Salut les loulous ! je me suis dit que ce serait sympa de vous publier encore un chapitre avant la fin de l'année! Comment je suis trop sympa ! Bon sur ce, bonne lecture !
Chapitre 6 – Confrontations et Punition
Le vendredi 5 Novembre 1971, dans un cachot
J'étais tranquillement en train de ne rien faire en retenue comme d'habitude, et cette fois je devais nettoyer un cachot, quand j'ai entendu la porte du cachot se fermer derrière moi. Je me suis retournée et j'ai compris que ce qui allait se passer ne serait pas dans mon intérêt. Ils étaient quatre. Dont Aureus à leur tête. Mais si, Aureus, mon cher demi-frère. Celui-là même qui m'avait promis de me punir dans le train pour mon audace. Celui-là même qui venait exécuter sa sentence.
- « Alors, Nini, tu as crû que j'avais oublié ce qui s'est passé dans le train ? Tu as crû que tu pouvais te soustraire à mon règne ? Tu n'es qu'une esclave à mon service, souviens t'en. Et tu sais ce qu'on fait à un esclave qui désobéit ? … Non ? Allons, Nini quelle mauvaise fille tu es. Va-t-il falloir que je reprenne ton éducation depuis le début ? ...c'est bien ce qu'il me semblait… Oh, et inutile de crier ou d'appeler à l'aide. Tu n'auras ni l'aide de Rusard, ni l'aide de tes ''amis'', comme tu dois sûrement les appeler. Tu peux en être sûre, Nini. Cette fois, tu es seule, Nini. Comme toujours, en fait. Parce que personne ne se préoccupe de toi. Tu n'es rien. Qu'une tache. Une souillure pour la famille Avery. Viens là que je te nettoie Nini, viens là que je nettoie la tache que tu es. »
Je ne tentai rien, ne me débattis pas. Je n'en avais ni la force, ni l'envie. Des bras me saisirent les épaules. Je ne réagis pas. Une baguette s'enfonça entre mes omoplates. Je ne bougeai pas. Je ne me sentais ni mal, ni bien. Ni heureuse, ni triste, ni en colère… rien. Je ne veux rien. Je ne suis rien. Juste une tache, une souillure. Une souillure qui attend d'être nettoyée.
Aureus sortit Sang de la poche de sa robe. La lame pourpre avait été aiguisée à souhait.
Il me fit tendre le bras droit et enfonça lentement le poignard dans mon avant-bras, juste en dessous du poignet, à côté de la veine. Sang était froide, froide dans mon corps chaud. Je sentais sa morsure passer dans tout mon bras. Je ne tressaillis même pas. De toutes façons, Aureus déteste que je fasse le moindre son, le moindre mouvement, alors pourquoi tenter ?
Lorsqu'il jugea que la coupure était assez longue, il retira Sang et la replanta plus loin, dans le creux du coude. Puis dans mon épaule, puis dans mon avant-bras gauche, puis au niveau de l'aisselle. Lorsqu'il en eut assez d'ouvrir mes bras, il s'attaqua à mon dos. Puis mes jambes. Au bout d'une éternité, son jugement pris fin. Ses sbires me lâchèrent et je me suis laissé tomber au sol.
Et je n'ai pas bougé depuis. Je n'en ai ni la force, ni l'envie. Je me sens…je ne ressens rien. Je ne veux plus rien. Je ne suis rien. Juste une tache, une souillure. Une souillure qui a été purifiée l'espace d'un instant.
Le jeudi 11 Novembre 1971, dans le bureau du directeur
Nous y revoilà. Pourquoi je me trouve de nouveau dans Ce bureau. Je n'en sais rien et je ne sais pas si je veux le savoir. Pendant que j'étais en retenue ce soir, Rusard est venu, McGonagall sur ses talons. J'ai presque été surprise en train de ne rien faire. Mais heureusement non. McGonagall m' a demandé de la suivre. Et elle m'a amené jusqu'ici. Et est repartie.
Le vendredi 12 Novembre 1971, dans la salle commune
Puis McGonagall est revenue avec Slughorn, Flitwick ainsi que Chourave. À ce moment-là, je me suis que si il y avait les quatre directeurs des maisons plus celui de l'école, j'avais dû faire quelque chose de réellement grave. On a attendu les cinq dans un silence pesant, puis finalement le directeur a daigné faire son entrée. J'ai déjà dit qu'il me donne la chair de poule ? Ses yeux surtout. Ils sont beaucoup trop… trop partout. Trop à l'intérieur. Trop perçant.
- « Bonsoir, Alice. »
- « Bonsoir Al- directeur. »
Il l'avait de nouveau fait. Qu'il joue avec ce genre de choses ne me plaît pas du tout. Et à cause de ça, je me suis jurée que quoi qu'il se passe, je n'aiderai pas à faire avancer les choses dans la direction qu'il souhaitait, quelles que soient les choses ou la direction d'ailleurs.
- « Puis-je savoir où étais-tu le soir d'Halloween ? »
Alors là, c'était le pompon. Il me croyait responsable de la farce des têtes à claques ? Ou alors il s'attendait à ce que je balance des noms ? Et bah, il pouvait aller voir dans une autre dimension si j'étais plus coopérative là-bas.
- « J'étais là où on m'a envoyée Monsieur. En retenue, » précisai-je, prenant soin de lancer à McGonagall un coup d'œil et elle se gratta le cou. Alors comme ça elle était mal à l'aise ? Dommage pour elle parce que c'était que le début.
- « Et te souviens-tu ce qu'il s'est passé cette nuit là ? »
- « Que voulez-vous dire, Professeur ? Je me souviens très bien de ma retenue si c'est de ça que vous voulez parler. Comme des précédentes et de celles qui lui ont succédé. »
Slughorn se racla la gorge. Flitwick changeait constamment la jambe sur laquelle il s'appuyait, les démangeaisons au cou de McGonagall s'intensifièrent et les yeux de Chourave se posait sur tout, sauf sur moi ou Dumbledore. Une bouffée de bonheur gonflait dans ma poitrine. Seul le directeur semblait imperturbable. Donc l'inquisition continua.
- « Ce n'est pas réellement de ça que je demandais. Ce que je demandais, c'est si tu te souviens ce qu'il s'est passé après. »
- « Je ne vois pas de quoi vous voulez parler professeur. »
- « En es-tu bien sûre ? »demanda d'une voix un poil plus sèche le directeur.
Même s'il restait calme en apparence, je commençais à l'agacer.
- « Oui Monsieur.» dis-je tout en affichant un air innocent. « Je peux partir maintenant ? »
Le directeur fronça ses sourcils.
- « Je vais aller droit au but. Es-tu responsable de cet incident ? »
Je répondis du tac au tac.
- « Quel incident ? »
- « Sais-tu qui est responsable ? »
Il ne m'écoutait pas ou il le faisait exprès ? Je n'aime pas mentir, mais je ne lui dirai jamais rien.
- « Sais-tu son nom ? »
- « Quel nom, Monsieur ? »
Je continuais à jouer l'innocente et lui continuait à ne pas me croire.
- « Adam Smith !»
Le directeur haussa la voix pour la première fois. Cette conversation n'allait pas aussi bien que ce qu'il avait espéré. Et il tenait déjà son coupable. Même si cette fois, le coupable était innocent.
- « Qu'est-ce qu'Adam Smith a à voir avec cette entrevue ? »
- « Tu sais parfaitement ce qu'il en est pas vrai, Alice ? Tu es une jeune fille intelligente et tu as sûrement dû te rendre compte qu'Adam Smith n'est pas le genre d'élève assez sage pour être innocent en ce qui concerne une farce et surtout celle d'Halloween ! »
- « Je peux vous assurer que s'il y a eu une farce à Halloween, ce n'était en tout cas pas la faute de Smith. Et je vous prie d'arrêter de m'appeler par mon prénom.»
- « Regarde-moi dans les yeux Alice, et dis-moi que ce n'est pas Smith ! »
Je consentis à sa demande. Grave erreur ! J'ai plongé mes yeux dans les siens et mon malaise à son égard s'est accru. Je l'ai senti partout en moi, dans ma tête je précise. Je l'ai senti se faufiler dans mon esprit comme une limace dans un trou. Je l'ai senti me vriller la tête, défonçant tout sur son passage. J'avais beau essayer de le saisir et de le jeter dehors, je n'y arrivais pas. Il me glissait à chaque fois entre les… les méninges ? Peu importe il était impossible d'éjecter le directeur de ma tête. C'est ainsi qu'il mit la main sur l'info qui l'intéressait, la réelle vérité.
Il sortit enfin de ma tête, un sourire en coin et totalement calme. Il me remercia pour ma coopération et me renvoya dans la salle commune de Serpentard.
Bon sang ! Je suis si faible, je n'ai pas pu lui résister ne serait-ce qu'une seconde ! J'ai mal à la tête, j'ai mal dans tout mon corps, j'ai mal à mon ego. Il m'a souillée plus que je ne le suis habituellement.
Je n'arrive pas à dormir. Cette histoire me tourne dans la tête. Je ne suis rien qu'une traître ! Rien qu'une souillure.
Je suis si faible… je ne veux pas qu'il rentre dans ma tête à nouveau. Je ne veux pas que quiconque rentre dans ma tête ! Il faut absolument que je trouve une moyen pour fermer mon esprit à tout intrusion, le plus tôt sera le mieux.
Un petit tour à la bibliothèque s'impose. Enfin… dès qu'elle aura ouverte.
Le samedi 13 Novembre 1971, dans la bibliothèque
eh bah, je suis pas dans la bouse de dragon. Les livres sur l'occlumencie se trouvent apparemment dans la réserve. Or, je ne peux pas y entrer sans autorisation. Ce que c'est rageant ! Les petits livres sont là tout chauds, à portée de main, mais non, en fait c'était un piège ! Je ne peux pas les lire ! Ça me gave ! Il va me falloir passer par dessus le règlement. Et je sais à qui m'adresser. Je suis assez intelligente pour me rendre compte qu'il n'est pas assez sage..
Voilà le chapitre qui conclut cette année 2018 ! Alors oui, depuis cet été j'ai plus rien sorti, mais euh... J'avais perdu le code de mon compte et je m'étais fracturé la motivation. Donc non je n'arrête pas au plein début même si j'ai fait une énorme pause. D'ailleurs ma résolution pour l'année prochaine c'est de publier plus de chapitres que cette année !
Aller bise et à l'année prochaine les loulous !
