Et tandis que la traductrice déprime toujours joyeusement dans son coin en sirotant du Schweppes Agrum'... tout en se disant que, décidément, la vie est nulle parfois... (et ce site aussi, mais chut !)
SOUVENIRS FUTURS
Chapitre Cinq
Punition
Ed regarda avec amusement les diverses émotions qui passèrent sur le visage de l'autre Mustang. Il y eut tout d'abord la surprise, probablement à la vue de la montre. En second lieu ce fut l'incrédulité, sûrement par rapport à l'âge d'Ed. Troisièmement ce fut le choc, probablement devant le fait que ce soit vrai étant donné que le colonel ne niait pas les faits. Et puis finalement de l'irritation, avant que l'homme ne demande : « Depuis combien de temps es-tu alchimiste d'Etat ? »
Le blond eut un petit rire. C'était définitivement Roy Mustang. L'homme se demandait déjà combien pesait son grade.
« Presque quatre ans », répondit Ed avec ravissement.
Oh oui.
Comme c'était bon d'avoir de la supériorité sur cet arrogant d'enfoiré.
Bon... ce Mustang n'était pas exactement le même que le colonel, mais bon, Ed n'allait pas jouer les fines bouches pour de petits détails techniques.
« Quatre ans ? » murmura l'homme avec incrédulité.
Ed acquiesça avec fierté. « C'est exact. Je suis devenu alchimiste d'Etat juste après mes douze ans, donc ça fera quatre ans dans quelques mois.
- Douze ans ? s'étrangla le major. Je n'y crois pas... Comment est-ce possible ? Douze ans... un simple gosse...
- Je suis un prodige, si tu ne l'as pas encore remarqué avec mon jeune double », se vanta le blond.
C'était vraiment divertissant de voir le Mustang de vingt-et-un ans le regarder bouche bée, les yeux ronds. Oui, en effet, Ed ne pensait pas s'amuser autant un jour. Soudain les yeux du major se posèrent sur le colonel et il pointa l'homme du doigt. « Toi ! Tu le savais !
- Bien sûr que je le savais, fit l'autre homme aux cheveux noirs, imperturbable.
- Tu aurais pu me le dire ! » se plaignit le major.
Le colonel haussa les épaules. « J'ai réfléchi à qui mettre au courant de quoi, et je n'ai pas cru nécessaire que tu le saches.
- Comment peux-tu..., gronda le jeune Mustang, mais Ed l'interrompit.
- J'ai fait la même chose de mon côté, et je ne pense pas que ma mère ait besoin de l'apprendre ; en tout cas pas par toi. C'est à moi de voir si je lui dis ou non, donc tu ferais mieux de rester discret là-dessus si tu sais ce qui est bon pour toi.
- C'est une menace ? demanda le major d'un ton irrité.
- Pas encore, mais c'en deviendra une si besoin est.
- Tu crois vraiment pouvoir m'avoir si facilement ? » demanda le jeune Mustang avec assurance en sortant ses gants.
Ed sourit et prit une posture de combat. « Ouais ! Tout à fait ! »
« Ca suffit ! » aboya le colonel, et il s'approcha de son jeune double. L'homme plus âgé posa une main sur le bras du plus jeune et l'étudia avec un regard qu'Ed n'avait vu que peu de fois ; c'était un regard triste mais réfléchi... Après un moment, le colonel dit doucement : « Tu dois apprendre à contrôler tes nerfs. Ca ne va pas t'aider plus tard... »
Le major le regarda d'un air furieux, mais ne dit rien.
« Tu ne peux pas battre Fullmetal dans un combat ; avec ton inexpérience, il te foutrait une raclée en moins de deux. Peut-être que dans deux ans, tu seras capable de l'avoir, mais pas aujourd'hui. Pas comme tu es aujourd'hui. »
Ed écouta le colonel parler, et ressentit un peu de fierté en entendant son amant dire que le major ne pouvait gagner contre lui dans un combat. Toutefois, il se sentait aussi légèrement... quoi ? Embarrassé ? Exclu ? Cette conversation semblait être devenue si personnelle tout à coup...
Mais cela passa très vite tandis que le colonel, marchant vers la porte, disait avec désinvolture : « Eh bien Fullmetal, tu ferais mieux de te mettre au travail. Venez, major !
- Quel enfoiré », dirent Ed et le major à l'unisson.
Tous deux se regardèrent d'un air surpris, puis sourirent. Tandis que le jeune Mustang suivait le colonel hors de la pièce, Ed songea que, peut-être, le major et lui pourraient bien s'entendre malgré tout.
Ed leva les yeux du livre lorsqu'il perçut un grincement derrière lui. Le blond tourna la tête et vit son jeune double le regarder de derrière la porte entrouverte. Les deux garçons se regardèrent pendant quelques instants.
Ed ne pouvait s'empêcher de se sentir légèrement irrité par son plus jeune lui. Le gosse avait fait quelque chose d'incroyablement stupide en touchant à ce cercle de transmutation, et dans seulement quelques années, le garçon ferait la plus grosse erreur de sa vie.
Quel imbécile...
Ed commença alors à mieux comprendre le comportement du colonel à l'encontre du jeune Mustang. Il y avait des choses que l'homme brun avait faites et dont il n'était pas fier, des choses pour lesquelles il se haïssait... peut-être l'homme plus âgé dirigeait-il sa colère et sa répugnance sur le Major. Dans sa tête, Ed pouvait voir l'expression confuse, parfois blessée du l'autre Roy à chaque fois que le colonel disait quelque chose de méchant, d'hostile ou d'insultant à son égard.
A cet instant, Ed décida qu'il ne voulait pas faire la même chose à son autre lui.
« Tu entres ? » demanda Ed au jeune garçon.
Avec hésitation, Edward se glissa dans la pièce et ferma la porte derrière lui. L'enfant semblait quelque peu incertain, mais il s'approcha de l'endroit où Ed était assis par terre.
« Je croyais qu'ils devaient te parler... », dit Ed.
Le garçon haussa les épaules. « Ils sont entrain de discuter avec maman. » Ed émit un grognement et l'enfant poursuivit : « Ils ont l'air assez gentils. Ils sont gentils avec maman donc ça va. »
L'autre alchimiste leva les yeux au ciel. Ils avaient intérêt à ne pas être trop gentils...
Poussant un soupir, Ed regarda le garçon et dit : « Alors, qu'est-ce que tu essayais de faire avec ça ? » Edward jeta un coup d'œil au grand cercle de transmutation et ses joues rougirent légèrement alors qu'il haussait les épaules. Il était évident que son double était embarrassé, et Ed était presque sûr que le gosse avait été entrain de mijoter un mauvais coup.
« Allez, le titilla Ed. Tu peux me le dire. Je jure de ne le dire à personne. » Comme le garçon semblait toujours hésitant, l'autre alchimiste sourit et dit : « Tu sais que tu peux me faire confiance. »
Le gosse blond croisa les bras et baissa la tête, réfléchissant. Il s'écoula presque une minute entière avant que le garçon ne relève les yeux vers son double, étudiant attentivement le visage d'Ed. Prenant une profonde inspiration, Edward se rapprocha d'Ed et s'assit à côté de lui. « Es-tu..., commença l'enfant, mais il fit une pause, comme s'il n'osait pas demander. Es-tu vraiment... moi ? »
Ed acquiesça, mais resta silencieux. Il avait le sentiment que le garçon avait encore des choses à dire ou à demander. Les yeux du jeune garçon étaient plein de stupéfaction. « Wow..., souffla-t-il. Enfin, je m'en doutais... mais, wow ! » L'enfant se mit sur ses genoux et rampa pratiquement sur les genoux d'Ed. L'alchimiste de sept ans rapprocha son visage de celui d'Ed et regarda directement dans les yeux du garçon plus âgé.
Ed commençait à se sentir un peu mal à l'aise avec le garçon aussi proche de lui, mais il décida de laisser l'enfant satisfaire sa curiosité. Le jeune alchimiste d'Etat posa le lourd volume sur le côté et tira son double pour l'installer complètement sur ses genoux. Le garçon sourit et se tortilla un peu avant de trouver une position confortable, puis leva la main et attrapa la tresse d'Ed.
« Pourquoi tu t'es laissé pousser les cheveux ? » demanda-t-il avec un regard désapprobateur.
Fronçant les sourcils, Ed soupira et dit : « Je ne sais pas... »
L'autre alchimiste n'était pas sûr de ce qu'il devait dire, ou plutôt de ce qu'il pouvait dire. Sa mère leur avait toujours coupé les cheveux à Alphonse et lui. Après sa mort, les cheveux d'Ed avaient poussé et étaient devenus assez emmêlés puisqu'il ne laissait pas Pinako y toucher. Après qu'Izumi ait accepté de devenir leur maître à Al et lui, la femme avait dû pratiquement le maintenir en place de force pour pouvoir les lui couper. La deuxième – et dernière – fois qu'Izumi avait coupé ses cheveux avait été juste avant qu'ils ne reviennent à Resembool. Ed s'était plaint, mais son maître n'avait pas eu à le maintenir en place. A ce moment-là, Ed avait commencé à la voir comme une mère, et non plus juste comme un maître.
Bien entendu, le fait qu'elle puisse lui foutre une raclée en rien de temps n'avait rien à voir avec ça...
Non, sérieusement.
« Tu ne sais pas ? » demanda Edward d'un ton sceptique.
Ed haussa les épaules. « Je suppose que j'ai juste eu la flemme de les couper, c'est tout. »
Le garçon ne parut pas avaler cette explication, mais n'insista pas. A la place, l'enfant demanda : « Et pourquoi tu portes ça ? » Edward tira le long manteau rouge.
« C'est l'hiver chez moi, mentit Ed, puis il poursuivit, ne voulant pas que son double pose plus de questions. Ok, c'est mon tour de demander quelques trucs. »
Edward parut déçu, mais acquiesça tout de même.
« Tu sais quoi, je pense que tu voulais utiliser ce cercle de transmutation pour faire une farce à Al, mais bien sûr, ce n'est qu'une supposition, donc pourquoi ne me dirais-tu pas ce que tu essayais de faire avec ? Et ne me sors pas 'Je ne sais pas' ou ce genre de conneries », ajouta Ed en voyant le garçon sur le point d'hausser les épaules.
Edward écarquilla les yeux et s'écria : « Tu as dis un gros mot ! »
Ed leva les yeux au ciel et regarda le garçon de sept ans d'un air ennuyé. « On s'en fout ! »
Le gosse gonfla les joues comme s'il retenait sa respiration, puis il sauta des genoux d'Ed et courut vers la porte. Attrapant la poignée, Edward sourit et cria « Je vais le dire ! » avant de tirer la porte et de courir hors de la pièce.
« Nous sommes sincèrement désolés de vous causer tout ce dérangement... » mentit le colonel d'une voix mielleuse.
Le major Mustang leva les yeux au ciel. Son double plus âgé était un homme fourbe, manipulateur et visqueux, et pourtant, Roy ne pouvait s'empêcher de se sentir jaloux des talents de son double. L'homme avait pratiquement complètement amadoué la femme Elric. Malgré l'antipathie que le plus jeune alchimiste nourrissait à l'égard de l'homme, il devait admettre qu'il était impressionné.
La brune secoua la tête, rougissant légèrement. « Non, ce n'est rien. J'espère juste que tout va s'arranger... »
Le major hocha la tête. C'était tout ce qu'il souhaitait. Il voulait juste poursuivre sa vie et prétendre que ce cauchemar morbide n'avait jamais eu lieu. Roy n'aimait pas l'idée qu'il allait finir par devenir un enfoiré arrogant sans rien pour le rattraper.
Et puis il y avait le sale gosse.
Roy était certain que lui et l'adolescent blond pourraient devenir amis s'ils passaient un peu de temps ensemble, mais...
Bon sang !
Un alchimiste d'Etat ?
A douze ans, rien que ça... !
Comment est-ce que ça avait-il pu arriver, bordel ?
Au dehors du fait que Mme Elric semblait être conquise par le charme et le physique du colonel, manifestement, elle ne portait pas vraiment l'armée dans son cœur. Il n'avait aucun doute que la femme ne serait pas triste de les voir s'en aller, lui et l'autre homme.
Alors pourquoi aurait-elle laissé son fils rejoindre l'armée ?
Encore plus curieux : pourquoi l'armée l'avait-elle autorisé ?
Roy détestait vraiment ne pas être au courant de ce qu'il se passait.
Un jour, il espérait tout savoir, et être capable de cacher des choses aux autres. Il savait que c'était mesquin, mais c'était exactement ce qu'il pensait à cet instant.
Le colonel prit la main de la brune dans la sienne et était sur le point de dire quelque chose lorsque le bruit d'une porte s'ouvrant avec fracas et des rires perçants leur parvinrent. Ils se retournèrent alors que le battement d'un pas de course sur le plancher annonçait l'arrivée en toute hâte d'un Edward Elric de sept ans.
« MAMAAAAN ! » cria le garçon.
Un instant plus tard, la version adolescente du petit blond se précipita dans la pièce.
Lorsqu'Edward entra en collision avec ses jambes, Trisha fut presque renversée par la force du choc, mais le colonel, tenant toujours sa main, rétablit son équilibre.
Fronçant les sourcils, Trisha étudia le visage du garçon. Edward avait cette expression qui signifiait toujours qu'il essayait d'attirer des ennuis à Alphonse. C'était une expression de plaisir fourbe. Même si les deux garçons s'entendaient bien en général, elle s'inquiétait toujours pour son fils cadet. Edward aimait dépasser les limites. Il aimait savoir pourquoi il n'avait pas le droit de faire telle chose, et si son aînée n'avait pas une raison assez bonne, il le ferait tout de même, entraînant le plus souvent Alphonse avec lui.
Et, parfois, Edward était tout à fait capable de faire porter le chapeau à son frère. Trisha connaissait assez bien ses fils pour voir clair dans le jeu d'Edward, mais les autres adultes étaient différents. Plusieurs fois, Alphonse avait fini par se retrouver avec la pire punition, et le plus souvent son fils cadet n'osait pas s'y opposer. Le garçon aux cheveux de sable était un suiveur, pas un meneur comme son frère aîné.
Trisha avait souvent peur qu'un jour, Edward n'entraîne Alphonse dans quelque chose dont aucun des deux ne pourrait sortir indemne.
Un coup sec tiré sur sa jupe tira Trisha de ses pensées. « Mamaaan ! Tu n'as pas entendu ce que j'ai dit ?
- Espèce de sale gosse ! » cria le garçon de quinze ans.
Son fils aîné tourna la tête et hurla : « NE ME TRAITE PAS DE PETIT !
- Les garçons ! dit-elle, essayant d'attirer leur attention, mais elle n'arriva pas à se faire entendre au milieu des hurlements.
- EXACTEMENT ! TU ES SI PETIT QU'ELLE NE POURRAIT MÊME PAS T'ENTENDRE ! »
Le garçon se tourna légèrement et pointa l'adolescent du doigt dans un accès de rage. « ET TOI ALORS ? TU DIS QUE T'AS QUINZE ANS, MAIS ON DIRAIT PLUS QUE T'EN AS DIX !
- Les garçons ! » tenta à nouveau Trisha.
L'adolescent fit un pas menaçant. « QUI EST-CE QUE TU TRAITES DE SI PETIT QU'ON LE CONFONDRAIT AVEC UNE GAMINE DE DIX ANS, ESPECE DE PETIT...
- LES GARCONS ! » cria Trisha en interrompant l'adolescent. Les deux blonds la regardèrent comme s'ils étaient surpris de la voir ici. « Au nom du ciel, que se passe-t-il ici ?
- Rien du tout, commença Ed, mais Edward fut plus rapide que lui.
- Maman, Ed a dit un gros mot.
- Oh ? »
Edward acquiesça d'un air sérieux, puis après quelques secondes de silence, il ajouta : « Deux fois. »
Pendant un moment, Trisha ne dit rien, se contentant de regarder le petit garçon, puis elle releva la tête et regarda Ed ostensiblement. « Edward Elric, tu sais que je n'aime pas vous entendre jurer. Comme tu es plus âgé, je m'attendais à mieux de ta part. Tu dois donner l'exemple. Je ne vais pas te rincer la bouche à l'eau savonneuse, mais je veux que tu réfléchisses à ce que tu as fait. Retourne dans la remise et restes-y jusqu'à ce que je vienne te chercher. »
Trisha vit plusieurs émotions passer sur le visage de l'adolescent. De la colère, très probablement dirigée vers le petit Edward ; de l'embarras, probablement parce qu'elle lui parlait de la même manière qu'aux deux petits enfants ; un air pensif, Trisha n'avait aucune idée de la raison ; puis enfin de l'acceptation et de la compréhension.
Du moins, elle espérait que ce soit de la compréhension.
Trisha n'était pas sûre de savoir si elle avait le droit de réprimander le garçon plus âgé, mais si elle ne faisait rien, ses petits pourraient croire qu'ils pouvaient y échapper eux aussi.
Donc c'était un compromis.
Elle l'enverrait dans la remise. Ca n'avait jamais été une vraie punition, mais cela montrait qu'elle ne laissait pas passer l'acte non plus.
Ed hocha la tête et se tourna pour retourner dans la remise, mais il s'arrêta et lança un regard furieux au colonel. Elle jeta un coup d'œil à l'homme et vit qu'il souriait. Les yeux du blond se baissèrent et Trisha sentit une légère pression sur sa main. Dans toute cette agitation, elle avait oublié que l'homme lui tenait toujours la main ! Elle retira rapidement sa main de la prise de l'autre homme. Elle ne voulait pas que son fils s'imagine des choses.
Sans quitter l'adolescent des yeux, le colonel Mustang dit : « Vous avez raison, Mme Elric. Il est important que la génération plus âgée donne le bon exemple. » L'homme tourna la tête et la regarda. « Vous êtes véritablement une femme très sage. » Ces derniers mots furent dits avec douceur, presque comme une caresse.
Elle rougit. Mais comment faisait-il ça ?
Le blond plus âgé émit un grognement et elle le regarda. « La ferme le vieux ! Si c'est aussi judicieux, peut-être que tu devrais suivre ce conseil. »
Malgré les regards noirs que lança l'homme à l'adolescent, Trisha vit qu'un léger sourire en coin étirait ses lèvres.
A nouveau quelque chose la titilla, quelque chose de... bizarre... pas tout à fait normal...
La femme brune l'ajouta mentalement à sa liste de questions à poser à son fils adolescent.
Trisha regarda le blond sortir de la pièce d'un air digne. Tout ce qu'elle voulait, c'était le suivre et parler à son fils maintenant, mais elle avait encore des choses à faire dans la maison avant que la nuit ne tombe tout à fait, et puis elle devait aussi calmer ses deux garçons et les préparer pour aller au lit. Son regard se tourna vers les deux hommes bruns. Elle avait également besoin de s'occuper de ses invités.
Une part d'elle-même avait envie de tout simplement pousser un hurlement de frustration, mais elle savait qu'elle avait juste à être patiente. Après tout, Trisha Elric n'avait pas passé toutes ces dernières années de solitude, étant une mère célibataire sans son époux, en agissant de manière égoïste selon ses propres désirs.
Elle parlerait à Ed.
Lorsqu'elle irait le chercher dans la remise, il sera temps qu'ils discutent.
