Chapitre 2 : Evasion

Bailey était assise sur chaise, elle fixait un point invisible sur le mur en face d'elle. Elle voulut bouger sa main mais elle fut retenue par des menottes. Elle poussa un profond soupir, elle posa sa tête sur son poing et se remémora les événements antérieures à son arrestation. Le bruit de la porte la tira de sa rêverie et elle tourna la tête vers l'inconnu qui était entré dans la pièce. Il portait un costume cravate noir, on dirait qu'il venait tout juste de sortir du magasin, aucune froissure.

Bailey (montrant son poignet enchaîné) : C'est vraiment nécessaire ?

L'homme se tourna vers elle.

Homme : Oui !

Bailey : Pourquoi ?

Homme ne répondit pas, il déposa un gros dossier sur la table ce qui eut pour effet de soulever un gros nuage de poussière.

Bailey (avec un sourire): Il serait peut être temps de faire la poussière !

Homme : C'est vrai que c'est un dossier assez vieux, mademoiselle Ventico !

Le regard de Bailey s'assombrit à l'épellation du nom « Ventico ».

Bailey : Je vous demande pardon ?

Homme : Ventico, c'est bien votre nom de famille ! Non ?

Bailey (se redressant sur sa chaise) : Qui êtes-vous ?

Homme : Agent Nilsson !

Bailey : Bien, monsieur Nilsson, j'ignore pourquoi je suis ici et ni qui est cette « Ventico » !

Nilsson émit un petit rire, il ouvrit le dossier et en sortit plusieurs livrets et les étendit devant Bailey.

Nilsson : Bailey Ventico, cette femme est recherchée dans tous les états unis et fait partie de la liste prioritaire d'Interpol. Elle est accusé de meurtres, d'enlèvements et en plein de chose comme d'avoir véhiculé la rumeur que les démons existent.

Bailey : Intéressant ! Et vous ne la croyez pas ?

Nilsson fit non, il sortit plusieurs photos et les montra à Bailey. Chacune montrait le corps d'une personne, complètement mutilé, sur certain corps il manquait la tête ; le cœur de Bailey se serra dans sa poitrine, elle voulut détourner le regard mais elle n'y arrivait pas.

Nilsson : Rachel Killer, John Fitzgerald, Marie Hatton, le couple Carlson et plein d'autres personnes. Elles sont toutes étaient en contact avec Bailey Ventico! (voyant la réaction de Bailey) Alors, qu'est ce que ça fait de revoir le visage de ces victimes ?

Bailey : Comment vous pouvez dire ça ? Vous êtes inhumain !

Nilsson : Moi, inhumain ? Je vous signale que c'est vous qu'ils les avaient tués !

Nilsson montra une photo de la dénommée « Bailey Ventico », elle déglutit difficilement.

Bailey (perturbée): Je… Je ne la connais pas !

Nilsson se leva, rangea les feuilles.

Bailey : Est-ce que je peux passer un coup de fil ?

Nilsson : Pour un avocat ?

Bailey (durement) : En quoi cela vous concerne ? J'ai quand même bien le droit un coup de fil, je ne vous demande pas plus d'une minute! Et après je peux vous garantir que je serais libre !

Nilsson (approchant son visage) : Ca j'en doute ! Ca fait environ 1 an que je vous traque…

Bailey (murmurant) : Vous n'êtes pas le seul a priori!

Nilsson : Pardon ?

Bailey : Rien !

Il défia du regard Bailey durant deux minutes puis il se redressa et quitta la pièce. Bailey prit son visage dans ses mains, il fallait absolument qu'elle parte d'ici. Elle se redressa sur sa chaise et tenta de faire glisser sa main a travers les menottes, par chance, le policier ne les avaient pas trop serré mais le passage forcé laissa des marques sanguinolentes sur ses mains, elle récupéra ses affaires qu'avaient laissé le policier sur un petit bureau.

Bailey : Qu'est ce que je vous avais dis Nilsson ?

Elle s'approcha de la fenêtre, l'enjamba et s'agrippa à la gouttière avant de descendre le plus rapidement possible. Une voix s'éleva de la pièce puis une tête apparut. L'homme la somma de s'arrêter, la jeune femme glissa et retomba violement sur le sol. Une averse s'était abattue sur la ville mouillant quiconque n'avait pas de d'imperméable et Bailey en fut l'expérience mais elle continua de courir. L'homme à la fenêtre la perdit de vue, il rentra sa tête.

Nilsson (en entrant dans la pièce): Où est-elle ?

Policier : Elle s'est enfuit !