Bonjour à tous ! Je me présente, Seskei (lire Sèskaïe), j'ai un teint de porcelaine si on est gentil, de feuille A4 vide si on est réaliste. J'aime lire, les narvals et l'emoji calamar…

C'est bien sympa tout ça, mais vous êtes pas là pour ça. Vous êtes là pour la fanfic, il me semble. C'est ma toute première sur L'internet, ma toute première tout court. L'ébauche de ce chapitre est écrit depuis des mois, puis je l'ai réécrit et ré-réécrit. Et ainsi de suite. Jusqu'à maintenant !

Sur ce, en joie !


Chapitre 1 – première rentrée

Mercredi 1er Septembre 1971, à bord du Poudlard Express

Je suis à bord du Poudlard Express. ENFIN ! Je serai populaire, première de la classe, dans l'équipe de Quidditch malgré mon jeune âge,… Ou pas. Ce serait plus souhaitable que je sois dans la moyenne, une goutte d'eau noyée dans la vague. Quant aux amis… disons que je suis socialement asociale. D'aussi loin que je me souvienne, je ne me suis jamais présentée à quelqu'un, je n'étais jusqu'il y a peu d'ailleurs jamais sortie du domaine ''familiale''. Pourquoi ? Simple question, simple réponse. Je n'y étais pas autorisée. Pour pas qu'on ne voit, pour pas que je n'embarrasse plus encore cette famille de Sang-Purs fière de l'être. On ne parle pas de n'importe qui, la famille Avery, quand même. La seconde des vingt-huit sacrées. Je n'ai jamais demandée à naître, on m'a mise devant le fait accompli. Mais allez expliquer à des familles de Sang-Purs élitistes que ce n'est pas la faute de l'enfant batârd, et ce même, (Oh, Merlin ! J'en tombe des nues!) si la mère de cet enfant est une Née-Moldue.

Mon père est allé là où sa femme n'y était pas et, Coucou, je suis née ! Mais il nous, ma mère et moi, logées, nourries et m'a élevée comme s'il n'y avait pas de différences entre moi et ses enfants légitimes. J'ai une une éducation comparable à eux, peut-être même plus. Audric Faustus Avery, le patriarche de la famille Avery, qui a sûrement des tas de trucs plus importants à faire que de passer au moins deux heures par semaine avec sa bâtarde à l'extérieur, le fait quand même. Il y met carrément un point d'honneur. C'est la seule fois de la semaine que je peux sortir du manoir, alors je saute sur l'occasion, à chaque fois. Ce manoir va me rendre folle, à moins que ce ne soit déjà fait.

Mais ne parlons pas de ce manoir. Il appartient au passé. Le temps d'une année scolaire, tout du moins.

Je suis seule dans un compartiment bien au fond du train. Seule et ça me va bien. De ma position j'aperçois un garçon de mon âge, les cheveux noirs, les yeux bleus-gris, avec un regard d'enfoiré bien distinctif. Ce garçon, je le connais. C'est Aureus (oui, ça pue le nom de Sang-Pur), le fils aîné légitime de mon père qui entre lui aussi pour la première fois à Poudlard. Aureus est en train de se faire étouffer par sa mère. Ah non, c'est une étreinte, autant pour moi. Je me moquerais, mais… Peu importe.

Cette femme ne veut pas laisser partir son fils chéri qui était encore tout petit il y a si peu de temps mais qui est déjà presque un homme maintenant, bouhouhou, envoie-moi des lettre mon petit Raure, promets-le moi, gnia gnia gnia.

Le coup de sifflet indiquant le départ du train retentit et la coupe en plein dans sa tirade. Aureus en profite pour vite déguerpir. Je le vois qui s'engouffre dans le train et la porte se fermer sur sa silhouette. Et le train se met en marche.

Quand je sens son regard se poser sur moi. Je suis la seule de ses enfants, moi, la bâtarde, à avoir hérité de ses yeux si étranges, ses yeux violets. Il me regarde et esquisse un petit sourire triste. Je sais, enfin j'espère, qu'il est triste de ne pas avoir pu me dire au revoir. Les petits frères et sœurs d'Aureus courent après le train, espérant rester à la hauteur de leur frère, conquérant d'une terre nouvelle, Poudlard. Mais malheureusement pour eux, le train accélère et prend un virage, faisant ainsi disparaître mon père, sa femme et leurs enfants.

La porte de mon compartiment s'ouvre alors, me faisant sursauter. Des élèves visiblement plus vieux que moi entrent dans MON compartiment. J'en compte six. Quatre garçons et deux filles. Ils s'installent bruyamment, parlant de leurs vacances. Mais qu'est-ce qu'ils font là ? Pourquoi ils ne me laissent pas tranquille dans ma solitude amicale ? Pourquoi ce garçon, ce jeune homme plutôt, s'est assis à côté de moi ? Oh Merlin, il a bougé et s'est encore plus rapproché de moi ! Éloigne-toi, éloigne-toi s'il te plaît ! Non même si ça te plaît pas en fait! Mais qu'est-ce que j'ai encore fait pour mérité ça ?

En y regardant de plus près, il n'est pas si désagréable à regarder. Ses cheveux bruns viennent frôler ses épaules quand il rit et il y a comme une lueur au fond de ses yeux noisettes. Mais qu'est-ce que je dis moi, il est terrifiant avec son air de confiance en soi absolu !

Il discute avec un autre type de son âge aux cheveux qui partent dans tous les sens d'un roux flamboyant , limite je suis éblouie par leur éclat. À côté de lui se trouve sa copie conforme, même cheveux flamboyants, même yeux bleus clairs, même visage constellé de taches de rousseur, juste un poil plus jeune. Je suis prête à parier tout ce que j'ai qu'ils sont frères.

Quant au dernier ''mâle'', il est plus petit en taille que les autres et plus fin aussi, ses yeux sont tellement foncés que j'ai du mal à distinguer ses pupilles de ses iris. Ses cheveux sont plus ou moins de la même couleur que les miens, c'est-à-dire châtain clair ou blond foncé. Je sais jamais. La jeune fille a qui il parle a elle aussi des cheveux clairs et courts et des yeux foncés, mais moins foncés que ceux du garçon.

Celle qui se contente de les écouter jacasser est le parfait contraire de la fille aux cheveux courts. Ses cheveux foncés et très bouclés cascadent jusqu'au bas de son dos, ses yeux sont verts pâles, contrastant avec sa peau hâlée.

Apparemment, ils discutent de la sœur de ''Gid'' et ''Fabian'' qui est enceinte d'un deuxième enfant. Bravo à elle. En tout cas ce me confirme que les deux roux sont bien frères vu qu'il est sujet de leur sœur. J'apprends aussi que le garçon et la jeune fille aux cheveux clairs sont frères et sœur.

Ils continuent leur petite discussion sans se soucier de ma présence. Je n'arrive pas à esquisser le moindre mouvement qui pourrait m'aider à les chasser de mon compartiment, comme si on m'avait jeté un sort de pétrification. Il en existe un il me semble… donc c'est possible qu'on m'en ait réellement jeté un. En tout cas, ils ont du culot. Ils sont rentrés dans mon compartiment, sans me demander la permission, sans se soucier que ça pouvait ne pas me déranger, sans même me jeter un regard…

La porte du compartiment s'ouvre à nouveau et apparaît alors une fille asiatique, ses cheveux noirs, longs et lisses en désordre, son teint légèrement rouge et à bout de souffle.

- « Ah, vous voilà ! Je vous ai cherché part... » ses yeux en amandes se sont posés sur moi, ses sourcils vont se cacher sous sa frange. Sa bouche reste entrouverte.

NON ! Ne me parlez pas ! Laissez-moi tranquille ! Je n'ai pas voulu que vous soyez là ! C'est pas ma faute… Quoique, c'est toujours ma faute.

Dans les toilettes du Poudlard Express

Sympathique endroit ici. Je devrais venir plus souvent. On en parle pas assez des toilettes de train. Avec sa cuvette recouverte de ses milliard de bactéries, le sol jonché de papier toilette et la chasse d'eau pas tirée, vraiment ça a son charme non négligeable. Vu l'état des toilettes, c'est possible qu'elles ne soient pas nettoyées tous les ans. Si ça se trouve, il y a même un tout nouvel écosystème qui s'est développé ! Tout ça pour dire que je suis pas ici de mon plein gré.

L'asiatique m'a demandé qui j'étais, et là, comme par magie, les autres ont posés leurs yeux sur moi pour la première fois du voyage, comme s'ils ne m'avaient pas remarquée avant.

- « Tu étais là depuis le début ? » m'a demandé la fille aux cheveux courts.

Non, non je viens juste de transplaner. C'est sûrement ce que j'aurai répondu si ma langue n'était pas aussi pâteuse et que mes cordes vocales avaient coopérer. Nan mais sérieusement, comment elle pouvait même se poser la question ? Mes jambes ont retrouvé leur motricité, ce qui m'a permis de me lever et de me saisir de ma valise. Pas après pas, je voyais la sortie s'agrandir. Et quand j'arrivais enfin au seuil de la liberté, un bras m'a barré la route et au bout se trouvait le grand roux.

- « Tu ne comptes pas partir sans répondre quand même ? C'est malpoli, tu sais ? »

Son ton était calme, trop calme. Un sourire était accroché à son visage, mais il n'était pas vrai. Une aura inquiétante émanait de lui. Ce garçon est menaçant. Et dangereux.

Je n'ai pu que déglutir et trembler comme une feuille. Mes jambes étaient en cotons et ne répondaient plus à l'ordre simple que je leur avais donné : Fuir.

- « Arrête, Gid, tu vois bien qu'elle est morte de trouille ! »

Alors, je tiens quand même à préciser que non. À aucun moment mon cœur n'a cessé de battre. C'est même plutôt le contraire. Il tambourinait si fort contre ma poitrine que s'il avait perforé mon torse et s'était enfui en bondissant ça ne m'aurait pas plus étonnée que ça.

- « Quel est le problème, on discute, c'est sympa. Maintenant si tu pouvais répondre... » a-t-il dit, son sourire toujours accroché à son visage.

C'était clairement pas sympa. Peut-être pour lui, mais pas pour moi. En plus, il est grand de loin, mais encore plus de près. Le roux a approché son bras, celui qui ne m'empêchait pas de sortir, vers moi, de plus en plus proche. J'ai instinctivement fermé les yeux et ma magie s'est activée d'elle même. J'avais provoqué une explosion avant que je m'en rende compte. Foutue magie ! C'est pas la première fois que ma magie échappe à mon contrôle.

Je veux plus que ça arrive, je veux plus que ça arrive, je veux plus que ça arrive, je veux plus que ça arrive, je veux plus, je veux plus. Non plus jamais ça !

Ahem. Quand j'ai rouvert les yeux, le corps du taré gisait au sol comme un pantin désarticulé. Comme un pantin désarticulé qui serait pris de convulsions. Ses yeux étaient grands ouverts et roulaient dans leurs orbites et sa respiration était saccadée.

Je me suis accroupie à ses côtés, ai ôté mes gants et j'ai fais vibrer mes mains juste à quelques millimètres de lui l'effleurant à peine. Bien sûr il était blessé physiquement, mais surtout psychiquement. Il fallait que je le répare. C'était la moindre des choses vu que j'étais à l'origine des ses maux. J'ai laissé coulé ma magie à travers mes doigts, directement en lui. Ses convulsions se sont espacées jusqu'à s'arrêter. Ses yeux se sont lentement fermés et sa respiration a ralenti et a retrouvé un rythme normal.

J'ai relevé la tête, et comme les camarades de l'adolescent m'observaient toujours, immobiles comme stupéfixés, je me suis sentie obligée de les rassurer.

- « C'est bon, maintenant ça va aller. Ne vous inquiétez pas. »

Je sais pas si c'est très rassurant mais tant pis. J'aurais bien profiter du moment de flottement de la part du groupe pour m'éclipser, mais c'était sans compter sur le troupeau d'élèves attroupé devant la porte du compartiment. Ils avaient vraisemblablement entendu mon explosion ( Qui l'eut crû ?! Et moi qui pensais avoir été discrète!) et ils voulaient savoir ce qu'il en était.

La fille aux yeux bridés est sortie de sa léthargie pile au bon moment pour me sauver. Elle a ordonné au troupeau de se disperser, arguant qu'ils feraient mieux de lui obéir, car elle est préfète, figurez-vous. Et le pire, c'est que ça a marché. Peu après le couloir était vide.

Dans le compartiment, personne ne bougeait, comme si le temps s'était arrêté. Les secondes semblaient s'étirer à l'infini, jusqu'au moment où un ricanement a retenti derrière moi. Je me suis retournée et mes yeux se sont posés sur l'origine du ricanement. Et j'ai découvert un visage familier. Celui d'Aureus. Qui n'était bien sûr, pas seul. Il était entouré de sa nouvelle bande de Sang-Pur raciste, probablement. Ils essayaient dans une tentative désespérée d'avoir l'air dur.

- « Eh bien, t'as explosé ton record, on dirait. À peine une heure et demi avant de tuer quelqu'un. Je te félicite, vraiment. La dernière fois, c'était qui déjà ? Ah mais oui, je me souviens ! » a-t-il fait après avoir fait semblant de réfléchir pendant quelques secondes. » « C'était ta Sang-de-Bourbe de mère ! »

J'avais juste envie de lui enfoncer mon poing dans sa bouche jusqu'à la sortie pour le faire taire. Mais je n'ai rien fais, comme d'habitude. Ce sont les deux plus jeunes garçons de mon compartiment qui ont réagi. Leur baguette était sortie et ils avaient l'air vraiment énervés.

- « Ne dis plus jamais ça devant moi si tu souhaites que ta mère te reconnaisse encore. Je suis tellement nul en métamorphose que quand je jette un sort, que ça prend des semaines aux médicomages de réparer les dégâts. Tu veux essayer ? » menaça ''Cheveux de paille''.

- « Tu.. Tu n'oserais pas ! »

- « Oh, tu serais prêt à parier là-dessus ? » susurra ''Cheveux de Paille''

- « Noah n'est pas le genre de type à mentir, tu peux me croire. » ajouta ''Cheveux de Feu''.

- « Je vous interdis de vous battre ! » commanda l'asiatique.

L'avertissement lancé par le garçon fit plus d'effet sur Aureus, que celui de la préfète. En effet, ''Cheveux de paille'' avait l'air plus que sérieux. Aureus n'est pas assez fou pour se jeter dans la gueule du loup-garou comme ça, aussi il ordonna le repli de sa troupe. Il m'a bien entendu menacer de représailles et je sais que je vais sentir les coups passer.

J'ai longuement dévisagé ''Cheveux de Paille'' et ''Cheveux de Feu'' avant de m'enfuir ici, dans les toilettes du train. Et bien sûr, j'ai oublié ma valise. Tôt ou tard, il va falloir que je retourne dans le compartiment. Mieux vaut tard alors…

Quelqu'un frappe à la porte. Laissez-moi tranquille, j'ai envie de crier, mais je n'en ai pas la force, je suis vidée de toutes mes forces. Je ne vais pas ouvrir la porte. S'il n'y a pas de réponse, éventuellement la personne finira par s'ennuyer et partir. Mais les coups reprennent, plus hésitants. Et je ne réponds toujours pas.

- « Je… je sais que tu es là. » dit une voix féminine.

Ce n'est pas à moi qu'on essaye de parler, il peut y avoir beaucoup de gens qui en cherchent d'autres, après tout

- « Non, j'essaye bien de te parler à toi », reprit la voix, comme si elle a lu dans mes pensées. « Je m'appelle Jennifer, je suis la fille métisse avec des boucles. »

Comme si ça m'intéressait.

- « Ne t'inquiète pas, Gid n'est pas fâché. C'est honteux ce qu'il s'est passé », a-t-elle ajouté plus abruptement, visiblement dégoûtée. « .. si jeune, dire des choses pareilles, c'est vraiment horrible. »

- « Bienvenue dans mon monde, Née-moldue », me suis-je entendue lui répondre.

- « Haha, ça se sent tant que ça ? Mais je peux t'assurer que ce n'est pas normal. Vous agissez comme au XVIIe siècle. »

Je ne réponds rien.

- « Je ne voulais pas te froisser. »

- « En fait, tu as raison. Mais je ne peux rien y changer. »

- « Tu n'as pas à le faire toute seule, tu sais. On va t'aider. Mais d'abord, tu ne veux pas sortir de cette cabine ? »

Dans le compartiment

Et je me suis retrouvée dehors de mon refuge avant d'avoir eu le temps de peser le pour et le contre. Jennifer m'a félicité et je l'ai suivie, dans le compartiment. Qui était silencieux. Bonjour l'ambiance. Jennifer s'est éclairci la gorge pour annoncer notre arrivée. Et je me suis retrouvée scrutée par les autres. J'avais l'impression d'être la seule œuvre d'art potable lors d'une exposition toute flinguée.

Au bout de ce qui m'a semblé être une éternité, la blonde a eu l'air de pleinement prendre conscience de la situation ultra gênante et a décidé de présenter son équipe de choc. Elle aurait pu le faire normalement, mais apparemment c'est pas un mot auquel est habitué ce groupe.

- « Je m'appelle Aveline, mais appelle-moi Nana, comme tout le monde. J'entre en cinquième année, comme Jen, que tu connais déjà et qui est notre maman le temps de l'année scolaire. Ça, c'est Shan, » elle a désigné l'asiatique. « Shan la gentille petite préfète... »

- « Je t'ai dit qu'on ne m'a pas laissé le choix Nana ! En plus ne dis pas ''ça'' en me désignant c'est presque blessant ! »

- « Adam, le play-boy aux cheveux bruns » a continué Aveline sans relever l'intervention de la préfète. « Et aussi Gideon, le roux flippant... »

- « C'est faux ! » ont criés les concernés d'une voix.

- « ...Le petit frère de notre roux flippant qui l'est vachant moins, Fabian. Fabian entre en troisième année comme le nul en métamorphose, j'ai nommé mon frère, NOAH ! » à la fin, Aveline criait tel une commentatrice de Quidditch.

- « Eh ! Tu nous as pas épargnés dans ta présentation ! » s'est plaint le garçon aux cheveux bruns. « Pour la peine, je te boude. »

- « Oh moins ça a le mérite de donner un tableau assez représentatif », a rigolé Jennifer.

- « Et toi, on peut savoir ton nom maintenant, sans que tu nous exploses à la gueule ?! » a demandé le garçon que j'avais blessé, qui comme l'avait dit Jennifer n'était pas fâché. Il n'était pas fâché, il était complètement furax. Et encore, furax est un doux euphémisme. Son regard me fait peur. J'ai essayé de m'excuser, mais ça n'a pas eu l'effet apaisant que j'avais espéré.

- « Tu es désolée ?! Tu es désolée ?! Tu sais ce que tu m'as jeté comme sort ?! J'espère bien que tu es DESOLEE ! » cria-t-il, sa voix partant dans les aiguës.

- « La ferme Gid », a grondé le play-boy. Je me demande ce que ça peut vouloir dire ''play-boy''. J'en ai vraiment aucune idée. « On avait dit qu'on n'en reparlerait plus. Ou en tout cas, pas tout de suite. »

- « En tout cas, tu as l'air d'avoir des grands pouvoirs, et surtout en guérison », m'a dit celle qui les avait tous présenté, essayant visiblement de détourner la conversation. « C'est pourtant très difficile. Tu aurais bien ta place chez les Poufsouffles. »

Je me suis demandé pourquoi ce serait un atout pour aller chez les Poufsouffles mais je n'ai pas osé lui poser la question.

- « … Tu es à Poufsouffle ? » ai-je plutôt demandé.

- « Et oui, comme Jen. »

- « Ah bon, toi aussi ? »

- « Mmh », a confirmé la concernée.

- « Et vous ? »

- « Je suis à Gryffondor », m'apprit la préfète. « Comme les Prewett, d'ailleurs. »

-« … Les Prewett ? »

- « Moi et Gid », répondit le petit frère roux.

- « Et moi … » a commencé le ''play-boy''.

- « Je suis à Serdaigle, comme ce dépravé », l'a coupé le nul en métamorphose en le désignant du pouce par-dessus son épaule. « Je n'arrive toujours pas à comprendre comment ça se fait qu'il soit à Serdaigle ! »
- « Eh, mais… » a tenté l'adolescent aux cheveux longs.

- « Personne n'y arrive Noon, » ricana la préfète.

- « Vous êtes pas gentils de toujours me couper ! » marmonna le concerné.

- « Personne d'entre vous n'est à Serpentard, alors ? »

Instantanément, le silence se , c'est un sujet sensible apparemment.

- « Non », se contenta de répondre froidement le petit frère de l'autre enragé.

- « Tout ça pour dire qu'on ne connaît toujours pas son nom », a alors rappelé l'enragé.

- « Ah… euh… je m'appelle… Je m'appelle Alice Av… juste Alice. »

Il m'a jeté un regard noir et un frisson a parcouru ma colonne vertébrale. Pourquoi m'avoir demandé, s'il ne voulait pas entendre la réponse ?

- « Enchantée, Juste Alice. » m'a répondu ''Cheveux de Paille''.

- « Oh non, je voulais dire, je m'appelle Alice, pas Juste Alice, c'est juste que j'ai utilisé juste comme... »

- « C'est bon, calme-toi, j'avais compris, c'était juste pour te taquiner. » a ajouté rapidement ''Cheveux de Paille''.

Décidément, ils sont vraiment bizarres. Le reste du voyage s'est déroulé plus normalement, plus silencieusement. Enfin, silencieusement si on peut dire que des mandragores sont silencieuses. Le train s'arrête. Je suis vraiment arrivée à Poudlard ?

Dans la forêt de Poudlard, probablement

Je ne saisis pas trop comment j'ai fait pour me perdre dans la forêt qui borde Poudlard ! Je n'ai aucun sens de l'orientation mais quand même ! Je suis descendue du train avec Jennifer et le frère et la sœur blonds. La préfète devait assurer son rôle de préfète, sans blague et l'enragé est parti sans dire un mot. Je pense qu'il ne m'aime vraiment pas. Et les deux autres sont partis à sa recherche. Nous étions donc quatre à sortir et après que nous ayons posé nos valises pour qu'elles soient acheminées jusqu'à Poudlard, ils m'ont indiqué l'endroit où je devais aller vers l'immense homme avec la lanterne qui appelait les première année à le suivre. On ne pouvait pas le louper. Et pourtant je l'ai loupé. Je me suis dirigée vers lui. Ça aurait dû être facile pourtant. Pourquoi je n'ai pas réussi à le rejoindre ? Ah oui, ça a peut être un lien avec le fait que je me sois fait bousculer. Mes oreilles ont commencé à bourdonner et ma vue à s'obscurcir. J'ai essayé de me rapprocher de l'endroit où je pensais que se trouvait le géant. En vain, apparemment vu l'endroit où je me trouve actuellement. J'ai avancé à tâtons jusqu'à ce que je retrouve mes sens. Je me suis tellement enfoncée dans la forêt que je ne vois plus où se trouve la lisière. Je ne vois aucun chemin et impossible de simplement pivoter à 180 degrés pour revenir en arrière. J'ai pris de nombreux virages. J'ai réussi à me perdre en à peine quelques minutes ! Vraiment, félicitations à moi. J'ai décidé de prendre un cap et de le suivre. La forêt ne doit pas être si grande et j'en trouverai bien une extrémité en continuant à marcher…

Toujours dans la forêt

En fait, la forêt est immense. Ça fait maintenant plusieurs heures que je marche. J'ai besoin d'une pause. Je n'ai pas l'impression d'avoir avancé. Si ça se trouve, je ne sortirai jamais de cette satanée forêt. Et même, si je sors, qui me dit que je serai toujours acceptée à Poudlard ? Je commence à avoir froid. Vraiment froid. J'ai sommeil. Et j'ai faim aussi. Je suis une proie facile pour les prédateurs. Un bruit. Je suis sûre d'avoir entendu un bruit provenant de derrière le buisson en face de moi. Ça va aller. Respire à fond Alice. Et va voir ce que c'est. Si ça se trouve, c'est un lapin ou, encore mieux, quelqu'un envoyé par Poudlard pour te retrouver, non ?


Et voilà, c'est fini. Pour l'instant. C'était bien ? C'était nul ? Thé ou café ? Dites-moi tout. Quand au rythme de parution, je sais pas encore trop. J'ai déjà écrit le deuxième chapitre ainsi que le troisième, mais je dois partir à la chasse aux éléphants, donc bon. J'ai aussi remarqué que par rapport à pas mal de gens, mes chapitres étaient assez longs, donc on va dire que c'est normal que ça me prenne plus de temps et que par conséquent vous pouvez vous contentez d'un rythme plus lent (Comment ça j'essaye de me trouver des excuses? Non, c'est pas mon genre !), mais le deuxième chapitre devrait pouvoir sortir le 31 mars, normalement.

Merci beaucoup d'avoir lu ce premier chapitre ! N'hésitez pas à m'envoyer des reviews !Sur ce, au 31 mars, Aurefouére !