Disclaimer :
Comme vous devez vous en douter, aucun des personnages ne m'appartient. Tout appartient à J.K. Rowling, et les noms des personnages et des différents objets magiques sont des propriétés et des marques de commerce et copyright de Warner Bros.
Harry Potter Publishing Rights copyright J.K. Rowling, 1997, 1998, 1999, 2000, 2001, 2002, 2003 and 2004
Copyright les Éditions Gallimard Jeunesse, 1998, 1999, 2000, 2001, 2002, 2003 et 2004, pour le texte français.
Alle deutschen Rechte bei Carlsen Verlag GmbH, Hamburg, 1997, 1998, 1999, 2000, 2001, 2002, 2003 und 2004
Cette fiction est la propriété morale de son auteur, Sam, je ne fais que la traduire, dans un but non lucratif.

Note de la traductrice :
Enfin !!! Je ne sais vraiment pas ce qui s'est passé avec ce chapitre... J'étais bloquée au plein milieu, sans aucune raison... Le voilà, donc... J'essaierais de faire mieux pour les suivants, mais maintenant que les cours ont repris (enfin, je suppose qu'en langue, je pourrais toujours faire ça, au lieu de me tourner les pouces...
Vous pouvez aussi suivre la vitesse de la traduction et de l'avancée de mes autres écrits (principalement du slash HPSS) sur mon Blog (lien dans ma bio...)
Bonne lecture !


Au nom du Diable :

Chapitre 4 :

Une voix pleine de doutes retentit dans le bureau de Dumbledore :

« Ça ne peut pas être vrai, Albus. »

Le Directeur était assis tristement derrière son bureau, habillé tout en noir. L'homme, qui avait parlé quelques instants plus tôt, s'appuya sur le bureau avec ses bras et observa le directeur, incertain. Lui aussi était habillé en noir.

« Sirius » dit Dumbledore d'un ton calme à cet homme plus jeune que lui qui le regardait, peu sûr de lui. « Assieds-toi, s'il te plait » lui dit-il fermement.

Deux jours avaient passé depuis l'attaque et la mort de McGonagall et de Lupin, et on ne voyait toujours que des habits noirs, qui étaient portés silencieusement et sérieusement à travers tout le château. Les personnes qui les portaient ne s'exprimaient qu'en chuchotant et les cours n'avaient plus lieu.

Sirius s'assit dans le fauteuil et de profondes rides de soucis encadrèrent son visage. Il semblait maintenant beaucoup plus vieux qu'il n'était en réalité. Azkaban l'avait détruit, mais il avait réussi à se remettre, mais après les événements de l'avant-veille, l'air hanté était revenu sur son visage. Furieux, agité, soucieux mais toujours empli de confiance.

« Ça ne pouvait pas être Harry » murmurait-t-il maintenant, mais il avait un air suppliant.

Dumbledore le regarda d'un air inquiet. La perte de son meilleur ami l'avait vraiment abattu, mais le fait de savoir que c'était son filleul qui était accusé de l'avoir fait l'avait achevé. Dumbledore s'apprêta à dire quelque chose, mais quelqu'un frappa à la porte d'une manière hésitante et il répondit « Entrez ! ».

Hermione Granger, peu sûre d'elle, se tenait à la porte, accompagnée de Ron Weasley. Eux aussi étaient entièrement vêtus de noir, et semblaient très secoués.

« Vous vouliez nous parler, Professeur ? » demanda Hermione doucement, et Dumbledore acquiesça.

« Entrez, je vous prie, et asseyez-vous. » dit-il, et ils s'assirent dans l'autre fauteuil qui se trouvait devant le bureau, après avoir brièvement salué Sirius.

« Je voudrais te demander de nous raconter encore une fois les événements de l'autre soir, Hermione. Ce serait très important pour Sirius, » expliqua-t-il. Hermione acquiesça et commença finalement à rapporter ce qu'elle avait vu et ce que Harry lui avait dit à la fin, le tout dans un ton calme et posé.

Sirius continua à secouer la tête tout au long du récit : il ne voulait tout simplement pas le croire.

« Sirius ! Nous avons autant de peine que toi à croire que Harry soit coupable, mais c'est comme ça. Il n'est plus le même jeune homme que celui que tu as rencontré en venant à Poudlard après t'être échappé d'Azkaban, » dit Hermione tristement, et Sirius se contenta de la regarder tristement et finit par acquiescer.

« Mais, cela ne serait-il pas possible que celui qui a commis les meurtres ait simplement été déguisé en Harry ? » demanda Sirius qui doutait encore, mais les autres se contentèrent de secouer la tête.

Ron dit alors soudainement : « Tu sais bien que nous avons la carte, Sirius. C'était vraiment Harry ! Dumbledore a même regardé lui-même, avant que la soirée ne commence, parce qu'il l'avait empruntée pour être au courant de la présence d'éventuels ennemis. »

Dumbledore acquiesça et ajouta : « J'ai aussi vu Harry sur la carte. C'était vraiment lui, Sirius. Même si du Polynectar avait été utilisé, ce serait le vrai nom de la personne qui serait apparut, tu le sais. Et Harry ne pouvait pas être soumis à l'Imperius. Je crains que nous devions regarder les faits en face - Harry était un espion à la solde de Voldemort, l'assassin de Minerva et de Remus et maintenant notre ennemi. »

Albus avait parlé tout bas, mais on pouvait entendre chaque mot résonner dans la pièce.

Soudain, Fumseck commença à chanter, vola jusqu'à son propriétaire et se posa sur son épaule, des larmes coulant le long de sa magnifique tête tandis que Dumbledore le caressait doucement.

« Mais Albus, » essaya Sirius encore une fois. « Harry se serait jamais passé du côté des Forces du mal, il le savait déjà en première année et l'a prouvé au fil des ans. Il tient de son père, tout aussi têtu. Harry n'aurait jamais… » il fut interrompu par une voix glaciale.

« Potter n'était plus du tout comme son père, » annonça Severus Rogue, qui était entré dans le bureau sans que l'on ne le remarque. Lui aussi semblait affecté, paraissant encore plus hargneux et triste que de coutume.

« Et comment pourrais-tu savoir cela ? » lui siffla Sirius.

Rogue souleva lentement un sourcil et répondit calmement : « J'avais ton filleul en classe, comme tu le sais sûrement, et je l'ai aussi attrappé ici et là pendant la nuit."

Il fit silence un instant, puis soudain regarda Dumbledore très sérieusement.

« Je t'avais encore tu quelque chose, Albus, » dit-il, soudain très triste.

Les autres le regardèrent d'un air interrogateur.

« Je t'avais déconseillé de garder Potter dans la Résistance, et cela a porté ses fruits, mais lorsque j'ai entendu, lors d'un rassemblement, ce devait être cinq jours plus tard, une conversation de Voldemort, j'ai pensé qu'il s'agissait de quelqu'un d'autre, » il se tut à nouveau, « Voldemort avait expliqué en riant à Malefoy qu'ils avaient trouvé un nouveau partisan très puissant, qui allait tuer son plus grand opposant et qu'en plus, ils avaient capturé un autre combattant important du côté du Bien. Je pensais qu'il s'agissait d'un nouveau Mangemort, qui était entré chez nous peu avant, et de Potter, mais maintenant je réalise que c'était l'inverse. Potter était le Mangemort, et vous étiez la victime visée, » il se tut, et Dumbledore acquiesça.

« Croyez-vous que nous aurions sauver Minerva et Remus, si je vous l'avais rapporté ? » demanda doucement Rogue après une courte pause, semblant un peu incertain.

« Ne te fais pas de reproches, Severus. J'aurais pensé la même chose que toi, et nous n'aurions pas pu empêcher ce qui s'est passé. » répondit le directeur doucement, et Rogue hocha la tête.

« Je suis certain qu'ils nous manquent à tous, Severus, mais cela n'avance à rien de chercher des coupables là où il n'y en a pas, puisque nous savons exactement qui il est... » Dumbledore soupira, et Rogue disparut de nouveau du bureau après un simple signe de la tête.

« Je suis désolé, Sirius, mais tu dois te faire à l'idée que Harry soit passé de l'autre côté, » dit Dumbledore sérieusement et Sirius hoqueta, mais acquiesça néanmoins lentement.

Hermione dit, d'un ton soudain inhabituellement froid : « Sirius, tu dois l'oublier. Oublie Harry ! Il s'est rallié au côté du Mal, et il va payer pour ça. » Elle trembla légèrement, se leva rapidement et disparut de la pièce, laissant deux hommes étonnés la suivre des yeux.

Ron se sembla seulement triste et expliqua aux deux autres : « Professeur McGonagall était un modèle pour elle ! Elle voulait tellement devenir ce qu'elle était, pareil pour Remus. Cela l'a touché si profondément, qu'ils soient tués tous les deux que j'ai toujours plus peur pour elle, surtout quand il est question de Harry. Elle s'est mis dans la tête de devenir Auror et de l'attraper. Elle est devenue si amère... »

Il secoua tristement la tête, et s'excusa auprès des deux hommes avant de quitter la pièce à son tour.

« Je n'arrive toujours pas à y croire, Albus, » reprit Sirius après une pause de quelques minutes et Dumbledore acquiesça de nouveau.

« Tu vas t'y faire avec le temps, Sirius, mais réfléchis bien pour savoir qui est ton ennemi, si tu devais croiser Harry un jour. Nous ne pouvons tout simplement plus lui faire confiance, sans doute t'en rends-tu compte. Et parce qu'il ressemble tant à James... »

« Oui, je sais, Albus, » l'interrompit Sirius soudainement d'un ton véhément, une lueur particulière dans les yeux.

« Harry n'est plus mon filleul, et encore moins le fils... Peut-être est-ce à cause de James que j'ai été aussi aveugle, que je n'ai rien remarqué qui était Harry en réalité ? Je vais tout faire pour que cela change, et tu peux être sûr que je ne me laisserais plus avoir seulement parce qu'il ressemble tant à James, » continua-t-il d'un ton décidé, fit un petit signe de la tête et disparut lui aussi du bureau.

Le vieux directeur resta seul, Fumseck toujours sur son épaule.

« Je m'inquiète pour eux, » dit-il tristement à l'oiseau, qui lui répondit avec sa voix mélodieuse en chantant.

« Hermione fera une bonne Auror, mais je me demande si elle parviendra vraiment à aller jusqu'à livrer Harry aux Détraqueurs... »

Il se tut brièvement et jeta un regard à l'oiseau, qui soutint son regard, comme s'il approuvait. Il se leva, et alla jusqu'à la fenêtre, qui donnait sur le parc de Poudlard, sombre et lugubre. Son regard se tourna vers l'étendue sombre du ciel et recommença à parler à son phénix.

« Pourtant, j'ai un mauvais pressentiment, particulièrement en ce qui concerne Sirius. Je n'aime pas cette lueur, dans ses yeux, il prend les choses tellement à coeur, quand il se sent blessé, surtout quand il s'agit de James, et je crois qu'il éprouve déjà de la rancoeur envers Harry, pour avoir trahi son père et ses amis... »


Note de fin de chapitre :
Voilà... Triste, hein ? Mais l'histoire n'est pas finie est l'auteur a encore plus d'un tour dans son sac...
Pas de réponses aux reviews, puisque ffn n'en veux plus...
A bientôt !!!! N'hésitez pas à passer sur mon blog !!!!