Disclaimer: Rien ne m'appartient, je ne fais que la traduction. L'histoire véritable est écrite en anglais par Tashaelizabeth, que je vous conseille tous d'aller lire ses histoires ! Et la série appartient à Fox.
Désolée pour ce retard, mais j'étais occupée à lire Harry Potter 7. Enfin, je ne suis pas là pour parler bouquin, alors… Et aussi des travaux chez moi… bref, je ne vais pas parler de ma vie. Merci beaucoup pour vos review, et n'hésitez pas à en mettre d'autres XD !
Réponse à la question « Cuddy sait-elle pour House et Wilson ? » : Tashaelizabeth m'a dit qu'elle aimait que les lecteurs pensent ce qu'ils veulent ; elle laisse des ambiguïtés exprès pour. Donc vous pouvez penser ce que vous voulez ! Personnellement, je pense que Cuddy sait mais que les deux ne savent pas qu'elle sait XD
Bonne lecture !
Phone Tag
The phone rang.
Il sonna encore.
« Tu ne vas pas répondre ? » s'écria House à travers la porte fermée.
« C'est mon portable. C'est juste le travail. » répondit Wilson alors qu'il s'affairait dans la chambre, ayant enlevé la moitié de ses vêtements et se prêtant à aller au lit.
La main de House tressaillit involontairement. Il déglutit difficilement et pressa son téléphone à l'arrière de son oreille. « C'est peut-être important. » cria-t-il une nouvelle fois.
Wilson râla, sortit de la chambre et, vraisemblablement, saisit d'un geste vif son téléphone de la table basse.
« Wilson. » répondit-il.
« Hey. » dit House.
« House ? Qu'est-ce que tu… » Des pas énervés traversèrent l'appartement. Quelqu'un fit trembler la porte de la salle de bain. « Mais qu'est-ce que tu fais ? »
« Faut qu'on parle. »
« Et alors ? Sors de là et parlons. »
« Si je te regarde, je ne vais pas parler. Et il faut qu'on parle. »
« Pourquoi ? »
« Tu as dit 'à la maison'. »
« J'ai dit quoi ? » La voix venait maintenant depuis le téléphone plutôt que de la porte.
« Tu as dit : 'Je te verrai à la maison'. »
« Et alors ? »
« Et alors ça ne peut pas être ta maison. »
« Quoi ?! » Ce fut crié à depuis la porte.
« Ca ne peut pas être ta maison. » répéta House. « Tu ne cherches même plus d'appartement, n'est-ce pas ? »
« J'en ai trouvé un ou deux, mais le marché est vraiment mauvais en ce moment… »
« Tu mens. » House rit, mais il n'y avait aucun humour dans ce bruit. Il fit tournoyer sa cane quelques fois.
« D'accord, non. Non. Je ne cherche pas d'appartement, okay. T'es heureux ? »
« Non, et il s'agit justement de ça. Je ne suis pas heureux. Je suis très rarement heureux. Toi, par contre, tu es un junkie du bonheur. Si tu ne prends pas continuellement un renforcement positif, tu vas aller voir dans la culotte des infirmières. »
House entendait Wilson marcher avec fureur dans l'entrée. Ayant atteint la fin, il se tourna et revint. « Je n'ai pas trompé Julie. » dit-il.
« Si, tu l'as fait. »
« Non, c'est faux ! »
« Si, tu l'as fait. » House laissa sa cane s'appuyer contre lui et se frotta le front. « Avec moi. »
Wilson était de nouveau silencieux.
« Tu ne peux pas vivre ici. »
« Mais pourquoi pas ? Je n'ai pas beaucoup d'affaires. Je cuisine. Je… On est bien, ensemble. »
« Oui, mais ça n'intervient pas pour être mon camarade de chambre. Tu ne veux pas partager mon appartement. Tu veux partager mon lit. C'est différent. »
« Tu ne veux pas… plus ? »
« Je n'ai pas dit ça. J'aime coucher. J'aime même être amoureux et, Jésus, je n'ai jamais pensé pouvoir dire ça un jour. Je pointe juste ce qu'il faut pointer. Tu es une personne qui a incroyablement besoin que les autres aient besoin de toi. »
« Et tu es un salaud. » C'était hurlé à travers la porte. House ferma les yeux brièvement, entendant la porte trembler une nouvelle fois.
« Yeah. Oui, je le suis. Tu espérais que je change ? »
« … Non… » Wilson ne semblait pas sûr.
« Tu mens. »
« … Peut-être que j'ai espéré, j'ai espéré qu'un jour tu pourrais être en bonne santé. »
House cligna des yeux. « Qu'est-ce que ça veut dire ? » demanda-t-il, prenant l'offensive.
« Je… Je ne sais pas. »
« Tu ne sais pas ? Tu veux que je sois quelque chose mais tu ne sais pas quoi ? Mais qu'est-ce tu veux dire exactement ? »
« Je te veux en bonne santé. Ca veut dire que je veux que tu sois près aussi longtemps que… »
« Aussi longtemps que tu as besoin de moi ?! »
« Aussi longtemps que cela nous prendra pour être heureux ! »
House reprit sa cane et se détacha du bord de la baignoire.
« Qu'est-ce que ça veut dire ? » demanda-t-il.
« Je… pense… que nous pouvons être heureux, un jour ou l'autre, je pense que nous devons juste tout résoudre et nous serons heureux. Juste toi et moi. »
« Wilson… Les gens ne fonctionnent pas comme ça. »
« Je sais. » dit Wilson misérablement. « Je veux juste que ça ne finisse jamais. »
« Mais ça le sera. Un jour, l'un de nous deux en aura marre de l'autre. Un de nous va partir. Un de nous va laisser tomber. »
« Alors tu ne veux pas que j'emménage parce que tu ne veux pas que je parte ? C'est fou. »
« Oui, je suis fou. Problème neurologique, tu te souviens ? » House commença à marcher, le bout de sa cane traînant sur le carrelage. « Je t'aime, mais je n'ai pas besoin de toi. Tu m'aimes, ou plutôt tu penses m'aimer, et tu n'as certainement pas besoin de moi. Mais tu as ce complexe d'avoir besoin d'être nécessaire aux gens. »
« Alors nous sommes voués à l'échec. »
« Oui. Depuis le début. »
Aucun d'eux ne prit la parole pendant un moment. House continuait à faire les cent pas, de la porte au lavabo. Il voulait désespérément s'étendre mais le sol entier semblait trop petit pour que ce soit une option valable.
« Tu marches ? »
« J'ai mal à la jambe. »
« Okay, que penses-tu de ça. » dit Wilson. House pouvait dire qu'il avait un doigt en l'air, un air odieusement optimiste sur le visage. « Je promets que jamais plus je ne te dirai comment je me sens. Comme ça je serai un puzzle. Si je suis un puzzle tu devras essayer de me comprendre. Et si tu dois essayer de me comprendre alors tu devras être près de moi, tu auras besoin de moi. Et si tu as besoin de moi, je n'irai pas à la chasse des sous-vêtements des infirmières dans leurs casiers. »
House arrêta de marcher.
« Ca sonne remarquablement disfonctionnel. »
« Mais ça pourrait marcher. »
« Peut-être… pour un moment. » House tapa le sol de sa cane. « Il y aura des disputes. »
« Beaucoup. »
« Je ne pardonne pas facilement. »
« Bien sûr que non. »
« J'ai tendance à humilier publiquement mes compagnons. »
« Tu le fais déjà. »
House hocha la tête. « Ca marche. »
« Oh Dieu merci. » dit Wilson sarcastiquement. « Tu vas enfin ouvrir la porte ? »
« Je dois me trouver un nouveau docteur. »
« Quoi ? »
« Un docteur. Tu ne peux pas écrire mes prescriptions et dormir avec moi. »
« Je ne pense pas que les autres doivent… »
« Quelle partie de 'humiliation en public' tu ne comprends pas ? »
« D'accord, je dirai à Cuddy. »
« Quand ? »
« Demain. Je raconterai tout à Cuddy demain. Dès la première heure. »
La main de House atteignit la poignée de la porte.
Dial tone.
