Coucou à tous ! Petites civilités : Joyeux noël et bonne année à tous ! J'espère que vous allez bien ...
Certains d'entre vous commence à trop me connaître... (Je cite : "le prochain chapitre dans deux mois... On se retrouve à Pâques pour le prochain chapitre... même si on a l'impression que la suite ne viendra jamais ...") Ben ouais, vous avez raison, c'est en titillant qu'on obtient une suite dans la quinzaine...
Merci à cc Caramelpowa Aaron love-lily-jolie atchoum16 malilite (2) sandrine Chocolatine Catherine Broke millou95 tchingtchong pour vos reviews (blog en homepage pour rar )
Bonne lecture !
Trop gentille pour toi, Potter !
Chapitre 07 (Partie 1/5)
On se serait cru au printemps
« Ca fait deux jours quand même, non ? »
Lily soupira. Il lui semblait que le sort s'acharnait contre James. Et que tout était de sa faute. Elle était intimement convaincue que tout était de sa faute. Ils ignoraient à quoi ils s'attaquaient ou pourquoi ils s'y attaquaient. Elle ne savait même pas si elle était amoureuse de lui… Le dragon lui avait dit pourtant, non ? La malédiction gagne toujours… Pourquoi avait-elle pris cette mauvaise résolution ?
Si elle ne s'était mise en tête de sortir avec James, jamais les rêves ne seraient revenus et jamais le malheur ne se serait abattu sur eux comme ça. C'est vrai, non ? Ce n'était sûrement pas un hasard que ses parents soient hospitalisés juste maintenant. A chaque fois, c'était la même chose. Le sort s'acharnait contre eux. Et il fallait arrêter de le défier.
Il y avait d'abord eu en septembre. James avait tout oublié.
Puis à Noël, au moment où elle s'apprêtait à céder à ses avances, il se réveillait avec l'abdomen découpé.
Et puis maintenant, elle était jalouse d'une fille sans intérêt juste parce que James avait posé les yeux sur elle. Et elle décidait que James ne devrait être rien qu'à elle et paf, deux jours plus tard, ses parents meurent presque. En plus, elle savait parfaitement qu'il n'était pas vraiment intéressé par Grasselet. C'est juste que James ne juge pas vraiment les gens sur leur physique – comme si il lui fallait du recul pour juger de l'apparence de quelqu'un. Et jusqu'à aujourd'hui, il n'avait jamais vu une fille si peu fille qu'elle.
Lily ne faisait pas d'efforts non plus, pour être féminine. Mais Lily était une jolie fille. Lily attirait le regard et l'attention par sa simple présence. Elle n'avait pas besoin de travailler ou de changer pour plaire. Cette pauvre fille n'était pas aussi chanceuse qu'elle. La rousse n'avait jamais adhéré à l'idée populaire qu'elle ne méritait pas d'avoir d'amis. Elle jugeait que tout le monde devrait être entouré par des personnes qui vous aiment.
Elle avait vraiment essayé de se rapprocher de la jeune fille. De ne pas juger sur l'apparence parce qu'elle pensait valoir mieux que les autres. Lily ne voulait pas être une de ses filles qui choisit ses fréquentations selon la mode dans les magazines poeple. Mais, rien à faire, Grasselet était inintéressante et ce n'était pas quelque chose à quoi Lily pouvait remédier.
Et pourtant, elle avait réussi à être jalouse de cette fille seule et inintéressante. Au point d'envoyer les parents de James à l'hôpital… Elle soupira. Tout était de sa faute. Il fallait qu'elle aille s'excuser. Elle ignorait juste où il se trouvait, depuis deux jours. Et les garçons aussi.
« Si ça se trouve, il lui est arrivé quelque chose » Dit Sirius en attrapant son sac pour aller en cours. « si une bande de serpentards lui est tombée dessus… »
« Son père va peut-être mourir » Rappela Remus. Tous les quatre marchait en direction de la salle de défense contre les forces du mal. « Il a sûrement besoin de faire le point »
« Justement ! » Réagit Sirius « On est ses amis. On devrait être avec lui plutôt qu'en cours ! »
« Sirius » Soupira Lily. « Tu vas avancer et aller foutre ton postérieur de gamin têtu sur une chaise de cette classe, écouter et faire ce que le professeur Gibbon te dira et sans la considérer comme autre chose qu'une prof, okay ? »
« Mais …»
« Arrête ! Tu vas en cours, un point c'est tout ! Quand James aura besoin de nous, il reviendra, c'est tout ! »
Lily accéléra le pas et dépassa les trois garçons. Ils la regardèrent s'éloigner avec surprise. La jeune fille semblait tendue et sur les nerfs en permanence depuis la 'disparition' de James. Evidemment, ils s'étaient inquiétés à la base mais tous les matins, le lit de celui-ci était défait- comme une preuve qu'il était toujours en vie. Il était même passé à l'infirmerie une fois ou deux d'après ce que Pomfresh avait dit. Remus secoua la tête.
« Elle a raison Pat » ils rentrèrent « Il faut travailler les patro…. James ! »
Le jeune homme était assis à sa place habituelle, le regard fixé et figé vers le tableau noir. Il semblait complètement mort de fatigue, son teint était pâle et de grandes cernes se traçaient sous ses yeux. Les trois autres maraudeurs s'assirent en silence. Ils ne savaient pas si Lily qui avait repris sa place plus à l'avant de la classe l'avait vu ou pas.
« Bonjour » Le professeur Gibbon entra à son tour et ferma la porte derrière elle. « Levez-vous. On travaille aujourd'hui. Je veux voir de l'argenté partout dans cette classe. »
Remus et Peter échangea un regard et soupirèrent. Le patronus ne leur réussissait pas si bien que ça. Enfin, Remus parvenait quand même à émettre un peu de fumée, au moins… Sirius s'était levé, baguette en main. Il se tenait droit et assuré, faisant quelques exercices du poignet comme échauffement.
A nouveau, Peter et Remus échangèrent un regard, étonné cette fois. Ça faisait longtemps que Sirius n'avait pas mis de cœur à l'ouvrage en DCFM. Les garçons avaient soupçonné longtemps qu'il y ait eu quelque chose pendant les vacances de Noël entre Gibbon et lui. Mais James – à qui Sirius s'était confié- avait affirmé qu'ils se trompaient. Et là, il suffisait d'une retenue avec elle pour qu'il retrouve son sourire en classe ? Tout cela était étrange…
Lévina s'approcha d'eux. « Alors messieurs, montrez moi ça » Elle passa une main sur son visage et les trois garçons perçurent qu'elle était fatiguée. Peter d'abord, la baguette tremblante, murmurant la formule. Qui aboutit à… oh, peut-être une bougie en fin de combustion faisait-elle autant de fumée grisâtre ?
« Hé Pettigrow ? » Demanda la prof en lui faisant un clin d'œil. « Vous m'aviez promis de ne pas faire l'exception de la règle disant que tout le monde peut y arriver, non ? »
Le visage du pauvre Peter se ferma, il ferma les yeux et se concentra sur un souvenir heureux qui lui appartenait totalement. Plusieurs en fait. Son arrivée à Poudlard, son amitié avec trois garçons populaires, sa transformation en animagus (il était capable de faire de grandes choses !), l'intérêt d'Olga pour lui… la promesse des vacances de Pâques en sa compagnie.
« Bravo Peter ! » S'exclama le professeur Gibbon. Remus lui fit une tape dans le dos. Ce n'était pas encore corporel mais c'était déjà fantastique. Un vrai mur de protection vaporeux, de plusieurs mètres de haut ! « Monsieur Lupin, a votre tour ! »
Le silence se faisait peu à peu dans la classe, tout le monde ayant remarqué la prestation de Peter Pettigrow. Un cercle se forma autour de Remus qui à son tour alla puiser dans ses réserves. La soirée de la veille s'imposa à son esprit et devant lui jaillit le même mur de fumée, peut être un peu plus opaque, que Peter. Ses pensées se dirigèrent après vers le jour où James, Sirius et Peter lui avaient dit que l'amitié était plus importante que le fait qu'il soit loup-garou. La première pleine lune ensemble. Tous les moments inespérés qui lui avaient été offerts…
Bientôt, dans le silence le plus respectueux qui ait jamais occupé la salle de défense, la fumée devint un animal. Plutôt grand, dressé sur ses pattes arrière, un ours (qui avait d'ailleurs la tête d'un ours polaire) se tenait désormais au milieu des étudiants.
Peu à peu, le silence disparut pour faire place à une cacophonie de conversation. Tout le monde cherchait à savoir comment une telle chose était possible. C'était pour tous le premier vrai patronus corporel qu'ils voyaient.
Le professeur Gibbon posa sa main sur l'épaule de Remus. « Vous avez un don Remus. La défense contre les forces du mal vous colle à la peau »
« Merci professeur » murmura Remus, l'impression que toutes ses forces l'abandonnaient. Il devint blanc et vacilla. L'ours se volatilisa et Remus tomba. Heureusement, Sirius l'attrapa juste avant que sa tête ne cogne un banc. Il n'était plus capable de se tenir sur ses jambes, il était trop fatigué. Il avait l'impression que toutes ses forces l'avaient abandonné.
C'était comme s'endormir les soirs d'insomnie. Sentir que l'on est au bord d'un gouffre. Se laisser aller donne l'impression de tomber de plus en plus vite, de plus en plus fort, dans un vide sans fond. C'était comme garder conscience du fait que l'on tombe dans l'inconscience. Il n'y a rien de plus effrayant que de tomber ainsi, à l'intérieur de soi-même. Parce que la sensation de chute est plus réelle qu'en montagne russe, mais en même temps, il est facile de localier que cette chute se passe… dans votre cerveau. C'est tellement effrayant que n'importe qui lutte pour ne plus tomber.
C'est exactement ce qui arrivait à Remus en ce moment. Il ouvrait les yeux, puis semblait s'évanouir et les réouvraient dans un sursaut. « Mobilicorpus ! » Se dépêcha de prononcer le professeur. « Miss Evans, vous surveillez la classe. Rogue, Roots vous l'aidez. Retenue pour tous ceux qui n'obéissent pas aux préfets ! » Puis elle disparut avec le corps.
Sirius, toujours secoué d'avoir vu son ami s'effondrer de la sorte, se laissa tomber à côté de James. « Il faut que je te cuisine ou tu vas me dire ce qui t'as pris de disparaître ? »
James secoua la tête, les yeux dans le vide. « J'avais besoin de réfléchir » Il soupira. « J'aurais mieux fait de pas venir » Sirius regarda James quitter la classe avec un regard peiné. Il comprenait que James ait besoin d'un peu de solitude. Mais si dans quelques heures, il n'était pas revenu, il se mettrait à sa recherche. Si Lily et lui combinaient leurs efforts, il le retrouverait sans problème.
D'ailleurs, il aperçut la jeune fille qui discutait avec acharnement avec Rogue. Le jeune homme grimaça. Elle allait pas bien ou quoi ? Il s'approcha mais la conversation semblait toucher à sa fin. Tout ce qu'il entendit fut un 'Merci' et le bruit des lèvres de la jeune fille sur la joue de Rogue.
Stop. Les lèvres de la jeune fille sur la joue de Rogue. Sirius dut s'appuyer contre un banc pour ne pas flancher, ses jambes manquant de se dérober sous lui. Il était au bord de la nausée. Du coin de l'œil, il vit Lily quitter la pièce en courant – sans doute partait-elle chercher James. Ils devaient s'expliquer, à coup sûr.
Sirius se retourna et aperçut Rogue qui fixait l'endroit pas lequel Lily s'était enfuie d'un air extatique. Il était paralysé. Le jeune Black secoua la tête, amusé cette fois, parce que voir Rogue choqué était un fait exceptionnel.
Cependant, le fait que ce soit le bisou de Lily qui l'ait rendu si rigide l'inquiétait. Et jamais Servilus… Non, bien sûr que non, Lily était une née moldue. Cela rassura le jeune homme. De l'autre côté de la pièce, Samantha Roots s'était installée, les pieds sur la table, un chewing-gum en bouche et un magazine sur les genoux. Il était clair qu'elle n'avait pas l'intention de maintenir l'ordre…
Peter vit l'éclair de malice traverser les yeux de Sirius, puis son regard se diriger vers Rogue qui sembla sursauter et, toujours muettement, assassina le maraudeur du regard. Peter sourit. Va y'avoir de l'action pensa-t-il …
Sirius se mit debout sur le bureau du professeur Gibbon. « Qui veut savoir ce que notre parfaite prof cache dans ses tiroirs ? »
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« James ! James… attends »
Lily, après s'être assuré que Rogue la remplacerait correctement à la tête de la classe, s'était précipité à la poursuite du jeune homme. Finalement, le garçon s'était arrêté de courir une fois arrivé a sommet de la tour d'astronomie, qui était déserté cette semaine pour cause de nuages obstruant la vue.
Il était assis de dos, les pieds pendant dans le vide. Elle s'installa à côté de lui et posa son bras autour de ses épaules. James enfouit son visage dans son cou et s'appuya contre elle. Ils ne bougèrent pas.
Lily ne savait pas exactement combien de temps ils étaient restés comme ça, tendrement enlacés mais elle savait qu'elle en avait besoin. Et bien plus que ça, il en avait besoin. La jeune fille n'avait jamais perdu et été sur le point de perdre quelqu'un. Elle ignorait ce qu'il ressentait ou pourquoi il avait eu le besoin de se retrouver seul.
Mais les choses avaient changées. Il avait besoin d'aide. C'est pour ça qu'il était revenu en classe, vers eux. Même si il s'était vite aperçu qu'il n'était peut-être pas encore prêt à affronter tant de regards désolés. La nouvelle de l'agression de ses parents avait fait le tour de l'école dès que c'était paru dans le journal, le lendemain matin.
« Je suis un monstre » Murmura-t-il finalement en s'écartant d'elle. Ses yeux restaient résolument fixés vers le bas. « je suis -»
« Ne dit pas ça »
« Je le savais Lil » S'exclama-t-il « Je savais que ça finirait par arriver. Je le leur avais dit! » Il se laissa tomber en arrière, les mains derrière la nuque. « Si tu savais comme je les déteste »
Lily souffla. Elle ne s'était pas attendue à ça. « Tu sais à qui Voldemort s'attaque en premier ? » Il lui lança un regard perplexe. « Les moldus. Mieux encore, les parents d'enfants sorciers. Bien sûr, ils prennent leur pied en tuant les enfants eux même, mais ces horribles moldus à avoir engendré de la magie, c'est un excellent plat de consistance »
Il se redressa et posa sa main sur son épaule, vaguement inquiet de son ton et de la tournure de la conversation. « Il n'y a pas un jour où je ne m'inquiète pas pour mes parents et ma sœur ou mon frère. Chaque fois qu'un hibou que je ne connais pas s'arrête devant moi, mon cœur se serre à l'idée que ça pourrait être un avis du ministère »
« Lily… »
« J'ai appris que mon crétin de père ne trouve rien de mieux à faire que se taper une gamine de quinze ans. Tu ne peux pas savoir ce que j'ai eu envie de le détester, de ne plus lui adresser la parole et de l'engueuler comme il le méritait. Mais » La voix de la jeune fille baissa, elle avait peur qu'elle ne se brise sous le coup de l'émotion « Je n'ai pas le luxe de me permettre de ne pas les aimer. Ils peuvent mourir à chaque instant- de ma faute en plus. »
James acquiesça, la gorge serrée. Lily se retourna vers lui. « Tu comprends ce que je te dis ? Moi aussi parfois, je crève de les détester, comme tous les parents, non ? Ils sont si nuls parfois. Mais, James, ne laisse pas ton père mourir sans lui avoir que tu l'aimes, d'accord ? Il n'y a que là que tu seras un monstre »
Ses bras encerclèrent la taille de Lily et il posa son menton sur son épaule. « Comment tu savais ? »
Elle sourit. « Quoi ? Que tu ne parvenais pas à t'inquiéter pour tes parents parce que tu étais trop en colère contre eux pour ça ? » Elle secoua la tête, un petite sourire sur les lèvres « Je te connais bien, monsieur Potter »
« Tu viendras avec moi ? » murmura-t-il « Tu viendras avec moi le voir ? »
« Non » Elle appuya son dos contre son torse et releva légèrement la tête. « Je ne peux pas faire ça, James. Tout est de ma faute, je ne pourrais jamais croiser le regard de ta mère »
« Ta faute ? » James secoua la tête, tant l'idée semblait idiote « Tu as demandé à une bande de mangemorts de les attaquer ? Parce que tu sais Lily, si c'est parce que tes parents sont moldus, tu es loin d'être la seule sorcière sans ascendance magique que mes parents fréquentent » Il ferma les yeux, semblant vouloir se concentrer – Lily savait qu'il ne voulait juste pas flancher. « Et puis, tout le monde sait à quelles convictions mes parents sont attachés »
« Non » Elle secoua la tête « James, c'est moi… J'ai » Elle se mordit la lèvre et s'écarta de lui, pour pouvoir lui faire face. Courage, viens à moi. « Je sais qu'on avait dit que c'était trop dangereux mais ces derniers jours, je – j'ai décidé – enfin, pas toute seule mais…. Je voulais braver le destin, et les rêves et tout le reste »
James lui lança un regard – un de ces regards insoutenables – qui l'embrasa et l'obligea à détourner la tête. « Désolée. Je suis atrocement jalouse et je n'ai pas pu m'empêcher de …. Et puis, les rêves et la malédiction et maintenant tes parents- Tout est ma faute. Si j'avais arrêté de penser à toi alors -»
« Alors rien du tout » Un rire étranglé sortit de la gorge du jeune homme, il s'élança et l'enlaça « Tu crois que parce que je suis sortie avec une fille j'ai arrêté de penser à toi ? Lily, regarde moi » Il lui releva le menton des doigts « Jamais je ne pourrai, tout ça était sans importance »
Elle sourit, le serra contre elle et renifla. Tout ça sentait tellement le romantisme, ridiculement guimauve. Il ne manquait plus que l'échange des vœux. « Je viendrai avec toi à l'hôpital » Promit-elle. Elle voulut à son tour s'allonger vers l'arrière, comme James l'avait fait plus tôt.
Elle avait oublié qu'elle était au bord de la balustrade. Lorsqu'elle se rendit compte que son dos ne touchait pas le sol, elle comprit ce qui allait arriver. Elle eut même le temps de dire « Merde » avant de tomber dans le vide et d'attirer James, qui la tenait toujours fermement, avec elle.
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« Avez-vous été sujet à des insomnies fréquentes récemment ? »
« Non »
« Avez-vous dormi un minimum de 25 heures au cours de ces trois dernières nuits ? »
« Oui… heu attendez, exactement, hum, dix, neuf et sept ça fait 26, oui »
« A quand remonte la dernière pleine lune, exactement ? »
Remus envoya un regard paniqué à Levina Gibbon qui était debout à côté du lit où on l'avait installé et faisait face à Poppy Pomfresh qui l'interrogeait d'un ton monocorde. « Ne vous en faites pas Remus, les professeurs sont au courant » le rassura la jeune prof
« Douze jours »
« Avez-vous pratiquez une activité sportive intensive au cours de ces cinq derniers jours ? »
« Non »
« Avez-vous pratiqué une activité magique intensive au cours de ces cinq derniers jours ? »
« J'ai fait mes devoirs »
« Quels sortilèges ? »
« Le patronus » Remus réfléchit, pour se souvenir correctement « Transformation d'une tasse en canari, et euh… Héliocape »
« Combien de temps avez-vous exercé votre patronus ? »
Il lança un regard timide à la prof de Défense qui le fixait, semblant réellement inquiète pour lui. « moins d'un quart d'heure » Murmura-t-il, gêné d'avoir tant bâclé son devoir.
« Bien » Pomfresh soupira. « Nous en venons à la dernière question. Etes-vous sexuellement actif ? »
Remus piqua un fard et détourna le regard. Cette situation le mettait foncièrement mal à l'aise. Avait-elle vraiment besoin de le savoir ce genre de choses pour déterminer la cause de son malaise ?
« M'oui » Grommela-t-il entre ses dents.
Un soupir amusé passa la bouche de Levina Gibbon tandis que la jeune infirmière semblait réellement décontenancée. « Ah » Murmura-t-elle. Remus sentit ses entrailles se contracter. Non pas ah. Pas ah quand il s'était réveillé à côté d'Heather ce matin en se demandant pourquoi et comment il avait laissé les choses aller si loin et que sa première pensée avait été pour Poppy (ses rêves aussi d'ailleurs). Quel genre d'horrible garçon était-il ?
Pomfresh secoua la tête, reprit contenance et acquiesça. « Date du dernier rapport ? »
« Cette nuit » Murmura Remus, comme un petit garçon prit en faute. L'infirmière n'ajouta rien et s'éloigna du lit. Il était perdu.
Il fantasmait sur elle, très fort. Il avait même difficile de passer une nuit au cours de laquelle il ne caressait pas ses courbes gracieuses dans ses songes. Cependant, elle avait toujours feint à merveille de ne rien voir et, surtout, elle n'avait jamais semblé y prêter attention.
Remus s'y était résigné. Il était sortie avec d'autres filles, ça lui permettait d'oublier la jolie et sexy infirmière. Et quand la pleine lune arrivait, qu'il savait qu'il allait devoir revoir Pomfresh, resté près d'elle pendant toute une journée, faire la conversation et plaisanter parfois, il rompait avec sa copine. Toujours.
Non seulement, elle aurait pu deviner son 'problème de fourrure' mais en plus, il ne se sentait vraiment pas à l'aise avec le fait d'amener une fille à l'infirmerie. Il lui fallait beaucoup de maîtrise pour se reprendre. Parce qu'elle ne ressentait rien pour lui, n'est-ce pas ? C'était ridicule. Elle était adulte, diplômée, plus âgée. Elle faisait partie du 'corps enseignant' même si, stricto sensu, ce n'était pas son rôle principal.
Non, une relation avec elle dépassait les limites de l'entendement. Mais alors, pourquoi avait-elle pris cet air si étrange quand il lui avait avoué ce qui c'était passé la veille ?
La veille. Remus ferma les yeux et s'appuya contre ses oreillers, un sourire flottant sur son visage. Il déglutit. La veille. Il ignorait exactement ce qui c'était passé. Une minute, il était là, avec Heather, ils s'embrassaient et discutaient. La suivante, il avait passé sa main, dans un moment de folie, sous son chemiser. Et celle d'après, ils se déshabillaient mutuellement et avaient fini par …
Oui, ils l'avaient fait. Il ignorait comment ils en étaient arrivé là, et aussi vite, mais c'était arrivé. D'un côté, il se sentait soulagé. L'épingle du rite de passage de « la première fois » était sortie de son pied – et était même très agréablement sortie. Il était plutôt content, ça c'était réellement bien passer, malgré les craintes qu'il avait déjà eu à ce propos (Est-ce que son côté loup-garou allait changer quelque chose ou pas ?)
D'un autre côté, il se sentait immensément coupable. Il s'était enfui comme un voleur ce matin, redoutant de devoir tenir la « conversation du lendemain matin ». Il l'avait à peine embrassée, prétexté un devoir pas fini et était parti. Pire que ça en fait, il s'était demandé s'il devait faire un tour par l'infirmerie ou pas (n'était-ce déjà pas horrible en soi ?) puis, il avait pensé à Poppy. Et il s'était senti coupable de l'avoir fait avec une autre.
Il soupira encore, de désespoir cette fois. Comment allait-il pouvoir regarder Heather dans les yeux ? Elle ne méritait pas quelqu'un comme lui. C'était une jeune fille géniale – elle aurait dû avoir le droit de tomber sur quelqu'un de vraiment bien. Pas comme Remus qui se cache derrière les apparences pour donner l'impression qu'il est ce genre de personne.
Une personne de confiance.
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Levina sut avant même de rentrer dans sa classe que quelque chose clochait. Elle se demandait même comment il était possible que ni Flitwick, trois classes plus loin, ni McGonnagall, deuxième en face, ne soit intervenu pour calmer le chahut. A moins que ce ne soit une sorte de bizutage – ils la croyaient présente en classe et avaient décidé de la laisser se débrouiller.
Léa était pourtant certaine que Evans, jumelée à Rogue, était plus capable de maintenir l'ordre. Encore plus en tenant compte du fait que les plus grands fouteurs de troubles étaient ses amis et qu'ils l'écoutaient relativement facilement. Il devait y avoir eu un problème.
Alors qu'elle n'était plus qu'à quelques mètres du local, la porte de métamorphose s'ouvrit violement et la tête de McGo' comme la surnommait affectueusement la jeune prof, apparut.
« Je suis allée conduire un élève inconscient à l'infirmerie » Se justifia-t-elle immédiatement, se sentant, à nouveau, dans la peau de l'élève prise en faute. McGonnagall acquiesça et retourna dans sa classe.
Depuis leur dernière altercation, moins de deux semaines plus tôt, Minerva lui faisait la tête. Du point de vue de Lévina, cette situation était remarquablement amusante. Car non seulement, elle, Lévina Gibbon, était considérée au même rang que Minerva McGonnagall mais en plus celle-ci n'avait plus le droit de la punir !
Alors qu'elle allait ouvrir la porte de sa classe et crier pour retrouver le calme, le silence se fit. La voix, facilement reconnaissable, de Sirius Black se fit entendre. J'aurais dû m'en douter, songea-t-elle. Elle rentra dans la classe silencieusement et s'appuya sur le mur arrière pour observer la scène en catimini.
Le jeune homme était assis sur son bureau, les objets qui encombraient son premier tiroir éparpillés autour de lui. Il tenait dans la main son album photo.
« Et nous avons ici » S'éclaircit-il la gorge en ouvrant le carnet « Wow, Un joli jeune homme de quoi, quinze, seize ans ? » Des rires fusèrent « Hé oui, chers élèves, notre professeurs adorées doit avoir quelques penchants pervers! »
A nouveau, un brouhaha s'éleva tandis que Sirius continuait de feuilleter l'album photo, violant allégrement son intimité. Du coin de l'œil, elle aperçut Severus Rogue, suspendu les pieds en l'air et figé dans les airs et au fond de la classe, la seconde préfète de serpentard se faire les ongles. Il n'y avait aucun signe d'Evans dans la classe.
Elle ne dit rien, se contentant de remonter les bancs, le silence se faisant peu à peu au fur et à mesure qu'elle s'approchait de son bureau. Elle ne prit pas la peine de se retourner vers ses élèves mais déclara, d'une voix polaire et déçue « Rangez vos affaires. J'attends vos devoirs sur mon bureau pour le prochain cours »
C'était la première fois que si peu de mots étaient échangés alors que les élèves rangeaient leurs affaires et quittaient la pièce. Lévina soupira. Au moins, ils se sentaient responsables, c'était déjà ça. C'est qu'ils l'estimaient un minimum. « Black, mon bureau. Tout de suite »
Il n'y avait pas besoin d'en dire plus.
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Les battements de cœur de James ne parvenaient pas à reprendre un rythme normal. A nouveau, le jeune homme regarda en bas et, prit d'une soudaine crise de vertige, releva la tête. Il comprenait à présent pourquoi Peter rechignait temps à monter sur un balai, s'il se sentait aussi nauséeux que James en ce moment.
« C'est la première fois que je te vois aussi blanc » S'amusa Lily. Car elle s'amusait, elle. N'était-ce pas follement ridicule ?
« J'ai vraiment cru qu'on allait mourir » Se défendit James « On aurait pu ne pas s'en sortir ! Tu imagines un peu si on était vraiment tombé de cette hauteur ? »
« Si tu avais lu l'Histoire de Poudlard, tu saurais qu'un sortilège de protection avait été installé autour de toutes les tours suite au suicide de Noa Calen en 1872 »
« Cerveau sur pattes » Grommela le jeune homme. Il souffla, priant pour reprendre plus de contenance, et s'assit sur le sol invisible. Ils étaient tombés de la balustrade et avait atterri trois mètres plus bas, sur une sorte de trampoline invisible qui protégeait la tour la plus haute du château. Et maintenant, ils étaient là, comme deux idiots, assis à cinq mètres de hauteur, attendant qu'on vienne les secourir.
« Reste plus qu'à attendre que quelqu'un passe par là » Relativisa la préfète. James secoua la tête et serra les dents. Il venait d'avoir la peur de sa vie. Il aurait pu mourir, là, à l'instant. La chute avait durant peut-être trois secondes cinquante, mais il avait eu le temps de voir à quel point la vie ne tenait qu'à un fil.
Il devait aller voir son père, embrasser sa mère, les engueuler de se mettre volontairement en danger puis, leur dire à quel point il les aimait et qu'ils étaient des parents fantastiques. Lily avait raison, on ne sait jamais de quoi demain sera fait.
Il se coucha sur le dos, fatigué de ses deux jours où il ne s'était pratiquement pas reposé et déposa sa tête sur les genoux de Lily qui se mit à lui caresser les cheveux comme le faisait sa mère quand il était petit.
« Ton plus grand regret ? » Demanda la jeune fille « Quel aurait été ton plus grand regret si nous étions vraiment tombé jusqu'en bas ? »
Ne pas t'avoir aimé. James sourit. Il avait tout le temps de se rattraper maintenant. Il réfléchit, un instant, à une chose qu'il n'avait jamais demandé à Lily. C'était le moment d'obtenir des aveux complets. Même si elle n'en montrait rien, elle aussi avait été retournée.
« Ne pas savoir ce qui c'est passé dans le train en septembre » Murmura-t-il.
Lily éclata de rire. « On va faire d'une pierre deux coups alors. » James se releva et la regarda étrangement. Elle sourit. « Je t'ai dit que j'avais décidé de te récupérer non ? » Elle se pencha. Ses lèvres effleurèrent celles du jeune homme.
Il recula légèrement la tête. « Le rapport avec le train ? »
Elle passa ses bras derrière sa nuque et appuya ses lèvres contre les siennes. Juste avant de murmurer « Mon dernier regret aurait été de ne pas avoir cru au baratin que tu m'as sorti dans le train »
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« De quel droit as-tu osé faire une chose aussi ignoble ? » Levina était restée debout, figée, face à Sirius qui jouait nerveusement avec les bords du carnet photo. « Il y a beaucoup de choses que je peux comprendre, mais que – une chose aussi vile… Même moi, je n'aurais jamais osé ainsi étaler la vie privée de quelqu'un – Même Bella ne l'aurait pas fait, pas comme ça. Tu es bien pire que ces serpentards que tu méprises »
« La ferme »
« Pardon ? Je te rappelle que tu parles à un professeur ! »
« Et pourquoi il me tutoie, le professeur ? » Demanda sarcastiquement Sirius « Ou non, j'ai une meilleure question : Pourquoi elle a changé de nom, Léa Maria ? Ou encore mieux : Pourquoi est-ce qu'elle garde précieusement des photos de Mortimer Dubois à portée de main ? »
Levina ferma les yeux, canalisant son énergie. Elle ne voulait pas être accusé d'avoir été violente avec un étudiant. Elle ne pouvait se le permettre, peu importe à quel point il était capable de la mettre à bout.
« Je t'ai déjà dit que ma vie privée ne regardait que moi. Tu ne me feras pas me justifier. Peu importe le nombre de mesures disciplinaires que je devrai prendre -»
« Oublie ça tu veux ! » Sirius sauta sur ses pieds, emporté par la colère et la frustration. « Tu m'as menti ! Tu ne m'as jamais parlé de Bellatrix ! Tu me connaissais ! »
« Te connaître ? » Cria Lévina. Elle prit appui sur son bureau du plat de la main. « Je ne te dois rien, il est temps que tu te mettes ça en tête » Il fit un pas en avant, et, assez violement, lui releva la tête pour la fixer d'un regard plein de reproches « Il ne t'est jamais venu à l'idée que je voulais oublié cette période de ma vie ? » Murmura-t-elle sentant avec horreur des larmes sur ses joues « As-tu seulement imaginé ce qu'était devenu ma vie après… après »
Sirius sentit sa gorge se serrer, des remords – les plus puissants qu'il avait jamais ressenti- l'étreindre et ses bras, avant qu'il l'ait compris, serrer son professeur.
Surprise, elle sauta en arrière et lui envoya un drôle de regard. « Tu ferais mieux de … »
« Non » Déclara Sirius en croisant les bras. Il essaya de calmer le rythme de son cœur et d'éteindre le picotement de ses doigts là où il l'avait touché. Mais qu'est-ce qui lui prenait bon sang ? « Ne me dit pas de sortir »
« Je ne veux plus que tu m'immisce dans ma vie ! » Lévina, d'un geste rageur, essuya ses joues et dirigea un regard noir en direction de son étudiant. Cela la percuta plus fort que si elle avait été fauchée par un camion en pleine autoroute.
La ressemblance entre Mort et Sirius était plus forte qu'elle ne l'avait jamais été par le passé. Il était là, debout, les bras croisé sur le torse et les yeux brillant de colère. Et elle voulait crier – elle avait besoin de hurler son horreur face à la violation de son intimité dont il s'était rendu coupable – mais aucun son ne sortit de sa bouche.
« Levina » Sirius se passa la main dans les cheveux et fit un pas en avant, se calmant au fur et à mesure qu'il prenait conscience de sa cruauté « Je suis désolé »
Il se tourna. Mais, alors qu'il allait partir, elle l'attrapa par la main. « Attends » Il se retourna et fit un pas dans sa direction. Elle leva la tête. Leurs mains brûlèrent et frissonnèrent là où elles se touchaient. Sirius déglutit et plongea son regard dans le sien.
Ils soupirèrent, presque simultanément, et eurent l'impression d'avoir enfin trouvé ce qu'ils avaient toujours cherché. En hésitant, il posa une main sur sa joue et fit disparaître la dernière trace humide. Elle se mordit la lèvre, rougit comme une adolescente et secoua la tête, luttant pour empêcher cela de se produire.
Sirius, les gestes guidés par un instinct qu'il ne connaissait pas encore, toucha ses cheveux et se pencha, presque inconsciemment.
Et, avant qu'il se soit rendu compte de quoi que ce soit, elle avait happé ses lèvres contre les siennes.
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« Je suis désolé » Peter soupira. Pourquoi les filles devaient-elles toujours pleurer ? « Je suis si désolé »
Olga renifla « Va t'en »
« Laisse moi t'expliquer au moins »
« VA T'EN » Elle le frappa « tire toi Salopard ! Au revoir pars d'ici tout de suite ! »
« Mais » Peter leva les mains dans un geste désespéré de se protéger le visage. Elle lui donna un coup de genou bien placé. Il se plia en deux.
« DEHORS sale veracrasse répugnant ! Bouge de là ! Pars ou bien je t'explose ! Crétin ! Menteur ! Profiteur ! »
« OLGA ! » Rugit-il en reculant adroitement vers la sortie, le visage contorsionné dans une sorte de grimace mi-souffrance, mi-colère « Tu voulais que je sois honnête après qu'il eût été trop tard ? » Wow, Peter tu t'améliores en linguistique mon vieux, se congratula-t-il lui-même. Les yeux de la jeune fille se réduisirent à une petite fente.
Mauvaise pioche, réalisa-t-il, elle n'avait peut-être pas envie de savoir qu'il avait songé à peut-être profiter d'elle … Pourtant, elle aurait dû être ravie qu'il tienne assez à elle que pour ne pas, finalement, abuser de sa gentillesse et de son amour … Quoi, Remus l'avait menacé ? N'importe quoi !
Peter s'enfuit. Bon sang, et après ça, les autres continueraient à prétendre que c'était facile de rompre avec une fille ?
Heureusement pour lui, il savait qu'il avait bien fait. Il n'était pas suffisamment horrible que pour coucher avec Olga sans rien ressentir pour elle – ce serait une sorte de trahison, un manque de respect flagrant.
Il était un gentil garçon. Pas de ceux qui détruisent volontairement la vie d'une personne.
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« Lily » Murmura James, la main perdue dans ses cheveux, le souffle court.
La jeune fille avait les yeux fermés et les mains passées dans son dos, le tenant étroitement serré contre elle. « Lily je… »
Elle ouvrit les yeux. Le cœur de James fit un bond en avant. Une douce chaleur se répandit dans tout son corps, le faisant flotter dans les airs (notez, il le faisait déjà – véritablement). La jeune fille se passa la langue sur les lèvres pour les réhydratées et tout ce qu elle jeune homme parvint à conclure de ce qu'il voulait dire fut « Tu es magnifique »
Elle lui envoya un sourire étincelant et enserra son cou, le réattirant contre elle. Elle l'emprisonna dans un baiser exigeant, passant sa main dans ses cheveux, mordillant ses lèvres de tant à autre. Il parcourut son visage et son cou de légers baisers, se régalant des frissons qu'il sentait la parcourir et se rendit à l'évidence. Il était au paradis. Jamais rien ne le rendrait plus heureux que d'embrasser Lily, d'être couché près d'elle et de la sentir contre lui.
« James » Soupira-t-elle « James » Gémit-elle « Dumbledore » James s'écarta en sursautant
« Quoi ? » Croassa-t-il en stressant – Pourquoi pensait-elle au vieil homme maintenant ?
« Mr Potter ? Mademoiselle Evans ? »
In your smile, in your eyes
I can see so much of
my life
Let your dreams always lead
I´ll be there for
you whenever you need
(Count on me, Foll's garden)
