Bonchourê ! Comment ça va ? Bien j'espère. Nous voilà déjà/enfin au troisième chapitre ! Et il est à l'heure, et oui ! J'espère que ça vous plaira, sur ce en joie !
Chapitre 3- Premiers cours, un mois après tout le monde
Le mercredi 6 octobre 1971, dans les sous-sols
Dumbledore avait enfin décidé se pointer. Il est grand, fin ainsi que vieux comme en témoigne ses cheveux et sa barbe argentés qui lui arrive à la taille. Ses yeux bleus donnent l'impression de pouvoir mettre en lumière tous les secrets de quelqu'un. Je n'aime pas ça. Il me fait des frissons dans le dos. Il y a quelque chose qui cloche à propos de lui, mais je n'arrive pas à mettre le doigt dessus.
- « … Qui est présent dans la pièce ? Mais que dites-vous Albus ? » a questionné McGonagall.
Dumbledore me pointa du doigt, l'air amusé, attirant tous les regards sur moi. Les directeurs des maisons sursautèrent en m'apercevant, comme si je venais d'apparaître. Je ne comprends comment ça se fait qu'ils ne m'aient pas remarquée avant.
- « Mais depuis quand… » a commencé Chourave.
- « Manifestement depuis le début », coupa Dumbledore. « Peux-tu nous expliquer où tu étais passée depuis tout ce temps, Alice ? »
Je n'ai pas aimé qu'il m'appelle par mon prénom.
- « Très bien ALBUS », ai-je dit en insistant bien sur les syllabes de son prénom. McGonagall est devenue rouge de rage :
- « Avery ! Un peu de tenue ! Vous vous adressez au directeur, pas à votre oncle. »
- « Alors le directeur n'a pas à s'adresser à elle comme à sa nièce », a répondu à ma place le portrait qui m'avait guidée. Je n'avais pas remarqué qu'elle était encore dans la pièce. McGonagall aussi, apparemment, car elle a failli s'étrangler.
- « VOUS, comment osez-vous… » a-t-elle quand même réussi à articuler.
- « Je comprends, Alice... », répondit Dumbledore.
J'ai voulu rétorqué en prononçant son prénom à nouveau, ce qui c'est avéré être chose impossible. Les syllabes sont restées bloquées au fond de ma gorge. À la vue du sourire malicieux du directeur, j'ai compris qu'il n'était pas tout à fait innocent face à ce problème.
- « … néanmoins », reprit-il, « je souhaite que tu m'appelles par mon nom. »
J'ai réprimé mon envie de lui crier dessus. Je n'aime pas qu'on joue avec la liberté des gens.
- « Peux-tu nous expliquer où tu étais passée depuis tout ce temps, Alice ? » a-il redemandé, mot pour mot.
- « Bien, monsieur », ai-je capitulé.
Alors je leur ai raconté. La sortie du train, mes sens brouillés, mon errance dans la forêt, l'attaque des acromentules. Chourave m'a coupée, argumentant que je ne pouvais pas m'en être sortie indemne face aux acromentules et que de toutes façons il n'y avait pas d'acromentules dans la forêt interdite. Je lui ai rétorqué que je mettais bien fait attaquée par quelque chose qui ressemblait à une araignée immense. Tiens, mais ce ne serait pas une acromentule ? Et que je ne m'en suis pas sortie indemne. J'ai écarté mes bandages, pour prouver que je ne mentais pas. J'ai failli tourné de l'œil pour tout dire. Mes blessures s'étaient rouvertes et c'était moche à voir. Dumbledore s'est tourné vers le portrait de mon alliée et lui a demandé :
- « Chère amie, pourriez-vous aller me chercher Pompom ? »
- « Et puis quoi encore, je ne suis pas votre chouette ! Vous n'avez qu'a demander à vos prédécesseurs. »
Et c'est ce qu'il a fait ! Je me demande qui est cette femme et ce qu'elle a fait pour avoir autant de pouvoir sur le directeur lui-même. En tout cas j'espère qu'elle restera dans mon camp encore longtemps.
Ensuite, Dumbledore m'a demandé de continuer mon récit. J'ai raconté ma rencontre avec Gohbar. Et cette fois c'est McGonagall qui m'a coupée, comme quoi les Satyres étaient une espèce éteinte. Je me suis contentée d'acquiescer et j'ai continué mon histoire. Je n'avais pas envie d'argumenter. je commençais à en avoir assez qu'on me coupe à tout bout de champ et j'avais sommeil. J'ai ensuite évoqué mon entrevue avec le géant. C'est à ce moment que je me suis rappelée qu'il était censé avertir Dumbledore de mon arrivée… on est d'accord, il n'est pas là ? Où est-ce qu'il a pu disparaître ?. Quand j'ai terminé mon récit, personne n'a parlé. Le silence a été brisé par un léger toquement de porte. C'était l'infirmière Pomfresh. Elle a semblé déconcertée elle aussi d'avoir été réveillée à une heure si tardive. Elle m'a tout de même auscultée et a pâlie avant de confirmer que c'était une morsure d'acromentule. Elle a ajouté qu'elle ne pouvait pas me guérir normalement, car c'était une blessure due à une créature magique. Elle a quand même demandé à ce que je passe la nuit à l'infirmerie. J'ai quitté plus qu'heureuse le bureau de Dumbledore et son regard perçant. Celui-ci m'a ordonné de revenir le lendemain pour ma répartition.
Arrivées à l'infirmerie, Pomfresh m'a donné un onguent qui doit réduire la douleur et s'est excusée car j'en garderai une cicatrice toute ma vie. Ça ne me dérange pas tant que ça à vrai dire. Je me fiche pas mal de ce à quoi je peux ressembler ou ce que les autres vont en dire. D'ailleurs, pourquoi les autres en parleraient ? Elle m'a ensuite donné une potion de sommeil sans rêve que j'ai avalé avant de m'écrouler. Ce matin, je me suis réveillée en même temps que le soleil. Je savais que je n'avais pas dormi assez mais je n'arrivais plus à replonger dans le sommeil. Je me suis rendue à nouveau dans le bureau du directeur après que Pomfresh ait averti Dumbledore et les directeurs de maison et que j'aie englouti le déjeuner qu'elle m'a donné. J'ai donné le mot de passe à la gargouille et me suis retrouvée dans le même décor que hier en moins de temps qui n'en faut pour le dire.
Ils étaient tous présents quand je suis arrivée. McGonagall s'est éclaircie la gorge avant de dire que nous pouvions procéder à la répartition. J'ai trouvé triste le fait que les seules personnes qui allaient assister à ma répartition étaient des professeurs. Je me suis assise sur le tabouret que m'a désigné McGonagall. Elle a pris un vieux chapeau tout usé qui se trouvait sur une étagère et me l'a posé sur la tête. J'ai tout de suite su que c'était le Choixpeau. J'en avais entendu parler. Le chapeau m'est tombé devant les yeux, je ne voyais plus rien. J'ai entendu une voix :
- « Tiens, une Avery. J'ai déjà eu l'occasion de parler avec ton frère, le petit… Aureus. Mais lui n'est pas arrivé en retard. D'ailleurs, pourquoi être arrivée en retard ? Pour être au centre de l'attention ? Pour perpétuer la tradition ?... Non ? Alors, pourquoi ?… Mmmh je vois… Je vois beaucoup de qualité en toi. Des qualités qui pourraient te permettre d'accéder à n'importe quelle maison. Alors, où devrais-je te mettre ? À Serpentard, comme tous les Avery ? À Poufsouffle, comme ta mère ? Ou alors à Gryffondor, à Serdaigle ?… Tu n'as pas de préférence ? Allons, petite, tu ne voudrais quand même pas finir sans maison ?
…SERPENTARD ! »
J'ai soulevé le Choixpeau et j'ai observé les professeurs qui applaudissaient poliment. Slughorn semblait être le plus enthousiaste. J'étais déçue de ce que le Choixpeau m'avait dit, il avait tort. Je ne voulais en aucun cas être à Serpentard. Mais c'était trop tard.
Car Slughorn m'a demandé de le suivre. Il m'a remis mon emploi du temps ainsi qu'une liste de ce qui avait été vu dans toutes les classes et les devoirs que je devais rattraper. Il y avait plus de choses que ce que je pensais. Bon après j'avais loupé un mois, c'était un peu plus que les deux jours que je pensais. Il m'a ensuite conduit dans les sous-sols, jusqu'à un mur et a prononcé un mot. Le mur s'est ouvert et j'ai découvert la salle commune de Serpentard.
La salle est tout en longueur et tout en pierre brute. La pièce est éclairée par des lampes verdâtres. Il y avait quelques élèves qui vaquaient à leur occupation, assis dans des fauteuils à lire, près de la cheminée à se disputer ou encore certains scrutaient les vitres qui donnent sur l'intérieur du lac, à la recherche de quelque créature. La pièce était baignée dans une lueur verte qui me rendait mal à l'aise. Dès que j'en ai eu l'occasion, je me suis enfuie de la salle. J'ai couru, couru, couru jusqu'à me perdre. Je suis toujours dans les sous-sols… mais où ? Je ne veux pas retourner à Serpentard, pourquoi est-ce que le Choixpeau m'a mise dans cette maison ? J'aurais préférée aller dans n'importe laquelle ! Je ne veux pas, je ne veux pas, je ne veux pas.
Dans la bibliothèque
Je déambulais dans les cachots, sûre de rester coincée là à jamais. Jusqu'au moment où je suis rentrée dans quelqu'un. Quelqu'un que je connaissais. L'Enragé. Il m'a toisé, le regard empli de mépris. Il n'a rien dit. Il m'a saisi par le bras et m'a entraînée à sa suite. Il me faisait mal, mais j'avais peur de dire quoi que ce soit. J'étais convaincue qu'il allait me jeter dans un cachot et qu'alors ma fin arriverait réellement. Une lumière vive m'a aveuglée. J'ai légèrement commencée à paniquer. Il a finit par me lâcher le bras et est parti. J'ai lentement réalisé où je me trouvais. J'étais dans la Grande Salle, devant la table des Gryffondors et plus précisément devant le petit frère de l'autre enragé.
Petit frère qui me regardait avec une tête d'ahuri endormi. Ses yeux bleus se sont écarquillés et il m'a bondit dessus. C'était tellement embarrassant, je ne savais plus où me mettre. Il m'a attrapé le bras, lui-aussi, et on s'est rendu bon gré mal gré à la table de Serdaigle où j'ai eu droit à un traitement embarrassant semblable de la part de ''Cheveux de paille''. ''Cheveux de paille'' m'a demandé si j'avais du retard à rattraper, je lui ai tendu ma liste en guise de réponse. Ses sourcils se sont froncés et il a décrété qu'on ferait bien de s'y mettre. Je n'avais pas compris que c'était tout de suite et avec eux deux comme professeurs. Ils m'ont assurés qu'ils allaient me faire devenir la meilleure de la classe, bien qu'à chaque affirmation de l'un, l'autre le contredit et ils commencent à se disputer ! Je leur ai demandé si ils ne devaient pas aller en cours et moi aussi, espérant ainsi me soustraire à leur acharnement de me faire rentrer toute la matière vue par les autres en un mois dans mon crâne.
Mais ils ont répondu que pour moi aller en classe serait inutile après tous les cours que j'avais loupé et qu'eux de toutes façons non pas de mal avec les cours. Je me suis demandée par quel miracle on ne s'était pas encore fait virés de la bibliothèque, et ensuite j'ai compris : on était à un étage supérieur où il n'y avait personne, de plus, les deux lurons qui me servent de professeurs on jeté un sort tout autour de nous et je soupçonne que ce soit un sort d'impassibilité. Je ne comprends pas pourquoi ils cherchent à m'aider, mais ils me font rattraper mon retard alors je ne vais pas me plaindre. En tout cas, pas trop.
Le jeudi 8 Octobre 1971, à la volière
Je me suis levée tôt aujourd'hui pour écrire une lettre à mon père. Je me suis dit qu'il avait le droit de savoir pourquoi je n'ai pas envoyé de lettres pendant un mois, même si j'imagine que les professeurs l'ont mis au courant de ma disparition. Il doit être inquiet. J'ai déjà écrit ma lettre et elle est maintenant accrochée à la patte d'un Petit-duc maculé. Je compte sur lui pour livrer ma lettre directement à mon père, sans détour.
Le lundi 11 Octobre 1971, à la bibliothèque
J'ai fini les cours pour aujourd'hui. J'ai eu seulement deux cours et je suis en permanence. Je n'avais jamais eu quelque chose de semblable, quand je suivais les cours à domicile. Ce sont des heures qu'on doit passer à travailler nos cours. Noah et Fabian m'ont épuisée avec leur bourrage de crâne intensif. Mais il a porté ses fruits. J'ai vraiment de la peine pour utiliser ma baguette. Ma magie me semble tellement plus naturelle sans et fait pratiquement ce que je veux sans restriction. Flitwick et McGonagall ont l'air d'avoir trouver mes devoirs (enfin ceux que j'ai déjà rattrapés ) assez complets. Les cours sont intéressants, malheureusement, il y a Aureus.
Parce que oui, lui aussi est à Serpentard. Et il n'a sûrement pas dû être très heureux d'apprendre que j'avais intégré la même maison que lui. Mais il feint de m'ignorer, comme si lui et moi ne nous connaissions pas. Ça ne me dérange mais alors absolument pas.
McGonagall et Flitwick nous ont donné des devoirs, mais je vais d'abord essayer de rattraper un peu plus mon retard sans l'aide de Noah et Fabian.
Le mardi 12 Octobre 1971, dans mon lit
Le cours de Botanique aurait été bien mieux si la plante dont je devais m'occuper ne cherchait pas constamment à enrouler ses branches autour de mes bras pour atteindre mon cou. C'était un Voltiflor pourtant, une espèce très semblable au Filet du Diable mais considéré comme inoffensif. Si ce Voltiflor est inoffensif alors j'ai pas envie de me retrouver devant des plantes considérées comme dangereuses…
Le mercredi 13 Ocotbre 1971, au cours d'Histoire de la Magie
J'avais entendu dire que le cours d'Histoire de la Magie était totalement inintéressant. Je ne peux qu'approuver. J'écoute quand même, d'une oreille distraite la voix monotone du professeur Bins, un professeur qui est aussi un fantôme.
Hier j'ai eu mon premier cours de DCFM. Comme je ne savais pas où la salle de classe était, j'ai plus ou moins suivi les autres Serpentard de 1ère année. Ok plutôt plus que moins, j'avoue.
Je suis arrivée dans la classe de Défense Contre les Forces du Mal qui se trouve au troisième étage. Ce sont des cours qui sont en commun avec Gryffondor. C'était la première fois que je rencontrais les élèves de Gryffondor de mon âge. Ils ont l'air exactement comme la description que tout le monde fait : prêts à foncer dans le tas dès qu'on touche à leur honneur, à leur famille, à leur caractère, à leurs amis,… en fait ils foncent tête baissée pour tout et n'importe quoi. Certains disent qu'ils sont courageux, pour moi c'est juste qu'ils leur manquent les connexions cognitives nécessaires pour avoir peur du danger. Enfin bref. Le cours s'est passé presque sans encombre et l'homme qui nous enseigne est intéressant. C'est un ancien auror, il sait de quoi il parle.
Quand je suis sortie de la classe de DCFM, juste devant, dans le couloir poireautaient l'Enragé et la préfète. L'enragé, malgré qu'il m'ait ramenée à la civilisation alors que j'étais perdue, n'avait pas oulié sa haine envers moi. Quant à la préfète, elle ne m'aimait pas non plus parce que… parce que… ?
Alors les voir qui étaient là en train de m'attendre était étonnant. Je leur ai demandé de but en blanc :
- « Qu'est-ce que vous faites ici ? »
- « On a pas besoin de ta permission pour être à quelque part à ce que je sache, Avery », m'a répondu froidement l'Enragé.
Je suis habituée à ce qu'on ne m'aime pas, alors qu'il y ait une personne de plus ou de moins à la liste... La préfète lui a tapé sur la tête.
- « La ferme Prewett ! On est pas là pour ça. Noah et Fabian nous ont littéralement suppliés pour qu'on s'occupe de t'apprendre à voler avec un balais. »
J'étais abasourdie. J'avais complètement oublié que j'avais cours de vol le lendemain. Et c'est vrai que malgré que mes parents étaient tout les deux sorciers, je n'avais jamais touché à un balais de ma vie, merci à la femme de mon père.
- « Mais, vous n'avez pas cours ? »
- « Pour ma part, j'ai le cours d'Arithmancie dans une heure, donc autant ne pas perdre trop de temps ici et y aller tout de suite. » commanda l'asiatique.
On s'est donc rendu sur le terrain de Quidditch. L'asiatique a obligé le roux a me prêter son balais. Celui-ci me l'a tendu de mauvaise grâce et sans me regarder et s'est installé dans les tribunes en marmonnant qu'il ne restait que pour surveiller que je n'abîme pas son balais qui était neuf. C'était un Flèche d'Argent et il était neuf effectivement. C'est dommage qu'il n'y en ait pas plus en vente, car c'est un très bon balais. Je l'ai observé longtemps avant de le prendre avec grande délicatesse. Le manche en bois de chêne était poli et aucune brindille ne dépassait. Ce Flèche d'Argent est juste splendide. La préfète m'a ensuite donné des indications à suivre et des conseils pour être stable sur le balais. Je me suis élevée d'à peine quelques centimètres et je suis tombée presque immédiatement. J'ai tout de suite retenté, sans plus succès. À chaque fois que je décollais, je retombais immanquablement. Ce qui a eu le don d'énerver ma professeure de vol improvisée.
Quand elle est partie pour aller à son cours d'Arithmancie, elle fulminait de rage, elle tapait des pieds sur le sol avec force et je voyais presque la fumée sortir de ses oreilles. Dès qu'elle n'a plus été dans notre champ de vision, l'Enragé s'est levé de sa tribune. Il est venu jusqu'à moi et m'a demandé sans me regarder de lui rendre son balais. Je pensais qu'il allait me donner des conseils, qu'il allait m'insulter, quelque chose ! Mais il s'est contenté de reprendre le chemin vers le château. Je n'as fait aucun progrès, c'est démoralisant. Je suis restée un bon moment étendue dans l'herbe du terrain de Quidditch. Quand le soleil a commencé à se coucher, je me suis levée et je suis rentrée au château. Je ne suis pas allée manger, à la place je suis retournée dans la salle commune de Serpentard pour profiter du calme de la salle vide et pour continuer à rattraper mon retard. Je me demande si un jour j'aurai fini les rattrapages. Je suis montée dans mon dortoir quand les premiers élèves sont revenus dans la salle commune. J'ai pris une longue douche chaude qui m'a permis de constater que j'étais constellée de bleus et je me suis couchée.
La sonnerie vient de retentir, sortant tout le monde de sa léthargie. Je dois aller au cours de Sortilèges. Et le cours suivant, c'est le cours de Vol. J'ai peur parce que je sais que ça ne va pas bien se passer.
Dans mon lit
Le cours de Vol s'est passé aussi mal que prévu.
Le jeudi 14 Octobre 1971, à la bibliothèque
Le cours de Potions n'a pas été une catastrophe. Slughorn semblait bien aimer mes parents car à la fin de la triple heure de Potions il m'en a parlé. D'après lui, mes parents étaient deux bons éléments et il m'a fait la remarque que je suis le portrait craché de ma mère, sauf les yeux qui sont ceux de mon père. Comme si je ne le savais pas déjà. Il m'a avoué qu'il espérait que je serais aussi douée que mes parents. Je l'espère aussi.
J'ai reçu une lettre de mon père. Il a écrit qu'il était content que je sois retrouvée, mais que je devais faire plus attention. Comme si ça l'arrangerait pas que je disparaisse.
...Je devrais faire mes devoirs.
Le vendredi 15 Octobre 1971, au cours d'Histoire de la Magie
Hier j'ai eu mon premier cours d'Astronomie qui a lieu la nuit pour qu'on puisse observer les étoiles. On va pas se mentir, je comprends que dalle. Je n'arrive pas à retenir ni le nom des étoiles, ni leur emplacement, ni les constellations qu'elles forment. J'ai quand même réussi à confondre l'étoile Polaire et l'étoile du Berger ! L'étoile du Berger, c'est même pas une étoile, c'est une planète. Alors pourquoi il y a le mot étoile dans ''ETOILE du Berger'' ?! Celui qui a appelée l'étoile du Berger devait être un centaure saoul. Tout à l'heure, j'ai le cours de DCFM. J'ai hâte de quitter la salle et surtout la voix narcotique de Bins.
Le lundi 18 Ocotbre 1971, à la bibliothèque
J'ai passé ce weekend a travailler comme une dingue pour rattraper mon retard avec Fabian et Noah. Je pense que j'ai enfin réussi à rattraper la moitié.
Le mercredi 20 Octobre 1971, dans mon lit
Hier, la préfète a de nouveau tenté de m'apprendre l'art de tenir sur un balais. Tout ça sous l'œil de l'autre Enragé. Autant dire que je n'ai pas fais le moindre petit progrès sur ma technique. Quoi que, je sais de mieux en mieux tomber sans trop me faire mal. Et le cours de Vol… le seul point positif c'est que Aureus ne l'a pas en même temps que moi. Ah ! Mais il l'a en même temps que moi ! Donc, il n'y a PAS de point positif. Génial !
Le samedi 23 Octobre 1971, à la bibliothèque
Depuis mon arrivée à Poudlard, c'est la première fois que je me retrouve seule à étudier en week-end. Je ne pensais pas que les disputes de Noah et Fabian me manqueraient lorsque je travaille. L'autre jour, il y avait une affiche dans la salle commune de Serpentard qui annonçait la première sortie à Pré-au-lard. Sauf que on a le droit de s'y rendre qu'à partir de notre 3ème année. Et comme c'était la première fois qu'ils pouvaient s'y rendre, ils y sont allés. Je les comprends, si j'avais pu j'y serais aussi allée. Je m'ennuie. J'ai fini mes devoirs et j'ai suffisamment rattrapé pour aujourd'hui. Du coup je gribouille dans mon journal.
Le mercredi 27 Octobre 1971, au cours d'Histoire de la magie
Peu après que j'ai écrit que je m'ennuyais, la distraction est venue à moi, en la personne d'Adam Smith, le ''play-boy''. Je ne lui avais pas reparlé depuis le Poudlard Express. Il m'a littéralement sauté dessus.
- « Qu'est-ce que tu fais de beau, ma petite Alice ? Oh mais tu n'as pas besoin de me regarder avec cet air-là ! Ce n'est pas très mignon pour une fille ! »
- « Si je ne suis pas assez mignonne pour toi, tu n'as qu'à partir », ai-je dis d'un ton indifférent.
- « Pas besoin de te vexer pour si peu. » s'est moqué le ''play-boy''.
Ma répartie… Ma répartie n'a pas marché comme… je l'avait prévu.
- « Peu importe, pourquoi tu es là ? Enfin ce que je veux dire, pourquoi tu n'es pas allé à Pré-au-Lard avec les autres ? » ai-je demandé pour détourner la conversation.
- « Ah ça ? J'avais d'autres projets en tête pour aujourd'hui. Tu viens ? » a-t-il dit tout en me saisissant le poignet.
- « Pourquoi tu me demandes mon avis si de toutes façons tu ne vas pas me laisser tranquillement partir ? »
- « Tu vas voir tu vas être contente, alors arrête de ronchonner! »
Et sur ces mots il m'a extraite de la bibliothèque et m'a obligée à courir à travers tout Poudlard. J'ai précisé que je ne sais et que je n'aime pas courir ? Au bout de deux minutes, j'étais déjà essoufflée. Mais le ''play-boy'' n'a pas voulu qu'on s'arrête car, je cite ''ça va être marrant !'' Autant dire que j'avais juste une envie : m'arrêter, mais le brun avait raison, je l'aurais regretté.
On s'est retrouvé devant un tableau du deuxième étage. À l'intérieur, se trouvait une vieille femme huitantenaire, qui avaient de longs cheveux gris filasses, des petits yeux de goret inexpressifs noirs pourvus de cils trop longs pour être vrais. Elle avait étalé du vert sur ses paupières et du rose vif sur ses lèvres longues et fines. Un diadème étincelant reposait sur sa tête et de multiples colliers de perles s'enroulaient autour de son cou ridé. Ses vêtements étaient sûrement très chers, sa robe était bleue pâle et finement brodée avec des fils d'or. Mon kidnappeur a ralenti peu avant d'entrer dans le champs de vision du tableau et a mis un doigt devant ses lèvres et c'est approché du portrait.
- « Bien le bonjour Madame Bezannes, comment vous portrait vous ? » interrogea-t-il.
- « Bonjour mon cher… oh mais je viens de comprendre votre blague ! Wohohohoho » grogna de rire et de contentement la dame Bezannes, « vous êtes vraiment drôle! »
Mouais bof le jeu de mot casse pas trois pattes à un canard si on me demande mon avis. Je restais perplexe.
- « En quoi je suis censée être contente ? T'es juste en train de discuter avec un tableau, je peux aussi le faire. Et sans ton aide, dingue non ? »
- « Oh je n'avais pas remarqué qu'il y avait une créature avec vous mon cher, un elfe de maison qui plus est. » affirma le portrait dédaigneusement.
Elle venait de me traiter d'elfe de maison. Rien que d'y repenser, ça me rend furax. Ce n'est pas parce que je suis plutôt petite et maigre pour mon âge qu'on peut se permettre de dire tout et n'importe quoi. Je n'ai rien contre les elfes de maison, ils sont vraiment gentils, mais le ton qu'elle avait employé... Je lui aurais bien rabattu son caquet à cette greluche, mais le ''play-boy'' a plaqué sa main sur ma bouche, juste à temps.
- « Je vous le concède, Madame Bezannes, mais cet être va m'accompagner dans mon aventure. »
Un ''être'' c'est moins insultant qu'un elfe de maison ? Je sais pas trop quoi penser de tout ça.
- « Oh, vous souhaitez passer ? Déjà ? Mais vous venez à peine d'arriver ! »
L'adolescent lui jeta un regard de… de… de truc. Je sais pas comment mieux le définir. Et le pire, c'est que ça a marché. Ça lui a fait ''fondre son petit cœur'' et ''je peux vraiment pas vous résistez'' et gnagnagna et gnagnagna. Finalement au bout de ce qui m'a semblé des heures d'éloges, le tableau a pivoté. Nous révélant un passage secret. Le ''play-boy'' m'a poussée à l'intérieur sans ménagement et je suis tombée car c'était un toboggan. Suivi d'une longue pente à remonter. Le garçon était devant et me tenait par la main. Ça ne faisait pas mal comme quand l'Enragé m'avait pris par le bras, mais être tenue par la main me donnait l'impression d'être une gamine. Il a lâché ma main pour… pour remuer l'air apparemment. Quand j'ai commencé à réellement douter de l'efficacité de la chose, ça a marché. J'ai été aveuglée par l'afflux de lumière pendant un moment et j'ai entendu une voix. Une voix que je connaissais.
- « Eh ben… vous avez pris votre temps ! »
Un effort incroyable qui m'aurait permis de remporter la coupe du monde de plissage d'yeux m'a permis de distinguer les silhouettes de la sœur de Noah qui souriait de toutes ses dents et de l'Enragé qui... eh ben qui souriait vachement moins... Il râla parce que j'étais là, mais après une tape derrière la tête de la part de la Poufsouffle, il s'est tu. Je me demandais où j'étais. En fait, je m'en doutais, mais ça ne pouvait pas être vraiment ça. Adam a confirmer mes interrogations en chuchotant à mon oreille:
- « Bienvenue à Pré-au-Lard, ma petite Alice ! »
Faut vraiment pas que ça devienne une habitude ce surnom à la con d'ailleurs...
OUI ça finit comme ça (pour l'instant), NON j'ai pas honte. J'espère que ça vous a plu. C'était un long chapitre parce qu'à la base, le début de ce chapitre était prévu dans le deuxième mais j'ai préféré faire un peu de suspens. oui. Pour tout vous dire, jusqu'à la dernière seconde, je voulais mettre Alice à Serdaigle, mais ça m'avait l'air plus marrant pour la suite de la mettre à Serpentard.. oui.
Le prochain chapitre devrait sortir entre le 9 et 11 mai... d'ici là, n'hésitez pas à m'envoyer des reviews et... ouais. Passer une bonne soirée du coup et à la prochaine! Aurefouère!
