Chapitre 6 :
Point de vue de Swap Papyrus :
Allonger dans son lit le grand squelette regardé le plafond. Les lumières des illuminations de Snowdin éclairé faiblement sa chambre. La fenêtre ouverte aspirait la fumée de sa cigarette faisant décrire à celle-ci des volutes harmonieuses. Il repensait à Red, comment il s'était figé devant son téléphone plutôt dans la forêt, a son collier pour chien où il avait réussi à lire le nom du petit squelette gravé. Les différentes marques qu'il avait remarquées sur ses os. Papyrus se demandait s'il n'avait pas renvoyé le squelette chez le diable alors que celui-ci avait réussi à s'échapper. Une pointe de culpabilité le traversa. Il se questionnait également sur « Boss », ce « lui » de cet autre monde, il avait l'air d'avoir une étrange relation avec Red, il était très curieux de savoir à quoi pouvait ressembler son double. Un soupir lui échappa dissipant la fumer. S'il s'inquiète et qu'en plus il était curieux, il avait toutes les raisons d'aller explore cet univers alternatif, et comme cela, il pourrait peut-être comprendre l'attitude de Red. Il sourit, content d'avoir pris une résolution. Il posa son mégot dans le cendrier en bas du matelas et ferma ses orbites pour se laisser prendre par le sommeil. Mais une sensation désagréable le maintien réveiller, il avait senti de la magie aux alentours du portail. Si un monstre de l'autre timeline, c'était faufilé chez eux, il fallait qu'il parte l'arrêter. Un nouveau soupir disparut.
Il se matérialisa juste devant le portail, la neige fouetter ses os. En effet, un monstre avait bien franchi la barrière, mais il n'était autre que Red, qui se relevait difficilement. Il allait prendre appui sur sa jambe gauche, mais celle-ci ne le supporta pas, un jappement de douleur lui échappa avant qu'il ne retombe évanouis dans la neige au pied du grand squelette. Celui-ci s'était figé devant l'état de Red, comment ? Alors qu'il était en pleine forme il y a quelques heures, comment pouvait-il le retrouver dans cet état ? Dans tous les cas, le squelette avait besoin de soin d'urgence. Papyrus ramassa le petit squelette, le tenant fermement contre lui. Il sentit combien ses PV étaient bas. Un grognement lui échappa, il se téléporta directement dans son salon. La pièce était plongée dans l'obscurité. Il installa le blessé sur le canapé vert et se résigna a allumé la lumière. Malgré sa gêne, il déshabilla précautionneusement le squelette ne lui laissant qu'un boxeur. Celui-ci geignait de douleur. Papyrus laissa échapper un autre grondement en voyant l'état de Red. Une cote en miette, le crâne en partie fêlais. Même son fémur, l'os le plus solide d'un squelette, était barrés d'une grande fissure. Pas étonnant qu'il n'est pas tenu debout plus tôt. Un soupir grave lui échappa, il s'assit sur la table basse en face du sofa usé. Sans réfléchir plus, il posa une main sur son crâne en activant sa magie de soin.
L'avantage ou le désavantage de la magie de soin, était qu'elle obligeait le soigneur à connaître de l'état de la santé mentale de celui qu'elle soignait. Cela se manifestait par une scène mentale. En cet instant, Papyrus voyait dans l'esprit du petit squelette. Celui-ci n'était qu'une esquisse, quelques traits noirs, il était tenu par son collier tiré vers le haut part une laisse. Ses pieds ne touchaient qu'à peine le sol. Son corps traversé d'os noir et rouge. Cette image était une représentation aussi bien de ses douleurs physiques que moral. Papyrus s'approcha de l'esquisse mentale, il l'attrapa, pour la surélever, qu'elle cesse de suffoquer, de l'autre main, il arracha les os qui le transperçaient. La tache était difficile car le petit squelette cherché à lui échapper, ne voulant pas se laisser soigner. Mais il était bien trop faible et Papyrus le soigna bon gré mal gré. Il tenta ensuite de briser la laisse qui retenait l'image mentale, mais cette fois-ci le petit squelette le repoussa hors de son esprit avec violence. Papyrus se réveilla de sa transe, il tremblait dû à l'effort magique qu'il avait dû fournir et au rejet violent du petit squelette. D'ailleurs, celui-ci se relevait dans le canapé, tenant son crâne d'une main et l'autre serré sur le collier de cuir rouge. Un tremblement le secouait, pensant qu'il pleurait le grand squelette voulus posait une main sur son épaule en signe de soutien. Le petit squelette se figea sous le contact.
- B-Boss, je peux t'expliquer, je t-te jure que je ne pleurais pas... Commença-t-il ?
C'est alors qu'il remarqua le sweat orange et l'odeur de tabac, ce n'était pas le Boss qui avait posé sa main sur son épaule. Mais l'autre Papyrus, ce n'était donc pas son frère qui l'avait soigné. Et cette fois-ci, les larmes dévalèrent le long de ses joues squelettiques. Ses sanglots furent interrompus par la voix glacial du grand squelette.
- C'est ton frère qui t'a fait ça...
Ce n'étais pas une question, juste une constatation. Le squelette ne répliqua rien, parce que ouais, c'est lui qu'il lui a fait ça, mais d'une certaine manière, il le méritait, il l'avait abandonné le premier. Ses phalanges serré sont collier...
- C'est de ma faute, je n'avais pas car, être plus fort, dit-il la voix rauque.
Le grand Papyrus souleva une arcade sceptique, un éclair de colère brillait encore dans ses pupilles. Il ne pouvait imaginer que quel qu'un puisse faire ça à son propre frère. Cet univers alternatif était décidément bien inquiétant. Il aurait voulu parler à Red de la scène qui s'était jouer dans son esprit plutôt, mais ce n'était pas le moment. Le grand squelette se leva, en grognant, la colonne raidis à force d'avoir été voûté. Il attrapa son paquet de cigarette dans le poche arrière de son bermuda et en alluma une. Il soupira, soulagé par les effets relaxants de la nicotine. Le petit squelette fixait le vide, la main toujours serre sur le cuir rouge, une pique s'enfonçant entre ses phalanges. Le grand squelette attrapa un plaide qui traîner par terre le lança sur le canapé. Ce qui fit réagir le petit squelette, lançant des regards interrogatifs au plus grand.
- Reste te reposer. Lui dit celui-ci, tout en inspirant la fumer grise. J'ai quelques affaires a réglé, je reviens vite. Il y a quelques trucs dans le frigo hésite pas à te servir.
Le grand squelette se dirigea vers la porte, avant d'en franchir le pas, il lança un dernier regard au squelette rouge avant de disparaître. Red s'enroula dans la couverture, cela fessant longtemps qu'il ne s'était pas senti aussi calme. Les larmes coulaient encore sur son crâne, lent et silencieuses. Il ferma les orbites, cherchant à se détendre, trouver le sommeil. Il repensa à l'intrusion du squelette dans son esprit, c'était gênant que cette autre Papyrus est vus ce qui se passait dans sa tête, mais il lui était reconnaissant de ne pas avoir abordé le sujet… Comment il l'avait pris dans ses bras pour lui permettre de respirer. Cette sensation libératrice avec un fond de culpabilité. Il inspira profondément. Odeur de fumée. Il tomba dans les bras de Morphée.
