Bonsoir à tous !! Bon ben après m'être fait désirée depuis quelques temps déjà à cause de mon emploi du temps de ministre, me revoilà avec la fin du 1er chapitre de cette fic. Ce revival est entièrement le fait de ma nouvelle associée Pampam, qui me menace du martifouette assez régulièrement, et qui m'a fait la beta jusque-là inexistante des deux premiers chapitres (ils sont tous beaux tous neufs maintenant) et m'a prémâché le travail de trad de cette troisième partie. Bénissez-la, c'est grâce à elle si cette fic progressera maintenant.

Je pense avoir répondu à toutes les reviews du précédent chapitre sinon n'hésitez pas à vous plaindre… Je précise si je ne l'ai pas encore fait que je n'ai toujours pas fini de lire le tome 7 donc si vous pouviez éviter d'éventuelles remarques, ça m'ferait rudement plaisir.

Disclaimer : le monde d'Harry Potter appartient à JKR. Cette merveilleuse histoire est la propriété d' IamtheLizardQueen. Vous pouvez d'ailleurs la joindre par mail pour lui dire tout le bien que vous pensez d'elle : melcej at gmail point com. Et la traduction m'appartient bien-sûr.

Warning : Rating M. A priori, il devrait y avoir deux hommes tous nus qui se font des bisous, des trucs et des machins… Donc, les homophones, les prudes et les âmes sensibles sont priés de quitter cette page.

Chapitre 1 : Come the cold partie 3

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Dès qu'il entra dans la brocante, les clochettes accrochées au linteau retentirent, et un petit homme grassouillet sortit de l'arrière-boutique.

« En quoi puis-je vous être utile, jeune homme ? »

« J'ai vu votre enseigne, et je me demandais si vous seriez prêt à acheter ma montre », Draco la défit de son poignet et lui tendit. L'homme la regarda de près, la tourna et la retourna.

« Une montre mécanique, en parfait état », marmonna-t-il. « Au fait, je m'appelle Pat. Je vous en prie asseyez-vous. Voulez-vous du thé ? »

Draco haussa les épaules pour ne pas sembler trop enthousiaste. L'homme retourna dans l'arrière boutique et revint rapidement avec un plateau. Il y avait un service à thé en argent et un paquet de gâteaux secs au gingembre. Draco les fixa avidement mais se retint alors que Pat lui servait une tasse de thé fumant. Le vendeur ouvrit le paquet de gâteaux et s'en boulotta un avec gourmandise. Puis il les proposa à Draco qui en prit trois d'un coup pendant que Pat avait le dos tourné et croqua, affamé, dans un. Rien n'avait jamais été aussi bon, et avant même d'avoir fini d'avaler son premier biscuit il se rua de nouveau sur le paquet. Pat ne sembla pas y prêter attention puisqu'il était toujours en train de regarder la montre.

« Etes-vous sûr de vouloir vous en séparer ? » lui demanda Pat. Draco acquiesça car il avait la bouche pleine. Avec un sentiment de culpabilité il déglutit et essaya de se rappeler ses bonnes manières. Pat le dévisagea des pieds à la tête et finalement dit à voix basse « Vous seriez donc un sorcier ? »

Draco resta bouche bée et d'une voix mêlée de terreur cracha: « Bien sûr que non c'est ridicule; tout le monde sait que ça n'existe pas ! ». Le lynchage avait été une pratique illégale ici, non ? Il n'avait pas entendu parler récemment de quelqu'un qui se soit fait emmener sur le bûcher. Il avait cependant toujours peur que des nouvelles arrivent aux oreilles de son père, sur le fait qu'un sorcier aurait été découvert à Londres.

« Il y a plus d'un membre de votre monde qui soit venu dans mon échoppe. Je pense qu'ils aiment l'atmosphère qui règne ici. »

« Ah bon » dit Draco soulagé mais toujours sur la défensive. « Et moi qui pensait m'être intégré bien gentiment... »

« Je suis persuadé que personne d'autre n'a remarqué. Ça arrive seulement quand vous savez quoi chercher », indiqua Pat.

« S'il vous plait, ne répétez à personne ce que vous savez à mon sujet », demanda Draco. Il y a quelques années cette requête aurait eu tout l'air d'une menace. Aujourd'hui elle ressemblait à une supplication et la fébrilité du jeune homme rendait sa voix pathétiquement faiblarde, même à ses propres oreilles.

« Vous n'avez rien à craindre de moi » rétorqua Pat qui se demandait ce qui pouvait provoquer chez le blond cette impression d'être hanté ou poursuivi. Il retourna dans l'arrière boutique pour prendre un paquet de gâteaux au chocolat et les tendit à Draco. Et puis de but en blanc il dit: « Je vous en donne 100 £ (Ndt : (150 euros ou 1000 francs). Elle vaut certainement plus que ça mais sans le nom d'un grand horloger les gens n'en voudront pas ».

« C'est d'accord » répondit Draco qui n'avait pas la moindre idée de ce que pouvait valoir 100 £ et qui n'avait pas la force de débattre sur quoique ce soit. De combien avait-il besoin pour faire fonctionner le téléphone ? Pat ne semblait pas presser de faire partir Draco, et comme il avait eu confiance en lui jusqu'ici il se permit de lui demander: « Je suis à la recherche d'un ami, je ne connais pas son numéro de téléphone mais j'ai recopié une liste à partir d'un livre ». Il prit sa feuille et la tendit à Pat. « Est-ce que 100 livres seront suffisantes ? »

Pat se mit à rire doucement. « Largement. Si vous voulez je vous laisse utiliser mon téléphone gratuitement » dit-il. Il alla derrière le comptoir et y récupéra un téléphone noir et brillant. Il le déposa devant Draco et se tint dans l'expectative. Draco fixa l'objet, voulant que cette chose veuille bien fonctionner pour lui, et en espérant que celui-ci ait aussi un mode d'emploi.

« Avez-vous déjà utiliser un téléphone ? »

Draco se renfrogna, détestant être si incapable et forcé d'admettre son incompétence.

« Ok, pas de panique, c'est très simple. Vous soulevez le récepteur et ensuite vous appuyez sur les touches numérotées du téléphone. On ferait mieux de commencer par le début de la liste, nan ? Bon le Potter que vous cherchez est parmi eux, il est aussi possible qu'il ne figure pas sur la liste mais on verra ça plus tard. Est-ce que vous serez capable de reconnaître sa voix ? »

« Sa voix ? »

« Oui c'est comme ça que ça marche un téléphone. Vous composez le numéro, la personne à qui vous voulez parler décroche à l'autre bout de la ligne et ensuite vous pouvez vous parler ».

Draco acquiesça.

« Je ne suis pas sûr. Ca va faire un bout de temps », admit Draco.

« Pensez à une question que l'on pourrait poser pour éliminer tous les autres »

« Hum, 'est-ce que vous êtes le Potter qui a fréquenté Poudlard ?' Qu'en pensez-vous ? » suggéra Draco.

« Parfait. Je vais faire le premier appel pour vous montrer comment il faut procéder » dit Pat, en lui faisant un clin d'oeil. Draco lut les numéros et Pat et les composa.

« Allo ? Je voudrais parler à M. Harry Potter s'il vous plaît. » Il fit une pause. « Je suis à la recherche du Harry Potter qui a fréquenté Poudlard ». Il fit une nouvelle pause. « Merci, désolé de vous avoir dérangé. Au revoir ».

« Apparemment ce n'était pas lui ». Il prit le stylo et raya le nom de la liste. Pat lui tendit le combiné et Draco se mit au travail. Au fur et à mesure des appels, cela devenait plus facile bien qu'il soit étrange de parler à quelqu'un qu'il ne pouvait pas voir et qu'il ne connaissait pas. Il était arrivé aux environs des deux tiers de la liste avec seulement quelques personnes qui n'avaient pas pu répondre parce qu'elles étaient sorties, et Draco commença à paniquer à l'idée d'arriver dans une nouvelle impasse quand quelque chose d'inattendu se passa.

La voix à l'autre bout du fil lui répondit bonjour, mais avant qu'il ait pu répondre, la voix continua: « Bonjour vous êtes bien chez Harry Potter; je ne suis pas là pour le moment, mais si vous me laissez vos coordonnées après le bip sonore je ne manquerai pas de vous rappeler dès que possible ». Il y eut un fort bip sonore, et les yeux de Draco s'écarquillèrent et il tendit le téléphone à Pat.

« Que se passe-t-il ? » dit-il. Il prit le combiné et entendit le bip du répondeur.

« Le téléphone a lui-même répondu », dit Draco.

« C'est un répondeur. De cette manière les gens peuvent laisser des messages quand la personne n'est pas à son domicile ».

« Ça donne la chair de poule », répondit Draco et frissonna.

« Quoiqu'il en soit est-ce que vous pensez que c'était votre ami ? »

Draco se rendit compte qu'il n'avait pas bien écouté tellement il avait été surpris par la machine. Il composa le numéro une nouvelle fois et écouta: « Bonjour, vous êtes bien chez Harry Potter... »

« C'est bon, oui, c'est bien lui », dit-il calmement sans avoir besoin d'en entendre plus. La voix était celle d'un homme légèrement plus mûr que dans ses souvenirs, toutefois elle était restée douce voire même hésitante et mélancolique. Pour la première fois en deux ans, Draco se sentit plus en sécurité rien qu'au son de cette voix. Pour il ne savait quelle raison, il était convaincu que Harry pouvait tout arranger.

« Bon il n'est pas là pour le moment mais on peut toujours récupérer son adresse en appelant les renseignements ». Pat utilisa le téléphone et parla à quelqu'un pour finalement prendre le stylo et écrire l'adresse. « Voilà, c'est là où il habite. Malheureusement ce n'est pas la porte à côté. Vous feriez mieux de prendre le métro. A cette heure-ci le trafic est épouvantable. Je suppose que vous n'avez jamais utilisé le métro non plus ? ».

« Non en effet »

« Cela peut être une expérience assez déroutante, mais vous vous en êtes bien sorti jusqu'ici. Je crois que j'ai une carte dans les parages ».

Pat trouva une carte et indiqua le chemin à Draco. Il lui expliqua où acheter son ticket, à quelle station descendre pour changer de train, de quel côté se mettre quand il arrivera et le mit même en garde contre les personnes qui essayeraient de lui prendre de l'argent. Draco se sentait comme lors de son premier jour à Poudlard : apeuré, incertain et désespéré à l'idée de montrer ses sentiments. Pat lui donna son argent en petites coupures, puis le conduisit à l'extérieur de la boutique. Il lui désigna la bouche de métro la plus proche.

« Je ne sais pas quoi dire », dit Draco. « J'ai ressenti ça toute la journée. Les gens qui m'aident et moi presque trop effrayé pour les laisser faire. Tout ce que je peux dire c'est un dérisoire merci ».

Pat lui fit un petit sourire triste et lui dit de se mettre en route. Tout en marchant, Draco se sentit un peu honteux en pensant à toutes les fois où il avait été plus qu'irrévérencieux envers les moldus. Il doutait qu'un moldu perdu dans son monde puisse s'en sortir aussi facilement.

Il descendit les escaliers et s'acheta un ticket. Il rencontra quelques difficultés avec les tourniquets mais il devenait bon en matière d'espionnage des moldus du coin de l'œil et il avait toujours été quelqu'un qui intégrait vite les choses. Son premier train était bondé et Draco serrait fermement contre lui les quelques affaires personnelles qu'il avait tout en combattant cette angoisse qui le submergeait. Est-ce qu'elle le terrasserait s'il ne trouvait pas Harry ? Il fut soulagé de descendre à la bonne station et s'éloigna un moment de la foule pour faire la part des choses entre ses peurs justifiées et d'autres plus irrationnelles. Et si pour une raison quelconque Potter ne rentrait pas chez lui ce soir ? Et si Potter refusait de le voir ? D'ailleurs, pourquoi allait-il voir Potter ? Et pourquoi était-il intimement convaincu qu'il pouvait lui faire confiance ?

Tout en essayant de garder le contrôle de lui-même, il regarda une nouvelle fois le plan que Pat lui avait donné et suivit les panneaux pour le bon quai. Cette fois-ci le train qui arrivait n'avait pas beaucoup de passagers et Draco put s'asseoir. Il avait peur de se rendormir donc il focalisa son attention sur le plan vérifiant les stations par lesquelles le train passait.

Assises dans la rangée située sur sa gauche, il y avait deux filles en train de glousser qui le regardaient avec des yeux prédateurs. Ça lui fit penser à Pansy et inconsciemment il chercha sa baguette avant de se rappeler qu'il n'en avait pas. La plus téméraire se leva rapidement et vint s'asseoir à côté de lui.

« Où vas-tu ? »

Draco montra le plan avec l'adresse d'Harry écrite dessus.

« Ah je sais où ça se trouve. C'est à un bloc à l'ouest de chez moi, mais tu devrais plutôt descendre une station avant celle qui est encerclée », dit-elle. En y regardant attentivement il se rendit compte qu'elle n'était pas comme Pansy puisqu'elle avait réussit à faire une phrase assez intelligente.

« Je cherche un ami », dit-il. C'est drôle il avait tellement utilisé le mot « ami » pour parler d'Harry aujourd'hui qu'il commençait vraiment à y croire. Et il se demandait comment il allait faire pour qu'Harry le pense aussi. Il rouvrit ses yeux voilés de fatigue et dit: « Merci du conseil ».

« Quand tu veux chéri ! En fait je peux y aller avec toi si tu veux », dit la fille tout à coup timide. Draco acquiesça et la fille rougit. « Je m'appelle Katie, et elle c'est ma copine Becky ».

« Je m'appelle Draco ».

« Mais bien sûr » dit-elle et elle ricana. Elle le fit descendre du train à leur station et dit au revoir à Becky qui était tout sourire. Ils descendirent les escaliers, il se remit à neiger alors que les lampadaires s'allumaient un à un. Ils marchaient rapidement à cause du froid et bientôt ils arrivèrent à un croisement où Katie devait aller dans une direction et Draco dans l'autre.

« C'est juste à côté » dit Katie en désignant le bâtiment. « Je suis juste à deux blocs de là. Donc si un jour t'as envie, je sais pas, qu'on se voit pour prendre un verre ou autre chose, je pourrais te laisser mon numéro ».

« Je suis pas ton genre de mec », dit Draco réalisant qu'il avait là une opportunité d'être cruel mais qu'il ne saisit pas tant il était déprimé à l'idée de penser à autre chose.

« Ok ça valait la peine de tenter le coup » dit-elle. Elle lui fit un signe de la main en guise d'au revoir et prit la direction de son appartement. Draco vérifia une dernière fois l'adresse tant qu'il était sous la lumière d'un réverbère, puis il se mit à marcher tout en se demandant à brûle-pourpoint combien de pas il avait pu déjà faire et à quand remontait la dernière fois où il avait senti ses pieds. Il était tellement fatigué qu'il pensa que ces derniers instants allaient le tuer, mais il était si proche du but. Il était sur le fil du rasoir et bientôt il allait savoir s'il allait tomber soit du côté du désespoir le plus obscur soit du côté de l'oubli des bienheureux.

L'adresse conduisait à un petit bloc d'appartements. Il passa la première porte mais trouva la seconde fermée. Un couple de vieux choisit ce moment là pour sortir et il feignit de leur tenir la porte pour après se glisser à l'intérieur. Il prit les escaliers et monta au troisième étage; il était devant la porte de Harry, complètement sur les rotules. Son premier coup fut tellement faible qu'il ne parvint à l'entendre lui-même. Réunissant ces dernières forces il recommença mais un peu plus fort cette fois-ci et il entendit des pas s'approcher de l'entrée.

La porte s'ouvrit, et là, se tenant devant lui en chemise rubis, jeans et chaussons, la providence sous l'apparence de Harry Potter. Si Draco n'avait pas été à la limite des larmes, il se serait moqué de la tête que Harry fit en le voyant. Il leva sa main gantée et dit « Bonjour Harry » avant de tomber dans ce fameux oubli salvateur.