Bonsoir les gens !! Encore un postage laborieux... Pampam et moi voulions remercier Hermoni qui nous laissé une très gentille review qui nous a fait très chaud à nos petits coeur de dinde. Merci pour vos commentaires motivés après la scène finale du précédent chapitre qui vous a fortement inspirées mesdames. Et Draco n'a pas fini de se poser des questions: il va finir psychotique le pauvre vieux. Voici le chap sans plus de blabla...


Disclaimer : le monde d'Harry Potter appartient à JKR. Cette merveilleuse histoire est la propriété d' IamtheLizardQueen. Vous pouvez d'ailleurs la joindre par mail pour lui dire tout le bien que vous pensez d'elle : melcej at gmail point com. Et la traduction m'appartient bien-sûr.

Warning : Rating M. A priori, il devrait y avoir deux hommes tous nus qui se font des bisous, des trucs et des machins… Donc, les homophones, les prudes et les âmes sensibles sont priés de quitter cette page.


Chapitre 5 : Teasing the Dragon partie 1

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Il y avait quelque chose de différent se décida finalement Harry, alors qu'il jetait des coups d'oeil à son compagnon blond et qu'il petit-déjeunait. C'était plus silencieux que d'habitude, non pas qu'ils parlaient beaucoup le matin mais il y avait quelque chose dans la façon qu'avait Draco de le regarder. Comme s'il avait faim, ce qui n'avait aucun sens vu que Draco avait déjà mangé. Aussi, le Serpentard était agité alors qu'il ne l'était jamais et il semblait ne pas savoir quoi faire de ses mains. Oui, il y avait quelque chose de différent ce matin, mais cela devrait attendre que Harry ait fini sa troisième tasse de café pour en déterminer les causes.

D'être soudainement mis au pied du mur, en se sentant capable d'éprouver de l'attirance, Draco se mit malgré tout rapidement en accord avec ses émotions. Quelqu'un aurait dû le prévenir de ce qui l'attendait, mais une fois encore, cela n'avait pas été un choix délibéré de tomber amoureux de Harry Potter. Et il n'était pas exactement tombé amoureux ; non, il avait plutôt trébuché. Cependant, il avait définitivement rassemblé ses esprits et il ne put se rendre qu'à l'évidence qu'il était tombé les deux pieds dedans… Draco frissonna ; il était trop tôt pour penser à de telles choses. Particulièrement quand on considère que des sentiments tels que la confusion, la colère et la douleur se mélangeaient aux sentiments positifs. Toutes ces pensées rentraient en conflit dans son esprit : le moins que l'on puisse dire fut qu'il était déconcerté.

Comment allait-il réagir en présence de Harry maintenant? Comment supprimer cette étrange et singulière pulsion de glisser au dessus de la table afin de goûter par lui-même si ces lèvres étaient aussi délectables qu'elles en avaient l'air ? Comment faire comprendre à Harry qu'il voulait quelque chose de romantique entre eux ? Et comment être sûr qu'une relation était bien une chose qu'ils voulaient tous les deux ?

Draco n'avait jamais flirté avant; ne s'était jamais perdu dans quelques espoirs d'obtenir une once d'affection. Toutes ces choses ridicules que tout le monde faisait par habitude et dont lui, à son niveau d'intouchable, se moquait, aujoud'hui il aurait aimé être capable de les faire. Bien entendu, il était très fort dans les pratiques coercitives et manipulatrices – ou du moins il l'avait été. Faire tomber quelqu'un amoureux de soi était-il si différent? Comment se rendre irrésistible auprès de quelqu'un qui avait vu le pire en vous ? Cela semblait être un problème sérieux que l'esprit de Draco ne voulait pas laisser tomber.

Draco se passa la main dans ses cheveux, tout en sachant que son expression d'impassibilité avait déserté son visage depuis longtemps. Il était parfaitement conscient de son propre corps, il devait juste se concentrer pour ne pas oublier de cligner des yeux. Est-ce qu'il avait l'air ok? Son regard inquisiteur dans le miroir ce matin lui avait assuré que tout était en place, mais n'importe quoi aurait pu se produire pendant les quelques minutes qui le séparaient de cet instant. Une mèche aurait pu devenir rebelle, il avait peut-être éclaboussé ses vêtements en cuisinant, ou oh mon Dieu, il était peut-être sous une mauvaise lumière. Etait-il trop pâle? Ou pas assez? Harry avait dévoré son petit-déjeuner comme d'habitude, mais les toasts étaient peut-être trop grillés, les oeufs trop baveux ? Draco relissa son t-shirt emprunté, et le rentra sauvagement dans la ceinture de son jean. Trop prétentieux pour le matin ? Draco ressortit le t-shirt en panique. Il fit courir à nouveau ses doigts tremblants dans ses cheveux. Attendez ! Il avait peut-être désordonné ses cheveux? Un coup d'oeil dans la surface métallique du grille-pain le rassura. Bien que maintenant il se préoccupait de la grandeur de son front, était-il normal ? Bon de toute façon il ne pouvait rien faire pour sa structure osseuse maintenant. Mais pour ses mains il pouvait les contrôler : il les fourra de manière décontractée dans ses poches, puis il les ressortit ; il accrocha ses pouces aux passants de sa ceinture, se démena pour les en déloger; il claqua ses mains dans son dos; et alors qu'il se demandait si se tourner les pouces paraîtrait mignon et charmant, ou bien névrosé et artificiel, Harry interrompit ses gestes de plus en plus compulsifs.

" Y'a quelque chose qui va pas?"

" Quelque chose qui ne va...? Non. Pourquoi, quelque chose n'a pas l'air d'aller?" Draco grimaça au son de sa propre voix. Sa puberté était déjà passé, merci bien, sa voix était-elle obligée de jouer les trouble-fêtes ?

" T'as l'air surexcité. Je laisserais tomber la caféine si j'étais toi," dit Harry dans un haussement d'épaules. Soupirant de soulagement du fait que le brun ignore ses tourments, Draco dégagea une des chaises à côté de lui et s'y affala avec reconnaissance. Au moins, la table le stoppait depuis la taille et il pouvait y bloquer ses mains en dessous.

" Je vais bien. Vraiment," dit Draco, souriant à l'expression pas très convaincue de Harry. " J'ai juste deux ou trois trucs qui me travaillent l'esprit."

" Oh, je voulais te dire un mot à ce propos. Je veux dire, je sais qu'aucun de nous deux ne veut revenir sur ce qui s'est passé la nuit dernière, mais j'avais pensé qu'il valait mieux mettre ça au clair: rien n'a changé."

"Rien?" dit Draco d'une voix blanche. Comment Harry pouvait dire que ce n'était rien, alors qu'ils s'étaient révélés leurs plus profonds, leurs plus sombres secrets et craintes ? Entendait-il par rien leur bagarre, leur étreinte, le fait qu'ils se soient embrassés et qu'ils aient fini dans le même lit ? Même s'il faut bien avouer que l'épisode du lit n'était pas aussi croustillant qu'il puisse paraître et que le baiser était plus punitif que tendre, pas du tout réciproque et pas du tout dans le style conte de fée, mais de là à dire que ce n'était rien, c'était fort de café. D'ailleurs, c'était la chose la plus intime qu'ils avaient partagée, et Harry avait l'impudence de clamer que ce n'était rien ? Rien ? Et bien, il n'avait qu'à l'embrasser encore une fois pour lui prouver que ce n'était certainement pas rien …

" Draco? Est-ce que tu m'écoutes au moins?". Draco avait les bras croisés sur sa poitrine et ruminait, un air déterminé dans le regard. A la requête du brun, il leva les yeux d'un air coupable, le rouge aux joues et lui demanda de répéter. " Je disais, que rien n'avait changé; tu peux toujours rester ici et aussi longtemps que tu en as besoin. Je ne veux pas te créer de soucis en plus, et t'amuser à trouver un endroit sûr n'est pas quelque chose dont tu dois te soucier."

" Oh. Ça," répondit Draco d'un air penaud. Bien sûr, Harry était pragmatique, pas du tout obsédé par une minable histoire de bécotage et de béguin. Draco se donna une gifle mentale.

" Tu croyais que je voulais dire quoi?"

" Euh, rien," dit Draco précipitamment. Si Harry n'était pas prêt à mettre leur relation sur le tapis, si on pouvait l'appeler relation, et bien Draco ne le ferait pas non plus. Il valait mieux laisser le temps faire son oeuvre. Pour changer de sujet, Draco lança, " Je ne sais pas comment je vais pouvoir te dédommager Harry. Je veux dire, j'ai juste l'argent avec lequel je suis arrivé et ce n'est pas beaucoup. Mais c'est le tien. Tu vois, pour le loyer, la nourriture et tout quoi."

Harry haussa les épaules. " Garde-le, j'ai suffisamment d'argent. Quels sont tes projets sinon ? Est-ce que tu penses que tu vas te chercher un job ou autre ?"

Harry se sentit comme poignarder par... quelque chose. C'était presque de la peur, mais pas aussi saisissant. La pensée de Draco trouvant un emploi, trouvant un endroit à lui, déménageant d'ici… Harry réalisa qu'il se fichait complètement d'avoir quelqu'un à sa charge et en fait, il était content de dépenser son héritage dans quelque chose qui en valait la peine. Il appréciait aussi le fait d'avoir une personne à la maison quand il rentrait.

" J'ai en quelque sorte un peu peur d'aller dehors," admit Draco à demi-mot.

" Mais tu es sorti avant," rétorqua Harry.

" C'était avec toi," expliqua Draco. " Je sais que c'est idiot, que je dois dépasser tout ça, je ne peux pas m'empêcher de penser que l'extérieur est sombre et menaçant."

" Donc, ce n'est pas tant la crainte de te faire prendre, mais plutôt le sentiment d'être vulnérable à l'extérieur d'ici qui te retient."

" Oui. C'est stupide, mais je pense que je vais me perdre, et ne jamais retrouver mon chemin pour revenir. C'est sans doute dû au fait d'avoir passé tellement de temps livré à moi-même, dans une toute petite pièce, ne discutant ou même ne communiquant avec personne, mais je deviens nerveux au milieu de la foule, de tous ces étrangers, ou même rien qu'en étant dans de grands espaces. Et je comprends tellement rien au monde moldu, que ça me persuade que je vais faire une énorme erreur. Est-ce que tu peux comprendre ça ?"

" En quelque sorte. Je ne peux pas m'imaginer ce que ça fait d'être isolé si longtemps, mais cela donne du sens au fait que tu veuilles être seul plus souvent. Est-ce que je te dérange ?"

" Non. Au contraire. Parfois je me réveille et je pense que je suis toujours en vie et cela me terrifie, mais lorsque je réalise que je suis ici, je vais beaucoup mieux. Et ce sont les gens en général qui m'effraient, pas les individus que je connais. Comme toi, ou même Madame Cooper. La foule est juste quelque chose à laquelle je dois me réhabituer," dit Draco.

" Bien, dans ce cas, il faudra que je te sorte beaucoup plus souvent, et bientôt tu seras plus arrogamment sur de toi que jamais," sourit Harry. Et la façon dont le brun souriait faisait se sentir le blond en sécurité. Bien-sûr, pendant quelques temps, Draco allait être dépendant de lui, mais cela rassurait le Gryffondor de savoir qu'il ne pourrait pas s'envoler de chez lui du jour au lendemain. " D'ailleurs, nous sommes invités à sortir samedi soir prochain avec quelques uns de mes amis de l'école. Tu te sens d'attaque ?"

" Je suppose. Qu'allons-nous faire exactement?"

" On va clubber, très certainement," dit Harry.

" Excuse-moi?"

" Tu sais, on va se retrouver quelque part, sûrement ici, boire quelques verres, et après aller dans un pub et boire encore un peu. Après on ira en boîte, pour encore quelques verres, jusqu'à être suffisamment saouls pour croire que nous savons danser, et peut-être même chanter, et après nous rentrerons à la maison puants l'alcool et la cigarette, trop fatigués pour faire autre chose que nous écrouler, et nous nous réveillerons avec un mal de crâne à se taper la tête contre les murs, et nous jurerons que plus jamais, au grand jamais, nous ne picolerons. Et nous nous demanderons comment nous avons osé chanter alors que sobres nous en sommes parfaitement incapables."

" Ça a l'air sympa," dit Draco d'un ton sardonique. " Ça ressemble un peu aux fêtes que nous avions à Poudlard dans nos maisons respectives, hein?"

" Exactement. Mais en plus bruyant et avec beaucoup plus d'alcool."

" Compris. Mais si on y va, tu as vraiment besoin de nouveaux vêtements. J'ose même pas imaginer dans quelles tenues tu as pu sortir avant que je n'arrive," dit Draco, avec un petit sourire suffisant collé au visage.

" Tu veux juste que je m'achète des vêtements pour pouvoir garder ceux que tu m'empruntes, pas vrai?"

" S'il te plaît. Je porte ces choses uniquement par nécessité," répliqua Draco immédiatement.

" Parfait, tu n'auras qu'à venir avec moi faire du shopping pour te trouver d'autres vêtements aussi," conclut Harry. Draco grogna quand il réalisa qu'il s'était fait avoir comme un bleu par le brun.

" Bien," dit Draco les dents serrées. " Nous irons faire les magasins. Mais je ne suis pas obligé d'aimer ça."


Ah la fine équipe de chieurs... Allez, bisous et à la semaine prochaine !