Disclaimer: Rien ne m'appartient, je ne fais que la traduction. L'histoire véritable est écrite en anglais par Tashaelizabeth, que je vous conseille tous d'aller lire ses histoires ! Et la série appartient à… euh, je crois que c'est Fox XD

Merci beaucoup pour vos reviews qui me donnent du courage pour traduire ! Bonne lecture, et surtout n'hésitez pas à vous exprimer sur le chapitre !

Phone Tag

The phone rang.

« Wilson » dit-il en décrochant, sans détacher ses yeux de ses papiers.

« Hey. »

Wilson releva la tête.

« Où es-tu ? » demanda-t-il.

« A la maison. Dans mon lit. Où es-tu ? »

« Eh bien, j'ai répondu au téléphone. Où penses-tu que je suis ? » Une infirmière le regarda du couloir, remarquant son air paniqué. Il adopta immédiatement une expression plus sombre.

« Ce que je voulais dire c'est : est-ce qu'il y a quelqu'un avec toi ? »

« Non. »

« Bien. » Et il y avait toutes sortes de soulagement dans ce bien.

« Fais-tu ça à tous tes amis quand tu t'ennuies ? »

« Juste au plus joli d'entre eux. »

Wilson se leva et essaya de voir à travers sa fenêtre de balcon dans le bureau de House sans devoir prendre son téléphone de la table. Il ne put pas ; l'angle était impossible.

« Où es-tu ? » répéta-t-il.

« Je te l'ai dit. A la maison. Dans mon lit. »

« Je ne te crois pas. »

« Alors pourquoi tu demandes ? Que portes-tu ? »

Wilson sourit. « Je pense que ton problème neurologique revient. »

« Faux. Aucun homme n'est responsable de ce qu'il dit dans cette condition. Que portes-tu ? »

Wilson traversa la pièce et ferma la porte. « Pantalon gris. Chemise bleu clair. Cravate. Blouse de travail. » débita-t-il à toute vitesse. Il contourna le bureau et se rassit dans son fauteuil. « Et toi ? »

« T'es pas marrant. » se plaint House.

« Gosh, I'm sorry. Laisse-moi t'expliquer encore une fois. La plupart des docteurs ont ces choses appelées patients, choses embêtantes et… »

« Tes stores sont ouverts ? »

Wilson jeta un œil à son mur. Un concierge balayait l'entrée. « Oui. »

« Bien. » La voix de House se baissa d'un ton. « Et ta porte est fermée, n'est-ce pas ? Je t'ai entendu la fermer. »

Wilson sentit un frisson parcourir son corps. « Oui… »

« Alors tout le monde peut te voir, mais personne ne peut t'entendre ? C'est l'essentiel. » Il fit un petit bruit du fond de sa gorge. Wilson entendit le son des ressorts du lit de House craquer et fut un peu embarrassé de réaliser qu'il connaissait leur exact emplacement et leur résonance. Il prit une profonde inspiration.

« Quelqu'un peut te voir ? » demanda-t-il lentement.

« Bien sûr que non, je suis tout seul. C'est le milieu de la journée. Je pourrais crier et crier et personne ne le remarquerait. »

« Qu'est-ce que tu pourrais crier ? »

«Oh god. Oh, baby. Yes. Don't stop.»dit-il d'un ton parfaitement normal. Wilson sentit son visage rougir.

« Et qu'est-ce que tu pourrais faire d'autre ? »

House rit. « Je pourrais effleurer mon jeans du bout des doigts. Je pourrais ouvrir ma braguette. Je pourrais... oh. »

Wilson réalisa qu'il haletait. Il jeta un coup d'œil au couloir ; le concierge remuait son balai en cercle et prétendait ne pas regarder le transpirant, haletant oncologue. Wilson lui lança un regard noir, puis se voûta vers son bureau après avoir attrapé un stylo.

« Tu as arrêté de parler. » se plaint House. « Tu dois parler sinon ça ne marche pas. »

« Eh bien, je ne sais pas quoi dire. »

« Que ferais-tu si tu étais là ? »

Wilson commença à dessiner des ronds sur les résultats de quelqu'un. « Je te giflerais pour essayer de faire ça au milieu de la journée. »

« Wilson. » La voix était pressante et suppliante.

Wilson laissa tomber son stylo. « Bien, je t'enlèverais ton pantalon. »

« Trop tard. »

Wilson cacha son visage dans sa main. « Je me coucherais près de toi, de ce fait tu pourrais sentir ma chaleur. Je soufflerais dans tes oreilles ; embrasserais ton cou, comme tu aimes. Je ferais courir mes mains dans tes cheveux. J'aime sentir tes cheveux glisser dans mes mains. » Wilson sourit. « J'explorerais ton corps avec mes mains. Morderais ta clavicule. Quand je te mords là, tu fais toujours un bruit particulier. »

House gémit.

« Non, pas ce bruit. » Wilson se déplaça vers l'avant. « C'est un peu plus aigu. »

House rit. « Alors c'est à cause de toi que je suis couvert de bleus. »

« Yeah... » Wilson sourit plus largement. « Qu'est-ce que tu fais ? »

« Tu sais ce que je fais. » La voix de House résonnait approximativement en rythme avec sa respiration. « Je veux savoir ce que tu ferais. »

« Je... » Wilson avait perdu le train de ses pensées. « Je... hum... Je…"

« Je pense que tu étais en train de mordre ma clavicule. »

« Oui, la clavicule. » Wilson frotta le bas de sa nuque. « Eh bien, je suppose que j'embrasserais ta poitrine. Descendrais de ta poitrine, descendrais de ton ventre. Je serais allongé entre tes jambes et… »

« Tu ne peux pas être allongé entre mes jambes. Le lit est trop court pour ça. »

« Maintenant, qui n'est pas marrant ? »

« Tu ne peux pas être allongé entre mes jambes et tu n'es pas assez grand pour être agenouillé sur le sol, pas de la façon dont je suis allongé. Fais quelque chose d'autre. »

« Comme quoi ? » Et même en se disputant, leur envie ne partait pas. A chaque fois que Wilson fermait les yeux, il pouvait voir ce que House devait faire. La vision lui envoyait des vagues de chaleur et de fraîcheur dans tout son corps.

« Enjambe-moi. »

« Je ne peux pas. » La voix de Wilson se cassa. Il jeta un regard dans le couloir et soupira de soulagement en constatant que le concierge s'avérait être à mi-chemin de l'ascenseur.

« Bien sûr que tu peux. Enjambe-moi. » séduisit la voix.

Wilson avala difficilement. « Très bien, je t'enjambe. J'ai tout mon poids sur toi mais ce n'est pas grave. J'ai encore mes vêtements sur moi, tu te souviens ? Tu peux sentir le tissu de mon pantalon contre tes jambes nues. »

« Cock…tease. » (1)

« Yeah. » Wilson souffla. « Je me penche sur toi et tu te frottes contre moi… »

« Et puis… » La voix de House était tendue, difficilement audible à travers sa respiration laborieuse.

« Je t'embrasse. » dit Wilson catégoriquement.

House eut un gémissement étranglé. « Oui, je vais… »

« Hard. » dit Wilson plus fort. « I kiss you hard. Je colle ma langue dans ta bouche. Je lèche le palais. Je mords tes lèvres. Mes mains sont de chaque côté de ta tête et mon poids sur mes hanches et elles se frottent contre tes hanches et je t'embrasse. » Wilson ferma les yeux et appuya sa main contre sa nuque. Il pouvait sentir les battements de son cœur affolé contre le bout de ses doigts.

La respiration de House était redevenue normale. La pression du sentiment de luxure déclinait lentement. Wilson entendit le craquement des ressorts du lit. Un rire.

« Ca ne t'a pas prit beaucoup de temps » dit-il.

« Je ne suis pas aussi jeune que toi. » dit House, semblant fatigué.

« Oh, ça explique tout. » sourit Wilson. « Tu fais quoi ce soir ? »

« Je vais nettoyer puis faire une sieste. C'est tout ce que j'ai prévu. Pourquoi ? »

Wilson s'adossa à son fauteuil. « Mon dernier rendez-vous est à 5h30… » dit-il, aguicheur, posant ses pieds sur la table.

« Tu prends la pizza. Je fournirai le porno. »

« Oui, ou je pourrais t'inviter à dîner. »

Silence.

« Dans un de mes costumes ? » ajouta Wilson avant qu'il ait pût s'arrêter.

« Ecoute. » dit finalement House. « Je ne sais pas si… »

« Si c'est concernant ton problème neurologique de ta défaillante santé mentale… » Wilson retira ses pieds du bureau et les posa fermement sur le sol. Il regarda par la fenêtre et ne voyant personne, il entoura sa main libre autour du bas du téléphone et parla avec la voix la plus basse qu'il ait eu de toute cette conversation.

« Je t'aime aussi. » dit-il doucement.

Silence.

« Prends-moi à six heures. » soupira House.

Dial tone.


(1) Alors, là, je ne sais vraiment pas comment traduire ! On doit comprendre par-là qu'un certain point de l'anatomie de House fait particulièrement mal (et je ne parle pas de sa jambe XD)