¤ mode Pretty Woman on ¤ Bon ben les morphales, je ne vous retiens pas... en route pour Rodeo Drive euh Oxford Street, ma poule !!!


Disclaimer : le monde d'Harry Potter appartient à JKR. Cette merveilleuse histoire est la propriété d' IamtheLizardQueen. Vous pouvez d'ailleurs la joindre par mail pour lui dire tout le bien que vous pensez d'elle : melcej at gmail point com. Et la traduction m'appartient bien-sûr.

Warning : Rating M. A priori, il devrait y avoir deux hommes tous nus qui se font des bisous, des trucs et des machins… Donc, les homophones, les prudes et les âmes sensibles sont priés de quitter cette page.


Chapitre 5 : Teasing the Dragon partie 2

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Harry avait cours et devait travailler à la librairie donc il fut absent une bonne partie de la semaine. Draco était plus ou moins content de rester cloîtré; il passa l'intégralité de son temps libre entre la cuisine, la lecture et devenir fou.

Et c'était entièrement de la faute de Harry s'il devenait dément. Oh, bien sûr il ne le faisait pas volontairement, mais Draco n'y croyait pas du tout, le brun aurait voulu le faire exprès qu'il ne s'y serait pas pris autrement. Un effleurement par ci, un petit sourire par là – n'importe quoi pour faire accélérer le rythme cardiaque du blond, et mettre davantage ses nerfs déjà à fleur de peau. Draco se demanda si Harry était seulement conscient ou au moins en partie de ce qu'il faisait. Savait-il que, chaque matin, il enfilait les habits que Draco avait portés la veille? Harry ne s'était-il jamais demandé pourquoi ses habits étaient froissés et qu'ils sentaient l'odeur de Draco ? Si au moins il le faisait délibérément... Mais comment une personne pouvait faire de telles choses sans s'en apercevoir?

Les contacts étaient le pire de tout. La manière dont la main de Harry frôlait la sienne, apparemment par accident, sa paume chaude fantomatique qui éveillait de petits picotements sous sa peau, cette sensation était si légère mais si dérangeante qu'elle aurait fait hurler Draco. Il y avait aussi cette façon dont Harry se réajustait sur le canapé quand ils regardaient la télévision, son corps ne touchait jamais celui du Serpentard en fait mais il était tellement proche que la chaleur du Gryffondor infiltrait son corps devenant subitement froid. Et il y avait cette fois aussi où Harry avait dégagé les cheveux de son regard gris, les mettant derrière ses oreilles, avec une telle douceur, que le Serpentard avait souhaité pouvoir fermer ses yeux et vivre ce moment pour l'éternité. Mais ces rapprochements étaient si éphémères et si irréguliers qu'ils auraient pu être accidentels. Draco pria avec ferveur qu'ils ne le soient pas.

Ce matin là fut le pire de tous, et la raison de son humeur massacrante. Il avait préparé le petit déjeuner comme d'habitude, versant depuis une poêle de petits pancakes au chocolat (une recette pour la plèbe pensait Draco, mais le Gryffondor semblait aimer tout ce qui contenait du chocolat), quand un Harry tout pourri et baillant fit son entrée dans la cuisine. Ayant très bien cerné sa routine sans trop de difficulté (Harry était vraiment trop prévisible), il savait que le brun se dirigerait tout droit sur la cafetière. La pièce n'était pas bien grande et Harry devrait le frôler pour atteindre la machine. Néanmoins, il n'était vraiment pas obligé de poser ses mains sur les hanches du blond alors qu'il glissait derrière. Pendant une nanoseconde, tout le corps de Harry frotta contre son dos, la chaleur des mains lui brûlant les hanches, un peu de son souffle lui irradiant la nuque. La spatule échappa nerveusement des doigts de Draco, accompagnée d'un juron involontaire sorti de la bouche de l'aristocrate. Et Harry eut l'audace de demander si quelque chose n'allait pas.

" Oui, Harry, quelque chose ne va pas. Tu as joué avec mes nerfs toute la semaine, promettant des choses qui ne viennent pas. Je veux plus de baisers si tu veux mon avis. Je suis peut-être un novice en la matière, mais je suis définitivement convaincu d'une sévère pénurie de baisers," déclara Draco avec éloquence face à l'appartement vide. Il rit de lui-même puis se renfrogna, et sourit dangereusement avant de retourner à son état ronchon. Harry Potter le rendait fou, et il ne pouvait rien faire pour l'en empêcher.

Ce fut l'après-midi du vendredi précédant leur soirée qu'ils eurent finalement l'occasion de faire les magasins. Draco attendait plus ou moins patiemment Harry dans l'appartement, le temps que ce dernier rentre des cours et passe le chercher. Le blond était vêtu d'un manteau chaud et de ses chaussures éraflées, ses mitaines rouges parant de nouveau des mains. Il ne faisait pas très froid, mais il ne se sentait pas de sortir sans elles. Harry arriva et Draco prit une grande inspiration et franchit la porte de l'appartement.

" Ça va?"

" Je vais bien," cracha Draco avec colère. " Arrête de me faire penser à ça sans arrêt, okay ? Laisse moi gérer ça tout seul."

Harry se garda de répondre sur la défensive et lui répondit d'un ton neutre, "Nous devons passer à la librairie d'abord. Je dois aller chercher mon chèque une fois de plus."

Ils arrivèrent dans une échoppe silencieuse, où seuls monsieur et madame Cooper étaient présents. Monsieur Cooper était un homme petit, avec une légère calvitie, des lunettes et un sourire aussi grand que celui de sa femme.

" Harry, mon garçon. C'est si bon de te voir par un si bel après-midi. Et ce doit être Draco, ton nouvel 'ami', celui dont n'arrête pas de me parler ma Dame. Enchanté de te connaître jeune homme. Je suis monsieur Cooper, mais tout le monde m'appelle Coop, tu pourras en faire autant, hein ?"

" Personne ne l'appelle Coop, mais il pense que ça pourrait lui faire un bon surnom," badina madame Cooper. Monsieur Cooper tenta de regarder sa femme d'un air mauvais mais il était visiblement trop amoureux d'elle pour être efficace.

" J'ai ton salaire, Harry. Tu vois? Je peux être organisée de temps en temps," dit la libraire. " Et comment vont les choses pour toi, Draco? J'espère que Harry prend davantage soin de toi depuis la dernière fois ?"

Draco sourit, " Oh oui. Nous sortons demain soir d'ailleurs, et j'ai simplement recommandé à Harry de se trouver de nouveaux vêtements."

" Félicitations! J'essaie de traîner sans succès mon mari dans les magasins, il refuse farouchement."

" Qu'est-ce qui ne va pas avec ce que je porte?" interpella monsieur Cooper.

" Les hommes," dit madame Cooper en secouant la tête. Draco lui jeta un regard compatissant pendant que Harry roulait des yeux.

" Voudriez-vous venir avec nous madame Cooper? Draco a besoin de nouveaux vêtement également, et étant donné qu'il ne peut pas s'appuyer sur mon opinion…" demanda Harry, ignorant le regard de Draco sur lui. Le brun savait que si madame Cooper venait, Draco devrait garder son personnage tout le temps au risque de gâcher la supercherie.

" Oooh, j'adorerais ça! Je vais chercher mon manteau! Enfin, si ça te convient bien-sûr mon coeur?"

" Vas-y. Que le grand Cric me croque si jamais je me mettais entre toi et une excursion shopping," dit monsieur Cooper. Il se tourna vers Harry et grimaça, " Tu la renverras chez elle dans quelques jours, quand l'expédition sera terminée?"

" Nous essaierons," rétorqua Draco. Il s'avança vers madame Cooper et lui offrit son bras galamment. " Mais on ne sait jamais avec moi. Quand je commence à dépenser de l'argent, c'est difficile pour moi de m'arrêter," Draco plissa ses yeux en direction de Harry qui déglutit bruyamment. Il savait ce que ce regard voulait dire ; il signifiait qu'il devrait débourser beaucoup pour que Draco garde le silence. En fait, il s'attendait à ce que Draco tourne cette affaire à son avantage. Harry aurait du être plus en colère mais pour la première fois depuis qu'il avait quitté l'appartement, Draco avait l'air détendu. Harry se décida à sourire, et laissa aller ses réflexions.

Madame Cooper connaissait parfaitement son sujet (les magasins pour hommes) si bien que c'est elle qui mena l'escouade, tirant Draco par le bras, Harry suivant dans leur sillage.

" Nan, ça ne ressemble à rien. La coupe ne va pas du tout," dit Draco. Il siégeait juste à la sortie des cabines d'essayage. Madame Cooper s'assit sur la chaise d'à côté. Ils étaient entourés de plusieurs paquets, dont la plupart étaient pour Draco.

" Je suis d'accord. Je pense qu'il devrait essayer le pantalon noir une taille en dessous au moins. Je ne sais pas pourquoi il s'obstine à porter des vêtements visiblement trop grands pour lui," dit madame Cooper. Harry avait depuis longtemps rendu les armes et ne tentait plus de donner son opinion. Tous les deux l'ignoraient de toute façon.

" Et voilà," dit Draco, tendant le nouveau pantalon à Harry. Ce dernier le passa rapidement, tout en tachant de paraître insensible face à leur regard inquisiteur.

" Ça ne va toujours pas. Peut-être que nous devrions essayer le magasin d'à côté, je pense avoir vu des articles la semaine dernière qui pourraient très bien lui convenir," dit avidement madame Cooper. Draco acquiesça, et Harry soupira et retourna mettre ses vêtements. Alors qu'ils se dirigeaient vers ce qui devait être le centième magasin de la journée (en fait il devait s'agir du douzième, mais Harry pensait que l'exagération était de mise) Harry se dit qu'il était temps de mettre fin à tout ça. En plus, il avait hérité de la corvée de sacs ; une toux bien placée de Draco avait épargné le blond de participer à cette tache.

" Pourquoi doit-on continuer à chercher? J'ai trouvé quelques habits, et Draco était finalement le seul à n'avoir rien à se mettre. Et d'ailleurs en parlant de ça, comment a-t-il fait pour trouver ce dont il avait besoin aussi rapidement?"

" Parce que, mon chéri, certaines personnes ont ce feeling leur permettant de savoir ce qui leur va ou non," dit madame Cooper le sourire aux lèvres. " Quant tu dois aider quelqu'un, ça peut prendre un peu plus de temps, mais ne t'inquiète pas. Nous n'avons pas fini de nous battre... euh, de faire les boutiques."

" Donc Draco était plus rapide parce qu'avant tout il a du goût?" demanda un Harry dépité. Il n'y avait aucun moyen de faire accélérer cette sortie : il avait un sens de la mode absolument déplorable.

" Oui, il y a de ça," dit Draco. " Mais il y a aussi le fait que je sois beau dans n'importe quoi."

Madame Cooper gloussa et Harry leva encore les yeux au ciel. Le brun supposa que ce fut une bonne chose que ses compagnons de fortune passent un aussi agréable moment, et les crises de Draco lui semblèrent remonter à des siècles. Mais en fait, ils étaient si guillerets (grâce à la personnalité de madame Cooper et au rôle du petit ami plus que parfait de Draco) que ça commençait à porter sur les nerfs du Griffy.

Le magasin suivant écouta la prière de Harry, puisque tous les vêtements que ce dernier essayait ne lui allèrent pas que bien : ils avaient l'approbation de ses deux critiques ! Ceci dit, il aurait très bien pu faire sans les allusions salaces et les commentaires déplacés de Draco, mais madame Cooper ne cessait de l'encourager en riant aux larmes à ses descriptions explicites.

Après être passés à la caisse, madame Cooper suggéra que les deux tourtereaux passent chez le coiffeur. Elle les orienta vers un salon spécifique, tout en suggérant à grand renfort de sourcil que Harry devrait garder un œil sur son petit copain. Ce qui se confirma puisque l'un des coiffeurs était visiblement gay et visiblement attiré par les blonds.

La coupe de Harry fut rafraîchie rapidement, tandis que Draco fut le sujet d'une longue discussion sur la qualité et la texture incroyables de ses cheveux. Draco était plus qu'embarrassé par les attentions pas très subtiles d'Alfredo, le fameux coiffeur. Quand le ciseau argenté fit finalement son apparition, Draco ferma les yeux et espéra le mieux.

" Tu es très beau, mon Amour," dit Harry aussi clairement que fort. Les yeux de Draco s'ouvrèrent grand sous la stupeur quand il sentit des lèvres douces s'écraser sur sa joue.

" Mer..Merci," bégaya Draco, se demandant quand il avait bien pu s'assoupir et commencer à rêver. Reportant son regard dans le miroir il aperçut Alfredo. Ce dernier faisait la moue, madame Cooper lui tapotait l'épaule gentiment et Harry se pencha à nouveau et susurra à l'oreille du blond.

" Je crois qu'Alfredo n'est pas encore totalement convaincu que nous sommes ensemble. Je suppose bien-sûr que tu n'es pas intéressé par un rendez-vous avec Super Alfredo?"

" Pas vraiment non," dit Draco avec un rictus. " Tu sais, avoir un super héros comme petit ami a ses avantages."

Harry rougit imperceptiblement et se retourna, laissant Draco soupirer de décontenancement. Il lui semblait qu'à chaque fois qu'une opportunité se présentait pour que les choses bougent entre eux, Harry reculait. Ça n'avait aucun sens, surtout depuis que Draco était convaincu que le binoclard faisait tout pour qu'ils se rapprochent. Mais alors, de quoi Harry avait-il peur ? Et de quelle façon Draco allait-il le faire changer d'avis.

Après l'épisode cheveux, Draco et Harry raccompagnèrent madame Cooper à la librairie, et rentrèrent avec leurs achats. Draco était en train de suspendre ses affaires dans une armoire de la chambre quand il tomba sur la cape qu'il portait à son arrivée à Londres. Cela lui semblait remonter à des lustres. Il frissonna lorsque de mauvais souvenirs lui revinrent en mémoire et il enfouit la cape dans le coin le plus inaccessible et le plus noir du placard. Il suspendit de même les vêtements de Harry et quand il eut fini il prit un peu de recul pour admirer son travail. Il était ravi de ce rayonnage soigneusement ordonné où ses affaires pendaient à côté de celle du Gryffondor, comme si elles avaient toujours été là.


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