Hum, bonjour ?
Okay okay, mille excuse, vous voyez, je me jette à vos pieds, pardon, pardon, pardon, je suis une horrible glandue qui avance à 1km/h et qui est incapable d'écrire plus d'une ligne par mois faute d'imagination plus que de temps.
Donc oui, je suis une grosse nulle et je m'excuse vraiment. Vous me pardonnez, hein ?
En plus, j'me suis replongée dans HP 7 en français et c'est encore pire parce que nooon, elle avait pas de droit de tuer certains de mes chéris... Je hais JKR vous savez ?
Parce qu'en plus... en plus, à l'épilogue... et bah Drago... MON Drago, enfin NOTRE Drago, hein Margounette... il est CHAUVE !! Chauuuuve, vous imaginez ? Drago sans ses cheveux... (pars en dépression).
Je hais JKR presque autant que mon prof de chimie (ce qui n'est pas peu dire, j'peux vous l'avouer)
Sinon, merci à vous qui me pousser à ne pas écouter en chimie pour réfléchir à la suite de l'histoire. Alors merci : Chonchon, Valalyeste, Night-Butterfly83, Allis13, Goodbooks'sky, Elodu92, Maigane, Claire, Pauapu, Le Saut de l'Ange, Amy, Margaux.R., GinnyPotter02, Lili.Draco.Malfoy, Emeraude-chan, ExosS, Johanna, Victoria Saw, LunDer et Petitefolle.
J'espère que j'ai oublié de répondre à personne dans ceux qui sont inscrit. Là, sur le coup, j'ai le doute. Alors si je vous ai oublié, vous avez le droit de me maudire jusqu'à la vingtième génération mais sachez quand même que je vous aime :D
Et puis finalement, pour le M... Huhu, j'ai honte xD Le M microscopique et inexistant... vous allez me tuer, y'a pas vraiment de M pour pas dire que y'en a pas du tout. J'arrivais pas à l'écrire T.T alors j'ai fait ça différemment.
Disclaimer : Tout à JKR, rien à moi, on l'avait tous compris je crois.
Titre : Idylle
Résumé : « Tonton Harry, pourquoi ma maman a tué mon papa ? » HGDM
Rating : Euuh... T ? Y'a quoi juste avant T ? De toute façon, pour ce que ça change...
Merci à ElavielTini pour m'accorder un peu de son temps à corriger mes chapitres ! Et encore joyeux anniversaire en retard d'un jour :D
Bonne lecture à tous !
POV Harry
Hermione s'arrêta et s'humecta lentement les lèvres en me dévisageant. Je me crispai, les yeux baissés sur la table en fer. Elle savourait.
J'eu l'impression que depuis qu'elle avait été enfermée, elle n'avait fait que ça : attendre que je vienne la voir pour me le cracher au visage. C'était elle. C'était à cause d'elle. Elle était l'espion qu'on n'avait jamais soupçonné. Elle… et Malefoy. Oh oui qu'elle savourait, et comment.
« Un problème, Harry ? », susurra-t-elle en souriant.
Fière d'elle. C'était sa petite vengeance personnelle et elle prenait un malin plaisir à me faire un peu plus mal à chaque mot. C'était ça. Je la dévisageais lentement. Elle voulait me rendre fou, comme me faire partager cette folie qui s'était formée peu à peu en elle. Et chaque fois qu'elle me racontait son histoire, elle se libérait d'un poids en me le passant. Avec le sourire.
Je serrai les points, le cœur battant.
« Salope. »
C'était parti d'un coup et ça a résonné trop fort dans la pièce. Je n'ai même pas reconnu ma voix.
Hermione blêmit. À peine. Elle marqua un temps d'arrêt, comme pour mieux réfléchir à la réaction que j'attendais d'elle et faire tout le contraire. Évidemment. Alors son sourire s'accentua :
« Tu crois ? ricana-t-elle. Dans ce cas, que fais-tu encore ici ? Cours vite au ministère demander à ce qu'on rouvre mon dossier pour que je puisse recevoir le baiser du Détracteur que ton témoignage m'avait évité lors du premier procès. Dépêche toi, voyons. Mais tu sais quoi ? Tu ne le feras jamais parce que tu n'es qu'un lâche Harry Potter. Ah oui, il est bien beau le héro qui a sauvé le monde mais qui n'est même pas capable d'affronter ses démons et de venger la mort de son meilleur ami. Paraît que c'est l'amour qui t'a fait gagner contre Voldemort. Mais tu sais, chéri, l'amour, ça peut aussi te détruire.
– C'est toi qui me parles d'amour ? Toi qui… qui as tout foutu en l'air pour je ne sais quoi, toi qui as brisé ton monde, qui nous as trahis ?
– C'est un grand mot que tu utilises là, Potter, ironisa-t-elle. Parce qu'on peut aussi se demander qui entre toi et moi a le plus été trahi. Qui était vraiment seul.
– Tu nous as vendu à Voldemort ! », hurlai-je soudainement.
Elle ne sursauta pas lorsque mon poing s'abattit violemment sur la table, juste devant elle. Et Hermione resta toujours immobile quand je me levai, renversant ma chaise, et me rapprochai d'elle, la forçant à se relever en lui enserrant les poignets.
« Comment as-tu pu faire ça, hein ? Comment…
– Tu es pitoyable. », cracha-t-elle simplement sans chercher à se défendre.
Alors je ne vis même pas ma main se lever et aller frapper le visage de la jeune femme. Son sourire se figea.
Il y eu une seconde de silence. Nous nous regardâmes sans trop savoir quoi penser ni quoi dire.
C'était la première fois. La première fois que je perdais à ce point mes moyen ; la première fois que je ressentais cette vague de haine envers elle. Je me mis légèrement à trembler en laissant retomber mon bras.
Hermione avait les lèvres crispées, son regard vacillait. Je ressentis une étrange autosatisfaction à la voir ainsi : elle redevenait humaine et ça, je connaissais, je savais ce qu'elle pouvait ressentir.
« Tu es content, Potter ? grimaça-t-elle. Oh, tu m'as frappé, enfin. Tu en mourrais d'envie depuis le début, depuis huit ans, quand j'ai tué l'imbécile qui te servait de meilleur ami, hein !
– Tais toi.
– Je crois aussi, oui. Rentre chez toi alors, ça ne sert plus à rien. Va retrouver ta gentille petite vie de con avec ta gentille femme et tes gentils gosses qui t'idolâtre pour ce que tu n'es pas. Mais je ne voudrais pas briser cette apparence idyllique qui fait de toi un héro. »
Je ne répondis rien. Le sentiment apaisant qui m'avait envahit repartit aussi soudainement qu'il était venu, ne laissant qu'un vide en moi. Et je me sentis ridicule. Pendant plus de deux moi, j'avais harcelé le ministre, le directeur de la prison, tout le monde afin d'obtenir une rencontre avec Hermione. Et enfin, j'avais réussis, j'étais là, devant elle, à entrevoir une infime partie de la vérité ; ce n'était pas pour partir au milieu, il restait toujours autant de vieux démons à tuer.
« Excuse moi…, soufflai-je alors très doucement.
– Pardon ?
– Tu as très bien entendu. Je m'excuse, je… je ne voulais pas te frapper, je ne voulais pas te faire de mal. Ni maintenant, ni avant. Voilà. Je ne savais pas. »
Elle ricana et secoua la tête. Dieu qu'elle était pâle…
« Je ne crois pas à un seul de ces mots, Harry. Tu ne regrettes strictement rien, tu veux juste savoir. T'en fais pas, je vais finir ce que j'ai commencé, avec ou sans excuse. Et tu sais pourquoi ? Parce que la suite, tu vas la détester. Mais je t'interdis de relever la main sur moi, tu m'entends ? Je suis la seule qui puisse répondre à tes questions alors tu vas rester sagement sur ta petite chaise et arrêter de t'exciter tout seul à chaque phrase. »
Je me mordis la langue. Fort. Ne rien dire, surtout pas. Mordre jusqu'au sang, voilà. Et je ne relâchai la pression que lorsque Hermione se rassit et recommença à parler.
POV Hermione
La nuit donc. Seuls à seuls, personne pour forcer à se haïr. Malefoy était là, si proche et je tremblais, je ne savais pas quoi faire. Il enfilait à nouveau sa cape tout en jetant un coup d'œil à l'unique miroir qui ornait mes sombres murs et moi, je restais là sans trop savoir quoi faire à part le regarder disparaître définitivement. Et cette idée m'enserrait le cœur. Lui, il savait tout à présent. Je vais de cracher sur tout ce en quoi je croyais, tout ça pour quelqu'un qui me détestait certainement.
Et l'instant de surprise passé, j'avais peur. De me retrouver seule et de le voir partir aussi, de savoir qu'il irait se fondre dans la nuit pour ne plus revenir.
« Malefoy… Attend. »
Il s'arrêta net en sentant ma main se poser sur son bras. Une main hésitante. Et il recula subitement d'un pas en me toisant légèrement :
« Quoi ? »
Et je me demandais aussi, quoi ? Qu'est-ce que tu vas lui dire, cette fois ? Tu le sais bien, rien n'a changé, les ennemis ne deviennent pas brusquement gentils, ça ne sert à rien.
Mais pourtant…
« Tu reviendras ? », murmurai-je.
Il se dégagea et plissa les yeux :
« Tu plaisantes, j'espère, Granger ?
– Non. Je… je suis seule, tu sais. J'aimerais que…
– Hé ! Te met pas à chialer parce que si t'attends du réconfort de ma part, t'as vraiment mal choisis la personne. Écoute moi : tu resteras toujours une Sang-de-Bourbe à mes yeux – il ouvrit brusquement la porte – Toujours. Te berce pas d'illusion, dans la vie, c'est chacun pour soi et je suis aussi seul que toi. »
Clac.
La porte se referma sur son regard méprisant.
Ce qui m'est passé par la tête à cet instant là, je n'en es aucune idée. Mais mes doigts se sont crispés sur la poignée, j'ai plissé les yeux, maudis Malefoy et sa famille jusqu'à la vingtième génération…
Puis j'ai rouvert la porte. Brusquement.
Il était juste là, le Serpentard. A trois pas devant moi et quand il a entendu la porte s'ouvrir, il s'est redressé du mur d'où il prenait appuis et m'a lancé un de ces sourires sarcastiques, le même qu'à son arrivée. Les bras croisés il m'a fait un clin d'œil, pas surpris le moins du monde.
« Je savais que tu ferais ça, Granger, susurra-t-il en revenant vers moi. Tu es si prévisible…
– T'es un connard. »
Malefoy eut un léger rire. Il était à moins d'un mètre de moi, appuyé tranquillement contre l'embrasure de ma porte.
« Ne sois pas vulgaire, voyons, Granger. Ça te va si mal…
– Je ne suis pas une Sang-de-Bourbe, sifflai-je. Je suis une sorcière, comme toi, si ce n'est plus puissante, t'entends ? Alors ce n'est pas parce que, dans un élan de folie tu m'as sauvé la vie que… »
Je m'arrêtai subitement lorsque je sentis le doigt de Malefoy sur mes lèvres et reculai en pas en le fusillant du regard.
« Tu parles trop, Granger, déclara-t-il. Et arrête de me lancer ce regard qui se veut méchant et dont je suis censé avoir très peur ; tu es ridicule.
– C'est toi qui es ridicule ! Et puis, je croyais que tu devais partir maintenant, non ? C'est bon, t'as eu ce que tu voulais, t'es tout content avec cette foutue information qui va sûrement causer la mort de gens que j'aime. Tout ce gâchis… »
Ma voix trembla et Malefoy se détourna, l'air profondément blasé :
« Je viens de te dire que les filles qui pleurent dans mes bras, très peu pour moi. Surtout quand je n'ai plus rien à tirer d'elles. », rajouta-t-il.
Silence. Juste le temps de bien comprendre l'information.
Alors j'ai fait comme toi, Harry. Exactement pareil, mais plus fort parce que moi, je n'ai pas eu l'once d'un regret à la fin de mon geste.
Je l'ai frappé. Fort.
Ça a claqué et il a sursauté. M'a lancé un regard étrange, surpris. Puis ses yeux se sont assombrit et il m'a rendu la pareille, ça m'a brûlé la joue et j'ai perdu l'équilibre, m'écorchant la main contre le mur. Il faut dire que je n'avais pas tout récupéré de mon petit voyage dans les cachots de Malefoy.
C'est lui qui m'a vaguement retenu et m'a repoussé en arrière. J'ai entendu ma porte se refermer et Malefoy m'a relevé violemment.
C'est drôle quand on y pense. Ce qui te différencie de Malefoy, tu sais ce que c'est ? La fierté. Tu trouveras toujours quelque chose à regretter, toujours quelque chose pour t'excuser. Lui jamais, plutôt crever.
« Ne refais plus jamais ça, Granger, murmura-t-il. Ou je te tue, c'est bien clair ? Je te ramène chez le Seigneur des Ténèbres aussi facilement que je t'ai trouvé et je demanderai alors d'avoir l'honneur de te lancer moi-même l'Avada Kedavra.
– Je n'ai pas peur de toi, hoquetai-je en tentant de me défaire de son emprise. Toi, avec tes grands airs, tu n'es rien. Rien du tout ! »
Ses mains se crispèrent sur moi à ces mots, et il me repoussa en arrière. Je chutai sur le sol en bois en grimaçant.
« Regarde toi, Malefoy, crachai-je en me relevant. Regarde à quel point tu es pathétique ! Pourquoi tu m'as sauvé, hein ? Pourquoi, si c'est pour en finir comme ça ?! »
Il revint vers moi et m'empoigna par les épaules. Je me laissai faire, je n'avais plus de force et je sentais du sang couler de mon nez.
« Te sauver, ça n'avait certainement aucun sens. Mais c'est ce qui va suivre qui est important. Parce que tu sais, où que tes amis t'envoient avec l'espoir fou de te cacher, je te retrouverais. Le Seigneur m'a donné pour mission de te retrouver, alors si tu ne veux pas te retourner faire un tour chez moi, je te conseille d'être gentille avec moi, Granger chérie, très, très, très gentille.
– Ramène moi là-bas, alors ! », le défiai-je brutalement en relevant la tête.
Il secoua la tête et se pencha un peu plus vers moi :
« Non, tu peux encore m'être très utile, Granger. Ça serait si dommage de te perdre, surtout maintenant… Parce que tu vois, je me fous de la gratitude du Lord, ça ne sert à rien. Du moins pour l'instant. Alors maintenant que tu es là – il esquissa une moue moqueuse – je serais stupide de ne pas en profiter, n'est-ce pas ? »
Je sentais son souffle sur ma joue. Toute ma haine est retombée d'un coup quand je me rendis compte à quel point je m'étais laissé manipulé par Malefoy.
Mes yeux se sont posés sur son visage fin et je rougis lorsque le jeune homme croisa mon regard. Mais il ne recula pas.
Et doucement, mes lèvres frôlèrent les siennes.
Je ne sais pas ce qui m'a pris. Je ne sais pas ce qu'il a pensé à cet instant. Cependant, je me souviens de cette sensation de solitude que je voulais à tout prix combler. Juste ça.
La réaction du Mangemort ne se fit pas attendre, évidemment. Il recula immédiatement tandis que je devenais écarlate puis sa bouche esquissa un nouveau sourire.
« Non Granger, susurra-t-il en me forçant à le regarder. Pas comme ça. Ce n'est pas à toi de faire le premier pas, voyons…
– Je… »
Cette fois, ce fut ses lèvres qui se posèrent sur les miennes.
J'ai fermé les yeux en sentant ses bras m'enlacer. Une seconde où Ron n'existait plus. Juste une. Un répit. Un frisson. Je l'ai enlacé à mon tour, ses mains étaient dures sur ma peau et ses lèvres étrangement froides. Mais, serrée contre lui, je l'ai laissé approfondir le baiser.
« Qu'est-ce que tu fais ? soufflai-je.
– La même chose que toi. Même si ça ne rime à rien. »
Je souris.
Ma main se glissa sous son pull, ses lèvres descendirent contre mon cou. Je penchai la tête en sentant ses doigts glacés chercher l'ouverture de mon soutien-gorge, manquant de l'arracher sous l'envie.
Il n'y avait rien de vrai entre nous, rien de pur : Nos habits par terre, nos lèvres brûlantes et nos cœurs, nos pauvres cœur, s'étaient retrouvés six pieds sous terre.
Tant pis.
Je fis glisser seule le dernier vêtement qu'il me restait et nous nous retrouvâmes tous les deux nus, serrés l'un contre l'autre. Nos gestes étaient trop brusques, nos respirations haletantes, nos lèvres se cherchaient violemment, entrechoquant nos dents.
Et j'avais l'impression que le temps n'existait plus dans cette pièce, la guerre, la haine, l'amour… Tout s'en était allé, sur la pointe des pieds. Et nous n'existions plus non plus.
À peine le temps de reprendre mon souffle que ses lèvres revenaient se poser sur les mienne, des baisers dénués de tendresse.
Ce n'était pas vraiment une trêve que nous faisions là, je ne sais pas. Il l'avait dit lui-même, ça ne rimait à rien, et tu vois bien, Harry, effectivement, ça n'a rimé à rien.
Mais, aussi pathétique que cela puisse paraître, dans cette minuscule cabane, sous ses mains, sous ses lèvres, je me sentais de nouveau quelqu'un. C'est pour ça que je l'ai enlacé plus fort lorsqu'il m'a doucement poussé sur l'unique canapé. Je m'en souviens. Je me souviens de son sourire quand il s'est doucement penché vers moi, embrassant mon visage, mon cou, puis mes seins.
Sa marque des Ténèbres luisait sur sa peau laiteuse. Je l'ai frôlé du bout des doigts et je me suis mordue la langue. Il ne s'est aperçu de rien, lui, il s'en foutait de toute façon. Il devait être assez content, réussir à se taper ta meilleure amie, sa pire ennemie.
Dire que ce soir là nous avons fait l'amour serait déplacé. On a baisé, horriblement trop vite, pour soulager quelque chose qui s'était brisé au fond de nous. Tenter de se réparer. Se mentir, encore une fois, se dire que ce n'était rien.
Il n'est pas resté longtemps, après. Je ne l'intéressais plus, il était satisfait, il avait eu tout ce qu'il voulait. Je crois qu'avant de partir, Malefoy a déposé un léger baiser sur mon front. Je ne sais plus. Au bord des larmes, je l'ai regardé partir, puis j'ai repensé à toute cette merde, tout ce gâchis que je venais de faire. Je savais, au fond, que ça n'allais pas s'arrêter là, ça aurait été trop simple. Je savais aussi qu'il allait revenir, qu'il voudrait encore avoir des informations au sujet de l'Ordre et que c'était bien pour cette unique raison qu'il ne me livrait pas au Lord, ce salaud.
Parce que, tu le sais bien, Harry, les Malefoy sont des petits arrivistes qui se foutent des sentiments des autres et ne ressentent aucun regret à l'idée de manipuler les gens pour arriver à leurs fins. J'imagine que depuis le désastre de son père, Drago voulait prouver à Voldemort qu'il était digne d'être un Mangemort.
Oh oui, on peut bien dire que ce soir là, j'ai commis une belle connerie.
Ron est rentré de mission une semaine après la visite de Drago. Pourtant, je n'ai pas ressentis la même chose quand je l'ai vu arrivé.
Oh, je me suis laissé prendre dans ses bras, j'ai mêlé mes larmes aux siennes et j'ai souris au son de ses promesses. Je me suis laissée bercer dans ses bras, son souffle sur mes lèvres, ses doigts sur mes hanches.
Rien de bien exceptionnel.
Je peux te le dire, Harry, à cet instant, je l'aimais encore. Mais une partie de moi commençait déjà à se détacher, persuadée qu'il m'avait abandonnée.
J'avais sûrement tord. Il m'aimait. Il m'a toujours aimé. Et il n'a pas eu de chance.
Une semaine et trois jours après, vous partiez faire cette foutue attaque sans savoir que les Mangemorts vous attendaient. Vous êtes revenus avec un Lupin mort et une Tonks hystérique.
C'était ma faute.
Je m'en suis voulue, ne crois pas le contraire. Je me suis sentie coupable à un point que tu n'imagine même pas, je pleurais et Ron en venait à s'étonner sur le fait que la mort de quelqu'un que je n'avais pourtant pas beaucoup fréquenter me touchait à se point.
Deux semaines, trois semaines… Ron venait me voir chaque soir, même pour trente secondes. Cependant, il y avait certains jours où vous deviez partir. Vous étiez sur la trace d'un nouvel Hocruxe et comme vous doutiez de moi, évidemment… Quand je te demandais plus de précision, tu devenais vague, Harry, tu marmonnais quelques conneries puis, comprenant que tu ne faisais que t'enfoncer d'avantage, tu finissais par me répondre que c'était trop compliqué. Et puis tu me demandais pardon.
Je souriais, hochais la tête et murmurai doucement que ce n'était pas grave, que je comprenais.
Et vous croyiez vraiment que ce n'était pas grave parce que ça vous arrangeait bien de fermer les yeux.
Tous ces mensonges, Harry, à quoi ont-ils servi, dis moi ?
Si seulement vous aviez été là… Je ne te reproche pas à grand-chose, à toi. Juste de ne pas avoir su voir que je n'allais pas bien.
Juste ça.
Parce que, si tu l'aurais vu, je ne me serais pas mise dans la tête de revoir Drago Malefoy. Et je t'assure, Harry, ça aurait tout changé. Tout.
J'ai mis une semaine à localiser le Malfoy's Manor et à comprendre pourquoi aucun Auror ne s'y aventurait. Deux jours à y aller et à trouver la fenêtre qui donnait sur la chambre du dernier représentant de cette grande famille.
Un de plus pour voir qu'il n'y était presque jamais seul. Et un dernier pour apercevoir le visage fin de cette petite blonde.
Je n'ai pas pleuré, je n'ai rien ressentit. Je suis rentrée chez moi, tranquillement. J'ai embrassé Ron, je me suis serrée dans ses bras.
Mais je pensais toujours à Malefoy et à cette fille.
Je me disais que ça ce n'était pas grave, j'avais déjà eu la preuve que Drago ne voulait pas vraiment de cette vie, j'étais stupide à croire que peut-être, à mon tour, je pouvais le sauver.
Le sauver, je te jure… Comme s'il restait encore quelque chose à sauver.
POV Harry
Hermione s'arrêta à nouveau et détourna la tête. Même de là où j'étais, je voyais ses yeux briller étrangement. Sa main s'était crispée sur la table.
Je ne dis rien. Sa réaction me semblait si… démesurée…
Malefoy.
Le nom se répétait dans ma tête, j'avais le cœur au bord des lèvres et le visage du blond venait sans cesse se dresser dans ma tête. Il me narguait.
Malefoy.
Elle avait trompé Ron avec Malefoy, elle lui avait tout dit et personne ne s'était jamais rendu compte de rien. Et Thelisa…
Je ravalai difficilement ma salive en sachant d'ors et déjà que Thelisa ne connaîtrait pas toute la version de l'histoire.
Elle était trop petite. Innocente. Et moi, qu'est-ce que je faisais là ? J'eu soudain l'impression de trahir tout ceux qui croyaient en moi. Ginny, Molly, Arthur… Tout le monde. Leur fils était mort et moi, j'allais faire la cosette avec sa meurtrière. Comme si j'avais envie de lui pardonner. En silence.
« Dis moi Harry, est-ce que le nom de Lorelei Downs te dit quelque chose ? », demanda brusquement Hermione, m'interrompant là dans mes pensées.
J'eu un léger sursaut à cette question et grimaçai automatiquement. Lorelei Downs, évidemment. Qui n'en avait pas entendu parlé ? De tous les Mangemorts, je crois que c'était la pire. Pire que Bellatrix, presque pire que Voldemort dans sa folie de faire souffrir avant de tuer. Parce qu'elle avait sa propre technique.
« Cette folle qui arrachait le cœur des hommes avant de les tuer ?
Oui – Hermione eut un léger sourire – Voilà, elle-même. »
À cet instant précis, je me dis que je n'allais pas, mais alors vraiment pas aimer ce qui allait suivre. Cependant, j'hochai normalement la tête, les lèvres pincées :
« Bien sûr. Le Succube… Elle a été condamnée au baiser du Détracteur quelques mois après que… que tu ais tué Ron. »
Les mots restaient toujours amers sur le bout de mes lèvres.
« Mais pourquoi tu me parles d'elle ? repris-je. Qu'est-ce qu'elle vient faire dans cette discussion ? »
Encore un sourire pour toute réponse. Les yeux de la jeune femme étaient redevenus secs et froids mais à cette question, une petite étincelle s'éleva.
« Eh bien, pour pleins de raisons Harry. Mais je peux essentiellement te dire qu'elle aussi a joué son rôle dans cette histoire… »
Non, n'allez pas me demander d'où est-ce que j'ai sorti ma serial killeuse, j'en sais rien. Mais c'est pas grave, je l'aime déjà :D (oui, donc moi, je vénère les méchants, alors les serial killeuses mangemortes tueuses d'hommes étant des grandes grandes méchantes... xD Nan mais revenez, jsuis pas une psychopathe vous savez, ma prof de math a dit que j'étais adorable huhu)
D'ailleurs, son nom de famille, Downs, fait référence à quelqu'un. Mais vous en faites pas si vous ne savez pas qui c'est, c'est pas grave, au contraire, ça veut dire que vous êtes tout à fait normals xD
Aller, j'arrête de parler.
J'me bouge pour la suite, j'espère ne pas vous faire attendre autant. Mais mes parents vont bientôt recevoir mon bulletin intermédiaire et vu mes exploits en chimie, ils vont hurler (en plus, mon père est bio-chimiste, jfais honte à la famille xD)
À bientôt mes cocos !
Une review pour la route ? Ca coûte rien et ça me ferait super plaisir : )
Bisous
Ana'
