rien... plus aucun bruit... et, alors qu'elle poussait déjà la porte pour l'ouvrir, avec choc, une chaise lui faisait face, un jeune homme, prêt à la frapper. Mais alors qu'elle reculait déjà, le jeune homme s'arrêta.

- Vanessa?

La jeune femme leva les yeux vers le jeune homme et avec consternation elle reconnu son fiancé. Mais que faisait-il ici dans un état pareil... Il semblait avoir été battu... Que signifiait tout cela?

Le jeune homme reconnu également son amante mais pour l'heure il avait d'autres priorités.

- Vous êtes retenue captive vous aussi ou vous êtes alliée avec ces traîtres!? chuchota t-il froidement.

Vanessa le toisa avec consternation

- Vous m'insulter. cracha t-elle avec colère.

Rassuré, le jeune homme soupira.

- Très bien je m'excuse. Mais je n'ai pas le temps... avez vous vu des gardes dans le coin?

Vanessa se tourna en tentant de se rappeler

- Je ne sais pas j'étais ailleurs... mais il y en a définitivement à l'entrée... Vous vous enfuyez?

Eren voulut rigoler face à la question mais il n'avait pas le temps...

- J'espère vous revoir... vivante... et du même camp que moi. Lâcha t-il avant de lui lancer un sourire et de retourner dans la salle où il était.

Elle le suivit à la hâte, curieuse de voir comment le jeune homme allait s'enfuir.

Le soldat saisit les nattes de tables décorant la table avant d'ouvrir la grande fenêtre. Depuis les quelques jours qu'il était ici, il avait remarqué que cette salle était la seule qui était une sorte d'issue appart l'entrée normale...

Cette fenêtre menait directement à la route et même si il aurait beaucoup de problèmes à éviter les gardes dispersés dans la ville, il aurait au moins quitter la forteresse. Pendant les réunions, les gardes se concentraient plus vers les entrées et les issues de sorties potentielles du rez de chaussée mais négligeaient les fenêtres... prenait de nombreux risques... mais il devait rejoindre son camp... Il devait repartir... la guerre allait éclater et il ne pouvait rester dans le mauvais camp... Alors u'il s'apprêtait à sauter, Vanessa l'arrêta.

- Mais vous êtes fous? C'est risqué voyons et vous avez vu à quel étage nous somme? cette forteresse est haute de plus de 30M

- Vous préférez que je reste là à crever! s'agaça Eren. Lâchez moi...

- Attendez... laissez moi vous aider...

Le jeune homme toisa la jeune femme avec méfiance tandis qu'elle lui expliquait son plan qui consistait à se cacher sous son énorme robe noir. Elle était ample et longue. Elle l'avait acheté pour se faire envier ds filles qu'elle rencontrerait en faisant les boutiques mais malheureusement sa mère l'avait dupé, du coup cette robe allait servir d'autres desseins.


Un garde observa la jeune femme marcher en direction de l'entrée d'un air assez suspicieux. La jeune femme semblait bien trop nerveuse et beaucoup trop tendue à son goût. Il s'approcha lentement de la jeune femme..

- Vous êtes perdue mademoiselle? Demanda t-il en observant avec admiration la beauté de la jeune femme.

Vanessa lui sourit nerveusement tout en continuant d'avancer.

- Pas du tout, je suis la fille de Lady Wright... Vanessa Wright... vous lui direz que j'étais épuisée de prise de mal et que je suis rentrée, s'il vous plait.

Le garde s'inclinant tandis que la jeune femme sortit de la forteresse. Arrivée devant, de nombreux gardes se tenaient toujours là, gardant la calèche de sa mère et elle. Ca serait délicat, déjà était-ce difficile de marcher avec un jeune homme de 1 mètre 80 dans les jambes... comment ferait-elle pour se débarrasser d'eux?

Puis soudain une idée lui vint. La jeune femme s'approcha d'un groupe de gardes tant bien que mal en évitant de trébucher par la faute d'Eren.

- Excusez moi?

Les gardes se tournèrent vers elle avant de s'incliner

- Mademoiselle Wrigth? Rentrez vous déjà?

- Oui... je suis prise de maux... je ne puis rester plus longtemps... vous en conviendrez bien sûr?

Le garde rigola avant de s'incliner de nouveau

- Mademoiselle nous ne sommes que des gardes comment pouvons nous permettre de convenir de quoi que ce soit pour vous? Appart bien sûr pour votre sécurité...

Vanessa rigola avant de cesser soudainement en sentant Eren lui faire signe de se hâter...

- Mais dîtes moi... Y a t-il quelqu'un que vous gardez ici? Du genre un prisonnier?

Les gardes la fixèrent un instant avant de retrouver leurs sourires...

- Eh bien... oui c'est une forteresse madame... nous...

- J'ai croisé quelques gardes dans les couloirs... si je n'avais pas vu un jeune homme aux allures de prisonnier? Je crois bien qu'il y a un homme en cavale... N'est-ce pas dangereux? Dois-je avertir mère de sortir de la forteresse?

Les regards se lancèrent des regards inquiets avant de courir en direction de la forteresse. Le soldat en face d'elle sortit son arme avant de se tourner vers elle.

- Ne vous en faîtes pas MiLady, nous allons tout de suite vérifier que votre mère est en sécurité, vous feriez mieux de partir sur le champ... elle est en sécurité ce n'est qu'un vulgaire voleur de rien du tout... nous allons le capturer.

Sur ce, le soldat disparu derrière la porte d'entrée et la jeune femme se rua de l'autre côté de sa calèche pour monter? Son chauffeur, surpris s'approcha.

- Madame?

Le monsieur grimaça en voyant Eren sortir des jupons de sa maîtresse.

- Fermez la et démarrez. Sur le champ. Si ils rattrapent vous en paierai de votre vie. Lâcha t-elle en refermant la porte calèche.

La jeune femme se rassura en entendant les chevaux en furie faire avancer la calèche aussi rapidement que possible.

Eren, assit près d'elle la fixait d'un air indescriptible.

- Quoi donc...

- Vous venez de me sauver? C'est votre camp alors?

La jeune femme se tourna vers la fenêtre.

- Je n'ai pas de camp... je n'ai pas d'alliés... je n'ai pas d'ennemis... je fais ce qui me plaît...

- Et ça vous a plu de me sauver? lâcha t-il avec un sourire narquois.

- Non...

Eren sourit avant de se tourner vers la fenêtre lui également... Il n'aurait jamais pensé pouvoir s'échapper de cette forteresse et encore moins grâce à cette petite garce. On disait que la vie réservait des surprises et aujourd'hui il en avait la preuve.

Peu importait le moyen... il s'était échappé, il retournait chez lui... Il retournait au QG... la guerre allait commencer, et il allait se battre dans son camp. Celui de l'humanité...


A SUIVRE


Commentaire de l'auteur: Je crois bien que je ne suis pas la seule à dire un putain de hourahhh! qu'Eren soit de retour.. pauvre Mikasa... une semaine sans son love ça a dû être la fin du monde. Mais je me demande si Vanessa et Eren vont vraiment réussir à atteindre le QG avec tous les espions de Frost là ( ͡° ͜ʖ ͡°)

Je vais peut être faire que oui... ou peut être bien que non qui sait? MWAHHAAHHAHAHAHAHAHA!


JAWRELL