N/A : J'étais malade la semaine dernière, et j'avais besoin de m'auto réconforter loool.
Thème : « Constant »
Rated : K
Disclaimer que j'avais oublié : Rien à moi, à part ces petites histoires :)
Microbes
Sara Sidle était méticuleuse.
Pas au point d'être maniaque, mais elle aimait néanmoins conserver un ordre dans sa vie.
Après tout, lorsqu'à l'âge de douze ans, vous aviez déjà dût subir plus de traumatismes que la plupart des gens à quarante ans, il était naturel de rechercher un certain réconfort ailleurs.
Ce qu'il y avait d'enfouie à l'intérieur d'elle pouvait bien être un bordel total, son lit était toujours fait, ses cahiers de cours soigneusement rangés par matières. Plus âgée, c'était son appartement qui avait suivit le même contrôle régulier.
Ce qu'elle avait également gardé de constant tout au long de ces années, c'était une aptitude à ignorer totalement le fait qu'en tant qu'humaine, elle pouvait, elle aussi, tomber malade. Vivre dans des foyers d'accueil lui avait valu un bon système immunitaire, mais celui-ci échouait de temps en temps.
Elle s'en fichait.
Elle enchaînait tasse de café sur tasse de café pour estomper la lourdeur de ses membres, mangeait des yaourts pour calmer son estomac, s'emmitouflait dans des pulls pour ignorer la fièvre, enroulait une écharpe autour de sa gorge pour cacher la douleur, tout et n'importe quoi était envisageable, tant qu'elle pouvait aller travailler.
Mais voilà. Elle n'était plus seule à présent. Et l'homme qui partageait sa vie était bien décidé à la dorloter comme il se devait de le faire.
Elle avait bien tenté de lui résister au début. Elle détestait être victime de son propre corps, haïssait qu'il la voie ainsi, affaiblie. Mais elle comprit très vite que toute bataille serait inutile, il refusait de la laisser sortir du lit.
Alors elle s'avoua vaincue. Elle n'avait pas la force de combattre de toute façon. Elle grelottait, écarlate sous les draps, et chaque mouvement qu'elle faisait lui donnait l'impression que l'on frottait du papier de verre contre sa peau moite.
Lorsque Grissom la rejoint, elle hésita à se blottir contre lui, geste qui était devenu un réflexe dur à ignorer, même avec 39 de fièvre. Mais il ne lui laissa pas le choix, l'attirant à lui avec douceur.
« Tu vas être malade… » Murmura t-elle, nichant néanmoins sa tête dans le creux de son cou, coin qu'elle trouva délicieusement frais.
Il dégagea sa joue d'une mèche humide, avant de lui dire à l'oreille : « J'aime tes microbes. »
Effectivement, si quelques jours plus tard, Sara se portait à merveille, ce n'était plus le cas de Griss, qui dû se faire porter pâle à son tour.
Les autres membres de l'équipe auraient pu y voir une nouvelle preuve suspecte, et peut-être arriver enfin à la conclusion qu'il y avait définitivement entre leurs deux collègues quelque chose qui n'était pas professionnel. Mais ils ne virent rien.
Ca aussi, c'était une constante.
