Chapitre 4 : Coïncidences et dispersion
Bailey arriva en courant à son hôtel, la pluie s'était intensifiée, la mouillant jusqu'aux os. Elle tremblait sous l'effet du froid lorsqu'elle entra dans sa chambre. La chambre était petite, ce n'était pas le luxe mais c'est tout ce qu'elle pouvait s'offrir. La pièce sentait le vieux, l'humidité. Certaines lames de tapisserie se décollaient du mur, il y avait des taches sombres sur certains murs et sur le sol.
Elle retira son pull trempait, prit ses affaires et fila à la salle de bain commune à tout le motel. Une fois dedans, elle poussa un cri de surprise, l'eau était froide et elle ne s'était pas préparée à ça. Elle fut obligée de terminer sa douche et elle avait bien plus froid qu'en entrant.
Bailey (grommelant) : Encore un qui n'a pas payé sa facture d'eau !
Elle sortit la pièce et retourna dans sa chambre, elle enfila rapidement un pull supplémentaire et des chaussettes et elle s'installa sur son lit qui émit un grincement sonore.
Bailey : Rho, qu'est ce que j'ai fais pour mériter ça ?
Elle s'allongea et se recroquevilla, les draps étaient gelés preuve qu'il n'y avait aucun chauffage dans la pièce.
Elle se remit à penser aux deux frères, elle espérait qu'ils viendraient mais bon elle commençait à se faire une idée sur le faîte qu'elle devait se débrouiller toute seule. Elle était habituée après tout.
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Dean gara la voiture sur le parking du motel et il fut surprit.
Dean : Qui oserait vivre là dedans ?
Sam : La femme !
Dean : Mouais !
Les deux frères sortirent de la voiture, la pluie les trempa rapidement. Ils s'avancèrent en courant et s'y engouffrèrent. Le standard était tenu par un vieil homme, assis sur sa chaise, il fixait le mur en espérant y trouvé une distraction.
Sam : Excusez-moi !
L'homme ne bougea pas toujours perdu dans sa contemplation. Dean s'approcha du comptoir.
Dean : Monsieur !
L'homme ne répondit pas, Dean tapa du poing, l'homme sursauta.
Homme : Euh oui ! Je peux vous aider ?
Sam : Nous recherchons une femme !
Homme : C'est bien ce que tous les hommes recherchent !
Dean (avec un sourire): Non, on recherche une femme qui serait dans votre motel ! Elle est très mignonne, blonde aux yeux bleus et elle est plus petite que moi !
Homme : Oh ! Ca doit être celle de la chambre 3 ! C'est la seule cliente !
Sam : Merci.
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Bailey s'était endormie, sur le lit froid mais son sommeil était agité. Cela faisait 1 moi qu'elle faisait toujours le même cauchemar, la poursuite dans les rues désertes, dans la forêt, cette sensation de peur puis de l'abandon mais ce qu'elle n'oubliait jamais c'est ce cri, effroyable qui déchire le silence des lieux. Sans le vouloir, elle porta ses mains à ses oreilles et les boucha, mais elle entendait toujours les cris.
Bailey : Stop !
Les images défilaient toujours devant elle et la nausée s'était installé.
Bailey (les dents serrées) : J'ai dis stop !
Une violente douleur traversa son corps et le film morbide continua.
Bailey : STOP !!
Bailey ouvrit brusquement les yeux, cessant ainsi le film, ces yeux étaient embués de larmes et elle ne parvenait pas à distinguer les contours. Elle se redressa sur son lit, tremblante, sous le choc. Encore et toujours le même cauchemar auquel elle ne comprenait rien et pourquoi ça la mettait dans un état pareil.
Des coups résonnèrent à ses oreilles et elle se leva pour aller ouvrir veillant à enlever les larmes de ses yeux. Elle reconnue les deux visages qui se tenaient devant elle.
Bailey (avec un sourire forcé) : Je commençais à me faire à l'idée que vous ne viendriez pas !
Sam (remarquant le teint pâle et les yeux rouges de la jeune femme) : Est-ce que tout va bien ?
Bailey : Oui ! Entrez !
Bailey s'effaça pour laisser les deux frères entrer.
Dean : C'est le grand luxe à ce que je vois !
Bailey : C'est tout ce que j'ai pu me payer !
Dean lui fit un grand sourire, Bailey répondit par un sourire timide.
Sam : Quel est votre prénom ?
Bailey (scrutant le couloir) : Bailey… Bailey Devon !
Dean : C'est un joli nom !
Bailey (fermant la porte) : Merci !
Sam : Alors ? Pourquoi vous nous avez fait venir ?
Bailey : J'ai quelque chose à vous montrer !
Elle se dirigea vers son sac de voyage et en sortit un dossier brun. Elle le tendit à Sam qui était le près d'elle.
Bailey : Ceux sont les photos de plusieurs meurtres qui se sont produit en Floride !
Sam ouvrit le dossier et scruta les photos.
Sam : Dean !
Dean : Oui ?
Dean regarda par-dessus l'épaule de son frère.
Dean : Depuis combien de temps êtes vous sur l'affaire ?
Bailey : Pas très longtemps ! J'ai entendu parler de vous et de vos succès dans ce genre d'affaire ! C'est pourquoi je vous ai demandé de m'aider ! Pourquoi cette question ?
Sam : On est déjà sur cette affaire depuis 1 moi environ !
Bailey : Vous n'avez pas réussi à trouver ce que c'était ?
Dean : Non, ce qui a tué ses personnes, se déplace de ville en ville, il ne reste jamais à la même place ! Il est difficile de la repérer !
Bailey sentit brusquement faible, le sol se déroba d'un coup sous ses jambes. Dean la rattrapa juste avant qu'elle ne touche le sol.
Dean : Bailey ?
Sa respiration était saccadée mais elle tourna la tête vers Dean.
Dean : Est-ce que tout va bien ?
Bailey : Euh… oui ! Ce n'est rien juste une petite faiblesse !
Dean l'aida à se relever. Bailey se détacha et se dirigea, chancelante, vers son sac pour y enfourner toutes ces affaires.
Sam : Qu'est ce qui se passe ?
Bailey : Je dois partir !
Dean : Où est ce que vous irez ?
Bailey (fermant brutalement son sac) : je n'en sais rien ! Je trouverais bien !
Sam regarda son frère, Bailey s'était mise à paniquer d'un seul coup et il se doutait que la « petite faiblesse » y était pour quelque chose. Ils devaient absolument l'emmener avec nous.
Dean, devinant les pensées de son frère, acquiesça.
Dean : Venez avec nous !
Bailey : Je ne peux pas !
Dean : Pourquoi ?
Bailey : Trop longue histoire !
Bailey chancela à nouveau, tomba à genoux, mais cette fois ci elle se prit la tête dans ses mains.
Bailey (murmurant) : Ce n'est pas vrai ! Pourquoi maintenant ?
Sam : Ca va ?
Bailey : Je n'en sais rien !
Elle se sentait en danger, en grand danger et il pourrait toucher les frères. Bailey se releva tant bien que mal.
Bailey (prenant ses affaires) : On doit partir d'ici !
Dean et Sam aidèrent la jeune femme à marcher. En passant devant le comptoir, elle déposa des billets.
Bailey : Gardez la monnaie !
L'homme ne répondit pas mais prit les billets et les rangea dans la caisse. Ils s'avancèrent jusqu'à la voiture. Bailey siffla d'admiration face à la Chevrolet. Dean fit sourire, heureux qu'une personne complimente ainsi son bébé.
Bailey : Je dois m'éloigner! Arrêter vous à la deuxième ville que vous allez traverser ! Je vous retrouve là bas !
Dean : Comment tu va faire la route ?
Bailey fut surpris sur le tutoiement de dean.
Bailey (avec un grand sourire) : Je vous rejoindrai !
Elle fouilla dans son sac et lança un téléphone cellulaire à Sam.
Bailey : Je vous contacterai ! Je vous laisse mes affaires !
Elle se mit à courir vers la forêt.
Sam : Bailey ! C'est à plusieurs journées de marche !
Mais la jeune femme n'écouta rien et s'enfonça dans la forêt. Dean haussa les épaules et monta dans la voiture suivit de son frère. Il démarra la voiture et quitta le parking.
