Bonjour à tous ! Merci de votre accueil favorable pour cette traduction. Comme la suite m'a été très poliment demandée, je remplis ma part du marché en publiant lol. N'hésitez pas à laisser vos encouragements, c'est très motivant (j'ai passé 6 heures non stop pour vous donner cette 2ème partie) et une juste récompense pour le travail que je fais.
Je remercie NiBo ma première revieweuse (sur FF le féminin l'emporte alors je suppose que tu es une fille), et je précise aux commentateurs anonymes, auxquels je n'ai pu répondre (cf. NiBo et Hélière), que si vous voulez que je vous réponde il faut me laisser une adresse mail.
Disclaimer : le monde d'Harry Potter appartient à JKR. Cette merveilleuse histoire est la propriété d' IamtheLizardQueen. Vous pouvez d'ailleurs la joindre par mail pour lui dire tout le bien que vous pensez d'elle : melcej at gmail point com. Et la traduction m'appartient bien-sûr.
Warning : Rating M. A priori, il devrait y avoir deux hommes tous nus qui se font des bisous, des trucs et des machins… Donc, les homophobes, les prudes et les âmes sensibles sont priés de quitter cette page.
Chapitre 1 : Come the cold partie 2
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Draco était dans une partie de la ville principalement résidentielle, ce qui n'était pas très prometteur. Si Draco avait été capable de réfléchir clairement hier, il aurait atterri à proximité d'une zone commerciale, où la probabilité de tomber sur quelqu'un du monde magique qui aurait pu le conduire jusqu'à Potter était plus forte. N'importe laquelle de ces maisons pouvait être celle d'un sorcier, mais il n'y avait aucun moyen de savoir laquelle. Il commençait à traverser la rue quand un bruyant et trompetant bruit lui fit faire un rapide pas en arrière.
" Regarde un peu où tu vas !" cria un homme depuis une grosse automobile, qu'il faisait réaccelérer. Draco bouche bée, n'ayant jamais vu un tel engin, se demanda comment ça pouvait se déplacer.
" Tout va bien, mon chéri? Tu as l'air un peu perdu", dit une voix.
Draco se retourna et vit une femme entre deux âges, aux cheveux bruns ternes et des yeux tout aussi bruns mais chatoyants qui le regardait. Elle avait un large sac en toile grand filet à provisions, vide, qu'elle portait en bandoulière sur l'épaule, de jolies chaussures en cuir, une longue parka et des mitaines rouges. Sa première intention fut celle de courir, se demandant s'il avait déjà été reconnu. Il s'intima au calme.
" J'ai besoin de trouver Harry Potter", dit-il d'une voix cassée.
" Harry Potter? Hmm, je ne pense pas connaître quelqu'un de ce nom là et je connais la plupart de mes voisins. Es-tu sûr qu'il vit dans cette rue ?"
Draco la fixa d'un air incrédule. Tout le monde connaissait Harry, hein? Comment cela était-il possible qu'elle ne sache pas qui était Harry Potter ? ' C'est le type avec des cheveux noirs, des yeux verts, le Garçon-Qui-A-Survécu, celui qui a détruit le plus grand mal que ce monde n'ait sûrement jamais connu, voilà qui c'est, espèce d'imbécile', avait-il envie de lui crier. Puis une autre pensée le frappa, qu'il était possible que finalement Harry fût vraiment un inconnu dans le monde moldu ainsi qu'il le clamait haut et fort ? Il pensait que cette histoire était due à la modestie de Potter, ou au moins, qu'elle était exagérée. Draco pâlit. Comment allait-il trouver Harry, si personne ne savait qui il était ?
" Je... ne sais pas", tenta de dire Draco. Son éloquence coutumière l'avait quittée durant sa réclusion et sa confiance bien avant encore. Il parvenait difficilement à fixer la moins menaçante des moldus qui soit dans les yeux, et son regard se baladait sans cesse autour de lui, sursautant à la moindre ombre. Son esprit élabora un mensonge, qu'il désespérait crédible. "J'étais supposé le rencontrer, mais il y a dû avoir une confusion dans l'heure de rendez-vous car il ne s'est pas montré, donc j'ai pensé le trouver par mes propres moyens."
" Oh pauvre chéri, et par un froid pareil en plus. As-tu son adresse ou son numéro de téléphone?"
Son numéro? Draco ne savait pas de quoi elle voulait parler, et pensa que s'il lui demandait ce que c'était, son histoire déjà bancale semblerait encore plus suspecte.
" Je l'ai perdu, avec le reste de mes affaires", répondit Draco. Il rougit de manière convaincante, bien qu'il fut plus embarrassé par son incompétence que par une peur indicible de se retrouver à jamais perdu dans les rues de Londres.
" Oh c'est parfaitement épouvantable ! Je parie que c'était sur l'un de ces horribles vols d'une compagnie aérienne mensongère; ils perdent toujours vos bagages. Donc te voilà en étranger à Londres," elle marqua une pause pour avoir confirmation et Draco acquiesça, "sans rien. C'est une terrible mésaventure. Ne t'inquiète pas, mon chéri, nous allons essayer d'arranger tout ça."
La femme avait des affaires pressantes, pour lesquelles elle s'excusa profusément, et elle n'avait pas trop de temps à accorder à Draco. Donc, elle réussit à le conduire à la bibliothèque locale, devant un panel d'annuaires, et lui griffonna son propre numéro de téléphone sur un bout de papier, juste au cas où il n'aurait pas trouvé d'endroit où passer la nuit.
Maintenant qu'il s'habituait à cette femme bavarde, qui semblait ne pas faire grand cas de sa robe étrange et de ses silences, il était contrarié qu'elle s'en aille. Il dit simplement, "Merci."
" Oh, c'était vraiment rien." Lui rétorqua la femme, rougissant imperceptiblement. " Bonne chance pour trouver ton ami. Oh, et j'allais oublier. Je te laisse ça, tes mains ont l'air positivement gelé!"
Elle défit ses mitaines et les laissa sur la table en face de la chaise de Draco. Draco toucha du bout des doigts la laine chaude, et regretta de ne pas avoir demandé le nom de sa sauveuse. Il fixa le numéro de téléphone que la femme lui avait donné, et essaya de remettre les choses en ordre. Elle lui avait demandé s'il connaissait le numéro d'Harry, donc est-ce que tous les moldus avaient ce numéro d'identification dans ce cas ? Mais il devait 'appeler' s'il ne trouvait pas d'endroit ce soir. Cela ne pouvait pas être un sort ou une incantation, donc à quoi ces numéros étaient-ils bons ? Un homme franchit une porte où étaient indiquées 'toilettes', et Draco bondit de sa chaise, sa réflexion momentanément oubliée dans son moment d'empressement. Ici, il y avait quelque chose de vraiment utile, et il utilisa les commodités qui étaient relativement similaires à celles auxquelles il était habitué, et fit courir des rivières sans fin d'eau chaude sur ses mains et sa figure. Il observa son visage dans le miroir, et fut brièvement surpris par le fait que son reflet ne parle pas. Peut-être était-ce une bénédiction, vu qu'il ressemblait à un mort que l'on aurait mit à réchauffer. Ses cheveux épars avaient besoin d'une bonne coupe et d'un bon shampooing. Il essaya de les humidifier mais le résultat ne fut pas très concluant. Les lèvres de Draco étaient bleues et il était certain que ses oreilles qui le lancinaient étaient gelées. Son visage paraissait olivâtre et décharné, et il y avait de profonds cernes sous ses yeux rougis. Ses mains étaient rouges aussi et gercées, et ses doigts raides et gonflés. Il ne daigna pas regarder ses pieds.
Finalement, il retourna à sa table et se pelotonna dans l'usée mais confortable chaise. Il sentit ses paupières papillonner et il se demanda quelle serait la sanction pour s'être endormi où il était. Il se focalisa sur un vieil homme par la fenêtre, son menton enfoui dans sa poitrine, ronflant gentiment, et laissa ses yeux se fermer. Le son d'un claquement de livre sur la table réveilla Draco un peu plus tard d'un sommeil sans rêve plus que bienvenu.
" Désolée", dit une fille d'à peu près son âge, qui était assise à l'autre bout de la table où il était. Elle lui indiqua la pile de livres en face d'elle avec un sourire d'excuse, " Exam'. Tu penses que je peux apprendre un semestre entier en deux jours ?"
Draco acquiesça faiblement, pensant que c'était une question qu'il entendait régulièrement à Poudlard. Il était rassurant de savoir que certaines choses ne changeaient pas – ah, les mauvaises habitudes estudiantines. La jeune fille gigota sur sa chaise, et puis se reconcentra sur son travail. Draco chassa son sommeil en se frottant les yeux et bailla. 'Bien et maintenant c'est à toi de travailler aussi Draco', s'intima-t-il à lui même.
La femme lui avait mis toute une série d'épais volumes devant lui, suggérant qu'il trouverait probablement son ami dedans, et qu'il pourrait de ce fait l'appeler. Pour l'instant il n'avait rien d'autre pour lui que des questions, mais il était raisonnablement rassuré quant à son intelligence, et il pensait démêler cet écheveau sans encombre. Mais la montre ne jouait pas en sa faveur; il lui restait peu de temps avant de succomber à la douleur qui lui rongeait les entrailles. Il ouvrit le premier livre et le trouva rempli de centaines et de centaines de noms. Mieux encore, ils étaient classés par ordre alphabétique. Il regarda à Harry mais il réalisa rapidement que le nom de famille venait d'abord. Il se rendit à la section des P, et fut consterné de trouver une vingtaine de Harry Potter recensés. Etaient-ils tous la même personne? Non, ils avaient des numéros différents qu'ils leur étaient adjoints. Certains des noms avaient même des adresses imprimées tout à côté. Bon, il supposa que vingt, en fait vingt-huit si on incluait tous les Potter, H. qu'il avait listé aussi, était mieux que de chercher à l'aveuglette dans tout Londres. Il chercha une plume ou un crayon pour pouvoir noter les noms mais il ne vit rien. La fille releva la tête de son livre et lui tendit un stylo bleu et une feuille.
" Tiens, tu peux m'emprunter ça". Draco la remercia, et quand elle détourna son attention vers ses bouquins, examina en détail ses étranges objets. Il constata bientôt que le stylo n'avait pas besoin d'encre parce qu'elle était déjà à l'intérieur du stylo lui-même. La couleur était un peu déconcertante, mais c'était bien plus pratique que sa plume habituelle, et il aima le fait qu'il ne se fit aucune tâche d'encre sur ses doigts quand il écrivit.
Il recopia soigneusement tous les noms, adresses et numéros de téléphone inclus. Quand il eut finit, il rendit le stylo à la fille.
" Merci pour … m'avoir laissé utiliser ça. J'ai besoin de garder le papier si ça ne te dérange pas", dit-il. La fille rit.
" Bien sûr, et tu peux même garder le stylo si tu veux. Tu en auras probablement besoin si tu passes tous ces appels."
" Excuse-moi ?"
" Tous ces numéros de téléphone pour un..." elle plissa les yeux sur la page et essaya de déchiffrer l'écriture élaborée de Draco, " Harry Potter ? Si tu veux donner un coup de fil à toutes ces personnes, tu ferais mieux de rayer de ta liste ceux qui ne conviennent pas, ou alors tu vas oublier où tu en es. Je te dis ça parce que je le fais souvent. Je perds tout le temps les numéros des gens."
" Est-ce que tu sais où je pourrais faire ces… appels téléphoniques ?" Bien que la fille remarque qu'il butait sur ces mots peu familiers, elle ne dit rien.
" Hmm, le téléphone dans l'entrée est hors service mais il y a une cabine au coin de la rue."
Draco hocha la tête, " Merci, j'ai apprécié ton aide." Il drapa sa cape autour de ses épaules un peu frêles, enfila les mitaines rouges feu, plaça le stylo et le papier dans une poche intérieure, et se leva pour partir.
" Tu as l'air un peu bizarre, non ?" dit-elle, regardant son accoutrement. Inquiet du fait qu'elle suspecte quelque chose, il se détendit quand il découvrit qu'elle ne faisait que le taquiner.
" Ah tu sais ce que te fait faire le stress des exams". Elle rit et Draco s'en alla. Il prit note quant à l'engin qui se trouvait dans l'entrée de la bibliothèque où un panneau hors service était scotché. Le mot téléphone était écrit au-dessus en lettres bleues et brillantes, et il y avait même des instructions sur comment l'utiliser.
Cela lui paraissait trop facile, et Draco était toujours fatigué malgré sa sieste, et monstrueusement affamé. Il avait peur aussi. Peur d'être seul et sans ressources, peur que quelqu'un l'attrape et le ramène, et peur d'affronter quoique ce soit dans ce monde si différent du sien. Dans ce monde, il n'était vraiment personne. Dans ce monde, s'il ne pouvait même pas faire quelque chose de simple comme trouver Harry Potter, comment allait-il réussir quoique ce soit ?
Le temps s'était un peu amélioré quand il regagna l'extérieur, et les mitaines gardèrent ses doigts encore plus au chaud. Il trouva la cabine téléphonique, et observa une personne un peu plus loin rentrer dedans, fouiller dans ses poches, mettre ce qui semblait être une pièce dans la machine, décrocher un genre de truc en forme de crochet et le placer proche d'une oreille et de sa bouche, et enfin appuyer sur toute une série de boutons. Draco regarda avec une profonde attention, se demandant ce qu'il allait se passer ensuite. L'homme au téléphone se mit soudain à sourire et commença à parler rapidement. Il attendit, écoutant visiblement, puis parla de nouveau. Après que l'homme eut fini, Draco s'approcha de la cabine et entra de manière hésitante, s'attendant avec crainte à ce que les portent se verrouillent derrière lui. Les premières instructions indiquaient de mettre des pièces dans la fente, et Draco grogna. Il avait besoin de monnaie, et il doutait fortement que gallions et assimilés soient acceptés dans le monde moldu. Comment par tous les diables allaient-ils trouver des pièces pour faire marcher le téléphone ? Il s'extirpa de la cabine, et commença à marcher lentement, gardant toujours à l'esprit la localisation de la bibliothèque, au cas où. Il arriva dans une rue bordée de magasins, et s'assit sur un banc pour pouvoir faire le point.
Il remarqua une autre machine bizarre, placée sur un pan de mur. Les gens faisaient la queue derrière, y glissaient une petite carte en plastique, appuyaient sur quelques chiffres, et comme surgi de nulle part, de l'argent. Il observa quelques personnes effectuer la procédure, et fut surpris par une tape sur son épaule
" Il vaudrait mieux pour toi que tu bouges de là fiston", dit une voix bourrue. C'était un grand type habillé dans une sorte d'uniforme. " Tu rends les gens nerveux à les fixer comme ça pendant qu'ils retirent de l'argent."
Draco se décomposa, réalisant que son comportement devait paraître très suspicieux. Il pouvait difficilement expliquer qu'il n'avait jamais vu un distributeur auparavant.
" Excusez-moi, ce n'était pas du tout mon intention.", balbutia-t-il. 'Bien joué Malfoy, te faire remarquer par les autorités moldues dès ton premier jour à Londres', pensa-t-il.
" Je ne t'accuse de rien, je voulais juste te donner un coup de pouce", lui dit gentiment l'homme.
Draco acquiesça et descendit rapidement la rue, surveillant anxieusement ses arrières de crainte que l'homme en uniforme ne le suive. Dans sa hâte de mettre le maximum de distance entre lui et le distributeur, il se perdit dans ce qu'il lui semblait une suite sans fin de rues et d'avenues. Usé jusqu'à l'os, et sur le point d'éclater en sanglots maintenant qu'il avait perdu la vague sécurité que lui apportait la bibliothèque, il entra dans un magasin qui ressemblait à ceux qu'il avait l'habitude de fréquenter. Il avait un vieil auvent suspendu au-dessus du trottoir, une lumière dorée qui rayonnait depuis l'intérieur et une enseigne calligraphiée indiquant 'Antiquités'. Dans la vitrine, il y avait un panneau coloré qui disait ce que la boutique avait à vendre. Quelque chose attira l'œil du jeune homme : il achetait les bijoux intéressants et les objets de collection. Draco jeta un œil à la montre sur son poignet, se demandant si elle pouvait être qualifiée d'intéressante. Dans le monde magique, ce n'était qu'une simple montre mécanique, en or, incrustée de pierre à la place des chiffres. Il savait que les moldus avaient des montres fonctionnant automatiquement. Il en avait vu une sur un première année une fois, et il l'avait volée pour voir comment elle fonctionnait. Après avoir tout démonté, il avait seulement trouvé un truc qui s'appelait une batterie, et il n'avait toujours pas la moindre idée de la façon dont cela fonctionnait. Finalement, il s'était convaincu du fait que les inventions moldues étaient en-dessous de sa condition, et il s'était contenté de sa version mécanique, même si c'était en fin de compte dû au fait qu'il détestait que quelqu'un sache quelque chose qu'il ne connaisse pas.
