Kimblee observa les deux homonculus, assis l'un en face de l'autre, avec amusement. Envy, l'androgyne capable de prendre les formes les plus sulfureuses, face à Greed, le type capable de donner du plaisir à ces formes sulfureuses. Normalement faits l'un pour l'autre, ils étaient là à se fusiller du regard comme pas deux. Qui plus est, celui à la coiffure de palmier semblait déjà haïr l'alchimiste au plus haut point, alors qu'il n'avait rien fait de plus que d'embrasser Greed pour le calmer.
- Tas du culot de te pointer là après le coup que tu m'as fait, espèce de…
- C'est toi qui l'a cherché Greedo ! Tu savais très bien ce qu'il allait t'en coûter de trahir la vieille !
Et c'était ainsi depuis plus d'un quart d'heure. D'après ce que Kimblee avait compris, Envy était le responsable du long sommeil de Greed, et celui-ci lui en voulait, lui en voudrait toujours.
- Combien d'années j'ai passé enfermé alors que toi tu t'éclatais dehors, hein ?!
- M'éclater, c'est un peu fort ! J'ai pas quitté Dante moi !
- Tu vas me demander de te plaindre maintenant ?! Non mais je rêve !
- Quoi, tu veux que je te lèche les santiag et que je m'excuse à plat ventre en plus ?! Bouffon !
- Ahah, ça pourrait être une idée excellente, mais je vais pas salir mes santiag pour toi !
Et ainsi de suite. De fil en aiguille, ils en vinrent à parler de pierres rouges. C'est là que l'intérêt de Kimblee se réveilla brusquement. Il fit taire Greed d'un geste.
- Kim ! protesta Greed vexé.
- Ta gueule, je veux entendre l'histoire sur les pierres rouge.
Greed le regarda bouche bée, puis se leva brusquement et quitta la pièce, furieux. Kimblee et Envy le suivirent du regard, puis l'alchimiste reporta son attention sur le palmier.
- Alors… qu'est ce que tu disais sur ces fameuses pierres ?
Un sourire se dessina sur les lèvres d'Envy, alors qu'il se penchait vers Kimblee…
La porte s'ouvrit dans un grincement horripilant, faisant relever la tête de l'homonculus de l'avidité. Deux yeux or le dévisageaient avec amusement dans l'encadrement.
- Tu boudes ?
Greed soupira, avant de tourner le dos à l'humain. Oui il boudait, na.
- Tout ça parce que j'ai un peu discuté avec Envy ? Mais t'es pas sensé être la jalousie toi.
Kimblee s'était rapproché de lui, sournoisement, et avait glissé ses bras autour des épaules de l'homonculus. Sa langue vint taquiner l'oreille offerte, arrachant un grognement à Greed.
- Allez, je suis sûr que je peux me faire pardonner. Dis moi juste comment…
Avec douceur, il força l'homonculus à s'allonger sur le lit et grimpa sur lui, un sourire mesquin aux lèvres.
- Quoi que… Je crois savoir.
Lentement, l'humain ôta sa veste et la jeta dans un coin de la chambre. Ses doigts frôlèrent le torse de Greed, impassible.
- Par exemple je sais que tu réagis beaucoup lorsqu'on t'embrasse ici.
Pour confirmer ses dires, Kimblee déposa ses lèvres en bas de son ventre, à la lisière entre le pantalon et la veste. Un frisson parcourut Greed. C'était vrai qu'il préférait les caresses proche de la zone sensible. Pourquoi s'embarrasser de détails alors que tout le plaisir venait de là ? Il esquissa un léger sourire en sentant le bouton de son pantalon sauter et Kimblee qui déjà le caressait à travers le tissu, se passant la main sur le torse, sous son T-shirt, en même temps.
- Tu en as envie non ? chuchota l'humain avec un petit sourire. Me prendre là, maintenant, sauvagement…
Greed se redressa et l'embrassa pour toute réponse, tendrement. Le long frisson qui parcourut l'humain le surprit un peu puis le fit sourire. Sa langue chatouilla celle de Kimblee avant de venir lécher son cou, consciencieusement. Ses mains agrippèrent le T-shirt de l'alchimiste et le débarrassèrent du fardeau. Celui-ci enleva ses chaussures, puis prit la main de Greed pour la mener sur la fermeture éclair de son pantalon, déjà ouverte. Ravi du cadeau, Greed se mit à le caresser, lentement, pour attiser un peu plus ses sens. Kimblee avait fermé les yeux et serrait les dents pour s'empêcher de gémir. Il se recula un peu, haletant, et continua à déshabiller Greed, jusqu'à ce que celui-ci n'ai plus rien. Au passage, il embrassa son intimité, légèrement, avant de la caresser du bout de la langue. Greed se laissa aller, gémissant , son bassin ondulant légèrement. Kimblee se redressa et enleva enfin son pantalon et caleçon avant de se frotter langoureusement contre Greed. Mais Greed voulait qu'il soit le premier à faire le pas, qu'il continue à prendre l'initiative comme il venait de le faire jusqu'à présent. Ses doigts effleurèrent le menton de l'humain, descendirent lentement le long de son torse, s'arrêtant jouer à son nombril, puis s'emparant en douceur de son membre érigé.
Un signal se déclancha dans un coin du cerveau embrumé de Greed. Il y avait dans cette scène un je ne sais quoi qui l'interpellait, une sorte de déjà vu. Il l'oublia bien vite lorsque les lèvres de Kimblee vinrent se poser sur les siennes pour un baiser endiablé. L'humain avait décidé de passer aux choses sérieuses. Il se positionna sur Greed et commença à descendre lentement sur lui, serrant les dents lorsqu'une douleur lui irradia le bas ventre. L'homonculus ne sut pas vraiment pourquoi il fit ça, mais il saisit brusquement son amant par les hanches et le força à s'enfoncer complètement tout en soulevant son bassin en même temps. Kimblee ne put retenir un cri de souffrance sous l'assaut violent. Greed le força à se relever puis à redescendre, tout aussi durement. Une expression de haine intense déformait le visage de l'Avidité, alors qu'il fusillait son amant du regard.
- Envy…
Une lueur de surprise passa dans le regard or de Kimblee, puis son iris se colora peu à peu en mauve. Des cheveux verts épars remplacèrent les cheveux bien coiffés de l'alchimiste, les traits de son visage s'adoucirent. Envy regardait Greed sous lui, un sourire cruel aux lèvres, sa main posée sur le torse de l'Avidité.
- Comment t'as deviné ?
Ils ne bougeaient plus, se contentant de se regarder, méfiants et prêt à tuer l'autre au moindre geste suspect. Puis Greed commença à bouger un peu, juste un peu. Envy ferma les yeux sous le plaisir, savourant la présence de son amant au plus profond de lui. Il savait que Greed allait toujours au bout de l'acte sexuel, peu importe la personne, et il comptait bien en profiter avant de l'écharper. Il était dur, violent. Il imposait son rythme à Envy, lui arrachant des gémissements de plaisir et de douleur mêlés. Puis tout à coup, il se retira et se releva. Surpris, Envy le fut encore plus en sentant un corps se coller au sien et le forcer à se courber vers l'avant. Il lança un regard à Greed qui lui souriait, toujours devant lui. L'homonculus de l'avidité se pencha sur celui de la jalousie et lui murmura doucement à l'oreille
- Comment j'ai deviné ? Mais parce que tu n'es pas lui…
Et là, Envy comprit que l'homme dans son dos, l'homme qui s'amusait à lui souffler dans le cou en lui bloquant les poignets, l'homme qui lui griffait lentement la peau pour en faire couler de minces filets de sang… c'était Kimblee. L'humain devait être furieux de s'être réveillé dans un placard, une énorme bosse, et apparemment il allait lui faire payer. Une douleur plus intense que les autres manqua de lui couper le souffle, alors qu'il comprenait que l'humain venait de le pénétrer violemment. Greed lui s'était avancé et embrassait Kimblee pendant que celui-ci s'occupait de Envy, ses mains parcourant son corps et explosant des petites parcelles de peau ici et là. L'homonculus de la Jalousie serrait les dents de rage, haletant sous la torture physique et moral. Mais ce qui lui fit le plus mal, ce fut lorsque Greed passa derrière Kimblee pour le pénétrer lentement, arrachant un rire amusé à son amant. Il avait préféré un humain… un humain banal à lui, l'être aux milles visages. Jusqu'au bout, ils allaient l'humilier, lui faire sentir les sentiments qui les unissaient… Il aurait pu en pleurer, mais un homonculus ne pleure pas.
Tout prit fin brutalement. Kimblee se libéra en Envy en riant et Greed le suivit peu après. Il saisit son amant par les épaules et le força à se retourner pour l'embrasser passionnément, sans plus se soucier d'Envy qui s'était recroquevillé sur le lit. Il ne vit pas la haine brûlant au fond des yeux de l'homonculus et ne se rendit même pas compte de son départ. La seule chose qu'il savait, c'est qu'il tenait dans ses bras l'homme qu'il aimait, et qu'il ne voulait plus le lâcher… plus jamais.
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Se relit ... wow... Comment est ce que j'ai pu osé... Va se cacher dans son trou comme promis
