Chapitre 8
Point de vue de Fell Sans
Un cauchemar poursuivait le petit squelette, des sensations diffuse, froide sans réel sens. Un bruit retentit, un bruit désagréable, répétitif, il mit un moment à associer ce son a la sensation qu'on lui secouait l'épaule. Il se réveilla en grondant. Le petit Blue le regardait un large sourire aux dents.
- Bonjour Red, tu es revenu, c'est super ! J'ai fait le petit-déjeuner, tu voudrais quoi, on a…
La suite du monologue du petit squelette échappa à l'esprit embrumé de Red, qui se contentait de le regarder s'agiter. Il se releva et gémit en entendant sa colonne fourbue craquer, il s'étira rapidement pour chasser d'éventuels claquements et les restes du sommeil. Jetant un coup d'œil à la pièce, il aperçut ces vêtements plier sur la table basse. Baissant les orbites, il constate en effet qu'il ne portait que son boxer. Donc le grand squelette l'avait retrouvé, porter jusqu'ici, déshabillait et soignait. Il se sentit furieusement rougir. La reconnaissance était un sentiment qu'il n'expérimentait pas souvent. Une petite tape le ramena à lui.
- Alors tu prendras quoi ? Pépia Blue.
- Eh... Est-ce que tu as de la moutarde ?
Blue leva une arcade étonnée, mais il ne se départit qu'à peine de son sourire.
- Heu, je ne sais pas, hésita-t-il, attend, je vais voir !
Il regarda le petit squelette partir dans la cuisine, puis avisa ses vêtements. Il se leva du sofa en ronchonnant, il était étonnamment confortable ce canapé. Il attrapa son T-shirt écoutant distraitement Sans farfouiller dans les placards. Il passa prestement ses fringues, les piques dorés de son collier lui griffant les phalanges quand il mit sa capuche en place. Hum. Un cri de victoire lui parvint de la cuisine.
- J'ai ! Red on a de la moutarde !
- Cool merci gars.
Le petit squelette se frotta l'os du nez l'air fier de lui. Red le rejoignit dans la cuisine, ou Blue préparé différente tartine. Une avec du miel, une avec de la confiture et tout en lançant un regard à Red, sur une de la moutarde. Il se saisit ensuite du jus de fruit et s'en servit un verre, il attrapa la cafetière fumante et remplit une tasse, Red lui en demanda une également. Installer sur le canapé, le plateau contenant leur déjeuner sur la table basse, le jeune squelette demandât.
- Quand es-tu revenue ?
- Euh... Hier soir, en fait, je me suis rendu compte que j'avais oublié quelque chose... Commença Red
- Quoi, quoi ?
- De vous remercier dit le squelette avec un clin d'orbite. Qui déclenchèrent les rires du petit hôte ?
Lui aussi sourit, satisfait d'avoir réussi à détourner l'attention du petit squelette. L'atmosphère joyeuse du salon lui fessait oubliais sa nuit. Une porte grinça, des pas traînants se firent entendre.
- Ce n'est pas trop tôt Papyrus, rouspéta Blue, descend vite ton café refroidi.
Le grand squelette descendait les escaliers, voûtait, vêtue seulement d'un marcel et d'un jogging lâche. D'ailleurs, le squelette se prit le pied dans le vêtement trop grand et finis de descendre les marches sur le crâne. Le bruit de son occiput contre les marches ressemblait à s'y méprendre à celui d'une baguette sur un xylophone. Red et Blue se regardèrent et éclatèrent de rire. Normalement, Blue se serrait précipitait sur son frère pour lui venir en aide ; mais il était bien trop occupé à se tenir les côtes. Papyrus se releva sonner, un regard de reproche pour les deux petits squelettes hilares, mais le rire contagieux ne le laissa pas longtemps de marbre. Il s'installa prestement sur le vieux canapé tout en tâtant son crâne endolori. Il attrapa de l'autre la tasse de café et la tartine de miel. Red l'observait en coin, les cernes qui ombraient ces orbites vide, et une légère odeur de fumer l'entourait. Il n'avait pas dû beaucoup dormir par sa faute.
- Alors Red, t'as récupéré ? Questionna le grand squelette.
- Ouais... Et j'ai pu remercier Blue pour son accueil. Dis le squelette un peu trop enthousiaste.
Papyrus comprit toute suite qu'il n'avait rien dit des événements de la veille au petit squelette bleu. C'était compréhensible. Il changea donc de sujet.
- Oh, mais tu peux rester aussi longtemps que tu le souhaites, tant que le canapé te convient.
Red laissa échapper un rire grave, qui n'était ni vraiment un rejet ni une acceptation. Le Fell Sans mangea en silence sa tartine, appréciant le goût fort de la moutarde. Les frères se disputaient gentiment au sujet d'une chaussette apparemment. Après cinq minutes, le squelette en Marcel remonta et les deux Sans entreprirent de faire la vaisselle, l'un dans une vraie volonté de propreté et l'autre par habitude. Le squelette orange refit son apparition enfilant une paire de basket usée qui traînait dans l'entrée.
-Blue, tu parsquandà ton entraînement ?
- Dans une heure ! Répondit dans l'instant le petit en bleu.
- OK, confirma son frère, Red ça te dis de faire le tour de ronde avec moi ?
Ils avaient des choses à se dire, mieux valait régler ça au plus vite, songea Red, avant qu'il ne retourne dans son monde. Il sentit une goutte de sueur descendre sa colonne à l'idée de revoir le Boss. Il lorgna sur ces pompes posées dans l'entrée.
- Ouais, lâcha-il.
Et comme la veille, ils quittèrent la maison ensemble.
Ils marchèrent à nouveau en silence comme la veille, jusqu'au poste de sentinelle, Fell Sans se dit qu'il avait le même poste dans son monde, il avait décidément beaucoup de point commun avec le grand squelette. Celui ci s'adossa au cabanon, saisit une clope dans un paquet, l'allumant d'une étincelle magique. Il tira une grande bouffé de fumée goudronnée. Avant d'expiré bruyamment. Fell Sans l'observer dans l'expectative. Papyrus lui tendis la clope, le petit squelette la saisit pour tirer une latte. Il ne fumait pas beaucoup, mais ça lui arrivait, il rendit sa clope au grand squelette, et s'amusa à dessiner un crâne dans la fumer expirait, un petit tour que lui avait appris son frère il y a quelques années. Papyrus eut un petit sourir en le voyant faire. Le calme régnait entre eux, mais le grand squelette cassa l'illusion.
- T'a pas dit à mon frère pourquoi t'es revenus ?
- Non. Répondis froidement Red.
- Hum, pourquoi ?
Red dévisagea vivement le grand squelette, ça lui paraît évident.
- Bah, ce n'est pas des choses qui se disent.
Le grand squelette soupira.
- Je suis passé voir comment c'était chez toi. Avoua-t-il.
Le petit squelette se figea, qu'avait-il vus, que pensait-il de son univers, que pensait-il de lui après avoir vu ça.
- T'as apprécié la visite, j'espère ? C'est un endroit plein de vie et très chaleureux, ironisât Fell Sans.
- J'ai vu le débarras à côté de la maison. J'ai vu ton frère. Dit sobrement le grand squelette
Red ne répondit rien, Papyrus expira un nuage gris, finalement un rire grave échappa aux dents du squelette d'underfell.
- T'as pensé à ramener la laisse ?
- Tu ne risques pas de la revoir avant un moment, souffla le grand détendu.
Red sentit la sueur coulait sur son front.
- Qu'est-ce que t'as fait ?
Papyrus a juste haussé les épaules, ça ne sentait pas bon, une peur panique envahit Red.
- Merde, merde, merde ! QU'EST-CE QUE T'EN AS FAIT ? Hurla le petit squelette, en commencent à tourner en rond se tenant la tête entre les mains. Si Boss s'aperçoit qu'elle a disparu, je vais passer un sale quart d'heure...
- T'inquiètes, il ne s'en rendra pas compte.
Red lui jeta un regard en biais, mais Papyrus l'ignora.
- Explique-moi plutôt ce que j'ai vu.
Un soupir épuisé échappa au petit squelette, ça panique rodant encore dans sa moelle, la mémoire à vif. Chez lui, on n'est pas du genre à raconter sa vie, mais ici, c'est différent. Alors pourquoi pas ?
- C'est de ma faute... Je n'étais pas assez fort, lâcha-t-il platement.
Ces mots se perdaient dans la neige autour d'eux, Papyrus ne dit rien, écoutant, attendant que le petit squelette se confie. Au bout d'une grosse minute...
- Ce jour-là, je n'ai pas fait gaffe, je me suis laissé avoir comme un bleu. Ce gamin m'a bien amoché, j'allais grever, mais Pa… Papyrus m'a sauvé… … Il m'a dit que je n'étais pas assez fort, que j'étais un bon à rien. Il a raison, si j'avais tout de suite buté le mioche… Il n'aurait pas a s'inquiète pour moi.
Le grand squelette orange laissa tomber son mégot dans la poudreuse, il ne s'était pas trompé. Sans se faisais battre par son frère, vivais dans un monde de cauchemars et il pensait que tout cela été de sa faute. Il ne voyait qu'un seul moyen de remédier à tout ça.
- Bien alors devint plus fort.
- Hein !
- T'as bien dit qu'il pensait que tu étais faible, non ? Alors prouve lui que tu es fort et il cessera de te martyriser. Expliqua calmement le grand squelette.
Red s'était étouffer, lui plus fort que le Boss ? Mais ce Papyrus est fou.
- Tu veux que je frappe le Boss ?
- Ouais
Le petit squelette éclata de rire.
- Tu n'es pas sérieux ?
Des pupilles orangés flamboyèrent dans les orbites noires du squelette.
- On sait bien tous les deux que les LOVE ne sont pas la seule chose qui compte.
La force de Papyrus s'accrut tout à coup, ses pouvoirs de Boss Monster éveiller.
- L'autre jour, tu blâmais mon manque d'entrain, mais aujourd'hui je suis chaud pour une bonne séance d'entraînement. Ça te dit ?
C'était pour Papyrus, le meilleur moyen que le petit squelette reprenne confiance en lui. De plus, cela le rendra plus fort pour faire face au monde qu'il devra tôt ou tard retrouver. Red recula de quelque pas, intimidé. Ce squelette qui ressemblait tant à son frère voulait l'aider, voulais l'entraîner. Il s'était toujours entraîné seul. Bizarrement, son anxiété vira rapidement à l'excitation, c'était rare qu'il puisse se battre dans autre chose qu'un combat à mort. Il invoqua d'un claquement de phalange, des os acérés.
- Tu es sûr de toi, je ne sais pas retenir mes coups.
Un sourire tranquille apparu sur le crâne de Papyrus nullement impressionné. Pour toute réponse, il se jeta sur le sac d'os. Celui-ci esquiva tout en envoyant ses projectiles, ce fut son tour d'esquiver. Leur combat était au final plus des attaques à distance et du jeu d'esquive. Ils tournèrent et se malmenèrent ainsi pendant un moment. Fell Sans manquer d'endurance, m'étant beaucoup de puissance magique dans ces attaques. Papyrus commença à avoir du mal à esquiver les attaques particulièrement agressives du petit squelette. Les égratignures s'accumulaient pour les deux squelettes, Fell Sans se sentait épuisé, contrarié de ne pas arriver à le toucher, mais il se surprit à sourire. Ça fessait longtemps qu'il ne s'était pas autant amusé, il rit face au grand squelette qui lui envoyait une attaque d'os particulièrement difficile à éviter, la pupille brillant d'un éclat sanglant le petit squelette donna tout ce qu'il avait dans une dernière attaque.
- Si tu arrives à esquiver celle-là, t'as gagné. Provoqua le petit squelette
- Je t'attends.
Papyrus haletait, de la sueur couvrait son front blanc. Sur ces gardes, il restait attentif au plus infime mouvement. Soudainement, Fell Sans le téléportât, déstabilisait, le grand squelette se retrouvas nez à nez avec un Gaster blaster, il l'évita de justesse, distrait, il ne fit pas attention au petit squelette derrière lui, qui l'allongea avec un bête croque en jambe. Le dos dans la poudreuse le grand squelette accepter sa défaite, la neige fraîche lui fessait du bien. Le petit squelette, sous cet angle paraissait immense. Avec comme toujours un énorme sourire.
- C'est une victoire, s'exclama Red enhardit.
- Demain, je veux ma revanche, grogna le grand squelette faussement mécontent.
Le petit squelette compris que se serrait leur manière de s'entraîner, il ne le dit pas, mais cela lui faisait plaisir.
- Ouais, pas de problème.
Il tendit sa main au grand squelette, le grand la saisit, se relevant sans difficulté. Il serra la main, comme pour passer un accord, le terme était implicite mais simple : « Tu peux rester, t'entraîner, jusqu'à ce que tu sois prêt. » Le grand squelette sourie sincèrement content, le plus petit s'éloigna légèrement rouge. Ils rentrèrent à la maison en bois, discutant en chemin des attaques de l'un et de l'autre.
