Hey ! Comment ça va la vie ? Moi ça va. J'ai un peu passé ma soirée et ce matin à écrire ce chapitre, parce que je suis une procrastinatrice de haute voltige! Heureusement qu'une partie avait été écrite en amont, sinon vous auriez dû attendre au moins jusqu'à la fin de la semaine. Oui je sais on s'en fiche, donc c'est parti pour ce chapitre écrit à la dernière minute et ce magnifique titre écrit à la dernière minute! En joie !
Chapitre 5- Hallowruines
Le dimanche 31 Octobre, en retenue
Et oui, je suis en retenue, même le dimanche, même les jours de fêtes. C'est ça le bonheur des retenues. Rusard a eu la bonne idée de me faire travailler ailleurs aujourd'hui, c'est-à-dire, dans son bureau. Sympa ! Elle pue la friture de poisson, mais c'est pas le pire. Elle se trouve au rez-de-chaussée, plus précisément à deux pas de la Grande Salle. Je sens donc les effluves de nourriture -autres que la friture déjà présente- d'ici et j'entends le brouhaha des élèves et des professeurs. Donc autant dire que mon humeur est au plus bas. Le travail que je dois effectuer ici ? Le nettoyage intégral du ''bureau'' de Rusard. Et deuxième problème, le concierge est là à me scruter donc je ne peux pas vraiment pas utiliser ma magie. Peut-être qu'il n'a pas été invité à fêter Halloween. Cette pensée m'arracherait presque un sourire. Sauf que lui, il prend son pied à être là. Rusard préfère de loin observer un élève en retenue plutôt que de fêter Halloween avec le corps enseignant. Ce type est un sociopathe. Et je pense ce que j'ai écrit.
Le temps passe terriblement long quand on doit réellement travailler…
Le lundi 1er Novembre, dans la salle commune de Serdaigle
Oui, j'ai absolument l'impression de me taper l'incruste en étant ici, dans la salle commune de Serdaigle, je vais y venir, patience.
C'était donc sur une soirée de travail que je m'étais arrêté. Sauf qu'après c'est parti en vrille.
Rusard s'est levé, d'un coup, et a marché en direction de la sortie, ses petits yeux de goret inexpressif perdus dans le vide. Curieuse, je l'ai suivi, à quelques mètres de distance tout de même. Comme le dit l'adage, Prudence est mère de sûreté. Mais le concierge était complètement à côté de la plaque. Il s'est dirigé vers la Grande Salle. Je n'ai pas osé le suivre là-bas dedans, trop de gens.
J'hésitais sur quoi faire lorsque j'aperçus que les portes de la Grande Salle étaient restées entrouvertes. J'ai décidé de lorgner à l'intérieur. Et le spectacle que je découvris fut des plus… surprenants, si je puis dire. Surprenant est bien entendu un doux euphémisme.
L'anarchie régnait dans la salle à manger. Il y avait des gens sur les tables, sous les tables, il y en avait qui chantaient, qui dansaient, certains se battaient, d'autres… peu importe, on a saisi l'idée générale.
Quant à Rusard, il était arrivé devant une des table et bu la carafe de jus de citrouille qui se trouvait dessus à même le goulot.
Les gens étaient saouls. Ivres morts, oui. Et quand je pensais être au bout de mes surprises, on me sauta dessus. ''On'' étant à ce moment Noah. Ivre, comme les autres. Ça faisait depuis.. eh bien, depuis ''l'incident'' à Pré-au-Lard que je ne l'avais pas vu ni lui avait parlé. Et il n'avait d'ailleurs pas oublié ce ''détail''. Il m'a littéralement pleuré et morvé dessus, s'excusant mille fois avec les plus grandes difficultés du monde, mais une grande persévérance.
- « Je-Je suis tellem… tellement dés, déso… désoso-lé Alice, je voulais pas… non je voulais pas que… que tu sois pu..nie, c'est t-t-t-trooop pas juste. En.. en plus, McGo a même pas… elle a même pas écouté ce..ce..ceeeuh qu'on a dit, elle est… elle est trooop méch-méchante. A-alice me veux… me dé-détes-déteste p-pas… je t'en br-.. prie.. Je- Je veux plus. Je veux plus que je.. te v-vois pas, c-c-c'est t-t-trooop tirste.. tisrte… Comment comment c'est dé-déjà ?.. tritse … ? »
- « C'est bon Noah, c'est pas grave. »
Noah s'arrêta en plein milieu de son errance euphonique. Il me fixa de ses pupilles qui semblent si grandes à cause de la couleur si foncées de ses iris. Il me fixa comme s'il n'arrivait pas à réaliser ce que j'avais dit. Alors je me suis sentie obligée de l'aider.
- « Tu es pardonné Noah, je ne t'en veux plus. »
Lentement, l'information fut traitée par son cerveau alcoolisé. J'aurais pensé qu'il serait content, mais ses pleurs ne se sont pas arrêtés. Au contraire, le flot s'est intensifié et il a enfoui sa visage larmoyant dans ma robe.
Je ne savais pas quoi faire. Je regardais autour de moi, cherchant désespéramment de l'aide. Sauf que tout le monde était hors service. Tout le monde ? Non un irréductible élève résistait, encore et toujours, rempart face à l'envahisseur. La tête baissée et la main devant la bouche. Ses épaules secouaient de haut en bas, ses longs cheveux foncés effleurant ses épaules à chaque montée de ces dernières.
Cet imbécile d'Adam Smith était hilare au milieu de la foule.
Je posai Noah dans un coin, contre une colonne, lui promis de revenir le chercher et me frayai tant bien que mal un chemin vers Smith.
- « Pourquoi t'as fait ça, imbécile ? »
Le jeune homme arrêta de rire un court instant, juste le temps de me jeter un coup d'œil.
- « Je n'ai rien fait ! »
- « Alors pourquoi tu ris ? »
- « Parce que, qui que soit la personne qui a fait ça, c'est un génie ! »
Adam était tout rouge. Il n'arrivait pas à respirer tellement il riait.
- « Wahou, merci l'ami pour le compliment ! » dit une voix qui m'était inconnue.
Un frisson me parcouru l'échine. Je me retournai pour voir un groupe de quatre garçons de mon âge, des Gryffondors. C'était un garçon aux yeux gris et avec une tête de vainqueur qui avait parlé.
- « T'abuses, c'était mon idée ! » cria le garçon à sa gauche, un type avec des lunettes.
- « Sauf que c'est moi qui ai su comment la mettre à exécution. » sourit de toutes ses dents le premier qui avait parlé.
- « Vous devriez pas être fiers ! » les frappa un garçon aux cheveux bruns à l'air de premier de la classe.
- « Et moi qui avait peur que quand je partirais il n'y aurait personne pour prendre ma relève… Vous avez encore beaucoup à apprendre, mais je suis fier de vous ! Je suis Adam Smith. Élève de cinquième à Serdaigle. J'ai plus d'une centaine de farces effectuées ici à mon actif. Et vous vous êtes qui les gars ? »
Ses yeux pétillaient de joie. Et son sourire… Je n'avais jamais vu Smith avec une telle expression.
- « Je suis James Potter, le type prétentieux à ma droite c'est Sirius Black, le futur bon petit préfet, c'est Remus Lupin et lui, dit-il en désignant un minuscule garçon, plus petit que moi alors que je ne suis pas grande, c'est notre bien-aimé Peter Pettigrow. On est les quatre en première et à Gryffondor ! Dites, maître, vous nous apprendrez tout ce que vous savez ? »
''Maître'' ?! Ces types… sont sérieux ?! Mais d'où ça sort ce genre de trucs ?! Du moment qu'ils admirent Adam, ils passent dans la catégorie ''tête à claques''. Adam a pris la grosse tête, répétant le mot ''maître'' en boucle. Il a couru vers ses ''élèves'', les a enlacés… avant de tourner la tête vers moi, comme s'il venait de réaliser quelque chose.
- « Tu les connaissais et tu me les as jamais présenté ? Après tout ce que j'ai fait pour toi, vraiment ?! »
- « Tout ce que tu as fait pour moi, vraiment. Genre quoi, me faire mettre en retenue tous les jours jusqu'à la fin d'année ?! Merci, mais je m'en serais passé. En plus c'est pas comme si je connaissais les élèves de première année, surtout s'ils attirent constamment l'attention sur eux ! »
Adam me regardait avec des yeux ronds grand comme des roues de charrettes. C'était comme s'il ne comprenait pas le sens de ce que je lui ai dit. Ou qu'il ne voulait pas le comprendre.
- « Déjà, second degré, ens- »
- « Mais, à qui vous parlez, maître ? » questionna tête à claques n°1. Même lui qui m'avait paru si raisonnable s'était converti à la vénération d'imbécile.
Cette question. Adam et moi nous nous sommes raidis au moment où elle retentit.
- « Vous voulez dire… que vous ne la voyez pas ? »
- « LA? QUI ÇA ''LA'' ?! » s'inquiéta d'une voix plus aiguë que la mienne tête à claques n°2.
J'étais abasourdie. Et vu la tête que tirait le play-boy, lui aussi apparemment. Puis un mince sourire se dessina sur ses lèvres.
- « Vous vous souvenez de la fillette qui n'était pas là, le soir de la répartition ? » les têtes à claques hochèrent la tête, buvant les paroles de l'adolescent. « Il se trouve qu'on l'a retrouvée. Enfin, pas complètement. Elle a laissé une partie d'elle-même derrière. Maintenant, elle essaye de vivre une scolarité normale à Poudlard. »
- « Adam, arrête tes conneries ! » J'ai couru me placer devant tête à claques n°3. J'ai bougé ma main devant lui, j'ai même claqué des doigts juste devant ses lunettes. Aucune réaction. Zéro ! Nulle ! J'ai tenté ma chance avec les autres garçons, sans plus de succès.
- « … Malheureusement, reprit Adam qui s'était arrêté au milieu de son histoire pour observer mon petit manège, elle est transparente, je ne veux pas parler de sa personnalité, mais de son apparence. Peu sont ceux qui peuvent se vanter de l'avoir vue. Mais si vous la voyez, promettez-moi d'être gentils avec. »
- « Tout ce que vous voulez maître, promit tête à claques n°4. Mais comment la reconnaîtra-t-on ? »
- « Ses yeux. Vous la reconnaîtrez à ses yeux. » répondit Smith.
Ça m'a énervée. Oui, j'ai le sang chaud ces temps-ci. Je déteste les mensonges. Je suis partie dans la foule. J'ai retrouvé Noah et l'ai chargé sur mes épaules. Au moment où je quittais la salle, ce crétin d'Adam m'a interpellée, appuyé contre l'escalier. Donc, dans mon passage.
- « Ma petite Alice, pourquoi tu t'es énervée? »
Je ne répondis pas concentrée sur ma tâche, laquelle consistait à l'ignorer ostensiblement.
- « Tu comptes aller chercher chacun de nos amis pour les ramener dans leur dortoir ? »
Je mettais un point d'honneur à continuer de l'ignorer.
- « Si c'est le cas, sache que j'ai ordonné à mes disciples de ramener tous les Gryffondors dans leur tour. Tu aurais dû les voir, ces petits contents comme ils étaient. Quant aux filles de Poufsouffle, le problème est dans la consigne. Ce sont des filles. Donc j'aurais besoin de ton aide. Suis-moi. »
Il partit sur ces mots, ne regardant même pas si je le suivais, convaincu que se serait le cas. Si j'ai fini par le suivre, c'est pas pour flatter son égo, mais parce que Jen et la sœur de Noah auraient besoin de moi.
Je préfère la salle commune de Serpentard à celle de Poufsouffle. Non, en fait celle de Poufsouffle est mieux. Elle est plus accueillante. Entre la lumière verdâtre et le lac inexistants, et la présence appréciable de plantes et d'une ambiance chaleureuse, sans parler des fenêtres !, y a pas photo. Mais l'accès ! Alors que pour entrer à Serpentard il suffit de dire un mot de passe et de passer à travers un mur, à Poufsouffle, il faut…. Il faut jouer du tonneau -de ce que j'en ai compris- et ramper dans un tunnel. Je suis pas hyper fan de tunnel, mais si en plus il faut faire ramper quelqu'un de soûl. C'est un vrai calvaire.
Enfin on est arrivé dans la salle commune, j'ai été mandatée pour aller coucher les filles dans leur lit. Parce que chose étonnante que j'ai apprise ce soir, les garçons ne peuvent pas se rendre dans les dortoirs des filles et l'inverse n'est pas vrai. Je sais pas si cette info me sera utile un jour… mais au moins elle est là. Dans ma mémoire crânienne et littéraire.
Moi qui n'aime pas les contacts tactiles, j'ai été servi hier soir. J'ai eu ma dose pour au moins jusqu'à l'année prochaine. Entre Noah, sa sœur et Jen.. J'en ai jamais demandé autant.
J'allais laisser Adam s'occuper de rentrer Noah dans leur maison, sauf que Noah s'est agrippé à moi, en me suppliant de venir, du coup je suis venue.
La salle commune de Serdaigle se situe dans une tour. Et qu'est-ce que c'est long de monter jusqu'en haut ! Arrivés tout en haut, j'étais à bout de souffle, et je traînai les pieds.
- « T'as vraiment pas d'endurance, ma petite Alice. Déjà la dernière fois, pour aller à Pré-au-Lard, je t'avais fait courir, quoi ? cinq minutes, maximum, et tu étais dans un état pareil à maintenant alors que tu as monté deux ou trois escaliers seulement. »
Il se foutait clairement de moi. La dernière fois, Smith m'avait fait courir plus longtemps et cette fois, il y avait clairement eu plus de deux ou trois escaliers. J'aurais voulu lui répondre à l'aide d'une remarque cinglante, mais… j'avais vraiment pas assez de souffle pour respirer, alors absolument pas assez de souffle pour parler.
Je me contentai de lui lancer un des regards les plus noirs que j'avais en stock.
Mais comme il avait le dos tourné, il ne l'a pas vu.
Je suis arrivée à la hauteur des deux idiots qui m'attendaient devant une porte avec un heurtoir en forme d'aigle. Le battant qui commença à parler.
- « Si cela se cache, c'est pour mieux révéler.
Cela bloque autant que ça permet de passer.»
...une énigme. Pas un mot de passe, une énigme. C'est à la fois une bonne et une mauvaise chose. Bonne, parce que ce n'est pas du par cœur, mauvaise, parce que si tu n'arrives pas à résoudre l'énigme, tu restes bloqué jusqu'à ce que tu trouves.
Heureusement, j'ai vite trouvé la réponse.
- « L'énigme. »
Alors que la porte s'ouvrait, Adam me regarda avec des yeux ronds.
- « Wahou, je savais pas que t'étais forte en énigme ! Je n'ai pas eu le temps de trouver la réponse moi ! Bien joué, ma petite Alice ! »
Et il me tapota gentiment sur la tête, et j'ai eu soudain très chaud. C'était sûrement à cause du changement de température entre les couloirs et la salle commune.
Chaque salle commune met en avant les couleurs de sa maison.
À Serpentard, la lumière verte, le lac, les fauteuils noirs sculptés, la bibliothèque. À Poufsouffle, les murs couleur miel, les meubles jaunes et noirs, les fenêtres rondes et grandes, les plantes, le portrait de Helga Poufsouffle.
La salle commune de Serdaigle ne fait pas exception avec ses murs bleus, ses meubles bleus foncés, l'immense bibliothèque, la statue de Rowena Serdaigle, des rideaux bronze et un tableau noir. À quoi pouvait bien servir le tableau noir ? Aucune idée.
Je comptais retourner dans la salle commune de Serpentard, mais Noah m'a tenu la main me faisant promettre de rester comme ça jusqu'à se qu'il s'endorme. Je me suis assise sur le bord de son lit et j'ai attendu qu'il s'endorme. Ce qui n'a pas tardé.
Ses yeux clos, son expression sereine, sa respiration régulière m'ont rappelé à quel point j'étais fatiguée. Mes yeux se fermaient tous seuls et bientôt, je n'arrivais plus à les ouvrir. Et je m'endormis en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.
Ce matin quand je me suis réveillée, j'étais dans le lit de Noah et lui m'enlaçait. Autant dire que quand j'ai réalisé ça, on aurait pu faire cuire les œufs et le bacon pour le petit déj' sur mes joues.
Je me suis extraite de son étreinte et je suis descendue dans la salle commune de Serdaigle.
C'est tôt, très tôt. Mais je me suis souvenue, enfin, mon estomac plutôt, que je n'avais pas mangé depuis hier midi. Donc, il crie sur tous les tons. Ce qui n'est pas très sympa.
- « Je ne t'ai jamais demandé de faire carrière dans la musique » j'ai dit, m'adressant à mon ventre.
J'irais bien manger, mais je sais que si je sors seule de la salle commune de Serdaigle, je vais me perdre. Je ne pense pas que le déjeuner soit déjà servi. En plus j'ignore si la Grande Salle est encore remplie de gens soûls ou non.
Le mercredi 3 Novembre 1971, au cours d'Histoire de la Magie
Heureusement, Adam est descendu dans la salle commune de Serdaigle peu de temps après. Il m'a demandé ce que je faisais déjà debout. C'est mon ventre qui lui a répondu. Il a rigolé et m'a dit :
- « Je peux peut-être t'aider si ce n'est que ça. Si tu y arrives, suis-moi. »
Après avoir dit ça, il s'est levé et est parti en courant. Je l'ai poursuivi jusqu'à ce qu'il s'arrête une fois dans les sous-sols, devant un tableau représentant une corbeille de fruits. Pendant que je reprenais mon souffle, pliée en deux, Adam a repris la parole :
- « Attention ! Ce que je vais te montrer maintenant, je ne l'ai jamais montré à personne. »
- « Alors pourquoi me le montrer à moi ? » ai-je réussi à articuler, malgré mon manque de souffle « et pourquoi étais-tu obligé de courir ? »
Il a haussé les épaules.
- « Je ne sais pas, j'en ai envie. Quant à la course, vu le peu d'endurance que tu as, il va falloir que je t'entraîne. »
Il s'est ensuite retourné.
- « Je vais te dévoiler un de mes secrets les mieux garder. Regarde bien. »
Et il a commencé à chatouiller la poire qui était peinte sur le tableau. Au moment où j'allais lui dire que c'était inutile et stupide, la poire à commencer à glousser et s'est transformée en poignée de porte qu'Adam a ouvert. Il m'a invité à entrer et on s'est retrouvé dans les cuisines de Poudlard après avoir descendu une volée d'escaliers. Les plats sont préparés par une centaine d'Elfes de Maison qui ont eu l'air ravi de nous donné toute la nourriture qu'on voulait. J'ai d'abord été gênée par toute cette attention, puis je me suis détendue et ai commencé à m'empiffrer. Du coin de l' œil j'ai vu Adam qui m'observait un sourire imbécile collé sur le visage.
- « Qu'est-ce que tu as à me regarder comme ça ? » je lui ai demandé.
- « Rien, rien, je me disais juste que tu étais mignonne quand tu mangeais. » a-t-il répondu avec désinvolture.
Sa réponse m'a prise de court et j'ai senti mes joues devenir brûlantes avant de détourner les yeux. Personne ne m'avait jamais dit quelque chose comme ça Adam a rigolé :
- « J'ai réussis à faire rougir Alice Avery ! »
Et il me tapota sur la tête. J'étais mortifiée. Je ne savais pas quoi répondre, alors je me suis tu.
J'ai posé la première question qui me passait par la tête pour outrepasser ce moment gênant.
- « On ne devrait pas aller en cours ? »
- « Ma petite Alice, tu n'es vraiment pas drôle. Mais, reprit-il, je ne pense pas, vu l'état de la Grande Salle actuellement. »
J'ai passé toute la journée à absolument rien faire avec l'aide appréciée d'Adam. Fabian nous a rejoint plus tard, avec un mal de crâne à se le briser contre un mur d'après ses dires et avec son frère qui s'il n'a pas été content de me voir, s'est simplement contenté de m'ignorer.
Malgré ce dernier point un peu moins génial, ce fut une journée très sympathique.
Alors, bien ? nul? à mourir ? sur une échelle de bleu à rouge ?
Bref, j'espère que ça vous a plu, le prochain chapitre devrait sortir dans plus ou moins trois semaines (désolée j'ai pas mon agenda, il est à l'autre bout de la pièce).
D'ici là, portez-vous bien et n'hésitez pas à m'écrire des reviews si l'envie vous prend.
Aurefouère !
