Bonsoir !

Oui oui, vous ne rêvez pas, voilà le prochain chapitre, enfin là, tout beau tout prêt, tout bien corriger xD

C'est la rentrée alors du coup, j'ai un peu moins de temps pour écrire (triste la vie. Surtout que je commence déjà à rien comprendre ni en chimie ni en math. Rappelez moi pourquoi j'ai pris math avancé alors que je suis une grosse merde ? Ah oui, parce qu'en plus d'être une merde en science, j'ai aussi des moments de folie, notament lors des inscriptions huhu)

Bref, trève de bavardage, je vous avais promis un Drago, le Drago est là !

Pas trop méchant pour le moment (précisons le, pas que vous vous fassiez des illusions). On l'aime, notre petit blond ! Pas adorable non-plus, faut pas croire. Drago laisse tomber sa méchanceté que quand ça l'arrange, c'est ça les salauds dans la vie :D Et donc, ici, ça l'arrange bien.

Merci beaucoup pour vos reviews, elles m'ont fait très très plaisir ! Alors merci à : Goodbooks'sky, Valalyeste, Dragohermione, Night-Butterfly83, SyanSyaoran, LunDer, Diane, Lili.Draco.Malfoy, Miss Chanandelor Bong, Johanna, Obscura, Lolie, Floreole, Margaux.R., Nacao, Elodu92, Emeraude-chan, ExosS, Victoria Shaw et Chonchon !

Ca me fait vraiment plaisir de voir que ma fic plait autant ! J'e vous jure, c'est stressant, j'ai toujours peur de vous décevoir, que vous vous attendiez au grand truc alors que pas du tout.

Disclaimer : Tout à JKR, rien à moi, on l'avait tous compris je crois.

Titre : Idylle

Résumé : « Tonton Harry, pourquoi ma maman a tué mon papa ? » HGDM

Rating : Ca reste K pour ce chapitre... Mais plus pour longtemps Xd

Et puis, un grand merci à ElavielTini pour m'accorder un peu de son temps à corriger mes chapitres !

Bonne lecture à tous !


POV Hermione

Des voix s'élevaient autours de moi. Des plaintes incessantes qui devenaient soit plus forte dans l'espoir fou d'être entendue, soit qui n'étaient plus que des murmures, faibles, bien trop faibles, et qui finissaient par se taire, définitivement mortes.

La mienne commençait à faiblir. Je n'étais pas encore au bord de la mort même si je l'attendais presque, mais je la sentais s'infiltrer peu à peu en moi lorsque je fermais très fort les yeux. Mes mains ne se desserraient plus, à quoi bon, je me tenais recroquevillée dans un coin de la cellule et j'attendais.

Je t'attendais, toi. Je me disais que l'Ordre du Phénix n'allait quand même pas m'abandonner moi dans ce cauchemars, hein ? Qu'il viendrait bien, tôt ou tard. Je me raccrochais à cette idée comme un noyé à sa planche de survie.

Ils vont bientôt arriver, t'en fait pas. Faudrait pas que tu te laisses aller juste avant d'être libérée, hein ? Laisse leur un jour, tu vas voir. Encore un jour et ils seront là.

J'imagine que c'est là le dernier espoir du condamné à mort. On attend tous un miracle et le miracle se fait attendre. Un peu trop. Et puis il est trop tard et on ne peut plus prétendre à rien. Tu cherchais les Hocruxes avec Ron et les autres membres étaient bien trop occupés à sauver des vies pour se préoccuper d'une personne certainement déjà morte, n'est-ce pas ?

T'en fais pas Harry, je le sais et tes mensonges ne servent plus à rien, je l'ai ai déjà entendu trop de fois il y a neuf ans de cela.

Donc, on a le tableau : une fille à moitié morte au fond d'un cachot, des morts pour de bon tout autours d'elle, des Mangemorts prêts à la tuer au moindre ordre et, tout en haut de la hiérarchie, un grand méchant du nom de Voldemort prêt à tuer le monde entier.

Magnifique. Pathétique.

J'avais faim. Personne ne se souciait de me donner régulièrement à manger, le pain et l'eau venaient lorsque quelqu'un se rappelait, parfois, que dans les cachots, il y avait des êtres humains prêts à tout pour manger.

Une fois par jour, j'entendais des pas se rapprocher de ma cellule et quand les clés tintaient trois fois, je savais déjà que c'était pour moi. Alors les Doloris pleuvaient. Interminables. Pourtant, les Mangemorts ne me touchaient jamais. Ils faisaient leur petit travail de loin sans se salir les mains et une fois que j'avais bien crié, ils s'en allaient dire au Lord que je ne voulais toujours pas parler. À la fin, c'en était presque devenu une habitude. Je n'espérais plus être oubliée, j'étais un pion bien trop important.

Deux semaines après ma capture, c'est donc le grand Voldemort en personne qui vint me rendre une petite visite, lassé par mes silences. Et accompagné par le non moins grand Lucius Malefoy.

Tu te souviens de sa voix, Harry ? Ce timbre glacial rempli de promesses éternelles de mort et de souffrance. Ce raclement qui se délecte de la peur des autres…

« Ainsi donc, voici la fameuse Sang-de-Bourbe qui sert de meilleure amie à Potter, hein… Eh bien, on a vu mieux, même pour une moldue… »

Je me crispai lorsque Voldemort fit un pas en avant et tendit un long doigt fin vers mon visage :

« Regarde moi, Sang-de-Bourbe ! »

Toi aussi, Harry, tu aurais obéit si tu avais su que ça pouvait te laisser quelques minutes de vie supplémentaire.

« Bien. »

Voldemort se racla la gorge, satisfait de voir que j'étais totalement soumise, et se tourna vers son Mangemort :

« Et maintenant, mon cher Lucius… Tu as échoué au ministère et ton fils n'est toujours pas capable de tuer quoi que ce soit, pas même un moldu ! Ça se prétend être un Malefoy, hein ? »

Lucius baissa les yeux et je le vis se crisper brusquement.

« Maître, je…

– Je ne veux pas le savoir. Alors, est-ce qu'un Malefoy peut se prétendre supérieur à une petite moldue ? Doloris ! »

Deux éclairs ont jaillit de sa baguette. L'un pour moi, l'autre pour Lucius. Et je t'assure, Harry, que les Doloris infligés par les Mangemorts n'étaient rien comparé à ceux de Voldemort. De simples chatouilles.

Cette douleur là était dix fois pire. Ça m'a enveloppé entière, mes ongles se sont enfoncées dans mes paumes et le sang à jaillit. Mais ça, ça ne faisait pas mal. Ma vue s'est troublée et je n'avais même plus la force de crier, juste de gémir pitoyablement, crachant mes sanglots. En face de moi, Lucius serrait les dents. Pas un cri ne s'échappait de ses lèvres et je crois que je l'ai admiré juste l'espace d'une seconde.

Il était heureux, par contre, Voldemort. Dieu comme il aimait ça.

« Maître ! »

L'appel nous a tous fait sursauter et le Seigneur des Ténèbres a arrêté sa petite séance de torture. Ça, par contre, ça ne lui plût pas. Je vis ses yeux se rétrécir et Lucius Malefoy blêmir en entendant la voix se faire plus proche.

C'est là que je compris qui venait à notre rencontre.

« Maître ! Père ! Avery est blessé, il a été attaqué au même temps que les Lestrange il y a quelques minutes et… »

Le regard de Drago Malefoy croisa le mien rempli de larmes et il s'arrêta net. Je vis ses lèvres frémirent et Voldemort se redressa :

« Un attaque, dis-tu, jeune Malefoy ? », susurra-t-il en abaissant sa baguette.

Le jeune homme détourna immédiatement ses yeux des miens et il rougit brusquement, honteux de s'être intéressé à moi ne serait-ce qu'un quart de seconde.

« Oui mon Seigneur. », souffla-t-il.

Voldemort hocha lentement la tête et Lucius Malefoy soupira ; de soulagement sans doute.

Ils sont partis tous les trois, ensemble, la tête haute. Lucius avançait comme si de rien n'était ; ils m'ont laissé barbouillée de larmes et de sang, des sanglots toujours coincé au fond de la gorge. Je n'étais pas encore morte. Je me suis répété ça une fois, deux fois, cent fois…

Et ça faisait mal. Mal partout parce que je saignais de partout et que je m'étais effondrée par terre, incapable d'esquisser le moindre geste.

J'ai repensé au regard que m'avais lancé Malefoy. Je me suis aussi souvenue qu'en première année, il avait voulu être ton ami et je me suis demandée si j'avais été ici si tu lui aurais serré la main. Des petits détails futiles.

Puis j'ai fermé les yeux sur mon enfer, perdant sans doute connaissance.

« Granger ! Merde, Granger, réveille toi ! »

La voix paraissait trop lointaine, je ne voulais pas ouvrir les yeux. J'étais bien là, moi et je voulais juste oublier.

« Granger ! »

Malefoy.

Cette constatation me frappa de plein fouet et me sortit immédiatement de l'espèce de transe où je m'étais inconsciemment plongée. Pourtant, lorsque je cherchais ce visage familier, il n'y avait personne.

Je me mordis la lèvre pour ne pas pleurer parce que je me rendais compte tout à coup à quel point j'aurais aimé que quelqu'un vienne me voir, n'importe qui pourvu qu'il ait un lien avec mon passé, ma vie, même si c'était mon pire ennemi…

« Je suis là, Granger. Ne t'en fais pas. C'est une cape d'invisibilité. »

Et, effectivement, une main apparut presque aussitôt, suivie d'une tête blonde. Il grimaça et jeta un regard circulaire autours de nous, visiblement stressé.

« Comment….

– Tais toi, pas le temps. Ecoute moi, Granger : je vais te sortir d'ici, d'accord ? Non, ne pose pas de questions, suis-moi, c'est tout.

– Je…

– Fais moi confiance. Je connais ce manoir mieux que personne, mieux que le Seigneur des Ténèbres. C'est chez moi. Alors viens. »

Je ne sais pas comment j'ai fait pour me mettre debout, vraiment. Mes jambes tremblaient et je m'écroulai à moitié sur Malefoy lorsqu'il m'enveloppa de sa cape tout en me tenant fermement.

« Pas un bruit, hein. Et on ne prend personne en chemin, c'est clair ? Personne. »

J'hochai la tête sans trop croire à ce qui m'arrivait avant de faire un pas hésitant en avant.

À côté de moi, Malefoy rouvrit doucement la porte de ma cellule et, cachée sous sa cape d'invisibilité, je le suivis docilement à travers les couloirs.

Cette nuit là, Mr Olliver était encore vivant. Mais je n'ai rien dit et je suis passé devant sa cellule la tête baissée, honteuse.

Je ne me souviens que très peu des lieux par lesquels nous sommes passé. Je m'agrippais à Malefoy du mieux que je pouvais pour ne pas tomber, les yeux à moitié fermés et il faisait nuit noire alors les détails du Manoir des Malefoy, excuse moi de ne pas y avoir prêter une grande attention, hein.

Mais je me souviens de cette immense porte noire, protégée par une multitude de sorts que Malefoy ouvrit sans difficulté avant de faire un pas en arrière et de me détacher doucement de lui.

« Pourquoi as-tu fait ça ? », murmurai-je.

Il ne répondit pas et détourna la tête :

« Dès que tu auras passé cette porte, tu pourras transplaner Granger.

– Mais, et les autre Mangemort ? Qu'est-ce que tu vas leur dire ?

– Arrête avec tes questions stupides, tu veux ! Tu es libre alors tires-toi d'ici avant que quelqu'un ne débarque. Oh, et une dernière chose, Granger : ma famille n'a jamais rien eu avoir avec ton enlèvement, n'est-ce pas ? »

J'hochai la tête, voulu le remercie mais la porte s'était déjà refermée et il était loin à présent.

J'ai fais un pas en avant. Je me rappelle de l'air frais sur mon visage, des hululements d'une chouette et de la chaleur des larmes qui coulaient sur mes joues.

Et puis j'ai transplané.

Tu connais la suite de ma nuit, Harry. Tu te souviens, quand je suis arrivée au QG de l'Ordre, tu m'as serré tellement fort dans tes bras, tu pleurais et tu riais au même temps… Et tu as bredouillé tes excuses minables mais j'étais tellement heureuse que je pleurais avec toi et je te croyais, je vous croyais tous.

Le goût d'un thé trop sucré tard dans la nuit, les ronronnement de mon chat… On se délecte de petits riens après ce genre d'expérience.

Je fermai les yeux.

Enfin. J'étais là, avec vous, et vivante. J'avais encore cette boule au ventre mais vous m'aviez soigné, tu te souviens ? Pendant une semaine, j'étais restée alitée en répétant que je voulais voir Ron, juste Ron, rien que Ron et je devais être pitoyable à pleurer tout le temps. Et à pleurer encore lorsque tu me répondais doucement que Ron n'était pas là, qu'il était parti en mission pour l'Ordre avec son père.

Tant pis.

Une couverture bien chaude, quelques larmes que d'autres s'empressaient d'essayer, des sourires, des embrassades… Un bonheur perdu qui sonnait faux.

Et je me disais : C'est fini, tu vois, c'est fini, tout va bien.

Mais non. Et je crois qu'inconsciemment, je savais déjà que cette histoire était loin d'être finie, que Malefoy ne m'avait certainement pas libéré sans raison, qu'il n'était pas un méchant transformé soudainement en prince charmant pour mes beaux yeux. Ce n'est pas le genre des Serpentards.

Les Malefoy sont des connards qui savent parfaitement où sont leurs intérêts et quoi faire pour atteindre leurs buts. C'est un truc inné chez eux qu'ils se transmettent de générations en générations.

Et vous… Qu'est-ce que tu crois Harry ? Vos sourires sonnaient faux, il y avait comme une pointe d'amertume et de peur au bout des rires.

Parce que vous aviez vidé mon appartement, jeté presque toutes mes affaires et fait votre deuil.

En deux semaines.

Tu t'en souviens, hein, de ça, aussi, j'espère ? Et quand je suis revenue, vous m'avez trouvé un petit appartement perdu au milieu de nulle part où vous m'avez enfermé sans me dire ce qui se passait dans l'Ordre.

Hop ! J'aurais dû être morte alors vous avez comme si je l'étais vraiment.

Un appartement minable où je devais mettre l'eau à chauffer et où personne ne pouvait me trouver, soi-disant. Simple protection.

C'est cela, oui….


POV Harry

« Arrête de parler comme si nous t'avions tous abandonné ! C'est faux, tu le sais ! »

Je tremblais. Butais sur mes mots, comme si je n'étais pas sûr de leur véridicité. Mais si, pourtant. Et je rajoutai :

« Et puis, c'est toi la coupable. C'est toi qui as tué Ron… »

Hermione secoua la main d'un geste vague et fronça le nez :

« Regarde toi, Harry ! lâcha-t-elle. Tu es pathétique à essayer de ne pas te sentir coupable ! Tu veux me renvoyer toutes les fautes parce que ça te tue de savoir que tu n'es pas aussi blanc que tu ne le prétends ! C'est pour ça que tu es venu. Juste pour ça. Tu t'en fous des raisons qui m'ont poussé à tuer Ron, tout ce que tu voulais, c'était pouvoir mieux me haïr en voyant ma décadence !

– Tu racontes n'importe quoi, grinçai-je. Tu es rentrée complètement parano, persuadée que des Mangemorts te suivaient et allaient te tuer ! Moi aussi je m'en souviens, tu vois ! Et tu répétais qu'on n'avait rien fait et qu'on continuait à ne rien faire ! Tu t'es effondrée dans les bras de Ginny avant de refuser de nous dire comment tu avais réussis à t'échapper. Ensuite, lorsque les Aurors sont arrivés, tu as baragouiné une histoire où un Mangemort avait oublié de refermer la porte de ta cellule en partant, histoire à laquelle personne n'a cru. Mais comme tu étais ma meilleure amie, les Aurors n'ont pas insisté. Pourquoi tu ne la raconte pas, hein, cette partie ? »

Je voulais la déstabiliser, lui faire perdre ce petit sourire cassant qui traînait au coin de ses lèvres. Mais non. Et à chacun de mes mots, Hermione souriait un peu plus.

« Parce que c'est mon histoire, répondit-elle. Et que je ne raconte donc que ce que je veux bien raconter. Estime toi déjà heureux de ce que tu sais ! »

Evidemment.

La jeune femme s'étira lentement puis croisa les jambes sur sa chaise :

« Donc, je disais, reprit-elle, que les Malefoy ne faisaient jamais rien sans rien. Alors maintenant, tu vois, je vais être gentille avec toi Harry et continuer mon histoire parce que finalement, tu m'amuses avec tes grands airs. Et le meilleur reste à venir. Oui, parce que deux semaines plus tard, devine qui vint frapper à ma porte, caché sous une cape d'invisibilité ? »

Je blêmis, entrevoyant soudain des réponses à d'autres questions que j'avais oubliées. Et Hermione rit, mais d'un rire amer, à ce souvenir.


POV Hermione

« Malefoy ? »

Il n'attendit pas que je le laisse passer et fit un pas en avant, me forçant à reculer brusquement. Il referma ensuite la porte non sans avoir vérifier que personne ne l'avait suivis. Il parcourut d'abord mon salon du regard et pencha distraitement la tête avant de se tourner vers moi qui me tenais toujours immobile, pâle devant la porte. Alors seulement il prit la parole :

« Bonsoir, Granger. »

Sa voix était rauque, un peu hachée. Je me crispai :

« Mais… Comment… Comment as-tu su où je vivais ?

– Sous-estimerais-tu un Serpentard, ma chère ? J'ai beaucoup de talents cachés, tu sais, et te retrouver n'a pas été la mission la plus difficile à laquelle on m'ait confronté.

– On ? »

Il me lança un sourire ironique et haussa les épaules.

« C'est très… cosy, déclara-t-il en jetant un regard entendu en direction de mon salon presque vide.

– N'est-ce pas. C'est parce que personne ne voulait garder une rescapée recherchée par tous les Mangemorts du pays, crachai-je.

– Voilà qui ne m'étonne pas le moins du monde venant de personne comme Potter. »

Je serrai les lèvres et m'approchai lentement de lui :

« Ce n'est pas sa faute, dis-je. Mais toi, dis moi, qu'est-ce que tu viens faire ici ?

– Pas grand-chose. Juste quelques petits détails à régler avec toi, mais pas de quoi t'affoler, ma chère. Tu ne me proposes pas un café ? Non parce que je ne bois pas d'alcool après minuit. », ajouta-t-il en lorgnant mon bar misérable du regard.

Je ne répondis pas.

À nouveau, il me lança un sourire narquois puis désigna l'unique fauteuil du salon :

« Bien, puisque tu n'as pas l'air décidé à m'inviter à m'asseoir non plus, j'imagine que nous resterons donc debout, n'est-ce pas ?

– Malefoy… Tu devrais partir. Les Aurors surveillent ma maison et…

– Oh ! Granger ! coupa-t-il en ricanant. Ne t'en fais pas, voyons, tu crois vraiment que je suis assez stupide pour me faire attraper par des vulgaires Aurors débutants ?

– Arrête de sous-estimer tout le monde ! Ils me surveillent ! Et pas seulement parce que les Mangemorts sont à ma recherche ! Alors vas-t-en ! »

Je lui désignai la porte du doigt avec la soudaine peur au ventre à l'idée que les Aurors arrivent. Mais Malefoy secoua négativement la tête sans se départir de son sourire :

« Pas avant que tu n'aies rempli ta dette, très chère. »

Ma dette. Évidemment. Ce n'était pas plus compliquer que ça, c'était un mot courant dans la bouche d'un Malefoy et c'était une consonance que je m'étais attendue à entendre. Pourquoi sinon ? Pourquoi m'avoir sauver ?

Et pourtant, je me crispai brusquement en répétant ce mot dans ma tête. Pour lui donner un sens.

« Je vais prendre ton silence comme un 'D'accord', ironisa Malefoy. Alors s'il te plaît, assied toi, je suis fatigué d'être debout.

– Je… Tu ne peux pas ! Une dette ! Mais j'ai… Malefoy, je ne peux rien faire…

– Oh que si tu peux faire quelque chose. Beaucoup même. Après tout, tu me dois une vie, n'est-ce pas ? »

Et il avait raison. Je ne pouvais pas le lui refuser, surtout maintenant qu'il m'avait prouvé qu'il était parfaitement capable de me retrouver. M'envoyer au fond de la forêt, évidemment, quelle idée stupide ! Alors la cage s'était refermée et je n'ai rien vu venir.

Une dette, qu'il disait en souriant le Malefoy même si son sourire paraissait un peu forcé.

« Une seule chose, concédai-je d'une voix tremblante. Une et après tu ne reviendra plus de voir, n'est-ce pas ? On sera quitte.

– Bien entendu. Et tu le sais, Granger, dit-il avant que je n'aie eu le temps de rajouter quelque chose, que je suis un homme d'honneur. »

Je l'ai haï si fort, Harry… Tu n'imagines même pas. Il me tenait dans ses filets et, sincèrement, j'avais peur de ce qu'il pouvait me faire, nous faire, si jamais je refusais.

Alors je me suis assise en face de lui, les mains moites, et j'ai attendu qu'il se décide à parler.

« Je te préviens, je ne tue personne, je ne torture personne ni rien, hein. »

Malefoy leva les yeux au ciel en secouant la tête.

« Ne sois pas parano, Granger. Voilà : Le Seigneur des Ténèbres se doute bien que quelqu'un t'a aidé à t'enfuir. Et je suis parmi les premiers suspects puisque tu te trouvais chez moi et que nous nous connaissions déjà. Donc, il va falloir que je lui prouve ma loyauté, encore une fois. Et pour cela, je dois lui livrer une information que les autres ne pourraient pas avoir, ou du moins pas tout de suite. C'est pour ça que j'ai pensé à toi. Dis moi quand aura lieu la prochaine attaque de l'Ordre du Phénix et ne me regarde pas comme ça, Granger. C'est en quelque sorte à ton tour de me sauver la vie et si tu me donnes des informations fausses, je sais que tu auras très longtemps ma mort sur la conscience. »

Puis il s'est tu et j'ai hoché la tête.

C'est con, hein. Maintenant, Harry, tu sais que si les Mangemorts étaient au courant de votre attaque près de Poudlard, c'était à cause de moi. Vous avez voulu me faire sortir de votre vie, me mettre à part mais il y avait quand même des mots, des dates qui sortaient lorsque je venais au QG.

Malefoy m'a sauvé la vie et tu me connais, je ne pouvais pas le laisser. Je ne sais pas si ce qu'il m'a dit était vrai pas plus que je ne connais ce qui se cachait derrière son sourire mais, après ça, j'ai commencé à tout lui raconter. Il est allé me cherché une tasse de thé et je me suis sentie si faible, Harry, à sangloter de la sorte devant mon ennemi… Son sourire me narguait mais ici, personne ne venait me voir, pas même toi ou Ron.

Oui, Malefoy était mon ennemi. Un Mangemort qui avait causé la mort de Dumbledore, le fils du bras droit de Voldemort, le neveu de celle qui avait tué Sirius. Mais il m'a écouté parler. Et, tu vois, on a rassemblé ensemble les bribes de conversation que j'avais entendu. Quand il a été sûr de la date de la prochaine attaque, il s'est levé, a reposé sa tasse de thé et a hoché la tête, prêt à partir.

Mais évidemment, la soirée ne s'est pas terminée aussi facilement.


Vous savez quoi ?? Prochain chapitre... Raiting M très certainement !
(Haan, jvous vois bande de pervers, mais jvous préviens, jsuis pas très douée pour écrire ça alors vous attendez pas trop au grand truc. Ca sera du M version euuh soft)

À bientôt, mes cocos ! Pleins de bisous

Ana'