Salut à toutes et à tous. Bon, toujours grâce à Pampam (oui il faut user et abuser de la pommade pour qu'elle m'aide encore), je vais tenter de tenir le rythme de un chapitre par semaine, le lundi et vers 20h (ben oui tant qu'à faire autant vous donner rdv, lol).
Et puis comme je tiens à garder aussi mes précieux reviewers, je vais passer de la pommade et les remercier chaleureusement aussi car ils ont été peu nombreux (environ 3,6 pour cent des lecteurs, c'est normal selon vous ?). Si y'a un max de review, c'est le meilleur moyen pour attirer le chaland et faire connaître cette merveilleuse histoire. Donc merci à Love Gaara des Sables, Laura Ellecéa et Nitya. D'ailleurs si vous voulez une réponse personnalisée il faut que vous me laissiez une adresse mail pour vous joindre. Les autres, bande de radins !!! Je vais sortir mes tomates pourries je vous préviens ! A moins que vous préfériez un jet de Draco tout nu ? Y'a qu'à demander…
Disclaimer : le monde d'Harry Potter appartient à JKR. Cette merveilleuse histoire est la propriété d' IamtheLizardQueen. Vous pouvez d'ailleurs la joindre par mail pour lui dire tout le bien que vous pensez d'elle : melcej at gmail point com. Et la traduction m'appartient bien-sûr.
Warning : Rating M. A priori, il devrait y avoir deux hommes tous nus qui se font des bisous, des trucs et des machins… Donc, les homophones, les prudes et les âmes sensibles sont priés de quitter cette page.
Chapitre 2 : Enter the Snake partie 1
O
O
Harry rattrapa Draco avant qu'il n'ait pu toucher le sol mais pas avant qu'il n'eut heurté le mur et qu'une bosse vienne embellir son front blême.
« Et merde » s'écria Harry. Il aurait pu trouver mieux mais cette formule collait parfaitement à la situation. Une voisine sortit de son appartement pour trouver l'origine du bruit. Harry rougit et essaya de faire un signe décontracté de la main, mais avec un homme inconscient dans les bras ce ne fut pas si simple. Au final il claqua simplement la porte du pied et promis de traiter le cas 'voisine' plus tard.
Il réajusta sa prise sur l'encombrant Draco et se demanda s'il aurait la force nécessaire pour l'emmener dans sa chambre. Quand il fit l'essai de le soulever, il fut surpris de constater qu'il était aussi léger qu'une plume. Enveloppant le corps de Draco de ses bras, il réussit à le ramener tant bien que mal dans sa chambre. Le dernier sursaut d'énergie pour le déposer dans le lit sembla réanimer le blond; ses yeux gris s'ouvrirent légèrement.
« Je l'ai fait », dit-il
« D'une certaine façon oui » répondit Harry. « Repose-toi maintenant ». Maladroitement Draco tenta de dénouer d'une main les liens de sa cape puis dans la plus grande incompréhension il sembla fixer cette main qui était toujours recouverte de laine mouillée. Harry ôta les mitaines et les balança par terre, puis s'attaqua lui-même à la cape tout en repoussant les vaines tentatives d'obstruction de Draco.
« J'ai toujours su que tu voulais me voir nu » balbutia Draco. Il trouva vraiment très compliqué de se concentrer, la pièce tournait autour de lui et il ne parvenait pas à trouver ses bras et s'en servir pour repousser Harry.
« Mais bien sûr c'est ce que je cherche à faire ! » lui répondit Harry ironiquement « Tu es vraiment dans un piteux état, Malfoy ».
La riposte tant attendue ne vint pas car Draco sombra dans un sommeil profond. Si une chose pareille était arrivée à quelqu'un d'autre, cela lui aurait probablement fait dresser plus d'un cheveu sur sa tête : avoir son pire ennemi, là devant sa porte avec une dégaine de prisonnier de guerre et qui quelques instants plus tard s'évanouit… Harry en avait vu plus que la plupart des gens, il pouvait gérer ce genre de situation. Tout du moins il aurait pu le faire jusqu'à ce qu'il retire la cape et voit le corps émacié de ce qui fut son pire ennemi. Sans la cape et le pull détrempés, il comprit vite que s'il avait pu le porter si facilement ce fut non pas parce qu'il était très fort (à son grand regret) mais surtout parce que Draco était trop mince.
« Merde », dit Harry tout haut. La respiration de Draco n'était que râles et sifflements. Ses pommettes étaient rouges et parsemées de petits points blancs indiquant des engelures, les pointes de ces oreilles subissant le même sort. La seule partie de son corps qui était chaude était son front. Se mordant la lèvre pour éviter de prononcer d'autres mots de Cambronne, Harry parvint à retirer les chaussures et les chaussettes trempées, et constata que ses pieds enflés étaient dans le même état que ses mains. Seuls le T-shirt verdâtre et l'horrible salopette verte étaient à peu près secs. A ce moment précis, Draco ressemblait au jeune Harry Potter qui portait les vêtements que son cousin ne pouvait plus mettre. Harry savait pertinemment que Draco aurait eu un ou deux judicieux commentaires à ce sujet et il était presque triste que celui-ci ne soit pas réveillé pour les faire.
Satisfait du fait que Draco soit aussi bien vêtu que possible, il le mit sur le dos et le coucha sous les draps. Il récupéra d'autres couvertures et emmitoufla le blond avec; il augmenta la température du radiateur et le laissa dormir. Alors qu'il fermait la porte, il crut entendre Draco lui dire merci. Harry espéra de tout son coeur que ce n'était que le fruit de son imagination.
Harry ramena la cape noire de Draco dans la salon; il y trouva un stylo, environ 100 livres, un numéro de téléphone sur un bout de papier, un listing de numéro d'Harry Potter avec un certain nombre d'entre eux rayé, un plan des transports en commun avec son adresse dessus, les restes d'un ticket de métro et une bourse avec quelques gallions.
« Hum pas de baguette » marmonna t-il.
La liste le surprit. Draco était parvenu à trouver où il habitait de manière moldue et il avait même pris le métro. Plus que tout, il était admiratif de ce qu'il était parvenu à faire, bien qu'il se demande s'il n'en avait pas trop fait justement. D'où pouvait-il venir pour avoir aussi froid ? Etait-il la personne qu'il recherchait depuis le début ou bien était-il son dernier recours ? Le fait de l'imaginer en train d'attendre devant la porte complètement frigorifié le dérangea un peu. Une fois de plus, il était très rare qu'Harry sorte de chez lui une fois qu'il était rentré. Il préférait prendre soin de lui-même, c'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles il était dans le Londres moldu, de cette façon il ne rencontrait que très rarement des gens qui connaissaient son passé ou qui il était. Et bien entendu il fallait que Malfoy vienne perturber la tranquillité de sa petite vie et lui fasse remonter à la surface tout ce qu'il voulait laisser derrière lui. Une nouvelle fois Harry se demanda d'où Draco pouvait venir ? Et le plus important qu'était-il venu chercher ici?
Harry se surprit à repenser à une histoire qu'il avait entendue dans son enfance. Celle d'une femme qui rentrant à son cottage à travers champs en plein hiver, trouva un serpent à deux doigts de la mort et complètement frigorifié sur le sol. Bien qu'elle savait que c'était un animal dangereux, elle sut qu'elle ne pouvait pas le laisser mourir comme ça. Peu rassurée elle le ramassa malgré tout et le ramena chez elle. Elle l'installa dans un panier bien au chaud près du feu et s'en occupa. Quand le serpent se réveilla il la remercia pour son hospitalité. La femme était contente d'avoir quelqu'un à qui parler, elle vivait seule et la vie était tellement calme par chez elle. Le serpent était faible mais il semblait aussi apprécier discuter avec la femme. A mesure que le serpent récupérait, elle l'aimait de plus en plus. Un jour, elle voulut le sortir de son panier pour lui donner à manger et celui-ci la mordit. Choquée, elle le fit tomber et le serpent rampa vers la porte. « Pourquoi m'as-tu mordu après tout ce que j'ai fait pour toi ? » s'écria la femme se sentant trahie. « Tu aurais dû te rappeler ce que je suis. Je t'ai mordu parce que je suis un serpent. C'est dans ma nature » dit le serpent qui s'en alla.
« Bon Draco est pour sûr un serpent mais je ne vais pas me faire mordre. Si j'accepte le fait qu'il soit là pour des raisons personnelles et qu'un jour ou l'autre il repartira, je pense que je peux faire avec. C'est pas mon job de m'occuper des autres; j'ai quitté le métier depuis longtemps déjà. Je n'ai jamais été doué pour ça d'ailleurs », marmonna Harry qui était en colère pour la première fois ce soir. Sachant qu'il ne serait plus productif pour quoique ce soit, tout contrarié qu'il était, il saisit la télécommande et zappa sur quelque chose de complètement idiot. Il s'endormit sur le divan baigné
par la lueur de la télé.
Harry se réveilla tout poisseux, barbouillé et un peu dégoûté de s'être encore une fois endormi dans le salon, avant de se rappeler pourquoi il n'avait pas dormi dans son lit. A la télé il y avait l'une de ces émissions du matin avec au programme du jour l'importance de prendre un bon petit déjeuner. Harry prépara une grande cafetière de café bien fort, réchauffa des pop-tart pour deux et fit un semblant de toast pour son hôte.
De toutes les inventions moldus, pour lui la télé était la meilleure. Non pas que les programmes soient bons ou même intéressants. Non, c'était juste simple. Quand son cerveau était en effervescence, elle agissait comme un sédatif et elle était toujours allumée même s'il n'était pas dans la pièce; il aimait tout simplement avoir un bruit de fond. En réalité, il bossait sur un devoir au sujet des effets de la télévision pour son cours sur les médias à la fac. Mais c'était samedi et l'école était bien loin. En fait même si ça avait été un jour de semaine, son esprit ne pouvait se focaliser sur rien d'autre que sur le blond qu'il y avait dans son lit.
Harry sourit et but une gorgée de café. Il se leva et une fois devant sa chambre, il regarda le petit maigrichon noyé sous la pile de couvertures, pensant à ce que pourrait dire ses amis s'ils savaient qu'il y avait un blondinette de sexe masculin dans son lit le samedi matin. Une blondinette du nom de Draco Malfoy. Ce n'était peut-être pas si mal que ça que Ron et Hermione soient en Amérique du Nord.
Il s'avança en direction du lit, déposant sa tasse sur la table de nuit, à côté du réveil, et retira les couvertures de la tête de Draco. Il était pâle comme un linge et cela se voyait d'avantage à cause de ses joues rougies par la fièvre. Sa respiration était toujours aussi faible et encombrée mais Draco ne toussait pas donc il supposa que l'infection n'était pas si grave. Il s'efforça de ne pas trop analyser les sentiments qu'il eût en passant sa main dans les cheveux gras de Draco. Celui-ci tout en continuant à dormir essaya d'un geste faible de se débarrasser de ce désagrément.
« Tu te défends encore de moi, hum... » murmura Harry qui le recouvrit et retourna dans la cuisine. Le seul genre de nourriture qu'il avait était industriel car il n'avait jamais été un bon cuisinier. Il y avait plus fréquemment un semblant de Coca dans le frigo que du lait et il manquait souvent de pain et d'oeufs mais il avait toujours une bonne réserve de chocolat sous la main. Au moins, il connaissait ses priorités. Toujours est-il qu'il serait judicieux qu'il achète quelque chose de plus équilibré au supermarché du coin pour son malade. En plus, il allait être à court de café ou plutôt, comme il avait coutume de l'appeler, de son sérum de vie. Après avoir laissé un mot à Draco au cas où il se lèverait, il saisit son manteau et ses clés et se dirigea vers le métro. Dans le rayon des fruits et légumes du supermarché le plus proche, il se sentit un peu perdu. Au final il acheta exactement ce qu'il avait l'habitude d'acheter, c'est-à-dire des pommes de terre, des oignons, des pommes et des bananes. Il se jura que la fois prochaine il serait un peu plus inventif. Il se faisait la même promesse à chaque fois (mais au final ce n'était pas important).
Du lait, des oeufs, du pain, du fromage et bien d'autres choses encore se retrouvèrent dans le panier ainsi que les éléments vitaux de base de son existence : du café, des biscuits et du chocolat. Pendant qu'il faisait la queue à la caisse, il lisait les tabloïds sur le présentoir, se réjouissant que sa photo ne soit pas en une. La caissière ne le regarda même pas quand elle passa au scanner ses articles; pour elle, il était un client parmi tant d'autres. Tout en portant ses commissions, il chercha maladroitement ses clés à mesure que l'ascenseur se rapprochait du troisième étage. Il fut accueilli par le bruit de quelqu'un ayant une quinte de toux. Il déposa les sacs dans la petite cuisine et se dirigea vers la chambre. Draco était assis sur le bord du lit, sa tête entre les mains, toussant durement. Après un moment, il essuya sa bouche d'un revers de manche et leva les yeux.
« T'es enfin réveillé » dit Harry
« Les toilettes ? »
« Juste là » dit Harry en les pointant du doigt. Draco acquiesça, et après avoir pris une respiration, il se leva. Il fit ce qu'il avait à faire dans la salle de bain pendant qu'Harry rangeait les courses. Draco s'écroula de nouveau dans le lit, épuisé par le périple qu'il venait d'accomplir. Il se noya de nouveau dans les couvertures quand Harry rentra.
« Tiens bois ça » dit Harry. Draco fixa d'un air dubitatif le grand verre de jus de pomme, pas vraiment assoiffé jusqu'à ce que le liquide eût touché sa langue. Alors il le but à grandes gorgées.
« Merci », marmonna Draco. Harry haussa les épaules brièvement.
« Peu importe. Mets ça sous ta langue et surtout n'essaye pas de parler ou de l'enlever avant que je te le dise ». Harry lui tendit un thermomètre et se demanda si Draco allait discuter ses ordres, ou d'une certaine manière il l'espéra. Draco prit l'objet sans discuter et le mit dans sa bouche.
« Bon maintenant que je vais avoir le silence pendant quelques minutes, il est temps de mettre au point quelques petites choses ». Draco grimaça à l'idée de s'être fait avoir et essaya de parler mais Harry ne lui en laissa pas le temps. « Rien de méchant je te promets. Je te demande seulement d'écouter pour une fois. Quelque soit l'épreuve par laquelle tu passes en ce moment, s'il te plaît, ne m'en fait pas cadeau comme remerciement de ton hébergement. La vérité c'est que je suis parvenu à quelques conclusions sur ta venue ici et s'il te plaît laisse moi y croire pendant un moment. Plus tard peut être nous en reparlerons mais pour le moment je ne veux pas en entendre parler et tu ne veux pas m'en parler donc laisse tomber. Je veux juste que tu saches que je ne te demande aucune explication, et je n'essaye pas de te faire cracher le morceau. Reste autant de temps que tu veux et repars quand tu t'en sens prêt, tant que tu ne me dis pas que tu m'es redevable de quelque chose. Compris. Je te dois rien et tu ne me dois rien ».
Draco approuva, surpris par tant de véhémence. Harry retira le thermomètre de la bouche de Draco et essaya de lire la température. Elle n'était pas très élevée ou en tous les cas il n'était plus en danger.
« Tu vas survivre. Mais Malfoy, franchement t'as une sale tête » dit Harry.
AH AH AH !!!! Quel suspense insoutenable !! Quoi ? Non ? Ah bon…
Héhé, Harry aussi voulait voir Draco tout nu, comme vous bande de pervers !!! Mais ça viendra peut-être…
Bon et bien les enfants, si vous voulez la suite, y'a qu'à demander (toujours gentiment, hein).
Note : Les fameuses pop-tart que Harry Robuchon fait chauffer pour Draco sont des genres de pâtisseries produites par Kellog's. Si vous voulez voir à quoi ça ressemble, jetez un œil sur Wikipédia. Vous pourrez vous désoler à raison des talents culinaires tous pourris de Potty !
