Titre : La Maison de l'Horreur
Auteur : Baby Dracky !
Avertissement : Cette fic est classée PG-13, je pense que c'est un rating assez satisfaisant ! Donc, si vous n'aimez pas les histoires où Drago et Harry partagent plus qu'une haine farouche l'un envers l'autre, je vous déconseille fortement de lire l'histoire qui suit !
Disclaimer : L'œuvre « Harry Potter » est la propriété exclusive de Mme J.K.Rowling, de même que tous les personnages et tous les termes spécifiques appartenant à cet univers !
Résum : Romance Harry/Drago! Que se passe-t-il lorsque Harry et Drago se retrouvent « prisonniers » d'un Train Fantôme version sorcier ?
Note de l'auteur : J'aime énormément le personnage de Drago Malefoy, et j'ai un petit faible aussi pour Harry Potter… Alors…
Bonsoir à tous !!!!
Comme promis, vous n'aurez pas eu à attendre trop longtemps pour ce nouveau chapitre de LMDLH !!! Comme toujours je n'ai pas eu beaucoup de temps de mon côté pour l'écrire, mais j'aurai fait de mon mieux ! A vous de me dire ce que vous en aurez pens !!!
Je tenais vraiment à remercier toutes les personnes qui ont « review » le chapitre précédent, qui était quelque peu différent de ce que je fais d'habitude ! C'est gentil, et ça m'a fait très plaisir !!!!
Bon, je n'ai pas grand chose à dire cette fois-ci, à part que je suis complètement tomber amoureuse du Chat Potté dans Schreck II… Je veux le même à la maison !!!!
Margarita6 : Coucou toi !!! Comment vas-tu ??? Je suis contente de voir que tu es toujours là et que tu apprécies toujours cette fic !!! Merci de me soutenir ! C'est super gentil de ta part ! Bisous tout plein !!!! A bientôt !
Caroline Black : Coucou toi !!! Toujours là pour trouver les mots justes ! Tu sais que tu me remontes vraiment le moral avec tes reviews ? Je ne me rends absolument pas compte de l'évolution de mon écriture, et il est très rare que je relise d'anciens chapitres… Mais c'est vrai que ça doit être plus flagrant pour vous… En tout cas, je suis contente de savoir que tu aimes l'évolution de mon écriture ! ;) H ! Je dors jamais les fesses à l'air !!! Même durant la canicule l'année dernière, je dormais enroulée dans ma grosse couette !! Je suis super frileuse !!! Bisous tout plein et merci beaucoup !!!! A bientôt !
Onarluca : Merci beaucoup ma grande ! J'espère que ce nouveau chapitre te plaira ! ;)
Elenaure : Contente que tu aies aim ! Ca me fait toujours plaisir de lire des reviews aussi gentilles que la tienne ! Ah, on commencerait à préférer LMDLH à UPBAB ? Eh bien, UPBAB garde une place privilégiée dans mon cœur car c'est ma toute première fic du genre, et c'est vraiment elle qui m'a donné le goût de l'écriture ! Mais l'écriture de LMDLH est très plaisante car j'y ai pris énormément de libertés !
Paradise Nightwish : Je n'ai aucun soucis avec les vierges… Bien au contraire ! ;)
Mel-Imoen : Contente que le chapitre précédent t'ait plu ! C'est vrai que je fais rarement dans le Harlequin, mais des fois, ça ne fait pas de mal !!! J'espère que tu as eu l'occasion d'aller voir Spiderman 2, il est vraiment très bien ! Le regard bovin ? Y'a que ça de vrai ! ;)
Frite12 : Coucou !!! Bien sûr que ce que me disent les gens me touche !!! C'est pas tous les jours qu'on me dit des choses comme ça !!! Je suis heureuse de voir que le chapitre précédent t'a autant plu ! J'avais peur que ça passe mal… Mais après tout, j'en avais vraiment envie de ce chapitre, alors… ## Arrête, tu me gâtes trop !!! C'est moi qui ai de la chance d'avoir des « reviewers » tels que toi !!! Bisous tout sucrés ma belle !
Dodie-ange : Eh bien, eh bien… Je ne suis pas analphabète tout de même !!! ! Ah ! Eh oui… Le choc ! Je parlais bien du « Harlequin » le plus célèbre !!!
« Vas-tu nous faire l'incarnation de la tentation sous toutes ses formes pécheresse derrière cette énième porte ? » Oh, on cherche à lire dans mes pensées ??? Je crois que tu ne vas pas être déçue par le chapitre à venir !!! ;) Tu me diras !
Yuna7777777 : Salut toi !!! Toujours heureuse de lire de nouvelles personnes ! C'est très gentil à toi de t'être penchée sur mes fics, mais surtout de me laisser des reviews ! Ca fait toujours plaisir ! Contente que tu aimes ! ;) Concernant « Au placard ! », c'est au tour de NICOLINA d'écrire le nouveau chapitre, elle m'a dit qu'elle l'avait bien commencé, mais elle est quelque peu débordée ces temps-ci… Mais ne te fais pas de soucis, ça viendra ! A bientôt !
Emichou : Eh oui… Les parents… Ils peuvent pas comprendre, c'est bien connu… ;) C'est vrai qu'être un perso de fic, ça ne me déplairait pas des fois, ou même des persos de romans… Mais, il faut faire avec ce que l'on a… C'est-à-dire, nos rêves ! TT Tu sais, les études ça n'est pas difficile du moment que tu fais quelque chose qui te plait ! J'ai surtout étudiée les langues slaves, et je bosse actuellement sur ma thèse de littérature fantastique dans les Balkans. Voilà. Je suis d'accord avec toi, Peter Parker est super attendrissant dans le film ! Moi aussi je lui aurais bien sa fête… Pardon, je m'égare !
Flore : Tu me tueras un jour… Il fait pas deux pages, mais six !!! Et voici le nouveau chapitre… beaucoup plus long !!! J'espère que tu aimeras !!! Bisous tout plein, et je te dis à très bientôt !!!! ;)
Okami-chan : Salut toi !!! Contente que les chapitres précédents t'aient plu ! ;) Comme toujours tu me complimentes trop… J'espère que ce nouveau chapitre ne te décevra pas !!! Avec un Harry plus pervers que jamais !!!
Mirrabella : Contente que la fic te plaise !!! C'set vrai que c'est pas tous les jours qu'on peut voir un Harry aussi entreprenant et pervers…
Eowyn Malefoy : Contente que le chapitre précédent t'ait plu ! La petite surprise ??? Promis, je vous le dis vendredi prochain ! J'espère qu'elle fera des heureux…
Myncat : Merci de ta gentille review ! J'espère que ce nouveau chapitre te plaira !
Sarah Levana : Désolée pour ton PC… J'espère que ça aura pu s'arranger ! En tout cas, j'espère que tu auras l'occasion de lire ce nouveau chapitre !
Pithy : J'espère que ce nouveau chapitre te plaira !
Fan de Babydracky : Merci de ta gentille review! J'espère que tu « adoreras » ce nouveau chapitre !
L'ange de l'apocalypse : Oooooooooh ! Je comprends! Les "Harlequin"??? Bien sûr que c'est encore édit !!! C'est vrai que c'est des bouquins à l'eau de rose mais certains sont vraiment pas mal du tout ! Je te conseille d'y jeter un œil ! ;)
Tatunette : Merci de ta gentille review !!! Je suis contente de voir que cette fic te plait ! J'espère que ce chapitre ne te décevra pas… A bientôt !
Mifibou : Contente de savoir que cette fic te plait !!! C'est vrai que les collants moulants ça ne va pas à tout le monde, mais franchement, certains mâles les portent très bien ! ;)
Dianael : Contente de voir que je ne suis pas la seule à avoir un petit faible pour Peter Parker !!! Je suis ravie de voir que mon interprétation de Harry et Drago te plait… Moi, j'adore ! :) Hum… Pourquoi tu me vouvoie d'un coup ??? Quelle idée !!! ;) Voici la suite ! Pour la surprise, faudra attendre un tout petit peu plus…
Nicolina : Merci ma petite colline !!! Je suis toujours contente de te lire !!! Et ça me fait plaisir de savoir que tu continues à lire mes fics !!! Bisous tout plein !!! J'espère que tu aimeras ce chapitre !
Apocalypse-Nox : Merci de ta gentille review !!! Contente que tu aimes toujours ! A bientôt !!!
Henna-himitsu : Ca me touche toujours autant de savoir que tu t'es mis au Yaoi grâce à moi… ## C'est vrai que j'aime énormément décrire les sentiments, et ça me fait plaisir de savoir que certaines personnes aiment lire les textes un peu plus « romantiques »… Je me rappelle avoir vu Harry Potter 2 en version canadienne… C'était particulier… La surprise est pour bientôt !!! Promis !!!
La Vache : Quelle mauvaise langue… Tu vois bien que j'ai été rapide pour ce nouveau chapitre… Oh, Peter Parker est pas sexy, c'est la 3D de Spiderman qui l'est !!! :) Oh, je suis bien trop âgé pour sortir dans les endroits que les jeunes trouvent cool ! Profites-en toi !!!
Lee-NC-Kass : Contente de savoir que Peter Parker vous a séduites aussi !!! Il est adooooorable ! Oh, faut au moins lire une fois dans sa vie du Harlequin !!! C'est de la bonne culture ça !!! Non, franchement, certains sont très bien !!! Je suis heureuse de savoir que mon dernier chapitre vous a plu… J'espère qu'il en sera de même avec celui-ci ! Bisous !!!!
Clochette : Ne t'excuse pas !!! C'est déjà très gentil à toi de me laisser des reviews !!! Je suis contente de voir qui tu apprécies ce côté « sentiments » que j'aime mettre dans mes textes !!! Merci encore de tous tes compliments ! :)
Part II Chapitre X : La Maison de l'Horreur – Le Manoir aux Fantômes –
C'est main dans la main que Harry et Drago traversèrent la porte du signe de la Vierge. Ce n'était pas sans appréhension qu'ils avaient ouvert cette porte, mais ils étaient tous deux fins prêts à mettre un terme à cette balade qui n'avait que trop duré déjà dans cette horrible maison, et pour se faire ils devaient aller de l'avant.
Alors que la porte de la Vierge se refermait lourdement derrière eux, ne leur laissant plus la possibilité de revenir sur leurs pas, ils se retrouvèrent face à un lourd rideau de velours. Ce rideau aux teintes lit de vin fut la seule chose qui s'imposa à leurs yeux. C'était un très lourd rideau richement ouvragé. Il était brodé de petites arabesques dorées qui semblaient dessiner un mystérieux tableau, et de petits filaments dorés étaient suspendus de-ci de-là rehaussant le côté mystérieux de cette ouvrage. C'était une très belle pièce de velours qui aurait fait sensation dans n'importe quel salon fortuné.
Harry et Drago regardèrent brièvement où ils se trouvaient et quelles étaient leurs alternatives. Ils se rendirent vite compte qu'ils étaient dans une sorte d'entrée et que le seul chemin possible semblait masqué par cette tenture. Ce velours rouge vin était tel les rideaux que l'on pouvait observer dans les grands théâtres et qui masquaient la scène avant que la pièce ne commence. Les deux jeunes hommes n'eurent pas besoin de se consulter pour se décider à marcher en direction du rideau, comprenant très bien qu'ils n'avaient pas trop d'autres choix mais redoutant tout de même quelque peu de découvrir de nouvelles horreurs derrière ce rideau si richement travaillé. Alors qu'ils n'étaient plus qu'à quelques pas du rideau, ils entendirent trois coups retentir, comme si quelqu'un eut frappé le sol d'une canne en bois, et sans prévenir le rideau qui était dressé face à eux s'ouvrit.
Ils virent les deux tentures se séparer lourdement, laissant derrière elles le bruit mat du velours qui se traînait gracieusement sur le sol, et tout d'un coup, un tout nouveau tableau s'offrit à eux. Ce nouveau spectacle les laissa le souffle court tant il était inapproprié avec les lieux. Ils pouvaient voir une grande allée toute de marbre sculptée s'offrir à leurs yeux ébahis. C'était un merveilleux marbre vert pastel qui avait été choisi. Alors que les deux jeunes garçons s'avançaient doucement sur ce chemin luisant, ils pouvaient admirer la qualité du marbre, ce vert eau qui semblait se perdre par instant dans les abîmes sombres des vagues noires du marbre lui-même. Ce carrelage était d'une grande splendeur, mais surtout poli à la perfection. Cette sombre mer était adoucie par les hauts piliers aux formes rondes et dont le marbre roux éclairait la pièce. Ces piliers, dont il était presque impossible de voir le bout tant ils s'élevaient haut dans la pièce, étaient assez nombreux, mais fort bien répartis. Ce mélange de rose pastel et de vert eau donnait une touche de tranquillité à la pièce.
De nombreux voiles clairs virevoltaient sous une légère brise qui se faisait sentir par moment et qui apportait avec elle une douce odeur de lilas, ils dansaient aussi gracieusement sous un petit écho de musique qui semblait se faire entendre de très loin. Ces voiles semblaient très soyeux et avaient des reflets très colorés et variés sous la douce lumière ambiante. C'était un endroit où il faisait bon être, une pièce très harmonieuse et d'une grande qualité artistique. Drago avait du mal à en croire ses yeux et était persuadé qu'aucune pièce de son manoir familial ne disposait de si belles marbrures et de soies si légères et belles. Il en aurait presque été jaloux. S'il avait pu savoir le nom de l'artiste qui avait réalisé cette pièce, il aurait très certainement pu convaincre ses parents de l'engager pour retravailler tous les marbres et les teintures du manoir en commençant, bien sûr, par celui de sa salle de bains !
Les deux jeunes adolescents déambulaient dans cette pièce le cœur plus léger, se sentant pour la première fois réellement à l'aise dans cette maison de l'horreur. Il était difficile de croire qu'une telle pièce puisse se trouver dans une telle bâtisse. Mais ils n'allaient pas se plaindre après toutes les choses hideuses qu'il leur avait été données de voir jusqu'alors. Bien sûr, ils se sentaient quelque peu déphasés avec leurs vêtements sales et déchirés, mais ils ne s'en souciaient guère. Autant profiter de la chance qui s'offrait à eux !
Alors que Harry se perdait dans la contemplation de certains ornements très pastoraux qui se trouvaient au pied des piliers, Drago s'agrippa soudainement à son bras de sa mais libre. Harry se tourna immédiatement vers lui, surpris.
« Qu'il y a-t-il, Drago ? », lui demanda-t-il tendrement.
« J'ai… J'ai cru voir quelque chose bouger… », articula ce dernier assez difficilement.
« Les rideaux ne cessent de bouger… », tenta d'expliquer Harry avant d'être interrompu par le petit blond.
« C'était derrière le voile là-bas, Harry ! Je l'ai vu ! », haussa-t-il la voix.
Harry avait beau fixer le voile en question, il ne voyait absolument rien bouger derrière celui-ci. Ils continuèrent à marcher ainsi, Drago agrippé au bras de Harry pour plus de sécurité. Harry n'allait très certainement pas se plaindre d'avoir son ange aussi proche de lui, même s'il avait du mal à comprendre ce malaise qui avait envahi son compagnon.
Harry pouvait sentir que Drago était très tendu à présent et qu'il ne cessait de fixer tout ce qui les entourait, une lueur inquiète ancrée dans le regard. Drago était beaucoup trop sensible concernant ce genre de chose, voire paranoïaque.
« Harry… », souffla Drago.
« Oui? », chuchota ce dernier sans réellement comprendre pourquoi Drago avait autant baissé la voix, mais faisant de même par mimétisme.
« Tu entends ces voix ? », demanda-t-il toujours aussi doucement.
« Je n'entends absolument rien… », commença à peine Harry quant un chuchotement plus distinctif que les autres se fit entendre non loin de lui.
Alors qu'il tournait brusquement la tête en direction du bruit, il put apercevoir distinctivement une forme humaine se dessiner derrière l'un des voiles qui se trouvait sur sa droite. Il resta un instant bouche bée, et alors qu'il clignait des yeux pour confirmer la véracité de ce qu'il voyait la forme disparut. Harry n'était sûr de rien, mais au moins, s'ils n'étaient plus seuls, leurs « compagnons » avaient forme humaine.
Harry resserra la main de Drago qu'il tenait toujours étroitement dans la sienne. Il cherchait par ce biais à le rassurer et à lui faire comprendre que lui aussi avait bien pris conscience qu'il y avait à présent d'autres personnes qu'eux dans cette pièce. Alors qu'il allait s'adresser à eux, deux formes surgirent de derrière l'un des voiles et leur coupèrent la route.
Drago poussa un petit cri, fort peu masculin comme à son habitude, et l'une des formes le fixa alors sans retenue.
Maintenant que deux de ces formes étaient face à eux, il était facile pour les deux jeunes élèves de se rendre à l'évidence de ce qu'étaient ces créatures : des fantômes. Le teint blafard, le corps transparent, une façon unique de déambuler sans toucher le sol et sans réellement faire de mouvements, mais surtout, le regard vide.
Les pires cauchemars de Drago semblaient se réaliser. Se pourrait-il que dans leur grande malchance constante ils aient choisi la seule porte qui pouvait les mener à la salle des fantômes ?
« La salle des fantômes… », murmura Drago dont les lèvres bougeaient à peine.
« Je vous demande pardon ? », s'adressa la femme fantôme qui le fixait depuis un temps déjà. Elle portait une magnifique robe qui lui allait à ravir, et on n'aura pu lui donner plus de trente cinq ans malgré le teint blanchâtre qu'elle arborait. Il se tenait très droit, et son port altier ne faisait aucun doute quant à la caste à laquelle elle appartenait.
« Ceci n'est pas une vulgaire salle, jeune homme », reprit-elle l'air quelque peu hautain, « C'est un des manoirs les plus riches d'Angleterre ! »
La femme fantôme semblait réellement vexée. Drago la fixa en retour et ne put faire abstraction des beaux traits de cette femme fantôme qui semblait être issue d'une grande famille aristocratique vue les merveilleuses parures qu'elle avait sur elle, mais aussi à ce qui se dégageait d'elle. Tous ces détails réveillèrent en lui le noble qu'il était et l'éducation mondaine qui lui avait été faite dès son plus jeune âge.
« Je vous prie de me pardonner, Madame, je ne souhaitais nullement vous offenser », reprit Drago d'une voix des plus mondaines non sans avoir effectué une courbette des plus gracieuses, « Ce manoir est une véritable splendeur, très cher hôte. Veuillez féliciter de ma part l'architecte qui a su si brillamment rehausser votre beauté par des lieux aussi enchanteurs. »
Harry n'en croyait pas ses yeux. Jamais il n'avait vu de ses yeux Drago s'adonner à ce type de comportements qui étaient très certainement de rigueur dans le monde aristocratique auquel il appartenait jusqu'au bout des ongles, ce monde qu'il côtoyait depuis sa plus tendre enfance. Il était brillant. Hypocrite, mais brillant. Reportant son regard sur la jeune femme, il crut déceler des rougeurs sur ses joues fantomatiques. Il semblait bien que le charme de Drago soit des plus efficaces.
« Vous êtes tout pardonné, jeune homme », finit-elle par dire dans un rire des plus aguicheurs, « Comment ne pas pardonner un homme aussi charmant que vous ? Vous êtes le bienvenu dans ma demeure cher ami, et sachez qu'il vous est gré de revenir quand bon vous semblera. Amusez-vous bien avec… votre compagnon. »
Elle se tourna vers son amie et partit en riant coquettement. Harry n'était pas très content de cet échange. Certes Drago ne répondait là qu'à des normes de bienséance qui semblaient des plus normales dans son monde, mais elles agaçaient profondément Harry ! Il ne supportait définitivement pas que quelqu'un d'autre que lui pose « ce » genre de regards sur son ange ! De plus, pour qui se prenait-elle cette grue pour le regarder de la sorte ? Etait-il donc inscrit sur son front qu'il n'était pas issu de la « haute » ? Alors qu'il allait s'adresser à Drago pour lui dire que le rôle du joli cœur marchait peut-être à la perfection, mais qu'à lui il lui donnait des envies féroces de vomir, il se rendit compte que Drago était tout tremblant. Son regard s'adoucit tout de suite.
« Drago ? », lui susurra-t-il tendrement à l'oreille.
« J'ai eu si peur… », finit par articuler ce dernier.
Harry le prit alors délicatement dans ses bras et se mit à lui caresser tendrement le dos.
« Tu vois que tu peux y arriver, Drago », continua Harry, « Même les fantômes ne peuvent te résister, alors ne te fais pas de soucis ! »
Drago leva des yeux pleins d'incompréhension vers lui et croisant son regard il comprit où Harry voulait en venir.
« Je ne la draguais pas, Harry ! », se justifia Drago.
« Ca n'est pas l'impression que cela m'a donn », le taquina Harry.
« Tu sais j'ai l'habitude de ce type de comportements, c'est comme une partie de moi-même… », continua Drago sur la même lancée.
« Vraiment ? », s'étonna Harry, « Pourtant, je n'ai jamais eu le droit au chapitre du grand et redoutable séducteur moi… Comment dois-je le prendre ? »
Harry aimait définitivement pousser Drago dans ses retranchements les plus poussés, et ce dernier était toujours perdu face à ce genre de situations.
« Mais… Harry… Ca n'a rien à voir ! », s'offusqua Drago, « Mentir c'est toute ma vie ! Cela fait parti des masques à porter parmi les gens fortunés ! Mais toi…Toi, je ne veux pas te mentir ! »
« Oh! Monsieur est trop bon, je dois comprendre que je suis laid comme un pou, que monsieur Malefoy me fait une fleur et que je n'ai pas ma place ici ? », continua Harry.
Malgré la blancheur de la peau de Drago, il réussit à blêmir davantage.
« NON ! », cria-t-il pratiquement, « Pas du tout ! Ne dis pas ça, Harry… C'est juste qu'il est plus dur pour moi de te dire ce que je pense vraiment quant il en vient à toi parce que ce sont mes sentiments véritables qui sont touchés… Harry, aucun endroit, quel qu'il soit, ne méritera jamais que tu en foules le sol… Je… »
« Arrête idiot… », l'interrompit Harry qui pour la première fois de cette aventure voyait ses joues s'empourprer aussi fortement, « Je plaisantais… Je n'ai pas besoin de tout ça ! De toutes ces belles paroles… Je te veux juste toi… »
Il resserra son étreinte autour des épaules de son petit ange et déposa une myriade de baisers sur ces pommettes si tentatrices.
« Allons-y, Drago », se reprit Harry, « Tu es un hôte de marque ici ! Il ne peut donc rien t'arriver. Au pire tu te chargeras de faire du charme aux femmes fantômes, et moi je m'occuperai du sort des hommes ! »
Après un clin d'œil des plus malicieux, mais aussi des plus rassurants les deux jeunes garçons se remirent en route et continuèrent leur ascension sur ce marbre si bien poli.
Il leur arrivait fréquemment d'entendre des voix se manifester de derrière les voiles, et les formes à y apparaître étaient assez nombreuses et variées. Vu la multitude de « personnes » et le peu de bribes des conversations qu'ils avaient pu saisir, ils comprirent qu'une réception était actuellement donnée dans le manoir aux fantômes. Mais plus ils s'enfonçaient dans cette immense « manoir » plus ils avaient l'impression que celui-ci était sans fin. Ils continuèrent longtemps encore à avancer tout droit, enfin rien ne pouvait leur assurer qu'ils suivaient vraiment un itinéraire linéaire, mais ils essayaient tant bien que mal de le faire.
Leur marche semblait se prolongeait sans fin dans ce décors de salle de balle. Toutefois, un fait les interpella. Plus ils s'enfonçaient dans le manoir, plus la lumière leur semblait tamisée. Certains voiles étaient légèrement sales à présent et le marbre leur semblait plus terni. L'ambiance se faisait plus lourde elle aussi.
Après plusieurs minutes de marche en silence, ils durent se rendre à l'évidence, les lieux n'étaient plus aussi accueillants. Les voiles qui étaient si colorés auparavant étaient ternes et sales, mais ce n'était pas tout, ils étaient également de plus en plus abîmés, certains étaient troués par endroits, alors que d'autres étaient complètement déchirés, éventrés. Le marbre des colonnes n'était plus brillant et semblait poussiéreux comme si des siècles de vétustetés s'étaient abattus sur le manoir. Le rose saumon ressemblait à présent à un jaunâtre des plus souillés. Le sol, quant à lui, ne laissait absolument plus deviné la teinte vert pastel, il semblait rayé et était visiblement brisé en certains endroits. La douce musique ambiante s'était muée en une musique quelque peu macabre, et les violons qui semblaient si joyeux un instant auparavant semblaient à présent se mourir dans une dernière lamentation. L'odeur des lilas en fleur s'était muée en une odeur de putréfaction et l'air était devenu acre, difficile à respirer.
Harry et Drago savaient très bien qu'ils n'avaient d'autre choix que d'avancer, et cela pour deux bonnes raisons ; la première est qu'il était tout simplement impossible de franchir à nouveau la porte de la Vierge sans se retrouver bloquer par la suite, la seconde est qu'ils n'étaient même pas sûrs de pouvoir retrouver cette porte à présent sans se perdre dans le « manoir ».
Alors que leurs jambes continuaient à les faire avancer, les deux jeunes garçons étant beaucoup moins à l'aise à présent, un air glacial se manifesta derrière eux. Tous deux sursautèrent et se retournèrent sur-le-champ. La vision qui les accueillit était effrayante. Un fantôme. Mais ça n'était pas un fantôme habituel. Il leur était habituel, à présent, de croiser des esprits à Poudlard, et ça n'était pas le premier esprit qu'ils croisaient dans cette bâtisse. Toutefois, celui-ci était effrayant.
Il avait une carrure imposante et les dominait largement de toute sa hauteur. Son regard était froid, presque meurtrier. Il était vêtu d'un très bel uniforme militaire des plus travaillés. Malgré le fait que son uniforme soit des plus mornes et des plus délavés à présent, on pouvait toujours y sentir le grandeur et l'importance du personnage. L'homme à la stature de géant, portait une redingote sombre sur laquelle étaient brodées de très nombreuses arabesques fines, mais aussi de feuilles d'or. Le col étroit réduisait son visage, l'émaciait et donnait à ses yeux un teinte bien plus dangereuse. Il était également vêtu d'un fuseau clair qui se perdait sous de très haute botte en cuir. Il portait un chapeau imposant qui masquait le haut de son front et rendait son regard encore plus dur.
Sa redingote, si finement ouvragée, était couverte de sang. Il était évident que cet homme avait dû mourir vaillamment sur un champ de bataille, en véritable soldat lors d'une grande bataille épique.
Harry n'avait pas esquissé le moindre geste et restait calme face à ce fantôme cauchemardesque. Il était immense. Drago, quant à lui, avait eu le réflexe de se cacher courageusement derrière Harry. Le visage caché entre ses deux solides omoplates et les mains crispés sur ses hanches.
Le silence s'était fait. Un silence de mort. Harry ne pressentait rien de bon, mais il ne lui semblait pas judicieux de faire le premier pas, et de ce fait peut-être, provoquer l'homme fantôme qui se dressait face à lui de toute sa hauteur.
« Que faites-vous là, soldats ? », cria ce dernier d'une voix tonitruante.
Harry ne bougea pas d'un pouce, mais il put sentir Drago se raidir encore davantage dans son dos. Il le sentait trembler et il entendit sa respiration se faire plus haletante.
« Harry… », déglutit ce dernier difficilement, « C'est lui… »
La voix de Drago en cet instant n'avait rien à envier à celle de Ron lorsqu'il s'était retrouvé face à une horde d'araignées lors de leur excursion dans la Forêt Interdire en deuxième année. Harry ne saisit pas tout de suite le sens de ces mots, puis portant de nouveau les yeux vers le fantôme, il comprit. Sa redingote n'était pas seulement couverte de sang, elle était aussi parsemée de nombreuses récompenses et gallons. Toutes ces trophées militaires faisaient foi de son statut dans les rangs de l'armée. C'était un très haut gradé, aucun doute n'était possible.
Harry était face au Maréchal de Malefoy.
Face à cet être à présent, Harry n'eut pas de mal à comprendre que Drago en ait eu une peur bleue quand il était encore enfant. Ce fantôme était bien pire que tout ceux qu'il lui avait été donné de voir dans les meilleurs films moldus du genre !
Alors qu'il continuait à examiner la « bête », il vit clairement ce dernier froncer méchamment les sourcils.
« Baissez les yeux petit insolent ou je vous fais goûter de mon épée ! », cria à nouveau le fantôme Maréchal, qui semblait avoir gardé toutes ses bonnes habitudes de soldats.
Se disant le Maréchal retira une longue épée effilée de son fourreau. Il n'était pas commode, c'était un fait certain, mais Harry n'avait-il pas connu pire déj ? Certes, il n'avait aucune envie de finir embrocher comme un poulet sur cette épée, mais il ne pouvait décemment pas laisser cet homme odieux faire sa loi, et encore moins devant Drago qui devait être terrifié.
« Hé! Maréchal », l'interpella Harry, « Sans vouloir vous vexer, depuis le temps que vous n'avez pas manié votre épée, elle me semble quelque peu émoussée… Je ne suis pas sûr qu'elle puisse encore même couper les racines de pauvres pissenlits pourris… De plus, si vous étiez si talentueux avec celle-ci, que vous est-il arriv ? Votre redingote me semble quelque peu trouée... Si je puis me permettre, bien sûr. »
Harry avait ce sourire hautain plaqué sur son visage, ce sourire qui avait exaspéré Drago durant toutes ces années. Le sourire, « c'est moi le héros et je fais ce que bon me semble ». Le pauvre Drago, qui était déjà terrifié à la seule vue de ce cauchemar issu de son enfance qui resurgissait des abîmes du passé devant lui, ne put retenir un gémissement de désespoir. Que faisait donc Harry ? Souhait-il les faire tuer comme de vulgaires insectes ? S'il n'avait eu aussi peur en cet instant Drago se serait très certainement mis à pleurer comme une fillette en beuglant à tue tête. Le Maréchal détestait qu'on lui tienne tête. Le Maréchal allait être furieux.
« Comment osez-vous, mécréant ???!!! », hurla le Maréchal de cette voix qui semblait pouvoir à elle seule faire trembler tous les fondements de la bâtisse.
Harry haussa juste le sourcil et se gratta discrètement l'oreille. Cet homme semblait le passionner autant que les cours du professeur Binns, et l'apeurer autant que les lutins de Cornouailles.
« Vous disiez ? », lui demanda-t-il d'un ton des plus désintéressés.
Les yeux globuleux du Maréchal s'écarquillèrent et Harry pensa qu'il ne serait pas surpris de les voir rouler hors de leurs orbites sous peu. Il ne laisserait pas ce fantôme prendre le dessus malgré le fait qu'il soit des plus imposants, et disons-le honnêtement, effrayant. Il prouverait à Drago que tous ce qu'il lui avait dit était bien vrai et pas seulement des paroles en l'air ! S'il le fallait il serait son chevalier servant, son chevalier au destrier blanc, ce chevalier qui défendrait ses couleurs sous les coups de chaque ennemi. Il lui donnerait la preuve concrète et « palpable » de la véracité de ses propos.
« Jeune homme », le Maréchal s'adressait à présent à lui d'une voix dangereusement rauque, l'épée dressée vers son visage, « Ne jouez pas avec le feu… Estimez-vous heureux d'être en compagnie d'une gente demoiselle, sinon je ne donnais pas cher de votre peau ! »
Une gente demoiselle ? Ce mot résonna aux oreilles de Harry et Drago. Drago était bien trop pris par sa peur pour se sentir offusqué, quant à Harry, il luttait à présent de toutes ses forces contre un fou rire grandissant. Il n'était donc pas le seul à trouver que Drago avait quelques affinités avec la gent féminine.
Alors que Harry allait répliquer une phrase de son cru, bien prêt à tenir tête au Maréchal jusqu'au bout, un fantôme s'interposa entre eux et des pleurs retentirent. C'était la jeune femme fantôme qu'ils avaient croisée dans la salle précédente. Celle-ci semblait de nouveau hystérique. Heureusement pour eux, la bonne Martha n'était pas loin.
« Judy, mon enfant, quand je vous ai invitée à cette réception, je vous ai bien dit de ne pas venir dans cette partie reculée du manoir ! », la gronda-t-elle gentiment, « Suivez-moi, nous n'allons point user à outrance de la patience de notre cher Maréchal. »
La prenant gentiment par les épaules elle l'éloigna de la scène sanglante qui se préparait, mais non sans oublier sa bonne éducation.
« Maréchal », le salua-t-elle d'un geste strict de la tête.
« Mes chers enfants, Harry, Drago, je vous souhaite un très bonne soirée », ajouta-t-elle dans un sourire étrangement déformé par les brûlures marquant sa peau, mais pas moins avenant.
Alors que les deux femmes semblaient se diriger vers des territoires plus accueillants, un lourd silence s'abattu sur les trois ombres en conflit.
« Drago ? », la voix du Maréchal s'éleva comme un glas résonne en plein champ de bataille.
Il était évident que le prénom « Drago » était fort peu répandu dans cette région du globe et que le Maréchal n'avait pas omis de faire le rapprochement avec le prénom de son héritier unique et indigne.
Harry pouvait sentir l'inconfort grandissant de Drago. Ce dernier ne bougeait plus et il lui sembla même qu'il avait dû arrêter de respirer sur le coup tant ce dernier était immobile et discret. Il pouvait de même voir la curiosité naître sur le visage du Maréchal. Ce dernier semblait presque être prêt à se tordre le cou indignement pour regarder plus aisément par-dessus son épaule. Mais les cheveux d'un blond platine ne suffisaient-il pas à eux seuls à lui donner une preuve tangible de ce qu'il craignait de découvrir ?
« Drago ? », répéta-t-il quelque peu plus incrédule.
Puis Harry crut voir le visage fantomatique du Maréchal s'empourprer violemment. Il semblait prêt à exploser tant sa poitrine était gonflée. Harry savait que la situation allait dégénérer sous peu. Le Maréchal ne fit pas attendre notre Gryffondor bien longtemps, il inspira un grand coup, et c'est avec un rictus de dégoût profond qu'il se mit à hurler sur son interlocuteur.
« Drago Lucius Malefoy !!! », éructa-t-il, « Toujours aussi indigne du sang qui coule dans vos veines ! Sortez immédiatement que je vois le visage de l'enfant indigne à notre lignée que vous êtes ! Montrez-vous, et faites face à vos brillants ancêtres qui vont transmis grandeur et valeurs que vous ne savez point respecter ! Sortez sur-le-champ ou je pourfends ce faible d'esprit ! »
Harry continuait à fixer ce fantôme se disant de plus en plus que cet air pompeux et cette tenue faisaient de lui un clown. Surtout à présent que son chapeau ne tenait plus droit sur sa tête et que sa perruque semblait quelque peu de travers.
Il fut étonné de sentir Drago remuer dans son dos et venir se placer à côté de lui. C'était bien la première fois de son existence qu'il voyait Drago obéir à un ordre quelconque. Mais là, c'était différent. Il avait l'impression de voir un petit enfant à ses côtés, et non plus le jeune adolescent avec lequel il conversait quelques instants auparavant. Il était livide et fixait ses pieds comme un petit enfant qui vient de mettre les doigts dans le pot de confiture et qui a été pris sur le fait.
« C'est donc bien vous, petit corniaud répugnant », dit le Maréchal avec exécration, « Regardez-moi quand je vous parle ! »
Drago avait les larmes aux yeux, mais il ne put faire autrement que d'obéir aux injonctions de son ancêtre qui le haïssait tant, qui le reniait avec tant de véhémence. Jamais il ne l'avait accepté en tant qu'héritier. Le Maréchal était rester au Manoir Malefoy de très nombreux siècles et avait toujours eu l'honneur de voir les enfants mâles de la lignée des Malefoy devenir de vrais hommes, jusqu'au jour ou Drago été né. Dès lors il n'avait eu de cesse de le pourchasser et de l'humilier. Il était sûr que ce dernier n'était pas un Malefoy, mais un enfant illégitime, malgré les ressemblances frappantes qu'ils existaient entre lui et son père, et toutes les caractéristiques physiques qu'il avait héritées de cette famille. Il haïssait sa mère, Narcissa, et le détestait encore plus.
Leurs regards se croisèrent enfin, et Drago eut l'impression que le sol allait s'effondrer sous ses pieds ou que la terre allait s'ouvrir pour l'engloutir. Cela aurait peut-être été pour le mieux. Il ne supportait pas d'être regardé de la sorte et encore moins d'être humilié publiquement ainsi par son ancêtre. Harry finirait tout aussi dégoûté de lui-même que le Maréchal devant tant de faiblesse et de lâcheté.
« Petit roupieux… Comment osez-vous vous comporter de la sorte ? Vous êtes toujours aussi lâche et pleurnichard ! Regardez-vous ! Vous cacher derrière un homme ! Lâche ! Indigne ! Si seulement votre père m'avait laissé votre éducation… J'aurais peut-être pu faire de vous un homme ! Mais regardez-vous ! Vous êtes frêle comme une donzelle, ce visage doux comme celui d'une femme, les traits de votre mère ! Jamais a-t-on vu pareil visage pour un Malefoy ! Jamais pareille offense n'a foulé nos terres ! Vous êtes une insulte à notre lignée ! »
Alors que Drago ne pouvait plus retenir ses larmes couler le long de ses joues diaphanes, les paroles du Maréchal étant bien trop blessantes, il sentit la main de Harry se refermer sur la sienne. Il reprit pieds d'un coup et se tourna vers lui. Il avait mal de ne pas être accepté par cet ancêtre si illustre, mais il avait encore plus mal sachant que tout cela était vrai. Mais ce qu'il vit sur le visage de Harry, cette détermination, cette colère, lui réchauffa le cœur. Harry était là, et il l'appréciait tel qu'il était.
« Ca suffit ! », cria Harry, interrompant le long monologue insidieux du Maréchal.
« Comment n'avez-vous pas honte de parler ainsi de votre propre héritier ? », reprit le brun, Laissez-le donc tranquille ! Laissez-le vivre sa vie comme bon lui semble ! Vous n'êtes qu'une vieille image ternie et révolue du pass ! Taisez-vous donc ! »
« Comment osez-vous, paysan ? », proféra le Maréchal, « Ne vous a-t-on donc jamais appris à vous taire et à ne parler que lorsque la parole vous avait été octroyée avec bont ? Retournez donc labourer vos champs et veuillez cesser d'interférer dans cet échange ! Et lâchez donc la main de Drago… Il a beau être indigne de ma lignée, du sang noble coule tout de même dans ses veines, un sang dont vous êtes indigne ! », finit-il une tonalité lourde et dangereuse dans la voix.
« Indigne, vous dites ? », commenta calmement Harry.
Il se tourna alors vers Drago et s'adressa à lui avec une grande tendresse, tout en serrant un peu plus cette main qu'il tenait toujours étroitement dans la sienne.
« Suis-je donc indigne de toi, Drago ? », demanda-t-il tendrement.
Drago le regarda, puis reporta son regard sur le Maréchal qui semblait fulminer de colère. Il sentit alors la main de Harry se poser sur sa joue, de ce fait son intention faut tout à Harry.
« Suis-je indigne de toi, Drago ? », demanda-t-il à nouveau, un peu plus insistant.
Drago se perdait dans ces yeux émeraudes, et il savait tout au fond de lui que le seul indigne de ces yeux-là c'était lui. Il ne méritait pas quelqu'un d'aussi bon, d'aussi tendre et d'aussi attentionné que Harry.
« Non… », souffla-t-il enfin, « C'est moi qui ne te mérite pas ».
Harry ne répondit rien et se contenta de déposer un doux baiser sur ses lèvres. Mais bien vite ce baiser se fit plus passionné et demandeur. Drago se retrouva très rapidement embrasser des bras puissants de son compagnon et sous la délicieuse torture de ce dernier. Il entendit le Maréchal pousser un cri de dégoût et de protestation et tenta sans résultat de se défaire de l'emprise de Harry. Il ne voulait pas que le Maréchal le haïsse encore plus, si c'était faisable, et qu'il trouve une autre tare à son pedigree !
Alors qu'il se débattait sans succès, il sentit Harry le plaquer contre un mur ou l'une des colonnes en marbre, il n'était plus très sûr de rien. Il sentit le corps de Harry s'abattre contre le sien, et clamer le sien comme propriété. Il ne savait plus quoi faire. La proximité du corps de Harry et les sensations procurées étaient des plus plaisantes, mais savoir que son ancêtre le plus illustre assistait à toute la scène était des plus mortifiant. Déjà qu'il le trouvait beaucoup trop efféminé pour un Malefoy, que dirait-il maintenant, le voyant dominer par Harry ? Plus rien ni personne ne pourrait le sauver !
« Harry… », murmura-t-il troublé entre deux baisers, « Arrête… Je t'en prie, arrête… »
Le voilà qui suppliait à présent, il était donc tombé au plus bas. Mais Harry ne semblait pas faire état de ces supplications et s'attaquait à présent à sa mâchoire qu'il semblait avoir décidé d'embrasser et de mordiller sur chaque centimètre carré. Puis il s'attaqua sans plus attendre à une zone qui l'attirait depuis un bon moment, ce long cou gracile et laiteux.
Drago ravala un cri quand il sentit les lèvres de Harry glisser vers son cou sensible. Chaque petite pression faisait naître en lui des tremblements incontrôlables. La bouche de Harry était la seule chose à laquelle il est devenu possible de penser malgré la présence imposante du Maréchal et ses cris de protestations et de dégoût évident.
« Harry… Je… », tenta-t-il à nouveau pantelant.
Pour seule réponse, il sentit ses pieds quitter la terre, et il ne sut pas durant un temps si ce fait était avéré ou si son cerveau s'était définitivement mis en stand by. Mais il se rendit compte après quelques instants que ses pieds ne touchaient plus sol, et alors que Harry l'ajustait à bonne hauteur entre la surface dure qui se trouvait derrière lui et son propre corps, Drago n'eut d'autres solutions que de se positionner de la manière la plus confortable qu'il était pour lui. Pour se faire, afin de préserver un tant soit peu d'équilibre, il avait enroulé ses bras autour du cou de Harry, et ses jambes étaient venues se nouer autour de la taille du grand brun. Il entendit un gémissement profond qui ne lui avait très certainement pas échapp !
« Tu comprends vite… », lui murmura Harry à l'oreille d'une voix profonde et sensuelle.
Cette voix à elle seule fit paniquer Drago et il commença à se débattre de son mieux, vu la position dans laquelle il se trouvait.
« Non! Harry! Arrête ! », tenta-t-il vainement.
Harry ne fit qu'accentuer les frictions entre leur deux corps, et Drago ne put ignorer plus longtemps l'excitation grandissante qu'il poussait sentir chez Harry. Il était perdu. Pas qu'il n'appréciât pas le traitement, mais il n'aimait définitivement pas le contexte.
« Joue le jeu… »
Ces mots venaient de résonner à ses oreilles et Drago tourna légèrement le visage vers celui de son assaillant et il crut voir Harry lui faire un clin d'œil malicieux.
« Drago… », il entendait de nouveau cette voix chuchotante, « Il ne supportera pas cette vue… Ecoute-le… Il ne sait plus quoi dire… Ses phrases sont incohérentes, il bégaie même à présent… S'il n'était pas déjà mort, je dirais qu'il risque un infarctus ! Joue le jeu ! Fais semblant d'apprécier et je t'assure que fantôme il n'y aura plus ! S'il n'aime pas la vue, il partira ! »
Drago comprenait le comportement de Harry à présent. Il avait su déceler une faiblesse chez le Maréchal et il en avait profité pour s'insinuer dans la brèche. C'était une bonne idée. Maintenant que Drago essayait d'observer discrètement le visage du Maréchal, il pouvait voir que ce dernier semblait s'être transformé en statue de pierre. Il avait les yeux exorbités, la bouche pantelante. Il était livide, ce qui n'était pas peu dire vu qu'il l'était déjà à l'état naturel. Il arrivait à peine à articuler quelques mots qui se perdaient dans son baragouinage. Sa voix se faisait presque tremblante et fort peu assurée. Ca marchait. Le Maréchal était perdu et ne savait pas quoi faire face à ce spectacle et à cette indifférence.
Alors que Drago allait tenter tant bien que mal de se prendre au jeu en essayant d'oublier l'existence même de cette présence fantomatique. Harry eut la bonne idée de mordre une partie particulièrement sensible de son cou et Drago ne put empêcher un gémissement de contentement particulièrement bruyant de lui échapper. Le Maréchal blanchit d'encore un ton sur le coup. Comme si ce gémissement ne fut pas suffisant, Harry décida de concentrer toute son attention à ce cou qui semblait si réceptif. A chaque caresse, à chaque morsure, Drago poussait un petit gémissement plus ou moins accentué.
Harry ne savait plus si Drago suivait ses conseils et simulait ou s'il aimait toutes ses attentions qu'il offrait avec vénération à son cou qui commençait à marquer de plus en plus rapidement. Si Drago simulait, il était un parfait simulateur ! Ses gémissements étaient plus excitants que tout ce que Harry avait pu expérimenter à ce jour. Jamais il n'avait été aussi excité, et jamais il ne s'était senti aussi à l'étroit dans son pantalon ! Il ne lui restait que très peu de courage, amis surtout de conscience pour tenir la promesse qu'il venait à peine de faire à Drago. Soit le jeune blond cessait de gémir aussi indécemment au moindre coup de langue ou de dents, soit il ne donnait pas cher de sa virginité. Ses mains affamées étaient déjà venues se perdre sous son pull et caressaient avec gourmandise et voracité la peau douce qu'il y découvrait et les muscles fins mais ciselés qu'il sentait se contracter au moindre contact. Il était affamé et prêt à dévorer sa proie.
Drago quant à lui errait dans un tout autre univers. C'était la première fois de son existence qu'il ressentait des sentiments aussi forts et extrêmes. Jamais il n'aurait cru que son cou serait une partie aussi érogène. Le moindre geste de la part de Harry faisait naître en lui des frissons plaisants mais douloureux à la fois. Il ne savait plus ou il en était, et avait même du mal à se rappeler comment respirer. Ses doigts s'étaient perdus dans la chevelure du brun qu'il tirait sans retenue, et sur son dos qu'il devait molester de ses ongles tant il s'y agrippait.
Plus rien n'existait sur cette terre à part eux. UN cataclysme aurait pu se produire sous leurs yeux qu'ils ne s'en seraient jamais rendu compte tant ils étaient perdus dans les sensations de l'autre. Drago, toujours plaqué contre Harry, entrouvrit les yeux afin de regarder Harry. Il voulait le voir passionné, il voulait voir ses yeux de chat briller d'envie, de désir pour lui. Il voulait voir son regard de prédateur s'abattre sur lui et lui faire comprendre qu'il ne laisserait pas sa proie lui échapper.
Alors qu'il allait porter ses yeux sur son amant, son regard fut attiré par une forme assez ronde. Ses joues déjà rougies par la situation devirent encore plus colorées. Ils avaient une audience. Certes, ils avaient joué cette scène sous les yeux du Maréchal afin de le faire fuir, ce qui semblait avoir marché ce dernier n'étant visible nulle part, mais sur une souche en marbre d'une colonne brisée, il pouvait voir distinctement un autre fantôme assis qui les observait sans retenue.
« Harry… », appela ce dernier.
Il n'obtint qu'un grognement en réponse. Alors qu'il tentait de ramener son camarade à la réalité le grognement se fit plus sauvage.
« Quoi encore ??? », éructa le Gryffondor hors de lui. Il en voulait plus maintenant, bien plus.
Drago lui fit signe de se retourner, chose qu'il fit. Il constata lui aussi que son plan avait marché à la perfection, le Maréchal n'étant plus présent, mais il constata aussi la présence de ce cette chère Martha.
Se sentant observée, cette dernière prit la parole.
« Oh! Ne vous gênez pas pour moi tous les deux… », dit-elle sur un ton presque maternel, « J'ai vu le Maréchal quitter notre soirée blanc comme un linge et hurlant d'horreur comme s'il avait eu le diable en personne aux trousses… C'est pourquoi je suis revenue ici voir ce qui avait puy l'effrayer ainsi… Mais je vous ai rencontrés en chemin et j'ai préféré m'arrêter pour assister à votre réconciliation »
Cette femme était incompréhensible, toujours le sourire aux lèvres. Elle ne se sentait pas pour le moins gênée d'espionner les gens. Peut-être de nombreux siècles à l'état de fantôme vous faisaient oublier toute pudeur et tout respect de la vie privée d'autrui.
« J'en ai assez !!! », cria Harry comme un dément, « Je veux sortir d'ici !!! »
Drago sursauta à cette explosion. C'était la première fois qu'il entendait Harry dire ouvertement qu'il souhaitait sortir de cette maison, mais surtout de manière aussi désespérée.
« J'en ai marre de cette bicoque!!! », s'adressa-t-il à Drago, « Je veux pouvoir te plaquer contre n'importe quel mur, te jeter sur n'importe quel matelas, te coincer au sol s'il le faut, et faire subir dignement et tranquillement les pires offenses !!! Je n'en peux plus de tous ces fantômes curieux, vampires ridicules et j'en passe ! Je veux sortir d'ici et tout de suite !!! »
Drago fixait Harry comme s'il lui était poussé des cornes sur la tête. Harry se rendait-il seulement compte de ce qu'il disait ? Il semblait avoir perdu tous moyens de raisonner.
« Oh! C'est la sortie que vous cherchez jeunes gens ? », leur demanda la femme fantôme un sourire entendu sur les lèvres.
« Bien sûr », répondirent-ils tous deux en chœur.
« La visite des lieux n'a que trop duré malgré votre hospitalité généreuse et agréable », ajouta Harry.
« Je comprends tout à fait », lui sourit-elle d'un air entendu. « Eh bien, c'est le deuxième porte sur votre gauche derrière le voile dor ».
En regardant dans la direction que leur montrait la charmante femme fantôme il ne leur était possible de voir qu'un voile en lambeaux d'un jaune pisseux, mais au moins était-il de la bonne couleur.
« Comment saurons-nous que c'est la bonne porte ? », demanda Drago quelque peu inquiet.
La femme fantôme le regarda étonnée.
« Eh bien, il y a marqué « Sortie » dessus… Quelle question … Bien, je vous laisse ici mes deux tourtereaux, je dois aller retrouver cette pauvre Judy avant qu'elle ne rencontre cette horde d'esprits frappeurs qui viennent de s'inviter aux festivités ! Sur ce, je vous salue messieurs et vous souhaite bonne continuation. Au plaisir. »
La femme fantôme s'éloigna en flottant dignement avant de leur faire signe de la main et de disparaître derrière un voile. Peu après ils entendirent des cris résonner derrière de nombreux voiles, et les deux élèves en conclurent que les esprits frappeurs venaient de prendre part activement aux activités.
Ne souhaitant pas rester davantage dans cette maison, et ne souhaitant pas non plus faire de nouvelles connaissances, Harry saisit Drago par la main et le traîna en courant à sa suite jusqu'à la porte indiquée. Il ne savait pas pourquoi, amis il faisait entièrement confiance à cette femme. Malgré sa curiosité maladive, cette femme était généreuse et aimante.
Il n'attendit pas une seconde de plus pour ouvrir la porte sur laquelle figurait bel et bien le panneau "sortie", même si ce terme avait depuis bien longtemps été effacé par l'usure du temps. Il se retrouva dans un sombre couloir très étroit. Il ne s'arrêta pas pour autant et descendit les dédales en pierre qui s'offraient à eux en courant. Il finirent par arriver à une autre porte en bois massif dont il poussa les battants sans attendre une seul instant. Il entendit le bois craquer sous ses doigts, et à peine une seconde après il fut accueilli pour un spectacle lumineux.
La liberté.
FIN
Voil !
C'est ainsi que s'achève l'histoire de « La Maison de l'Horreur »…
J'espère que cette fanfiction vous aura plu et que le fin ne vous laissera pas trop sur votre faim !
Ca c'est à vous de me le dire…
Comme je vous l'avais déjà dit dans le chapitre précédent, une petite surprise vous attend concernant cette fic ! Je vais vous faire languir encore un petit peu… Mais promis, je vous tiens au courant dès vendredi prochain !!!!
N'oubliez pas de venir faire un petit tour sur ou sur mon site, l'annonce y sera d'ailleurs bien plus complète !!! ;))))))
Je vous embrasse tous bien fort et j'espère avoir beaucoup de retour quant à ce dernier chapitre !!!!
Bye !
BabyD !
