Disclaimer: voir chapitres précédents.
OUI elle est là! Désolée de l'attente, vraiment. En attendant, je me barre mercredi en vacance jusqu'au 27 aout, alors désolée mais y aura pas le 6 avant la rentrée. Désouli. Sinon, merci pour les review et bonne lecture!
Phone Tag
The phone rang.
Il sonna encore.
Il sonna une troisième fois.
« Quoi ? » répondit Wilson.
« Hey. »
« Non. Non, House. Je suis sur l'autoroute, on essaye d'utiliser juste une seule bande parce que des stupides chauffeurs se sont étalés sur la route. Pas moyen. »
« J'ai juste dit 'Hey'. »
« C'était la façon dont tu l'as dit. » Wilson regarda autour de lui, s'efforçant de tout prendre en compte.
« Je voulais juste savoir si tu avais entendu ce que le New Jersey a fait ce matin. »
« A moins que cela ne concerne un changement du paiement d'autoroute dans les vingt prochaines minutes, je m'en fous. »
« Non, tu ne t'en fous pas. Ils l'ont légalisé. »
« Je suis sûr que mes patients en seront ravis. »
House rit. « Je ne parle pas de 'ça'. Je parle de la chose à laquelle on est enfin autorisé d'en être heureux. »
« Oh, ça. »
« Alors, t'as envie ? »
« Non. » Une grande SUV noire surgit dans la bande brusquement sans le signaler. Wilson jura et écrasa le frein.
« Pourquoi pas ? »
« Un, tu ne le veux pas vraiment. Deux, tu l'utiliseras pour ennuyer les gens. Trois, ma mère me tuera. »
« Ta mère m'adore. »
« Et ça continuera seulement si tu ne lui racontes jamais qu'elle n'aura pas de petits-enfants. »
« Je sais mieux faire que de raconter à une vieille juive que jamais elle ne pourra adoucir quelques morveux avec des cookies et des… latkes (1) ? »
Wilson roula des yeux.
« En plus » continua House « Qui a dit qu'elle n'en aura pas ? »
« Tu as compris que j'ai dit non pour le mariage, alors pourquoi ne pas demander si je voulais avoir des enfants ? » Le trafic était complètement paralysé. Wilson soupira, massant le haut de son nez où une migraine commençait à se former.
« Tiens, je réalise que je ne te l'ai jamais demandé. Tu veux des enfants ? »
« Je ne sais pas. » dit Wilson. « Peut-être oui, je pense. » Quelque chose dans le ton de House le rendait nerveux.
« Veux-tu mes enfants ? »
« Tu sais, en dépit de ce que tu racontes à tout le monde à l'hôpital, je suis en fait un homme… »
« Et en dépit de ce que tu racontes, parce que c'est l'expression que tu veux utiliser, tu devrais avoir remarqué que c'était hypothétique. Hypothétiquement, il y a une mère porteuse sur le pas de notre porte. Tu voudrais avoir mon enfant ? »
« Est-ce que je suis obligé de répondre ? »
« Tu préfères parler du trafic ? »
Wilson soupira. « Je ne sais pas. Je n'y jamais vraiment pensé. Tu as des antécédents d'Alzheimer ou de leucémie ? »
« C'est certainement la chose la moins romantique que je n'ai jamais entendue de toute ma vie. »
« Eh bien, désolé. J'aimerais au moins savoir dans quoi je m'investis. Tous ceux du côté de ta mère avaient des problèmes de cœur, non ? Enfin, tu as eu un arrêt cardiaque ! »
« Ce n'était absolument pas de ma faute. »
« Et alors. Il n'y a seulement que ce petit gène cancéreux du côté de mon père alors il faudrait mieux que je sois le père biologique. »
« Mon enfant serait plus intelligent. »
« Mon enfant serait plus beau. »
Le trafic s'éclaircit légèrement et il put avancer d'environ dix mètres, avant de s'arrêter encore une fois. Au moment même où la SUV devant lui bougea aussi de dix mètres, un prétentieux minivan derrière lui klaxonna de toutes ses forces. Wilson jura une nouvelle fois.
« Oh mon dieu, comme si ça allait te tuer d'attendre quelques malheureuses petites secondes avant d'arriver à ton putain d'entraînement de foot. » il murmura entre ses dents.
« Quoi ? »
« Non, rien. Non. Je ne veux pas d'enfant. Je ne veux plus jamais voir de gosse de ma vie. » Il avança de dix mètres, le minivan derrière lui le suivant. « Et je veux que toutes ces stupides voitures excessivement chères soient bannies de la circulation. »
« Ne conduis-tu pas toi-même une Volvo ? »
« Tais-toi. »
« Je serai un bon Papa. » dit House, revenant au sujet précédant.
« Oh non tu ne le seras pas. »
« Je serai un merveilleux père et un merveilleux mari. »
« Okay, j'ai compris. C'est l'une de ces conversations. Ai-je besoin de dire quelque chose ou je peux sauver ces quelques minutes et t'imaginer parler dans le vide ? »
« Je serai un merveilleux père parce que je n'adoucis pas les choses. »
« Ne pas adoucir les choses ne te font être un bon père, ça te fait… » Wilson réfléchit une seconde. « Et bien, ça te fait être ton père, en fait. »
Silence.
Wilson pouvait dire que House boudait.
« C'était mesquin. » dit-il finalement.
« Je n'ai pas dit que tu étais comme ton père, j'ai dit que c'était quelque chose que ton père faisait. »
Plus de silence.
« Je suis sûr que tu feras un merveilleux père. » Wilson dit finalement.
« Pourquoi ? »
« Parce que tu ne parles pas aux enfants comme s'ils étaient des idiots. » La circulations s'éclaircit un peu et Wilson commença l'horrible exercice qu'était de démarrer et de s'arrêter, s'avancer de quelques mètres puis de freiner. « Ou bien tu parles aux enfants comme s'ils étaient aussi idiots que les adultes, ou quelque chose dans ce genre-là. Il y a une sorte de respect… ou de non-respect… Je ne sais pas, c'est juste que tu es bon avec eux. »
« Tu devras être la mère. »
« Quoi ? Pourquoi ? »
« Allez, qui sera le plus susceptible à embrasser leurs genoux s'ils se les écorchent ? »
« Je vois ça d'ici, en fait ; 'Daddy, je suis fatigué de marcher' 'Quand j'avais douze ans je devais marcher un kilomètre et demi pour aller à l'école quand il neigeait !' »
« J'ai marché un kilomètre et demi pour aller à l'école. »
« Oui, mais il ne neige pas au Soudan. »
« Tu ne vas pas à l'école à pied au Soudan, tu voyages dans des camions avec des soldats armés. Par contre, tu vas à l'école à pied en France, où il neige et où il faut marcher un kilomètre et demi pour aller à une école avec un programme de musique décent et est-ce que tu fais attention quand je te parle de mon enfance ? »
Wilson secoua sa tête d'étonnement. Finalement, enfin, ils dépassèrent l'accident et commencèrent à se disperser à travers quatre merveilleuses bandes d'une manière beaucoup plus fluide. Le trafic s'accéléra et bientôt on n'aurait jamais cru qu'il y avait eu quelque chose sur la route. Le minivan qu'il avait insulté le dépassa à sa gauche. Wilson vit un groupe d'enfants fatigués et leur mère harcelée. Un petit blond couvert de tâches de rousseur faisait rebondir une balle sur le siège avant et un gros bébé, endormi dans son siège, avait ses cheveux qui se redressaient à cause de l'électricité statique. Entre les sièges avant, un écran suspendu toit illuminait la voiture avec un dessin animé vraisemblablement ennuyeux.
Wilson avait vu tout ça très vite, le temps que la voiture le dépasse.
« Oui. » dit-il.
« Non, c'est pas vrai. »
Wilson réalisa que House était toujours sur le dernier sujet.
« Non, je veux dire oui. Oui. Hypothétiquement, si une mère porteuse se présente à notre porte, alors oui. Absolument sûr, à cent pour cent. Oui. »
Il y eut un silence. Wilson pouvait entendre House respirer.
« Mais pour le mariage ? » demanda-t-il finalement.
« Jamais. Pas dans un million d'années. »
House rit. « Bien. »
« Tu n'es pas sur le point de me dire que tu as mis enceinte une quelconque petite-amie de l'université et qu'elle vient de te retrouver, n'est-ce pas ? »
« Me crois-tu du genre à engrosser la première fille qui passe ? Comment est le trafic ? »
« Beaucoup mieux. Je serai bientôt là. »
« D'accord… » Wilson l'entendit prendre une gorgée de quelque chose, sûrement pour avaler une pilule. « Merci. » dit-il.
« Pourquoi ? »
« Pour avoir dit non. »
« Eh bien, merci d'avoir posé la question. »
Dial tone.
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(1) Gâteaux de spécialité juive. J'y connais rien, donc Wikipédia pour les curieux :p.
Surtout, n'hésitez pas à laisser des commentaires. Et merci beaucoup à celles qui m'ont aidé à corriger ce chapitre, c'est-à-dire Lady Fox et Were!
Satji
