Coucou, me revoici, me revoilà. Merci aux 7 gentils reviewers auxquels je répondrai sous peu (pb de timing). Sans plus de blabla le chapitre 3…
Disclaimer : le monde d'Harry Potter appartient à JKR. Cette merveilleuse histoire est la propriété d' IamtheLizardQueen. Vous pouvez d'ailleurs la joindre par mail pour lui dire tout le bien que vous pensez d'elle : melcej at gmail point com. Et la traduction m'appartient bien-sûr.
Warning : Rating M. A priori, il devrait y avoir deux hommes tous nus qui se font des bisous, des trucs et des machins… Donc, les homophones, les prudes et les âmes sensibles sont priés de quitter cette page.
Chapitre 2 : Enter the snake partie 2
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Ces yeux s'écarquillèrent, une réplique désagréable sur le bout de la langue. Il ne vit qu'après l'inquiétude dans les yeux de Harry. Sa voix sortit alors incontestablement plus douce : « Après une douche, ça ira mieux. Toi, tu n'as pas changé par contre ».
« En fait c'est plutôt toi : qui d'autre utiliserait ses dernières forces pour balancer des insultes » dit Harry. Malgré tout, la raillerie le fit sourire. Draco comprit ce qu'il avait essayé de lui dire : il ne voulait pas de traitement de faveur et en avait ras le bol d'être adulé. Draco bailla à s'en décrocher la mâchoire et Harry lui dit: « T'as besoin de repos ».
« Et tu cherches toujours à enfoncer des portes ouvertes » dit Draco. Puis il fut pris d'un nouvel accès de toux et gémit. « Tu n'aurais pas une bonne formule sous la main pour soigner ce que j'ai, nan ? »
« De la fièvre, peut-être une pneumonie à cause de l'hypothermie et de ton mauvais état de santé. Nan, tu vas être malade comme tout le monde et tu vas mieux guérir de cette façon. Désolé » ajouta Harry alors que Draco se mit en boule pour éviter une nouvelle quinte.
« Ça me va. Au moins j'ai chaud. Est-ce qu'il y aurait encore un peu de ce jus de fruit ? »
Harry acquiesça et remplit le verre. Il réussit à lui faire avaler du Tylenol après l'avoir convaincu qu'il n'essayait pas de l'empoisonner.
L'adrénaline de leur bref échange verbal retombée, Draco s'enfonça avec gratitude dans les oreillers. Rapidement, la conjonction de la présence physique réconfortante de Harry et de la chaleur de son lit le guida vers un sommeil profond. Le brun s'assit sur le bord du lit pendant un moment, souhaitant ne pas éprouver ce sentiment de protection envers Draco, mais se consola du fait que le blond était certainement la dernière personne sur terre qui avait besoin de lui. Peut-être que sa petite vie de solitaire pourrait survivre à cette intrusion après tout.
Harry devait aller travailler cet après midi, donc il laissa Draco se reposer tranquillement pendant qu'il allait à la librairie au coin de la rue. La boutique était tenue par un couple qui avait dans la trentaine. Quand Harry entra, Mme Cooper le salua de la main depuis le bureau, situé à l'arrière de la boutique, et retourna à sa conversation téléphonique. Il y avait quelques cartons de livres qui étaient posés sur le comptoir et comme il n'y avait aucun client à servir, Harry les déballa et les mit en rayon.
Cependant, ses pensées étaient pour Draco. Il se mit à sourire en se remémorant toutes les aventures qu'ils avaient traversées étant élèves. Bien que plutôt pénibles à l'époque, aujourd'hui les évènements avaient perdus de leur effet et de leur éclat, dépourvus de toutes émotions. Dieu seul savait qu'il avait encore beaucoup de mauvais souvenirs, là, dans un coin de sa tête, mais aucun au sujet de Draco. Les dernières années à l'école furent entre eux les plus calmes. Après avoir rompu tout contact avec son père, le Serpentard s'était réfugié dans les études, plus renfermé sur lui-même. Harry n'était pas certain de ce qui lui était arrivé après la guerre contre Voldemort.
« Alors mon chéri comment vont les choses avec Carlton ? »
« Carlton ? » demanda Harry.
Mme Cooper roula des yeux « Le type qui est venu ici tous les jours pendant des mois, juste pour admirer tes… beaux yeux, et qui finalement a pris son courage à deux mains pour te proposer de sortir avec lui. Tu avais répondu oui, n'est-ce pas ? »
« On est allé prendre un café et puis voilà. Je vous ai déjà dit que je n'étais à la recherche de personne pour le moment » dit Harry.
« Oui mais des fois l'amour vous tombe dessus » lui répondit Mme Cooper en tapant des mains telle une collégienne.
Harry sourit malicieusement « Et si je vous disais qu'il y a actuellement un blondinet en train de dormir dans mon lit ? »
« Je dirais que j'aimerais bien le rencontrer » répondit Mme Cooper de but en blanc. « Et si j'étais intimement persuadée que c'était quelqu'un de bien pour toi, je te dirai de rentrer chez toi plus tôt ».
Harry rit franchement tout en se demandant ce que Draco pourrait penser du fait qu'il soit présenté comme son petit ami, juste que pour son entremetteuse de patronne arrête de lui arranger des rencards avec tous les célibataires du coin. Quoiqu'il en soit, ils fermèrent la boutique plus tôt, sept heures au lieu de huit, et Harry sifflota gaiement sur le chemin du retour à l'appartement. S'il ne se connaissait pas, il aurait pu croire qu'il était content d'avoir de la compagnie.
Draco dormait encore quand Harry rentra, bien qu'il fronçât légèrement les sourcils quand le bésiclard toucha son front pour vérifier sa température. Il ne pouvait être catégorique mais il trouva qu'elle avait baissé. Demain sûrement, Draco serait prêt à manger solide. Bien entendu si Harry ne brûlait rien. Demain c'était dimanche et il n'était pas obligé de travailler, mais il avait un examen dans peu de temps qu'il était censé potasser. Sortant son manuel de philosophie, il se mit au travail, étonnement motivé pour avoir le plus de temps libre possible le lendemain.
Draco se réveilla en suffocant à cause des couvertures et de l'obscurité qui régnait dans la petite chambre. C'est l'odeur des draps qui lui rappela où il était, et il se détendit. Depuis combien de temps avait-il quitté l'endroit qu'il avait un jour appelé « maison » ? Un lieu qui était devenu une prison bien avant qu'il y soit enfermé.
Alors qu'il était encore entre une phase d'éveil et de rêve, il lui vint à l'esprit que sa mère était peut-être morte à l'heure qu'il était. Elle devait savoir que Lucius l'aurait tuée s'il avait eu vent de sa participation, et Draco doutait fort qu'elle se soit laissée assassinée de la sorte ; cela eut été indigne de sa part. Peut être avait-elle prévu de se donner la mort avant que cela n'arrive. Peut être que de l'avoir aidé à s'enfuir était pour elle une façon de se faire pardonner, de recevoir l'absolution. Il prit une autre grande inspiration et s'extirpa du lit. Il fit une légère pause avant de se lever pour que sa tête arrête de tourner. Il se rendit aux commodités, désespérant de ne pas avoir de brosse à dents et alla trouver Harry. Il savait que l'homme aux cheveux de jais était à la maison; il se sentait plus en sécurité quand il y avait quelqu'un.
Sans faire de bruit, Draco s'avança dans le séjour éclairé où une boite noire carrée montrait des images en mouvement avec du son. Harry était allongé sur le ventre, feuilletant un livre sur le canapé. Quand il vit Draco, il appuya sur un bouton et la boîte s'éteignit. La pièce devint encore plus calme et Draco se mit à regarder autour de lui. Les murs étaient de la couleur du sable chaud et le mobilier d'un bordeaux profond ou d'un chêne brillant. La bibliothèque occupait tout un pan de mur, le canapé en face de la télévision et il y avait tant d'autres choses éparpillées que Draco ne put tout identifier au premier coup d'oeil. C'était petit, propre et chaleureux. Draco ferma les yeux et respira à plein poumon cette sérénité. Il se voyait bien rester ici.
« Est-ce qu'il serait possible que je prenne un bain ou quelque chose ? » demanda Draco.
« Je préfèrerais, oui, parce que vraiment, tu pues ! », dit Harry. Draco se renfrogna et Harry se mit à glousser alors qu'il se dirigeait vers la salle de bain pour ouvrir les robinets. Il retourna dans sa chambre, y trouva des vêtements pour Draco, et ajouta quelques serviettes à la pile de linge. « Ça sera prêt dans un instant. Je laisse la lumière allumée - le bouton sur le mur permet d'allumer et d'éteindre ».
Draco acquiesça et prit les vêtements des mains de Harry. L'eau dans la baignoire était bouillante et il laissa échapper un cri quand sa peau abîmée en toucha la surface. L'air chaud et humide lui pesa sur les poumons et il se remit à tousser. Quand la crise fut passée, il s'installa dans la baignoire et essaya de reprendre son souffle. Il se sentait si faible et détestait ce sentiment par dessus tout. Les gens profitaient toujours de cette faiblesse; c'était de l'ordre de l'instinct. Cela voulait dire qu'il devrait rester sur la défensive avec Harry pour les protéger tous les deux.
Ce serait si simple, trop simple peut être de se laisser aller et qu'après Harry recolle les morceaux. Le problème étant que Harry ne serait pas capable de le reconstituer pièce par pièce convenablement; il risquait alors de devenir un Draco plus aimable, plus doux, plus faible, en fait quelqu'un qui ne pourrait pas vivre par lui-même. Mais il était encore tellement fatigué... et affamé, réalisa-t-il, quand son côté pragmatique reprit le dessus.
Une dernière brasse le sortit de la baignoire, et il enfila un boxer, un pantalon de survêtement gris, un tee-shirt orange, et un pull-over duveteux bleu foncé trop grand de plusieurs tailles. Ces pieds étaient enveloppés dans d'épaisses chaussettes de laines apparemment faites main de couleur vert clair. Certainement l'oeuvre de Mme Weasley, s'il ne se trompait pas. Un coup d'oeil dans le miroir confirma ses craintes : les couleurs n'allaient pas du tout ensemble « Quand est-ce que Harry va apprendre ? » pensa-t-il en faisant un sourire. Se dirigeant une fois de plus vers la pièce principale, il trouva ledit Harry dans la petite cuisine en train de lire son livre, et c'est seulement à cet instant qu'il put en lire le titre:Introduction à l'Anthropologie. Etrange.
« T'as faim ? » demanda Harry en levant à peine les yeux. En réalité, il essayait par tous les moyens d'éviter de réfléchir au fait que Draco était adorablement vulnérable habillé de cette façon.
« Ouais, je suis affamé »
« On dirait que t'as pas mangé depuis des mois » dit Harry sans arrière pensées. Son esprit était toujours focalisé sur le côté adorable de la 'tangente Draco'.
« Tu peux dire des années » bredouilla Draco sans réfléchir.
« Quoi ? »
« Nan laisse tomber. On a dit 'pas maintenant' tu te souviens ? » lui rappela Draco, à propos de leur sérieuse conversation.
« D'accord. Bon alors j'ai de la vraie nourriture et de la bonne nourriture. T'as envie de quoi? »
« N'importe quoi » dit Draco. Harry ouvrit la porte du réfrigérateur et Draco vit le genre de chose que Harry avait l'habitude de manger et déglutit nerveusement. « Bon peut-être pas n'importe quoi... »
Harry ricana. « T'inquiète pas, on va y aller progressivement. Dans l'ensemble la nourriture est la même, sinon que celle des moldus est plus ennuyeuse. Rien n'est envoûté ». Harry lui tendit un verre de jus de fruit, du jus de raisin cette fois-ci, et Draco le vida d'une traite. Il le lui remplit de nouveau et lui laissa le pichet à portée de main. Harry se tourna vers la poêle et y cassa deux oeufs, moins les bouts de coquille nota Draco, et finalement les brouilla quand il eut cassé les jaunes par accident. Ils mangèrent les oeufs brouillés sur des tartines beurrées, avec de la sauce tomate (enfin sur celles de Harry en tous les cas) tout ça arrosé de jus de fruit. Draco continua avec deux bols de porridge, trois tartines supplémentaires avec de la gelée de fraise, une banane et le reste du jus de raisin.
« Du café ? » tenta Harry alors que Draco se léchait les doigts avec un plaisir évident.
« J'adorerais » répondit Draco. Harry fit une grimace quand Draco ajouta trois grosses cuillerées de sucre dans son café. De la crème passe encore mais pourquoi autant de sucre ?
« Sacrilège » marmonna Harry avec un sourire.
« Pansy disait souvent que c'était la preuve que j'était déjà suffisamment amer » dit Draco.
« Tu veux dire qu'elle disait quelque chose de presque intelligent » dit Harry sur un ton exagérément incrédule.
« Je sais je choquais presque à l'époque » lui répondit Draco avec un léger sourire. Il remuait son café pensivement à mesure que la conversation allait.
« Bon qu'est-ce que tu as prévu de faire aujourd'hui ? »
« J'ai des examens dans les semaines à venir. Puis je suis libre jusqu'à ce que le troisième trimestre commence, c'est-à-dire en février. Donc je devrais étudier mais comme Hermione n'est pas là pour m'embêter... je vais sûrement finir devant la télé ».
« T'es à l'école alors ? Où ça ? Et que fait Granger aujourd'hui ? Et c'est quoi la télé ? » demanda Draco.
« Bon, je suis retourné à l'école mais cette fois dans la version moldue, et Hermione est en ce moment avec Ron aux Etats-Unis, pour faire la tournée des écoles magiques. Elle avait des bourses pour toutes les écoles post-secondaires là-bas. Mais la chose la plus importante, la télévision ! La télé c'est... ouais bon c'est pas facile à expliquer. Allez on peut la regarder dans le séjour, et tu peux t'allonger sur le sofa. T'as l'air d'être prêt à tomber dans les bras de Morphée »
« Ben c'est toujours le risque quand tu te mets à parler Potter » dit Draco, un rictus au coin des lèvres.
« Tu veux voir à quoi ça ressemble ou pas ? » lui demanda Harry avec une fausse sévérité.
« Je serai gentil » pépia Draco.
« J'espère pas un miracle ». Ils allèrent dans le séjour et Harry s'empara d'une plume de son lit et la fit virevolter autour de Draco ce qui engendra d'autre taquinerie. Ils essayaient l'un comme l'autre de rendre la situation la plus familière possible.
Draco aimait la télévision. Non rectification Draco ADORAIT la télévision. Tout en récupérant de sa maladie, il se familiarisait avec la boîte noire. Il y avait toujours quelque chose à regarder. Les jeux étaient super surtout quand quelqu'un perdait gros. Les talk-show étaient presque meilleurs que les ragots qui circulaient à Poudlard. Les feuilletons quotidiens le rendirent accroc: les vilains méchants dans cette unique dimension étaient tout simplement délicieusement... diaboliques. Comme si aucun d'entre eux ne pouvait être mis soit dans le camp du bien soit dans le camp du mal. Il adorait les films, les dessins animés, les sitcoms et même les informations. En une semaine, il en avait appris plus que jamais sur la société moldue.
Harry lui avait donné des cours intensifs sur toutes les choses qui fonctionnaient à l'électricité. De cette manière, il pouvait utiliser tout ce qu'il voulait dans l'appartement. Draco avait décrété que l'électricité, c'était comme la magie. Les moldus utilisaient l'électricité pour contrôler les machines et leur faire faire ce que bon leur semblait; et les magiciens utilisaient leur baguette et leurs formules. L'analogie était imparfaite mais cela suffisait à Draco. Il avait déjà rendu chèvre Harry en lui demandant comment les interrupteurs fonctionnaient.
« Je ne sais pas exactement. T'as juste à appuyer dessus et l'électricité arrive et... au fait quelle importance ? »
Nom de Zeus, mais quel suspense !!! Dans le prochain chapitre Draco va-t-il savoir se servir du batteur à œuf ??? Vous verrez en restant fidèle à WTTRW !!!
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